Archives par mot-clé : préférence nationale

Vous avez dit «républicain» ? par Florian Philippot.

Tribune libre pour L’Opinion

Il est temps de mettre les choses à plat. On passera sur la ficelle, de plus en plus grossière, qui consiste à brandir la « République en danger » dès qu’on sèche sur le fond. À l’UMPS, on a d’autant plus tendance à invoquer la République qu’on est dans l’incapacité de répondre à vos arguments sur le chômage, l’Union européenne, l’immigration, l’insécurité ou l’austérité…

Mais revenons à notre République. En quoi le Front national ne serait-il pas républicain ? Quand une réponse est apportée, ce qui est rarement le cas, elle porte généralement sur un point bien particulier de notre projet : la priorité nationale, qui consiste, en certains domaines comme l’emploi, à donner une priorité aux citoyens français sur les ressortissants étrangers, à compétences égales.

Cette proposition, s’adressant évidemment à tous les Français sans distinction, est parfaitement républicaine, comme l’est d’ailleurs notre code général de la fonction publique qui continue d’interdire l’accès aux emplois dits « de souveraineté » aux non-nationaux ; comme l’est également le principe même du droit de vote, réservé aux citoyens français, sauf exceptions aux élections municipales et européennes. Si demain par malheur une majorité accorde le droit de vote aux étrangers, devra-t-on considérer comme « antirépublicaine » toute contestation de ce choix ?

Une fois cette paille évacuée, intéressons-nous à la poutre de nos donneurs de leçons de l’UMPS.

Comme des générations de Français, j’ai appris que la République avait arraché le pouvoir Continuer la lecture de Vous avez dit «républicain» ? par Florian Philippot.

Alain Finkielkraut : « Il n’y a pas de nation sans préférence nationale »

On se demande à quoi joue Finkie. Il parle comme Marine Le Pen, mais ne rate aucune occasion de la fustiger…. Quand aura-t-il le courage de mettre ses actes en conformité avec ses idées comme l’a fait avant lui son ami renaud Camus ?

Alain Finkielkraut devrait savoir qu’à trop craindre l’excommunication du clergé médiatique, on en devient ridicule et on perd toute crédibilité…

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Source : Le Nouvel Économiste

Il est inquiet, Alain Finkielkraut. Inquiet et aussi, passablement agacé. En cause : les menaces qu’il estime peser aujourd’hui sur la société française et notre incapacité à les reconnaître et à les nommer ; à voir la réalité et à la dire. En tête de sa black-list, – livrée en octobre dernier dans L’Identité malheureuse – le phénomène de “désaffiliation” qui sévit en France depuis que s’y érodent l’idée d’enracinement sur un territoire, celle d’appartenance à un peuple et jusqu’à celle de nation elle-même.

6568175-la-france-selon-finkielkrautDepuis qu’il voit se profiler l’avènement d’une société “multiculturelle et post-nationale” et, avec elle, le risque d’assister au recul du vivre-ensemble, à l’effacement du citoyen et à la généralisation d’une vision purement économique des individus et des liens qui les unissent. Une vision réductrice et dangereuse parce que niant la réalité des différences culturelles et, ose celui qui ne craint pas de déplaire, du fait que “toutes ne sont pas nécessairement compatibles”.

Pour la contrer, le philosophe pointe les dangers – la montée de la francophobie, de l’ultra-subjectivisme, du “risque culturel”… -, dénonce les incohérences – celle qui pousse à refuser l’idée de frontière mais qui incite à militer pour l’exception culturelle, celle qui implique de célébrer la diversité mais qui requiert de nier les différences… – et, au final, en appelle au courage de chacun. Celui qui s’impose, estime-t-il, pour “soustraire la pensée à la tyrannie de la bien-pensance”. Celui sans lequel, il en est persuadé, on verra la société française basculer d’une “communauté de destin” à “une juxtaposition de particularismes”. Ame sensible…

Il est clair que la société française se désagrège petit à petit. Il s’agit, plus encore qu’une “déliaison”, d’une sorte de désaffiliation s’expliquant en partie par le fait qu’on a voulu, en France, neutraliser le sentiment d’appartenance à une nation, à un peuple. Mitterrand avait lui-même résumé cette tendance en affirmant : “Le nationalisme, c’est la guerre.” Cette phrase me paraît injuste à plus d’un titre.

