Archives par mot-clé : Portugal

Attentats dans l’Aude: Renato est toujours hospitalisé avec une balle dans la tête

Sur les photos de sa page Facebook, Renato Silva arbore le plus souvent un grand sourire. Un cliché le montre avec sa mère, Ana, qui fait le clown dans son dos. Ce lundi, cette maman a demandé sur les réseaux sociaux que tout le monde prie pour son fils unique, grièvement blessé vendredi à Carcassonne (Aude) par le terroriste Radouane Lakdim.

Les parents du jeune Portugais de 26 ans, domiciliés près de Carcassonne, doivent rencontrer les médecins à l’hôpital de Perpignan (Pyrénées-Orientales) où la victime atteinte d’une balle dans la tête a été placée dans le coma artificiel vendredi. Un de ses oncles, venu de la région parisienne, sera également présent pour cette rencontre cruciale.

Le corps médical doit décider s’il tente ou non d’extraire le projectile Continuer la lecture de Attentats dans l’Aude: Renato est toujours hospitalisé avec une balle dans la tête

La zone euro va déclarer mardi l’Espagne et le Portugal en dérapage budgétaire

La zone euro va déclarer mardi l’Espagne et le Portugal en dérapage budgétaire, a déclaré lundi soir le président du groupe des 19 pays de la monnaie unique, Jeroen Dijsselbloem, lors d’une conférence de presse à Bruxelles.

« Les membres de la zone euro vont soutenir demain la recommandation de la Commission européenne » (qui avait déclaré jeudi l’Espagne et le Portugal en dérapage budgétaire, ndlr), a précisé M. Dijsselbloem à l’issue d’une réunion des ministres des Finances de la zone euro (Eurogroupe).

Ce constat de dérapage ouvre la voie à une procédure de sanctions jusqu’ici inédite dans l’histoire de la zone euro.

A partir du moment où les ministres de la zone euro, dans le cadre d’une réunion des grands argentiers de l’UE prévue mardi à Bruxelles, « vont dans notre sens, s’ouvre alors une période de 20 jours » pendant laquelle la Commission européenne évaluera les Continuer la lecture de La zone euro va déclarer mardi l’Espagne et le Portugal en dérapage budgétaire

Le Portugal n’exclut pas un nouveau plan d’aide… après la Grèce

Son premier ministre n’a pas écarté la nécessité d’un deuxième plan d’aide si le pays n’arrive pas à mettre en œuvre ses mesures d’austérité budgétaire.

(…)

Plan de sauvetage de 78 milliards d’euros

« Si nous ne sommes pas capables dans les prochains mois de montrer à nos créanciers que la réforme de l’État nous permet de réduire les dépenses d’une manière durable, il se peut que nous ne soyons pas en mesure de poursuivre notre chemin sans davantage de financement, sans un deuxième programme garantissant au pays les moyens dont il a besoin », a averti le premier ministre portugais lors d’un déplacement à Bragance (nord).
Le Portugal met en œuvre de strictes mesures d’austérité en contrepartie du plan de sauvetage de 78 milliards d’euros, accordé par l’Union européenne et le Fonds monétaire international en mai 2011 pour une durée de trois ans.

lire l’article sur La Tribune

Portugal : L’État s’empare de la caisse de retraite pour soulager son service de la dette

La semaine dernière, le gouvernement portugais a donné son feu vert pour permettre aux fonds de pension de pouvoir investir davantage dans les obligations d’État portugaises.

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Désormais, les fonds de pension pourront investir jusqu’à 90% de leurs actifs en obligations souveraines, alors qu’ils étaient limités à 55% jusqu’à présent. L’écart représente environ 4 milliards d’euros, une bénédiction pour le gouvernement qui veut réduire ses coûts de financement. Le Portugal n’a pas besoin de financement supplémentaire pour 2013, mais cette nouvelle mesure devrait lui permettre de couvrir un quart de ses besoins de financement pour 2014.

La technique employée par le Portugal n’est pas nouvelle, et les économistes lui ont même trouvé un nom, parlant de «répression financière». En poussant les investisseurs captifs à placer leurs avoirs dans les obligations gouvernementales, elle permet de réduire les coûts de service de la dette publique. Lorsque les taux d’intérêt passent en dessous du taux de croissance nominal (taux de croissance majoré de l’inflation), la dette exprimée en pourcentage du PIB  tend à baisser.

« Pourquoi voudriez-vous restructurer la dette alors que la répression financière est si élégante? », demande Joseph Di Censo, un ancien fonctionnaire du FMI devenu gérant de portefeuille chez BlackRock.

Cette technique a été largement employée au sortir de la Seconde Guerre mondiale et elle Continuer la lecture de Portugal : L’État s’empare de la caisse de retraite pour soulager son service de la dette

Crise de la Zone euro : nouveau round pour le Portugal ?

 Les marchés jouent à se faire peur, les taux s’emballent… et nous devons nous préparer à affronter un nouveau round dans la crise de la Zone euro.

