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Et revoici la crise : le PIB a reculé de 2,9% aux Etats-Unis au premier trimestre!

Le réel confirme les analyses de Delamarche et tous les autres éconoclastes.

Lundi 02 Juin 2014: Olivier Delamarche affirmait face aux gogos de BFM:  » Les indices montent pendant que les fondamentaux U S chutent…tout va bien ! Les chiffres américains sont mauvais, ils sont en récession même si ce n’est pas une récession technique. « 

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J’en avais parlé dans ce billet, le premier chiffre officiel de la croissance du PIB aux Etats-Unis sur le premier trimestre était de +0,1% (en rythme annualisé). Ce chiffre a été révisé une première fois à -1,0%. Voici la dernière révision, le chiffre définitif calculé par le Département du Commerce, les analystes s’attendaient à -1,8%, la réalité est encore pire : -2,9% ! Le pire chiffre depuis 5 ans (le premier trimestre 2009), lorsque l’économie américaine était touchée de plein fouet par la crise des subprimes et la faillite de Lehman Brothers.

Depuis toute la croissance est largement artificielle, dopée par les dépenses gouvernementales et les plans de QE de la Fed. Mais parfois la réalité perce le voile du mensonge. La Fed nous explique que ce mauvais chiffre est à mettre sur le compte d’un hiver particulièrement rigoureux, mais l’argument a été servi lors du premier chiffre, lors de sa révision, et maintenant, c’est un tour de prestidigitation un peu usé (et puis les données sont « corrigées des variations saisonnières », elles tiennent déjà compte des effets dus à la Continuer la lecture de Et revoici la crise : le PIB a reculé de 2,9% aux Etats-Unis au premier trimestre!

Philippe Béchade VS Serge Négrier: La France est en récession et en déflation (vidéo)

Le 8 janvier, les mouvements des marchés en ce début d’année a été le thème abordé par Philippe Béchade, rédacteur en chef à la-chronique-agora.com et Serge Négrier, responsable de la Gestion OPCVM Actions chez Marignan, dans Intégrale Placements, avec Guillaume Sommerer et Cédric Decoeur, sur BFM Business.

 

Entrée de la Croatie : l’Union européenne passe à 28 lundi

Lu sur le Parisien

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(…) Avoir l’euro pour monnaie dès que possible

Autre difficulté : la crise économique qui frappe la Croatie. Le pays est en récession depuis 2009 et le taux du chômage touche 20% des 4,2 millions d’habitants. Le PIB est de 39% en dessous de la moyenne européenne. Seule la Roumanie et la Bulgarie se placent derrière la Croatie, selon l’office des statistiques de l’UE. Le gouvernement croate de centre gauche espère que l’adhésion à l’UE encouragera les investissements étrangers dont le pays a grandement besoin pour relancer son économie en perte de vitesse.

La Croatie espère aussi que sa monnaie sera l’euro «dès que possible», selon Boris Continuer la lecture de Entrée de la Croatie : l’Union européenne passe à 28 lundi

Croissance, chômage, impôts, pouvoir d’achat: les sombres perspectives de l’Insee pour 2013

La politique du présidents des Bisous est un échec total. Mimolette casse toi !
Le PIB tricolore va reculer de 0,1% cette année, le taux de chômage grimper à 11,1%, les salaires vont encore ralentir et le pouvoir d’achat va stagner, selon la note de conjoncture publiée par l’Insee jeudi soir. Et on peut penser que les chiffres de l’INSEE sont en dessous de la réalité. Notons que l’institut n’a même pas pris en compte les conséquences économiques (tourisme, agriculture, viticulture…) et les dégâts causés par une météo apocalyptique… On peut donc s’attendre à ce que la France finisse l’année à -0,2% de croissance… et l’année 2014 sera bien pire... mais Chuuut tout va bien…. les Sozialissstes sont aux manettes, alors pas d’inquiétude !!!

Orage paris

Pour le FMI, la France est déjà en récession

Nous sommes en avril 2013 et le FMI déclare : la France est en récession !. Ouf, ça c’est une découverte. Ils ont même revu à la baisse leurs prévisions… on s’en fout, on les avait revu a leur place il y a plusieurs mois déjà. Il leur reste à faire quelques effort encore sur leur prévision de 2014, sur leur chiffre du chômage pipotés….

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Le Fonds monétaire international a revu en forte baisse sa prévision de croissance pour la France, dont le PIB reculerait de 0,1% en 2013, après une croissance nulle en 2012. La croissance américaine est également revue en baisse à 1,2%, alors que la récession en zone euro se creuse avec un recul de PIB de 0,3% cette année.