D’une part parce qu’on ne peut mettre sur le même plan la philosophe Simone Weil écrivant l’enracinement et Charles Maurras, théoricien de la révolution nationale et du pétainisme, tout comme on ne peut comparer le rapport à la nation du général de Gaulle et celui du maréchal Pétain. D’autre part, parce que dès lors que disparaît le sentiment d’appartenance à une nation, c’est l’idée même d’une communauté politique qui entre en crise. Il n’y a pas de citoyen du monde, c’est une évidence. Une nation est un espace qui n’est pas infini mais qui, au contraire, est délimité par des frontières faisant qu’au sein de ces frontières, ce qui arrive à l’autre vous arrive à vous-même : les inondations récentes en Sardaigne ont été une catastrophe nationale et non une catastrophe européenne !

Si vous vous élevez au-dessus de cette idée de nation, vous pensez avoir vaincu vos préjugés mais en réalité, vous vous êtes libéré de toute obligation à l’égard de votre pays, si bien que vous n’êtes plus, face au monde, qu’un touriste ou qu’un consommateur. Ce qui représente un des périls de notre époque.

La notion de frontières
Nous sommes traumatisés par les horreurs du XXe siècle mais celles-ci devraient nous maintenir en alerte sur certaines réalités. Le geste inaugural de la Seconde Guerre mondiale fut, on semble l’avoir oublié, les troupes de la Wehrmacht repoussant dans un grand éclat de rire les barrières séparant l’Allemagne de la Pologne, car cette guerre était une guerre impériale contre les nations européennes, au mépris des frontières et, par-delà des frontières géographiques et historiques, au mépris de toute limite. Hitler, c’est l’hubris totalitaire. La démesure. Je crois donc qu’une mémoire véritablement respectueuse de ce qui s’est passé devrait nous emmener à réhabiliter la notion de frontières, ce que nous avons beaucoup de mal à faire.

L’affaire Léonarda en est une illustration. L’interpellation et l’expulsion de cette jeune fille ont ému les lycéens lesquels ont reçu, dans leur mouvement de protestation, le soutien de plusieurs politiques et surtout de nombreux artistes qui, justement, militent pour l’ouverture des frontières. Parmi eux, notamment, des cinéastes tels qu’Arnaud Desplechin, qui sont à l’avant-garde du combat pour la régularisation des sans-papiers, que le mot même de frontière hérisse et qui ne méprisent rien tant que l’idée d’enracinement. Ils sont de plain-pied dans le monde global : très bien ! Mais ces personnalités militent, avec la même ardeur, pour l’exception culturelle. Or qu’est-ce que l’exception culturelle sinon la préférence nationale en matière de cinéma ?

La préférence nationale

C’est une réalité : il n’y a pas de nation sans préférence nationale. Si cette préférence nationale conduit à rejeter l’étranger, elle doit bien entendu être combattue ; mais si elle conduit à faire la différence entre le citoyen avec ses droits et ses devoirs et, précisément, l’étranger, elle est absolument légitime. Car la France est un pays et tout le monde ne peut être français de même que tout le monde ne peut être américain, cela n’aurait pas de sens. Prenez l’Italie. Le pays évoque une civilisation raffinée, une culture cinématographique, une langue, des villes extraordinaires.

On comprend bien, dès lors, que l’Italie n’est pas un droit de l’homme mais une civilisation Continuer la lecture de Alain Finkielkraut : « Il n’y a pas de nation sans préférence nationale »

Le gouvernement britannique préconise la préférence nationale en matière d’emploi

La ministre de l’intérieur Theresa May a confirmé que le gouvernement britannique a l’intention de durcir les restrictions appliquées aux immigrés en provenance de l’U.E. qui abusent de la liberté de circulation.