La première victime est une vieille connaissance :

  • Le Portugal est la principale victime de la remontée des taux obligataires, L’Agefi

Les taux d’emprunt portugais à 10 ans se approchent dangereusement les 7%. “La dette portugaise semble cristalliser les inquiétudes des investisseurs obligataires qui se montrent de plus en plus sceptiques sur la capacité du pays à retrouver rapidement un accès complet aux marchés. La perspective d’un resserrement de la politique monétaire de la Fed a accru la volatilité sur les marchés, provoquant depuis une dizaine de jours une forte remontée des taux d’emprunt en Europe. Hier, les rendements portugais se rapprochaient dangereusement du seuil des 7% à environ 6,7%” rapporte ce matin L’Agefi.

Patrick Jacq, stratégiste taux chez BNP Paribas, explique : “La brusque remontée des taux, et le stress sur la liquidité dans les pays émergents font que les investisseurs se posent à nouveau des questions sur les pays en difficultés et la soutenabilité de leur dette. La Grèce a été sous pression récemment. C’est désormais au tour de l’Italie, de l’Espagne, et surtout du Portugal qui est pénalisé par une dette très peu liquide”.

Il faut dire que malgré les divers plans de rigueur adoptés par le pays, les perspectives économiques du Portugal restent extrêmement précaires :

  • Portugal : un déficit à plus de 10% ? Le Figaro

Le ministre des Finances portuguais Victo Gaspar annonçait hier que le déficit du pays pourrait dépasser les 10% du PIB au premier trimestre si les autorités tiennent compte de l’injection de fonds publics dans la banque Banif.

“Si ce reclassement comptable a lieu, le déficit pourrait dépasser les 10%”, a déclaré M. Gaspar devant une commission parlementaire, précisant toutefois que le déficit s’établirait “autour de 8,7%” du PIB si 700 millions d’euros prêtés à la Banif n’étaient pas pris en compte.

Il faudra attendre vendredi pour que l’Institut national des statistiques (INE) dévoile les chiffres du déficit public pour le premier trimestre 2013.

Pendant ce temps-là, un autre pays commence à inquiéter les observateurs internationaux : la France !

– Lire plus: http://protection-rendements.fr/2013/06/26/crise-zone-euro-portugal/#sthash.kxDfrU7v.dpuf

Portugal : Quitter l’euro pour sortir de la crise

“Tôt ou tard, le Portugal sera confronté à sa sortie de l’euro. C’est inévitable!”, affirme un économiste portugais dans un livre à succès qui répond de manière iconoclaste aux craintes de ses compatriotes que leur pays, sous assistance financière, ne puisse jamais sortir de la crise.

Joao Ferreira do Amaral en est persuadé : pour sortir de la crise il suffit de sortir de l’euro comme il l’expose dans “Pourquoi devons nous quitter l’euro” (Porque devemos sair do Euro), paru en avril et qui, vendu en un mois à 8.000 exemplaires, figure parmi les meilleures ventes au Portugal.

“Cette sortie devra se faire quand la zone euro sera stabilisée, dans deux ou trois ans” et de “manière ordonnée”, a-t-il expliqué dans un entretien à l’Afp.

original.60369.demiLe retour à l’escudo, la monnaie nationale, doit être annoncée, selon lui, en concertation “avec les gouvernements européens, Bruxelles et la Banque centrale européenne qui continuerait dans un premier temps à financer les banques portugaises”.

Au Portugal, la notoriété de Joao Ferreira do Amaral est déjà ancienne. Elle remonte aux années 90 quand l’économiste, ex-conseiller du président socialiste Mario Soares, s’était opposé à l’entrée du pays dans la zone euro, réalisée début 1999 après son intégration à l’UE en 1986.

“Je voyais déjà que l’économie portugaise serait inévitablement affectée par l’adhésion à cette monnaie”, assure cet ancien professeur d’économie de 65 ans, aujourd’hui à la retraite, après avoir enseigné dans plusieurs universités portugaises.

En approuvant l’entrée dans la zone euro, “sans référendum”, le parlement “renonçait à un Continuer la lecture de Portugal : Quitter l’euro pour sortir de la crise

Le Portugal enregistre une baisse de 3,2% de son PIB en 2012

La chute du PIB portugais est encore plus forte qu’en 2011. Le gouvernement table sur une baisse de 2% de celui-ci en 2013. Jeudi dernier pourtant, l’agence de notation Standard & Poor’s relevait la perspective de la note BB du Portugal de « négative » à « stable ».

La récession économique s’est accélérée au Portugal en 2012. L’institut national des statistiques (INE) a annoncé que le PIB portugais a baissé de 3,2% en 2012 par rapport à l’année précédente. En 2011, il avait déjà baissé de 1,6%. Au quatrième trimestre, le PIB a diminué de 1,8% en comparaison séquentielle, et de 3,8% en glissement annuel.

Pour 2013, le gouvernement et la Banque du Portugal table sur une baisse de 2% du PIB. Dans le cadre des mesures de soutien à l’Etat portugais par la Troïka (FMI, Union européenne, Banque centrale européenne), Lisbonne a lancé de vastes réformes structurelles, mais également un sévère plan d’austérité.

