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Le « reductio ad hitlerum » va faire gagner Macron

On dit souvent que le peuple a les élites qu’il mérite; je pense que cette maxime est malheureusement vraie.  Ce que nous révèle ce second tour, (mais aussi les résultats du premier) c’est que les français sont dans leur grande majorité aliénés, lâches, massivement incultes, gangrenés pas la pensée gauchiasse, et abrutis par la massification de la connerie médiatique.

Nous sommes entrés dans l’ère du vide, celui de la post-démocratie.

Le pessimiste que je suis n’est pas surpris, l’héritier de civilisation que je suis devenu lui est en revanche très inquiet.

« Chaque peuple a son principe propre et il tend vers lui comme s’il constituait la fin de son être ; une fois cette fin atteinte, il n’a plus rien à faire dans le monde.» G.W.F. Hegel

Dans les livres d’histoire et dans les cours de Sciences Po, la campagne de Macron apparaîtra certainement comme celle d’un Bonaparte, non du Pont d’Arcole, mais de la mondialisation, prenant le pouvoir par un 18 Brumaire, c’est-à-dire grâce aux brumes médiatico-politicardes d’un mois de mai que sont les ignobles manipulations d’Oradour-sur-Glane, du Mémorial de la Shoah, de l’hommage à la mémoire de Brahim Bouarram, Marocain mort noyé dans la Seine un jour de défilé FN en 1995.

Philippe Bilger, en 1998 avocat général dans le procès de Michaël Freminet condamné pour le meurtre de Brahim Bouarram, dénonce aujourd’hui une démarche électoraliste. A l’époque, il avait cédé à la bien-pensance et requis contre Freminet en parlant de meurtre alors qu’il s’agissait d’une bousculade ayant provoqué la mort sans intention de la donner. Le Marocain à Paris ne savait pas nager et Freminet ne pouvait le savoir.

Mais Bilger votera Macron.

http://www.atlantico.fr/decryptage/brahim-bouraam-victime-mais-pas-fascisme-3035926.html

De même, pour ce qui concerne la visite de l’amateur de cougar au Mémorial de la Shoah. Finkielkraut, fils de déportés, dénonce la manœuvre. «On ne peut pas faire de l’extermination des juifs un argument de campagne. Les morts, et ces morts tout particulièrement, ne sont pas à disposition. Le devoir de mémoire dont on parle tant consiste à veiller sur l’indisponibilité des morts », dit le philosophe qui s’hystérise facilement.

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Pierre-André Taguieff : «La propagande antilepéniste, puissant facteur de la montée du FN» (1/2)

Pour le philosophe et politologue, la rhétorique antiraciste et son processus de diabolisation sont une des explications du succès du lepénisme dans les urnes. Première partie de l’entretien accordé au Figarovox.

Pierre-André Taguieff est philosophe, politologue et historien des idées. Il est directeur de recherche au CNRS,rattaché au Centre de recherches politiques de Sciences Po. Dans son dernier livre Du diable en politique. Réflexions sur l’antilepénisme ordinaire (Paris, CNRS Éditions, 2014), il décrypte le processus de diabolisation du Front National et ses revers.

4z96451FigaroVox: Votre livre décrit la mécanique diabolisatrice à l’œuvre dans le paysage politique français depuis trente ans, qui renvoie systématiquement le Front national aux «heures les plus sombres» et à la «bête immonde». Pouvez-vous nous décrire ce processus de diabolisation?

Pierre-André TAGUIEFF: La diabolisation implique de réduire un individu ou un groupe à une manifestation du Mal ou à une incarnation du diable, et d’en tirer les conséquences pratiques, à savoir l’élimination de l’entité diabolisée. Dans les systèmes totalitaires, la diabolisation des opposants se traduit par leur extermination physique. Dans les démocraties pluralistes, les adversaires diabolisés sont en principe exclus du jeu démocratique, mis à l’écart du système politique. La diabolisation constitue ainsi une méthode d’illégitimation d’un adversaire, d’un concurrent, d’un contradicteur, qui sont ainsi transformés en ennemis redoutables et haïssables. En outre, diaboliser l’autre (l’opposant ou le différent), c’est se classer soi-même dans la catégorie des représentants ou des combattants du Bien. C’est donc se donner une légitimité, voire une respectabilité à bon compte.

(…)

En France, l’antinationalisme est devenu idéologiquement hégémonique à la faveur de la construction européenne. Les nations étant perçues comme des obstacles à cette dernière, le sentiment national lui-même a été réduit par les élites dirigeantes et discutantes à une survivance nuisible d’un passé heureusement révolu, à un archaïsme détestable. Le problème, c’est que le sentiment de l’appartenance nationale, qui revient à celui de posséder une identité nationale, n’a nullement disparu de l’opinion, et, plus profondément, des mentalités ou des croyances culturelles. À partir de 1983-1984, le mouvement lepéniste a incarné tout ce rejetaient et méprisaient les élites antinationalistes ainsi que les héritiers de gauche du vieil antifascisme. D’où la dénonciation du FN comme «fasciste», stigmatisation qui l’a isolé dans le système des alliances politiques. Mais, en même temps, le FN a pu s’efforcer, non sans succès, de monopoliser le sentiment national dans tous ses aspects. Ainsi, à la diabolisation par le FN a répondu celle du FN, faisant surgir un cercle polémique vicieux qui ne cesse de compliquer l’interaction entre le FN et ses ennemis, et d’engendrer des effets pervers.

La «reductio ad Hitlerum» avait déjà été dénoncé par Leo Strauss en son temps. Qu’apporte votre livre de nouveau?