Un rapport sur le point d’être publié préconisera un plafond annuel de 75.000 immigrés en provenance de l’Union et demandera de bloquer les aides et allocations pendant les cinq premières années de résidence en GB.

Des opposants à ce projet ont souligné que ce projet serait illégal à moins que la GB quitte l’Union Européenne.

D’autres propositions du ministère de l’Interieur britannique visent à réserver des emplois aux citoyens britanniques en leur donnant une préférence nationale.

Telegraph

Angleterre : David Cameron instaure la préférence nationale dans le social, le logement et la santé

S’il était français, David Cameron serait au rassemblement bleu marine. Il n’hésite pas ré-industrialisé son pays, il a baissé sa monnaie, il a réduit les impôts sur les sociétés, il tente de juguler le flot d’immigrés et le faire passer de 110 000 à … 10 0000. Il veut également mettre en place la préférence nationale….. on se dit que les anglais ont de la chance d’être encore un peuple souverain, Isn’t it!

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Le Premier ministre britannique David Cameron a annoncé la mise en place de restrictions aux droits des immigrés en matière d’aide au logement, d’indemnité chômage et d’accès au système de santé.

Le responsable conservateur a estimé que le système d’allocations sociales du Royaume-Uni était trop laxiste et souhaité que « l’accès aux services publics clés soit quelque chose que les immigrants gagnent, et non un droit automatique ». « Nous voulons des gens qui s’intéressent à ce qu’ils peuvent offrir à la Grande-Bretagne », a-t-il dit lors d’un discours à l’université d’Ipswich (est de l’Angleterre). […]

Le Figaro

Écouter les commentaires serviles des journalistes de la caste… ils n’en croient pas leurs yeux… hihihi…

souvenez-vous de ce que disait Enoch Powell

Nous devons être fous, littéralement fous à lier dans ce pays, pour autoriser chaque année l’entrée de 50.000 personnes, qui seront à l’origine de la future augmentation de la population d’origine immigrée. J’ai l’impression de regarder ce pays construire frénétiquement son propre bûcher funéraire.” Enoch Powell – 20 avril 1968

Marion Maréchal Le Pen défend la préférence nationale à l’assemblée nationale. (vidéo)

Après avoir concentrés des populations pauvres en très grande partie issues de pays à faible niveau de vie dans une même zone géographique et en leur donnant accès à tout l’éventail des droits sociaux, dont le logement, certains s’étonnent naïvement que les recettes soient insuffisantes pour financer les dépenses.
J’aimerais voir autant de vigueur de la part du gouvernement pour favoriser la mixité sociale dans l’autre sens, j’entends celle qui permet l’accès à la propriété notamment pour les ménages modestes.

La préférence nationale et la République : un regard historique

La préférence nationale et la République sont-elles compatibles ? Tous nos politiciens, unanimement imprégnés de cosmopolitisme, répondent non. Selon eux, l’idée républicaine proscrit toute disposition qui privilégierait les Français et exige que, sur notre territoire, étrangers et Français soient traités identiquement : la préférence nationale ne serait donc pas compatible avec la République. Telle est la croyance politico-médiatique ! Mais cette vulgate repose sur l’ignorance. Elle est dépourvue de tout fondement historique. Voici l’analyse rigoureuse et incontestable de Pierre Milloz. Ou comment les faits démentent l’idéologie dominante.
Polémia.

On connaît les arguments des adversaires de la préférence nationale : ils s’appuient de manière assez peu convaincante sur les textes constitutionnels et font surtout référence à la philosophie des droits de l’homme et aux Déclarations qui l’expriment. Le présent article n’a pas pour objet de recommencer ce débat devenu classique. Cet article prétend plutôt s’en tenir à la réalité historique et, sans se perdre dans une discussion théorique, il entend montrer que, dans les faits, la préférence nationale a toujours pleinement appartenu à la tradition républicaine.

