Archives par mot-clé : raréfaction des terres

Inondations : L’urbanisation est-elle responsable ?

Voir aussi notre article:

Inondations dans les Alpes-Maritimes : à qui la faute? l’urbanisation ou aléa climatique ?

 


 

48 heures après les violentes intempéries qui ont causé la mort de 20 personnes dans le Sud-Est de la France, Yvette Veyret est l’invitée du Grand Soir 3. Pour la géographe spécialiste des risques naturels, ce phénomène n’est pas du tout exceptionnel.

“La Côte d’Azur connaît régulièrement de grandes précipitations qu’on appelle d’ailleurs des épisodes cévenols”, affirme-t-elle avant d’ajouter que “c’est quelque chose de tout à fait récurent”. Cependant, ces phénomènes pourraient devenir de plus en plus fréquents si le réchauffement climatique s’affirme.

Quand il tombe 150mm en deux heures, n’importe quel sol aura du mal à absorber. Néanmoins, la géographe note que “la Côte d’Azur a gagné deux millions de personnes en 50 ans, que l’urbanisation s’est faite tout à fait au hasard avec une pression foncière considérable”.

Aujourd’hui trois mesures sont envisagées : la protection, mettre des digues partout, s’adapter, connaître le danger et savoir qu’elle méthode utiliser, et enfin le repli stratégique, c’est-à-dire déménager.

Inondations dans les Alpes-Maritimes : à qui la faute? l’urbanisation ou aléa climatique ?

Arrêtons de penser à une France toujours plus habitée. Cessons l’immigration, retrouvons notre paysannerie et finissons en avec les grandes surface, le tourisme de masse et le bétonnage.

Lire nos articles:

-La France trop bétonnée?


Extrait d’un article du JDD

Les spécialistes s’accordent à évoquer un facteur aggravant, l’exceptionnelle urbanisation de la zone.

Il y a forcément une responsabilité humaine

En géographie, c’est le principe d’une catastrophe : il s’agit du produit d’un aléa climatique (ici des très fortes pluies) et d’une vulnérabilité (ici un terrain fortement urbanisé, qui ne permet pas un écoulement en conséquence).

« Les fortes pluies sur les sols largement bétonnés ont entraîné d’importants ruissellements qui ont conduit à ce bilan dramatique », rappelle Pascal Brovelli. « La Côte d’Azur est une zone très urbanisée, entre l’autoroute et les constructions, avec une population très dense », explique au Monde Patrick Arnaud, hydrologue à l’Institut de recherche en sciences et technologies pour l’environnement et l’agriculture. « Le centre de l’orage s’est concentré au mauvais endroit, sur cet immense terrain imperméable. »

Les inondations sont, par principe, le produit d’une action humaine. Comme le mentionne Slate.fr, les sénateurs, dans un rapport en 2012 sur des crues dans le Var, le rappelaient : « A strictement parler, les inondations et leurs conséquences ne sont pas des catastrophes ‘naturelles’. En effet, si le fait déclencheur est bien un phénomène météorologique, parfois hors norme […], il s’applique à un territoire de longue date remodelé par l’homme, ce qui en diminue ou en aggrave les conséquences. »
Un effet réchauffement climatique?

Non, le réchauffement climatique n’est pas à l’origine des fortes pluies de ce week-end. « Contrairement aux canicules, on n’est pas capable de dire si les épisodes de fortes précipitations sont attribuables au changement climatique ou relèvent de la variabilité Continuer la lecture de Inondations dans les Alpes-Maritimes : à qui la faute? l’urbanisation ou aléa climatique ?

La France trop bétonnée?

Tous les sept ans en France, l’équivalent de la surface d’un département est coulé… sous le béton. Des milliers d’hectares d’espaces verts et de terres agricoles disparaissent au profit de lotissements, de zones industrielles et commerciales… l’UMPS détruit la France et l’enlaidit…..

 

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Source

voir aussi nos articles qui signalent que la destruction du paysage de la France et de son éco-système, est l’une des obsessions du taulier de ce site :

La fin des terres

Entre disparitions des terres et colonisation nouvelle mode, un changement des pratiques et des méthodes s’impose.

 

L’agriculture est un marqueur particulièrement éloquent des inégalités qui sévissent à l’échelle internationale. Elle reflète une forme nouvelle d’impérialisme par l’accaparement des terres et la mainmise de forces financières sur des pays en voie de développement.

De puissants lobbies, peu regardants, investissent massivement dans les terres arables, au mépris de l’agriculture paysanne et des pratiques ancestrales qui ont façonné les paysages. Pendant ce temps, aujourd’hui, en France, disparaît l’équivalent d’un département de terres agricoles tous les sept ans.

Sur-évaluation des terres agricoles, urbanisation, les causes sont multiples. Le territoire se transforme à grande vitesse, abandonnant les champs aux lotissements standardisés, à la production d’énergie photovoltaïque, à l’urbanisation intensive. Loin des recommandations du Grenelle de l’environnement, la France continue à consommer ses terres et à réduire chaque année sa capacité de production agricole, s’obligeant à importer au prix fort de l’énergie des produits alimentaires et risquant à terme de mettre en péril sa souveraineté alimentaire. Dans les pays du Sud, les multinationales, les fonds de pension rachètent, spéculent et affament. Des solutions existent, elles nécessitent de dépasser les outils fonciers qui aujourd’hui ne fonctionnent plus.