Le Fonds monétaire international a sensiblement revu à la baisse ses prévisions de croissance économique pour la France dont l’activité économique devrait reculer de 0,1% en 2013, après une croissance zéro en 2012. Ces chiffres figurent dans le nouveau rapport sur l’économie mondiale (World Economic Outlook) publié ce mardi à Washington.

En octobre dernier le FMI avait prévu une progression de 0,3% du PIB français, et cette prévision avait été ramenée à 0,1% en janvier dernier. Pour justifier ses nouveaux chiffres encore plus pessimistes, l’organisation financière internationale met en avant trois facteurs, à savoir «l’ajustement budgétaire, une performance médiocre à l’exportation et une faible confiance» (des acteurs économiques, entreprises et ménages).

Conséquence de la baisse de régime, le chômage qui s’était établi en moyenne à 10,2% de la population active l’an dernier devrait atteindre 11,2% en 2013, puis 11,6% en 2014, alors que pour l’an prochain le FMI prévoit une progression de 0,9% du PIB français. La grande faiblesse conjoncturelle de l’économie française devrait toutefois se traduire par une inflation réduite (1,6% et 1,5% respectivement pour cette année et la suivante).

Trop de hausses d’impôts Continuer la lecture de Pour le FMI, la France est déjà en récession

L’impasse ! (Charles Sannat)

« Mes chères contrariées, mes chers contrariens !

Bon on va revenir dessus longuement, car bien sûr, la double principale information, à savoir, d’un côté la confirmation, pour ceux qui avaient encore des doutes, qu’une nouvelle récession s’abat sur l’Europe, et de l’autre, mais c’est évidemment lié, le gouvernement qui annonce que l’objectif de déficit à 3% ne sera finalement pas tenu… sans blague !

Mais avant un titre. Ce n’est pas de moi, je n’aurai pas osé, étant très respectueux des mamamouchis en tous genres… c’est l’Expansion qui se lâche. Ce qui est bien avec ce genre de titre c’est qu’il contient la réponse.

(…)

Le PIB européen en contraction pour le 3ème trimestre consécutif

(…) Donc en France la récession est de 0,3% du PIB tandis que nos « zamis » allemands font deux fois mieux dans le pire avec – 0,6% de croissance négative inversée.

En Grèce tout continue à aller mieux que bien, puisque d’une part, quand on ne comptabilise pas les dépenses, le budget grec est à l’équilibre (ce qui montre une créativité comptable sans précédent dans l’histoire du monde) et que d’autre part, la croissance négative inverse s’établie dans la péninsule hellénique à un petit -6% avec un chômage en hausse à 27% de la population active, ce qui permet à la Grèce d’obtenir une médaille d’or car ils sont incontestablement les meilleurs, bien que talonnés par les Espagnols qui rattrapent du terrain à grande vitesse ce qui menace l’avance du leader du peloton.

Ce qui compte, c’est la trajectoire

Ce n’est pas de moi c’est de notre premier sinistre. Il était hier l’invité du journal de France 3. J’avais essayé il y a fort longtemps de défendre ce concept auprès de mes parents (et en particulier de mon père) en lui expliquant à propos de mes notes en math, que ce qui était important ce n’était pas le 3%/20 mais la trajectoire d’amélioration de mes compétences mathématiques. Je n’avais pas reçu un accueil triomphal si vous voyez ce que je veux dire. Continuer la lecture de L’impasse ! (Charles Sannat)

La zone euro s’englue dans une récession longue

L’annonce d’un PIB en repli de 0,6% dans la zone euro au quatrième trimestre et d’une baisse de 0,9% en 2012 marque la plus mauvaise performance depuis 2009.

L’économie de la zone euro a enregistré au quatrième trimestre de 2012 sa plus mauvaise performance depuis le premier trimestre de 2009 après la chute de Lehman Brothers. La contraction du PIB de 0,6% sur les trois derniers mois de 2012 est plus importante que prévu, et marque le quatrième trimestre de repli consécutif pour l’activité des 17 pays de la zone euro. Au dernier trimestre, seuls l’Estonie (+0,9%) et la Slovaquie (+0,2%) enregistrent des chiffres positifs.