Quand René Cassin, père des droits de l’homme, légitimait la préférence nationale

Afin de ne pas donner le sentiment de vouloir fuir le sujet des droits de l’homme, cet article mettra brièvement en relief le jugement que portait sur la préférence nationale l’un des plus célèbres thuriféraires de ceux-ci. On fait allusion ici à celui qui fut l’auteur principal de la Déclaration universelle de 1948, qui fut le président de la Cour européenne des droits de l’homme, qui fut la figure emblématique honorée du « Prix des droits de l’homme des Nations unies », en un mot celui qui dans le monde moderne est le chevalier des droits de l’homme : René Cassin.

Car René Cassin s’est intéressé au sujet qui nous occupe ici : la préférence nationale. Dès 1948, il l’évoquait succinctement devant l’Assemblée générale de l’ONU. Et en 1951 il s’exprimait plus longuement à l’occasion de cours donnés à l’Académie de droit international de La Haye. Il écrivait alors : « Une société démocratique peut instaurer des limitations des droits fondamentaux dictées par de justes exigences de l’ordre public et du bien-être, plus rigoureuses pour les étrangers que pour les nationaux. On ne saurait donc considérer que le progrès vers l’universalité dont témoigne la déclaration conduise à l’uniformité du régime de l’étranger et du national ». Continuer la lecture de La préférence nationale et la République : un regard historique

La préférence Nationale c’est bon pour la Réunion, la Guadeloupe, la Nouvelle-Calédonie… mais en métropole c’est fasciste ! (vidéos)

Comme l’a si justement fait remarqué en son temps Christian Jelen: le préférence nationale est historiquement une idée de gauche(1). On pourrait même ajouter que c’est un principe républicain. Il est par exemple impossible de passer un concours administratif de la fonction publique sans avoir la nationalité française. Évidemment cette disposition déplait aux eurocrates(2), mais aussi à une grande partie de notre classe politique française. Pour eux: la préférence nationale c’est raciste et fasciste… Mais attention ce jugement ne vaut que pour le territoire métropolitain. Car pour les DOM TOM, la préférence nationale devient comme par enchantement envisageable, souhaitable, nécessaire.
C’est ainsi que nous avons vu à plusieurs reprises ces derniers temps, une palanquée de bien-pensants défendre la priorité à l’emploi pour les nationaux des îles françaises.

Quelques exemples du double discours tenu par les professionnels de l’antiracisme !

La Réunion : priorité absolue à l’embauche des réunionnais contre la main-d’œuvre européenne

Cette semaine, à l’occasion d’une manifestation devant la préfecture de l’île de la Réunion, plusieurs associations et syndicats comme L’Alliance des jeunes pour la formation et l’emploi à la Réunion, l’Alliance des Réunionnais contre la pauvreté, le Comité des chômeurs du Port et l’Unef (syndicat proche du parti socialiste, ont demandé la fin de l’arrivée de la main d’œuvre extérieure sur les chantiers et plus particulièrement sur celui de la nouvelle centrale EDF du Port, et la priorité absolue à l’embauche des réunionnais. (3)

Pour Gilles Leperlier, président de l’AJFER, “aujourd’hui à la Réunion, des postes existent et ne sont pas occupés par des Réunionnaises et des Réunionnais, qui sont qualifiés et compétents. Il est temps de dénoncer cette situation qui n’a que trop duré”.