Ralentissement des exportations

« La diminution plus accentuée du PIB en 2012 a été provoquée par l’effet simultané (…) d’un ralentissement des exportations de biens et services, (…) et d’une réduction plus intense de la consommation privée », a expliqué l’INE.

En 2012, les exportations ont augmenté de 3,3%, après être montées de plus de 7% l’année précédente. Les importations ont toutefois baissé moins vite qu’en 2011 (-6,9%, contre -5,9%). La demande intérieure a diminué de 6,8% (-5,8% en 2011).

S&P confiant

Pourtant, le Portugal semblait avoir rassuré les investisseurs comme en a témoigné la baisse des rendements des obligations d’Etat portugaises jeudi dernier. Les marchés avaient alors réagi au relèvement de perspective par l’agence Standard & Poor’s de « négative » à « stable ». Tout en maintenant la note BB, S&P a estimé que le risque lié au refinancement de la dette portugaise était levé.

Après la Grèce, maintenant le Portugal !

La dégradation de la note du Portugal par Moody’s, ainsi que les difficultés du plan de sauvetage grec ont relancé l’anxiété sur les marchés financiers, ainsi que la spéculation.

Durant la crise grecque, beaucoup de spécialistes de la spécialité nous ont expliqué l’exceptionnalité de la situation grecque. Un pays de cigales réfractaires à l’impôt, un système de corruption généralisé et des gouvernements qui ont « triché » en arrangeant leurs comptes, une église orthodoxe toujours influente. Tout n’était pas faux dans cette description peu généreuse du pays. Mais avec la dégradation de la note du Portugal par l’agence Moody’s intervenue le 6 juillet, on comprend surtout que, comme certains économistes – Jacques Sapir, Jean-Michel Quatrepoint, Jean-Luc Gréau – l’avaient prédit dès 2008, la dette souveraine va provoquer les mêmes mouvements spéculatifs que la crise des subprimes. Hier mercredi 6 juillet, la dégradation de la note du Portugal a coïncidé avec l’information selon laquelle les autorités grecques ne parvenaient pas à finaliser le plan de sauvetage avec le FMI et l’Union européenne.

Comment Moody’s justifie-t-elle sa décision de classer le Portugal parmi les investissements spéculatifs, en baissant sa note de quatre crans ? Par le fait que le Portugal risque d’avoir besoin d’un second plan d’assistance financière. Un jugement qui peut étonner puisque le premier plan d’aide – de 78 milliards d’euros – vient à peine d’être bouclé. Bien entendu, la décision de Moody’s a provoque les cris d’orfraie de Barroso et d’autres dignitaires européens : « Nous regrettons profondément la décision d’une agence de notation d’abaisser la note portugaise. Nous regrettons ce fait, nous regrettons aussi la méthodologie choisie et la date choisie. » Au fait, un effort de mémoire : n’est-ce pas Nicolas Sarkozy qui avait dénoncé les agences de notation et leur rôle néfaste dans la crise ? N’était-il pas question de créer une agence européenne pour enrayer ces mécanismes délétères pour l’économie européenne déclenchés par ces mêmes agences? Pourquoi ce volet de la régulation des marchés financiers a-t-il disparu de l’agenda du G20 comme de celui de l’Union européenne ?

En réalité, les agences de notation financière témoignent surtout de l’irréalisme des plans de sortie de crise: comment penser que le Portugal, la Grèce, mais aussi l’Irlande, l’Italie, la Belgique ou même la France (dont l’écart de taux d’emprunt s’est écarté de 0,55% avec celui de l’Allemagne) peuvent rétablir l’équilibre de leurs finances par des plans d’austérité qui pèsent sur leurs recettes ? D’autant que comme l’euro reste fort, leurs entreprises n’améliorent pas leur compétitivité et le déficit commercial s’ajoute au déficit budgétaire. C’est d’ailleurs ce que constate Patrick Artus, de Natixis, dans une note récente : « si le pays n’a pas une capacité de croissance de qualité suffisante, parallèlement, ses finances publiques seront impossibles à redresser, et il aura un besoin impossible à satisfaire d’endettement extérieur. C’est ici qu’est la déficience des plans de soutien européens : ils ne s’occupent pas de la croissance. » L’analyse, très pertinente, oublie cependant de préciser que si l’Union européenne ne se soucie pas de la croissance, c’est que celle-ci ne fait pas partie de la feuille de route de la Banque centrale européenne, ce qui est une aberration qui a fait polémique dès le référendum de Maastricht. C’est d’ailleurs ce que soulignent de plus en plus d’économistes libéraux, comme Augustin Landier et David Thesmar dans une tribune publiée par le quotidien Les Echos, qui appellent à lever les tabous de ce qu’ils nomment « le consensus de Bruxelles ».

Ceci étant, les agences de notation ne sont pas seulement « objectives » : elles contribuent activement à des mouvements spéculatifs sur la dette. Derrière Moody’s et Fitsch, des milliers de spéculateurs parient sur l’effondrement ou le redressement de chaque pays dans la tourmente. Le malheur des Portugais ou des Grecs fait les bénéfices de ceux qui prêtent de l’argent à leur états à des taux usuraires : plus de 16% pour les prêts à deux ans sur la dette portugaise!

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