Une reprise qui se fait attendre

Sur la période, la croissance s’est effondrée au Portugal (-1,8%), à Chypre (-1%) en Italie (-0,9%), et en Espagne (-0,7%). Mais parmi les principaux pays, les « suspects habituels » tels que l’Espagne et l’Italie ne sont plus les seuls à afficher une croissance négative, l’Allemagne, la France et les Pays-Bas (-0,2%) ayant aussi vu leur PIB se contracter au quatrième trimestre, souligne Peter Vanden Houte, économiste chez ING.

« Malgré un contexte de moindres tensions financières, les perspectives pour l’économie réelle demeurent sombres. La consommation des ménages compte tenu d’un marché du travail dégradé, d’une faible progression des salaires nominaux et d’un ralentissement très progressif de l’inflation devrait encore se contracter au cours des prochains trimestres », estiment les analystes de Natixis. Ils tablent sur une poursuite de la dégradation de l’activité à court terme, avec un nouveau recul de la croissance de 0,2% dans la zone euro au premier trimestre, certes moins prononcé qu’au quatrième trimestre. Pour la suite, ils estiment que la reprise attendue par le consensus pour le second semestre est « surestimée ».

Demande faible à prévoir

La plupart des économistes s’attendent à une reprise progressive de l’activité grâce à une amélioration sur le front de l’économie mondiale qui devrait être tirée par les Etats-Unis et la Chine. Malgré tout, la demande intérieure devrait rester faible en raison notamment des effets liés aux plans d’austérité engagés dans toute l’Europe, et à la forte progression du taux de chômage dans la zone. Le scénario d’une récession à la japonaise marquée par la déflation plane désormais sur la région.

« Tous les pays de la zone euro partent avec un handicap en 2013. Le Portugal et l’Italie sont les plus mal lotis. La question simple, forcément trop simple est: faut-il accentuer l’austérité en 2013 ? », s’interroge Philippe Waechter, chef économiste chez Natixis. Les perspectives sont d’autant plus incertaines que le risque politique refait surface en Espagne où le gouvernement est fragilisé par un scandale de corruption, et en Italie où la menace de voir Silvio Berlusconi revenir aux affaires n’est pas totalement écartée. Le risque de faillite qui pèse sur Chypre pourrait aussi raviver les craintes de contagion dans la zone euro.

L’Amérique est en récession… et nous serons les prochains !

Connaissez-vous la pyramide inversée de John Exter ? Elle explique une bonne partie des circonstances économiques actuelles… et ce qu’elles pourraient devenir dans les mois qui viennent. La “contraction surprise” de l’économie américaine au dernier trimestre est un coup dur pour la “reprise mondiale”. Alors que les politiques de relance s’épuisent, la bulle obligataire devient plus menaçante.

 

Les États-Unis, dont nous attendions une croissance de 1,1% au 4e trimestre 2012, sont finalement en contraction de 0,1%. On nous avait promis un beau jouet pour Noël et ce ne fut même pas une orange. A Davos, Stanley Fisher, de la Banque centrale d’Israël, se félicitait déjà des largesses de la Fed, la prodigue banque centrale américaine. La classe politique mondiale s’esbaudissait: la-crise-est-derrière-nous-promis-promis-promis-l’austérité-c’est-fini-et-même-c’était-mal.

Hélas, derrière se retrouve vite devant ; la culbute sera pour 2013, finalement. Peut-être attendra-t-elle 2014, guère plus. Il semble que le gouvernement américain, même avec le soutien inconditionnel de la Fed, n’ait plus les muscles pour porter son économie à bout de bras.

En effet, le Bureau of Economic Analytics (BEA), équivalent américain de l’INSEE, justifie son erreur de projection par deux facteurs : la baisse des dépenses militaires américaines et les dégâts liés à l’ouragan Sandy. Il aura fallu une tornade de trop et une opération Tempête du désert de moins pour que le plus grand plan de relance que l’humanité ait jamais conçu s’effondre. En trois mois à peine, les effets de 2 500 Mds$ de stimulus gouvernemental ont été rincés.

Cette correction de 1,2% du PIB par rapport aux projections laisse donc perplexe quant à l’acuité des statisticiens publics du BEA… Ce n’est pas qu’ils se trompent dans leurs prédictions, ils ne savent plus regarder ce qui se passe sous leurs yeux : s’égarer de 1,2% sur la croissance américaine à trois mois, Sandy ou pas Sandy, c’est un peu comme si le BEA se trompait de 4,8% sur un an. C’est risible.