Préférence nationale en Nouvelle-Calédonie

En Nouvelle-Calédonie, le syndicat indépendantiste kanak,( USTKE ) protestait en juin dernier contre le recrutement par Manpower de travailleurs réunionnais, au détriment de travailleurs kanaks.(4) C’est en octobre 2009, lors des violents affrontements qui avaient opposé des adhérents du syndicat indépendantiste USTKE aux forces de l’ordre dont 27 membres avaient été blessés, que nous avions découvert les revendications ethnicistes de ce syndicat concernant les problèmes d’immigrations que rencontre l’île.(5)
Ironie de l’histoire: L’USTKE bénéficie depuis de très longues années du soutien inconditionnel de José Bové (6), du NPA(7), et de… la CGT (8)! Tous de petits flics assermentés de l’antifascistes. Souvenons-nous qu’à l’occasion d’une purge « antifasciste », les dirigeants de la CGT avaient décidé de virer Fabien Engelmann (9) en raison de son engagement au FN. Leur principal argument fut le suivant: Le FN prévoit l’instauration de la préférence Nationale, une disposition incompatible avec le combat syndical !?!?.

Pour Christiane Taubira, la préférence nationale dans les Dom-Tom c’est pas raciste

Nous devons à Christiane Taubira la loi mémorielle la plus culpabilisatrice, clientéliste, liberticide et révisionniste de ce pays.(10) En définissant la traite négrière transatlantique et l’esclavage perpétrés par les « occidentaux » comme crime contre l’Humanité, sans y inclure la traite musulmane et interafricaine, (pourtant les plus importantes (11)), Christiane Taubira a délibérément choisi de diviser les français. De culpabiliser les uns: les blancs; et de maintenir dans une posture victimaire les autres: les noirs.
Un procédé auquel elle a eu recours en 2009, à l’occasion des grèves en Guadeloupe. Christiane Taubira n’hésita pas à ethniciser les débats et à défendre la préférence à l’embauche en faveur des Guadeloupéens et contre les français de France… . Dans la vidéo qui suit, la député de Guyane tiens des propos à faire rougir de honte un électeur du FN. On imagine la réaction outragée des ligues de vertu républicaine si Marine Le Pen avait tenu avec autant de vigueur un discours similaire sur les Français de métropole….

A force d’avoir ethnicisé les questions sociales, de s’être largement fourvoyée dans l’idéologie multiculturelle et le relativisme au profit des minorités et au détriment de la classe ouvrière, la gauche a perdu les fondements qui faisaient la richesse de ses combats… et petit à petit elle s’est éloignée du réel.
Aujourd’hui il ne lui reste plus pour exister que le magistère de la moraline et une posture moderniste, immigrationniste et mondialiste…. pas suffisant pour remonter le pays des abîmes où elle et l’UMP l’ont laissé sombrer.

Jérôme Cortier

(1)http://www.prechi-precha.fr/2011/07/29/la-preference-nationale-vient-de-la-gauche-hommage-a-christian-jelen/

(2)http://www.prechi-precha.fr/2011/05/25/lue-contre-la-preference-nationale-chez-les-notaires/

(3)http://fr.novopress.info/93451/la-reunion-priorite-absolue-a-l%E2%80%99embauche-des-reunionnais-vs-main-doeuvre-europeenne-video/

(4) http://www.ustke.org/actualite-syndicale/actualite/La-sonnette-dalarme-est-tiree-par-rapport-a-limmigration-at_146.html

(5)

(6) http://www.jose-bove.eu/2009/09/kanaky-solidarite-avec-l-ustke-et-son-president-gerard-jodar/

(7) http://www.npa2009.org/content/kanaky-solidarit%C3%A9-avec-lustke

(8) http://www.cgt.fr/La-Cgt-reaffirme-sa-solidarite,36470.html

(9) http://ripostelaique.com/Fabien-Engelmann-Pourquoi.html

(10) http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/la-loi-taubira-inconstitutionnelle-67513

(11) http://www.prechi-precha.fr/2011/06/15/%EF%BB%BF-%C2%AB-esclaves-blancs-maitres-musulmans-%C2%BB-entretien-radio-avec-tidiane-n%E2%80%99diaye/

Marie-France Garaud: Retrouvons notre souveraineté.(vidéo)

Marie-France Garaud est diplômée d’études supérieures de Droit Privé, de Droit Public et d’Histoire du Droit de la faculté de Poitiers.Conseiller Technique au Secrétariat général à la Présidence de la République de Georges Pompidou, elle fonde en 1982 et préside depuis lors l’Institut International de Géopolitique, qui publie la revue trimestrielle Géopolitique et qu’elle dirige encore aujourd’hui..