Les plus pauvres en première ligne

Jamais les inégalités devant l’alimentation n’ont été aussi criantes entre le Nord et le Sud. Comble de cette agriculture qui marche sur la tête, ce sont les paysans des pays pauvres qui souffrent le plus de malnutrition. La crise financière de son côté, Continuer la lecture de La fin des terres

La France a perdu 17 % de ses vergers en dix ans

Notre industrie est en miette. Demain ce sera notre agriculture et donc notre autosuffisance alimentaire.

Nous l’avons déjà dit sur ce blog, la France connait une forte raréfaction de ses terres agricoles, de plus en plus de constructions se font au dépend des terres arables. Et si on en croit Hollande il va falloir augmenter la dose.

Sauf que les chiffres sont alarmants: notre pays perd tous les 4 ans l’équivalent des surfaces cultivées d’un département. Depuis 2006, 78 000 hectares de terres agricoles sont consommés chaque année par l’urbanisation. Les zones périurbaines accueillent près d’un quart de la population (24 %) et couvrent près de 21 millions d’ha. Entre 1999 et 2008, la population y a progressée de 39 %. Parallèlement, la densité de la population a diminuée de 2 %.

Et on apprend, selon une étude d’Agreste Primeur (publication du ministère de l’agriculture), que les vergers français ont perdu près d’un cinquième de leur surface totale en dix ans, un tiers des exploitations fruitières disparaissant. Les noyers, avec les kiwis, ont toutefois été épargnés, devenant le deuxième verger de l’Hexagone après les pommiers.

Quasiment tous les types de vergers ont vu leur superficie se réduire entre 2000 et 2010, avec pour résultat une baisse de 17 % de la superficie totale des terroirs plantés d’arbres fruitiers (134 000 hectares en 2010). Les pêches et les poires sont les plus touchées. Leurs vergers ont fondu respectivement de 40 % et 45 % en dix ans. En Rhône-Alpes, la surface des terres plantées en pêchers a diminué de près des deux tiers. Les pommiers, qui constituent le premier verger de France en termes de superficie, ont vu leur superficie se réduire de 20 % en dix ans.

 

Mais rassurez-vous, la France des ronds-points, des bagnoles, des grands surfaces, et des immeubles où s’entasseront les nouvelles pépites de la Nation, sera cool et sympa…. c’est Hollande qui vous le dit, il s’en porte garant.

La raréfaction des terres agricoles en France (son radio)

Nous savons que sous les effets conjugués de la mondialisation et des dogmes libre-échangistes de nos européïstes béats, une grande partie de notre industrie a été détruite. Mais ce n’est là qu’une partie des dégâts causés par nos politiques; l’urbanisation à outrance des terres agricoles représente l’autre versant de la catastrophe.

La destruction de la France Paysanne.

Depuis 30 ans la France est dévorée par un urbanisme glouton. Et à la vitesse où progresse le phénomène, les paysages merveilleux d’une France paysanne composée de champs agricoles ne seront bientôt plus qu’un souvenir de cartes postales que l’on pourra toujours acheter au rayon nostalgie des grandes surfaces qui les auront remplacé.

En effet, les villes de France, jadis entourées de terres paysannes, se transforment à grand coup de bulldozer en grandes mégalopoles. Devenues les centres névralgiques de la modernité d’où s’échappent d’interminables fils de goudron recouverts de bagnoles, ces mégalopoles étendent leurs toiles  pour toujours plus de parkings, de bouche de métro, de bureaux, de grandes surfaces, de lotissements, de barres HLM, de quartier zup, zep, zip…. pour toujours moins de nature, de bois, de marais, de vignes, de vergers et de terres.

Quelques chiffres :

La France perd tous les 4 ans l’équivalent des surfaces cultivées d’un département. Depuis 2006, 78 000 hectares de terres agricoles sont consommés chaque année par l’urbanisation. Les zones périurbaines accueillent près d’un quart de la population (24 %) et couvrent près de 21 millions d’ha. Entre 1999 et 2008, la population y a progressée de 39 %. Parallèlement, la densité de la population a diminuée de 2 %. SOURCE : SAFER

Il serait temps que nos décideurs qui font la pluie et le beau temps dans les collectivités locales cessent de se faire graisser la patte par des promoteurs voleurs. Il serait temps aussi que nos média apprennent que les vrais écologistes ne sont pas ceux qui militent pour la régularisation des sans papiers, le vélib ou le mariage homosexuel, mais plutôt pour la raréfaction des immigrés, la préservation de notre identité et pour la gestion intelligente de notre environnement, comme le propose l’Alliance écologiste indépendante ou les identitaires. On peut d’ailleurs regretter que dans l’émission de France Culture que je vous propose d’écouter, jamais la poussée démographique et les conséquences d’une immigration de masse ne sont abordées.

Le grand tabou n’est pas prêt de tomber :

Ecouter l’émission de France Culture Contre-expertise consacrée à la diminution des terres agricoles
[audio:http://www.prechi-precha.fr/wp-content/mp3/rareterres.mp3]

Pour compléter cet article :

La ville grignote les campagnes

Selon l’Insee, les Français s’installent toujours plus nombreux en grande banlieue.

LE FIGARO, 18/10/2011 http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2011/10/18/01016-20111018ARTFIG00750-la-ville-grignote-les-campagnes.php

Pour consulter l’étude de l’INSEE, Première n°1375, 18/10/2011 http://www.insee.fr/fr/themes/document.asp?ref_id=ip1375