Mais ne les blâmons pas trop : il y a tant de statistiques, tant de nombres qui s’empilent et ne s’additionnent pas, il n’est pas simple de se retrouver dans tant de complexité. Oublions donc un instant ces chiffres fourbes et abandonnons la prétention de prédire quoi que ce soit pour les trois prochains mois. Prenons un peu de recul car après tout, si les statistiques prédisaient l’avenir, depuis le temps, cela se saurait.

Chronologie abrégée et à venir de la crise

En 2008, Lehman Brothers tombe. Le monde apprend l’existence des crédits subprime, CDS et produits dérivés toxiques. Notez bien, l’origine de la crise n’est pas immobilière mais financière.

L’arrêt de la cotation des produits dérivés traités par Lehman Brothers contamine le marché immobilier. Plus de titrisation de crédit, plus de crédit, plus d’acheteur. L’immobilier américain s’écroule et entraîne l’économie américaine avec lui.

Le feu se propage aux entreprises, General Motors fait faillite et bientôt les marchés financiers sont à genoux. En moins d’un an le Dow Jones perd la moitié de sa valeur. L’économie américaine s’effondre de près de 9% au 4e trimestre 2008.

La situation financière des États se dégrade : les rentrées fiscales chutent pendant que les dépenses de redistribution explosent. Les États sont les prochains sur la liste des victimes. Ainsi fin 2008, l’État français s’endette à des taux frôlant les 5%.

A ce stade, la crise ressemble étonnement à 1929. Les journaux s’interrogent. Mais la comparaison s’arrête là. La crise de 1929 était une crise déflationniste, les banques centrales ne retomberont pas dans l’erreur de la Grande Dépression.

Les banques centrales, ces chevaliers blancs… Les États ont du mal à trouver des créanciers ? Qu’à cela ne tienne, les banquiers centraux, les États-Unis en tête, créeront la monnaie et rachèteront eux-mêmes les dettes de leurs États. Ainsi en 2011 la Fed devient le plus gros détenteur de dette américaine devant la Chine. La BCE finalement suivra elle aussi en 2011. Peu importe que la Banque des règlements internationaux s’émeuve rapport après rapport que les banques centrales ne peuvent pas se substituer aux politiques et qu’elles ne font que retarder et augmenter la crise.

Peu importe que l’expérience n’ait jamais été tentée collectivement à une telle échelle. En permettant des plans de relance pharaoniques et en inondant les marchés de monnaie toute fraîche, les banques centrales cassent la poussée déflationniste mondiale. Les États creusent leurs déficits déjà abyssaux. L’immobilier rebondit sur un point bas aux États-Unis et oublie de chuter en France. Finalement, les produits dérivés repartent et dépassent à nouveau leurs plus hauts de 2008. Au 2e trimestre 2012, on compte plus de 700 000 milliards de dollars de produits dérivés.

Si les mêmes causes produisant les mêmes effets, il faut donc s’attendre au programme suivant dans les mois à venir :

– une nouvelle crise bancaire sur les produits dérivés

– puis sa propagation à l’économie réelle et chute des marchés boursiers…

– … et contamination au marché obligataire de la dette des États

La pyramide des liquidités d’Exter

Ce que nous vivons avait été prévu par un économiste trop méconnu : John Exter, vice-président, en son temps, de la Réserve fédérale de New York. L’idée d’Exter est simple. Les actifs financiers circulent entre différentes strates plus ou moins liquides. Ces strates forment une pyramide inversée des actifs les moins liquides (en haut) aux actifs les plus liquides (en bas). La voici :

Si vous ne connaissiez pas la pyramide d’Exter, regardez-la bien. En temps de crise, incertitude et inquiétude font tomber les capitaux vers les strates les plus liquides de la pyramide, c’est-à-dire les plus basses.

Ce faisant, la crise se propage de strate en strate : des produits dérivés à l’immobilier puis aux marchés financiers. Les États suivaient, alors les banques centrales ont tenté de stopper ce phénomène. Elles ne l’ont que déplacé, retardé et amplifié. In fine, selon la logique d’Exter, la monnaie disparaît et toute la valeur qu’elle portait se déplace vers l’or.

John Exter appliqua sa théorie à son propre portefeuille qu’il plaça entièrement en or à partir de 1969. En 1971 Nixon, en suspendant la convertibilité en or du dollar, fit entrer John Exter dans la légende. Exter devint richissime grâce à l’envol des cours de l’or.

Aujourd’hui la pyramide se lézarde à nouveau ; la fausse monnaie ne suffira plus à replâtrer les fissures.