En 1953, au début de son grand livre intitulé Droit naturel et histoire, Leo Strauss, agacé par les clichés d’une rhétorique antifasciste fonctionnant à vide et devenue l’instrument privilégié du terrorisme intellectuel, avait pointé le problème en donnant une dénomination suggestive à ce qui lui paraissait être un raisonnement fallacieux: «reductio ad Hitlerum». Dans un contexte où l’antifascisme consensuel était devenu une forme de conformisme idéologique justifiant tous les amalgames polémiques, le philosophe juif émigré aux Etats-Unis faisait cette mise en garde d’ordre méthodologique: «Il n’est malheureusement pas inutile d’ajouter qu’au cours de notre examen nous devrons éviter l’erreur, si souvent commise ces dernières années, de substituer à la

reductio ad absurdum la reductio ad Hitlerum. Qu’Hitler ait partagé une opinion ne suffit pas à la réfuter.» L’accent est mis sur la valeur de vérité d’un énoncé quelconque. Disons, pour simplifier la question à des fins pédagogiques, que la reductio ad Hitlerum consiste pour Strauss à juger fausse toute assertion, comme «La Grande-Bretagne est une île», que le Führer croyait vraie. Inférence illustrant à quel point l’endoctrinement idéologique peut rendre stupides ceux qu’il aveugle. Il s’agissait d’ailleurs pour Strauss d’une remarque marginale dans un livre de philosophie politique consacré notamment à la discussion des thèses de Max Weber, ce qui explique qu’il n’ait pas développé l’analyse du type d’amalgame polémique qu’il avait brièvement caractérisé, à savoir la diabolisation de type antifasciste. Car aujourd’hui, lorsqu’on dénonce à juste titre la reductio ad Hitlerum, on vise un sophisme beaucoup plus pernicieux, qu’on peut illustrer par ce syllogisme défectueux: «Hitler aimait les chiens (ou Wagner) ; X aime aussi les chiens (ou Wagner) ; donc X est un disciple d’Hitler». Je soulignerai au passage le fait que diaboliser un individu ou un mouvement politique quelconque en l’assimilant à Hitler ou au nazisme, c’est banaliser le nazisme.

C’est à Léon Poliakov qu’on doit l’analyse pionnière de la diabolisation, mode de fabrication d’ennemis absolus. Mais, dans ses travaux des années 1970 et 1980 sur la «causalité diabolique», l’historien de l’antisémitisme avait surtout étudié la diabolisation des Juifs, des jésuites et des francs-maçons, à travers les «théories du complot» qui les prenaient pour cibles. Dans l’après-1945, ce sont principalement les nationalistes, eux-mêmes grands diabolisateurs de leurs adversaires, qui ont été diabolisés par leurs ennemis, qui les percevaient comme des héritiers des fascistes ou des nazis.

L’assimilation abusive d’un quelconque adversaire à Hitler, pris comme incarnation du diable, en vue de le disqualifier, reste une opération rhétorique banale, qu’on peut observer aujourd’hui dans les affrontements politiques, voire dans les débats intellectuels en Europe et ailleurs. Le discours antifasciste continue de fonctionner en l’absence de fascismes réels, ce qui pousse les diabolisateurs à inventer sans cesse de nouveaux fascismes imaginaires. Cette bataille contre des néo-fascismes fictifs relève de ce que j’ai appelé le néo-antifascisme, dont l’antilepénisme ordinaire est, en France, la principale figure. Dans Continuer la lecture de Pierre-André Taguieff : «La propagande antilepéniste, puissant facteur de la montée du FN» (1/2)

La Région Haute-Normandie utilise l’argent public pour financer la propagande anti-FN !

Communiqué de presse de Nicolas Bay, Président du groupe FN au Conseil régional de Haute-Normandie

Nicolas Bay, Président du groupe Front National au Conseil régional de Haute-Normandie, dénonce solennellement le comportement indigne de M. Mayer-Rossignol et de l’exécutif régional socialo-écolo-communiste qui soutient financièrement des activités prétendument artistiques mais qui constituent en réalité de la propagande anti Front National.
En effet, le catalogue récemment édité par le FRAC (Fonds régional d’art contemporain, largement financé par l’argent public et notamment par le Conseil régional) présente parmi ses « œuvres », une affiche électorale de Marine Le Pen déchirée avec les yeux perforés et affublée d’une moustache hitlérienne. On notera au passage, indépendamment du mauvais goût, l’indigence de la création artistique…
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Dans les salons de l’Hôtel de Région, est exposé au public un tableau intitulé « la marée noire » caricaturant Marine Le Pen et la présentant de manière désobligeante. Il s’agit là de minables opérations de basse propagande qui portent très gravement atteinte au principe élémentaire de neutralité politique des institutions de la République.

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En outre, cette exposition constitue une infraction évidente à la législation et à la jurisprudence sur le financement des campagnes électorales alors même que nous sommes en période de campagne électorale européenne dans la circonscription « nord ouest » où Marine Le Pen est député européen sortant et candidate tête de liste pour le renouvellement de son mandat… Le Front National étudie les suites juridiques qu’il donnera à cette affaire.

Nicolas Bay demande à M. Mayer-Rossignol de mettre fin sans délai à l’utilisation abusive de l’argent public et des locaux du Conseil régional à des fins de propagande électorale. Il s’agit là d’une dérive politique grave que la « liberté artistique » ne peut en aucune façon justifier.
Catalogue « 30 ans du FRAC Haute-Normandie », édité par le FRAC et financé par la Région, l’État et la commune de Sotteville-lès-Rouen.