La préférence nationale vient de la gauche : hommage à Christian Jelen + Vidéo

Michel Ciardi rend hommage dans les colonnes de Riposte laïque à son camarade Christian Jelen. Il en profite pour publier un article de ce dernier paru le 22 Juin 1998 dans Marianne et qui démontre que la préférence nationale est historiquement de gauche.

Journaliste et écrivain Christian Jelen, mort le 25 octobre 1998, fut un homme droit, un homme d’honneur, un français, un républicain. Il venait de terminer son livre, « la guerre des rues ». Ecrivain, journaliste au Point, il était spécialiste des problèmes de société et de l’immigration. Il publia plusieurs ouvrages dont L’Aveuglement chez Flammarion en 1984, La France éclatée ou les reculades de la République en 1996, Les Casseurs de la République en 1997 et La guerre des rues en 1998.

Cet article de celui qui écrivit sur l’immigration et ses risques, sur la tendance des « intellectuels français » à décrire une France « moisie » « pétainiste », revêt aujourd’hui une importance qu’à l’époque seule quelques personnes comprirent. Fort de l’intégration réussie en France de ses parents, juifs immigrés de Pologne avant guerre, il méprisait ceux qui tentait de donner de la France l’image d’un pays où en 1942 tous les habitants collaboraient avec les allemands en dénonçant les juifs.

Avec Christian je fus un samedi après-midi en 1993 à l’origine de ce que l’on appela « l’autre pétition » et qui figura dans le journal « Marianne ». Cette pétition se voulait un soutien aux lois Pasqua sur l’immigration et une réponse de ceux qui de la gauche républicaine à la droite que j’appellerai « patriote et pasquaienne » furent écœurés par ceux qui non seulement défilèrent contre la loi Pasqua mais le firent sous le mot d’ordre « l’appel de ceux qui ont un nom difficile à prononcer ».

Christian et moi-même furent horrifiés par cette mascarade boboïsante, d’autant que parmi les clowns habituels (Jack Lang n’ayant plus honte de son judaïsme ) se glissèrent des hommes honorables comme Henri Krasucki, déporté à 14 ans mais qui ne pouvait concevoir que le parti fut en dehors de cette manifestation et que beaucoup de signataires et participants à cette manifestation, excipèrent de leurs qualité de juif, pour donner (selon eux) plus de force à leurs clameurs.

Moi dont la mère, Zysla Zylberglajt, était dans ce cas de figure des noms particulièrement difficiles à prononcer, j’étais d’autant plus triste et amère que je connaissais depuis longtemps les amitiés maréchalistes de François Mitterand et que cette manifestation dont le Parti socialiste, la gauche et l’extrême gauche étaient à l’origine, marqua le début du processus qui m’amena à la rupture avec la gauche.

C’est après cette pétition qu’avec quelques personnes dont Philippe Cohen, alors responsable des pages économie de « Marianne » nous créâmes la fondation Marc Bloch.
Cet article est un hommage à un homme, dont je ne sais si aujourd’hui, il soutiendrait « Riposte Laïque », je me refuse à enrôler les morts, mais dont je sais pour en avoir longuement discuter avec lui, que l’amitié et le respect qu’il portait à Jean-François Revel, venait non seulement de la pensée de ce dernier mais de celui qui à 17 ans s’engagea dans la résistance et tua son premier « boche » l’on dirait aujourd’hui « soldat allemand ».
Ce modeste hommage à Christian Jelen est pour moi un moyen pour payer la dette que nous avons envers un tel homme.