Au PDG de JP Morgan, Jamie Dimon, on demandait il y a peu s’il avait peur que l’État américain ne puisse bientôt plus emprunter, faute de créanciers.

C’est une certitude, répondit-il, la seule question est quand et comment — mais cela arrivera, les États-Unis ne peuvent emprunter indéfiniment. Regardez depuis des centaines d’années, les banqueroutes de pays s’enchaînent les unes après les autres, encore et encore. Et peu importe qu’on soit la monnaie de réserve ou les gendarmes du monde.

Inutile de vous dire que si le marché obligataire craque, que ce soit en euro ou en dollar, les dégâts seront énormes. Pour contrecarrer cette chute, il ne restera plus qu’une solution : toujours plus d’impression monétaire.

Atlantico

Le FMI réduit encore sa prévision de croissance pour la France

À force de creuser on va finir par trouver du pétrole.

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Une nouvelle fois, le Fonds monétaire international a révisé à la baisse, mercredi 23 janvier, sa prévision de croissance pour la France. Il est aussi gagné par un regain de pessimisme sur la zone euro et les Etats-Unis.

Décidément, le 0,8% de croissance annoncé par le gouvernement français en 2013 doit paraître bien utopiste aux prévisionnistes du FMI. Pour l’Hexagone, le Fonds a encore revu sa prévision à la baisse ce 23 janvier, la passant de 0,4% à 0,3%. Mais le pessimisme de l’institution va bien au-delà de la seule économie française.

Ainsi, l’Allemagne voit sa prévision de croissance passer de 0,9% à 0,6%. Le Fonds monétaire international s’attend d’ailleurs à voir la récession se poursuivre en zone euro pour la deuxième année consécutive, à -0,2%. La cause : les « faiblesses » des économies qui la composent.

« L’activité dans la périphérie de la zone euro a été encore plus déprimée que prévu », constate le Fonds pour qui les difficultés de la zone euro font peser des risques sur l’économie globale.

Le débat sur l’austérité balayé

Le FMI s’attend ainsi à une croissance mondiale plus faible qu’initialement prévue. Elle devrait se maintenir aux environ de 3,5%, soit une baisse de 0,1 point par rapport à la précédente prévision.

e PIB devrait augmenter de 4,1% en 2014, à conditions de surmonter les risques « considérables », qui pèsent sur l’Europe et les Etats-Unis.

suite sur BFM

La Banque de France confirme : c’est la récession !

Pour ceux qui lisent ce blog régulièrement, cet article n’est que la confirmation de ce que nous disons depuis quelques mois. Mais là c’est la banque de France qui le dit, alors ça change tout.

 

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Elle estime que le pays a connu un deuxième trimestre consécutif de décrue du PIB fin 2012.

La Banque de Francea confirmé jeudi 10 janvier son estimation d’une légère récession fin 2012 en France avec une baisse de 0,1% de l’activité économique au quatrième trimestre, après un recul équivalent estimé pour le troisième trimestre.

Elle donne dans son enquête de conjoncture dans l’industrie et les services de décembre la même estimation de l’évolution du Produit intérieur brut (PIB) au quatrième trimestre que dans celle de novembre publiée il y a un mois, ainsi que dans celle d’octobre.

Pour le troisième trimestre, elle avait également estimé que l’activité économique de la France avait reculé de 0,1% par rapport au trimestre précédent, contrairement a ce qu’a estimé l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee).

Une récession est techniquement définie comme au moins deux trimestres consécutifs de contraction du PIB. Il s’agirait alors d’un premier épisode de récession depuis que la France est sortie de la crise au printemps 2009.

France: la récession s’installe

Avec la rechute de la croissance, le rétablissement des comptes publics auquel s’est engagé le président Hollande paraît hors de portée.

Qui est réellement François Hollande ? Un indécrottable optimiste, ou un fervent adepte de la méthode Coué ? L’année 2013 nous donnera sans doute quelques éléments de réponse. Le chef de l’Etat ne cesse de promettre la reprise, mais la croissance s’est évaporée depuis le début de l’automne. Et c’est une récession rampante, pernicieuse, qui est en train de s’installer dans l’Hexagone. Alors que la baisse du produit intérieur brut pourrait être comprise entre 0,5 et 1 % en 2013, ce nouveau trou d’air va frapper une économie qui n’avait pas fini de panser ses plaies.

