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Répliques: Y-a-t-il une alternative à la société libérale? (Avec J.C. Michéa)

Le libéralisme est le grand sujet d’étude et d’inquiétude de Jean-Claude Michéa. AprèsL’empire du moindre mal, Le complexe dOrphée, et La gauche et le peuple, échange épistolaire avec Jacques Julliard, il publie aujourd’hui Notre ennemi le capital

Aussi enthousiaste que Michéa est critique, Matthieu Laine , auteur du Dictionnaire amoureux de la liberté, vient de préfacer une Anthologie des discours de Margaret Thatcher Discours et conférences (1969-1992) Margaret Thatcher et le titre de cette préface est : France, cet impérieux besoin de Thatcher.

J’imagine que la discussion sera vive entre mes deux invités et, pour commencer, je leur demanderai de donner leur définition du système économique et social sous lequel nous vivons aujourd’hui.

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Répliques : Qu’est-ce que l’Hubris ?

Le vingtième siècle aura été le siècle de la démesure. La démesure de la politique avec des guerres mondiales, des déportations et des camps d’extermination, qui a culminé avec deux bombes atomiques larguées sur des populations civiles. La démesure de l’homme, ensuite, puisque ces crimes ont été commis au nom d’idéologies abstraites qui, pour sauver l’humanité, ont sacrifié sans remords les hommes réels. La démesure du monde, enfin, avec une science prométhéenne qui a tenté de percer les secrets de l’univers, une technique déchaînée qui a cherché à asservir la nature et une économie mondialisée dont les échanges ont imposé le prix des choses au détriment de la dignité des hommes.

Nietzsche avait clairement établi le diagnostic : « La mesure nous est étrangère, reconnaissons-le ; notre démangeaison, c’est justement la démangeaison de l’infini, de l’immense. »

Alain Finkielkraut interroge, dans son émission Répliques, jean François Matteï,(le sens de la démeusure) et Jean Clair,( l’hubris, la fabrique du monstre dans l’art moderne) sur l’Hubris.

La Révolte des masses de José Ortega y Gasset. (Radio « émission Répliques & Vidéo)

La Révolte des masses est un livre de José Ortega y Gasset publié pour la première fois en Espagne en 1929. En France, l’auteur a toujours été considéré par une large partie de l’intelligentsia de gauche comme un Libéral-conservateur infréquentable, c’est ce qui explique que la diffusion de « La révolte des masses » soit demeurée confidentielle. Une excommunication aujourd’hui réparée par sa réédition aux Belles Lettres.

Dans cet ouvrage, José Ortega y Gasset utilise un personnage conceptuel, l’Homme-masse. L’auteur désigne ainsi l’Homme moyen. L’ Homme conformiste. L’ Homme du nivellement épris d’égalitarisme et qui se complait dans une médiocrité démagogique. L’ Homme-masse, c’est l’enfant gâté, sans passé ni tradition.
Il faut cependant éviter de faire une confusion: l’Homme-masse ne correspond pas à l’ouvrier ni à l’homme du peuple, il n’y a pas chez Ortega y Gasset la volonté de produire une critique de classe.
L’Homme-masse serait plutôt le fruit d’un relativisme fou. Il est l’archétype de celui qui éprouve un sentiment de domination engendré par la disparition des « élites »(que José Ortega y Gasset désigne par l’ expression: les minorités exemplaires), et qui en vient à mépriser toute forme de hiérarchie intellectuelle:
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