Michel Ciardi

LA PREFERENCE NATIONALE VIENT DE LA GAUCHE

Il suffit de parler de préférence nationale pour déclencher l’hystérie des prêcheurs du conformisme pluriel, le Monde, Les Verts, les trotskistes, les gauchistes de FO et de la CFDT, les communistes, certains socialistes, des chefs du RPR et de l’UDF, etc. «La préférence nationale, martèlent-ils, c’est Le Pen, c’est l’extrême droite.» Désolé de les contredire: la préférence nationale n’a pas été inventée par Le Pen. Elle ne date pas non plus de Vichy. Elle plonge ses racines dans l’histoire du mouvement ouvrier. D’où sa résonance dans l’électorat populaire.

La protection des travailleurs nationaux est au coeur des débats de la 1re Internationale, créée en 1864 à Londres. Ses fondateurs, dont Karl Marx, veulent contrôler les mouvements de main-d’oeuvre afin que les patrons ne puissent recourir aussi facilement aux travailleurs étrangers pour briser une grève ou faire baisser les salaires. Vers la fin du XIXe siècle, tant qu’il y a de l’embauche, les ouvriers parisiens ne songent pas à demander l’expulsion des étrangers, d’autant que ceux-ci, déjà, se chargent des besognes les plus dangereuses ou les plus viles. Mais, dès que la crise économique éclate, la présence des étrangers est remise en question. Faut-il s’étonner que les premiers décrets restreignant le travail des étrangers en France aient été signés en août 1899 par Alexandre Millerand, premier socialiste membre d’un gouvernement ?

La préférence nationale est au centre des débats du syndicalisme ouvrier, aussi bien avant 1895, année de naissance de la CGT, qu’après. Pour les syndicalistes, des immigrés trop nombreux forment la réserve du capitalisme dont parlait Marx. Les patrons s’en servent pour diminuer les salaires. Pour ne pas en arriver à une situation conflictuelle, la CGT préconise un strict contrôle des flux migratoires.

En 1915, en pleine guerre, la CGT pose la question des ouvriers étrangers: « On ne peut pas les faire venir là où la main-d’oeuvre locale est suffisante… Il faut ensuite assurer aux immigrants un salaire égal à celui des ouvriers nationaux employés dans la même profession.» La création d’un Conseil supérieur de l’importation de la main-d’oeuvre étrangère est exigée. Après 1920, la CGT non communiste, majoritaire, proteste contre l’immigration clandestine et les faux réfugiés politiques, surtout à partir de 1931, quand la France subit la crise économique. La SFIO, par la voix de Léon Blum dans le Populaire, admet qu’«en temps de crise, toute immigration supplémentaire doit être suspendue. […] Pour prévenir les conflits possibles entre chômeurs français et travailleurs étrangers.» Et leur prévention exige un contrôle des flux migratoires.

La crise s’aggravant, la gauche vote ou fait voter des lois de préférence nationale (loi Herriot de 1932 et décrets-lois Daladier de 1938), d’une grande brutalité. Lors de son congrès de Royan, en 1938, la SFIO admet que «la France ne peut pas supporter à elle seule la plus grosse part des charges découlant du droit d’asile» des réfugiés allemands, autrichiens, juifs, espagnols… Cinquante ans avant Rocard, Blum et ses amis reconnaissent que la France ne peut pas «accueillir toute la misère du monde».
Après la Libération, ainsi que François de Closets le rappelle dans le Compte à rebours (Fayard), la gauche a largement contribué à faire bénéficier le secteur public de la préférence nationale. Des artistes ont aussi accès à ce privilège. Ainsi, la France statutaire bénéficie de la préférence nationale, mais la refuse à la France précaire. C’est une situation aberrante, malsaine. Que nos dirigeants, de gauche ou de droite, devraient aborder avec courage. Sans sombrer dans les petites lâchetés ou l’hystérie.

Christian Jelen

Lundi 22 Juin 1998, paru dans Marianne

Quand la gauche refusait l’immigration:


Marchais immigration par Chevalier_du_Christ