Des PME obligées de compresser leurs marges

« La plupart des entreprises vont affronter ce gros vent avec des trésoreries à sec », commente Denis Ferrand, directeur général de COE-Rexecode. La rentabilité des entreprises est inférieure de 4 points à son niveau de la fin 2007, et beaucoup de PME sous-traitantes de grands groupes industriels sont à l’os. Leur taux d’épargne, mesuré par le rapport entre l’autofinancement et le revenu global, serait inférieur à 15 %, soit deux fois moins que dans les grandes entreprises, d’après les calculs du Crédit agricole.

« Pour tenter de garder leurs parts de marché, les PME compressent leurs marges, ce qui pèse sur leur capacité à investir et à innover », analyse Axelle Lacan, économiste au Crédit agricole. Certes, elles pourront obtenir une petite avance sur le tout nouveau « crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi », mais l’effet sur les trésoreries sera très mince. Du coup, les liquidations judiciaires comme les plans sociaux risquent de tomber encore dru. « On pourrait tutoyer le record de faillites de 2009″, redoute Ludovic Subran, le chef économiste d’Euler Hermes. Avec de grosses boîtes sur la paille, à l’image de Petroplus et de Doux.

– 1 % de baisse du pouvoir d’achat par ménage en 2013.

Denis Kessler : il y a eu une erreur de gestion de la crise depuis le début. (vidéo)

0,1 de croissance c’est 3h00 de production, 3h00 d’un jour ouvré.

Il y a eu une erreur de gestion de la crise depuis le début. Il y a 5 ans on a cru que c’était une crise conjoncturelle qu’on pouvait corriger par un recours au déficit budgétaire. On a laissé filer le déficit dans des conditions absolument inouï…

…Avec la stagnation dans laquelle nous entrons l’objectif budgétaire de 3% pourrait ne pas être tenu. Et à ce moment là on aura pas seulement un problème de crédibilité vis à vis des entreprises, mais on aura un problème de crédibilité vis à vis de l’ensemble de nos partenaires européens et des marchés financiers. Et dans le pire des scénario on aurait une augmentation des taux d’intérêts sur une dette extrêmement importante au moment où on a 169 milliards d’euros à aller chercher sur les marchés pour financer le déficit de l’année prochaine.

INSEE : Hausse du Chômage et baisse de la croissance pour 2013 en France. (audio)

11% de Chômeurs (officiels) en 2013

L’Insee vient de dévoiler sa note de conjoncture pour fin 2012 et 2013… et c’est triste !

Sur le front du chômage, l’institut s’attend à 40 000 suppressions de postes par trimestre sur la première partie de 2013 dans les secteurs marchands non agricoles, puis 75 000 autres au premier semestre 2013. L’Insee intègre dans cette estimation les premiers effets du crédit d’impôt pour la compétitivité, qui permettrait de soutenir 15 000 postes d’ici mi-2013.

L’INSEE anticipe une hausse du chômage. Il serait de… 11 % mi-2013 (c’est évidemment le taux officiel. Le chômage en France est largement sous évalué, les chiffres réels sont proches de 16 à 17%)

L’emploi dans les secteurs non-marchands serait en hausse (+26 000 en 2012, +31 000 au premier semestre 2013) notamment en raison « de la progression du nombre de bénéficiaires de contrats aidés ». C’est à dire des emplois qui ne rapportent rien et qui coutent à l’ État.

Explications de Régis Lachaud de France Inter

[audio:http://www.prechi-precha.fr/wp-content/uploads/2012/12/emploirec.mp3|titles=chomage]

 

Croissance de 0,1% à fin juin 2013

En matière de croissance, l’INSEE est plus optimiste que la banque de France. Là où la banque de France prévoit une récession, l’INSEE prévoit… 0,1 de croissance. Mais c’est quand même moins que les 0,8 % qu’envisage le gouvernement, ce qui, d’un point de vue statisticien est peu probable.

Cédric Audenis, chef du département conjoncture de l’Insee,note que: « atteindre une croissance de 0,8% en 2013 suppose que les aléas favorables se concrétisent dès le 1er semestre, sinon, il faudrait une croissance de 1 point par trimestre, au second semestre ».

Surtout que les autres signes ne sont pas très prometteurs. L’inflation resterait à un niveau bas en 2013 (1,4%) pour autant, l’Insee ne voit « pas une hausse du pouvoir d’achat ».

Il est bon de noter aussi qu’une décimale de perdue sur le taux de croissance, c’est de la dette en plus.

Explications de Régis Lachaud de France Inter
[audio:http://www.prechi-precha.fr/wp-content/uploads/2012/12/croissance.mp3|titles=croissance]
 

Source France inter et BFM business