Archives par mot-clé : République

Pour Nicole Belloubet, le vote du FN sur la loi Asile est une « tactique » pour « déstabiliser l’ensemble de notre système républicain »

Ils n’ont honte de rien!


Pour le Parti socialiste, la loi Asile et immigration marque un « tournant »historique de « l’alignement » du FN et de la majorité parlementaire notamment. « Ce texte n’a pas été écrit pour séduire le Front national », a répondu Nicole Belloubet, dimanche 22 avril dans « Questions politiques » sur France Inter. La ministre de la Justice a ensuite poursuivi en estimant que « le Front national adopte des tactiques pour précisément déstabiliser l’ensemble de notre système républicain ».

Le gouvernement ne fait pas de « racolage politique »

Dans l’émission en partenariat avec franceinfo et Le Monde, Nicole Belloubet a ajouté que le gouvernement ne fait pas de « racolage politique ». Selon la ministre de la Justice, le vote du FN n’est pas recherché, « nous sommes même en désaccord profond avec les thèses qui sont défendues par le FN ».

L’article 5 de la loi, réduisant le délai de première demande d’asile de 120 à 90 jours, a en effet été adopté, jeudi, par 92 voix, dont 4 du FN, face à 31 voix contre et 13 abstentions. Continuer la lecture de Pour Nicole Belloubet, le vote du FN sur la loi Asile est une « tactique » pour « déstabiliser l’ensemble de notre système républicain »

Hamon ou le crépuscule de la gauche républicaine ?

Ça fait belle lurette que la gauche n’est plus républicaine… ils ont même un problème avec la démocratie.


Arrivé deuxième au premier tour, Manuel Valls n’a pas réussi à percer lors de la primaire de la gauche. Laurent Bouvet estime que la gauche républicaine risque d’être écartée du jeu politique au profit d’un renforcement de la ligne Terra Nova.

FIGAROVOX. – Dans un entretien à FigaroVox le 6 juin 2015, vous prophétisiez la mort du parti d’Epinay. Le premier tour de la primaire confirme-t-il cette hypothèse pessimiste?

Laurent BOUVET. – On arrive, à l’occasion de l’élection présidentielle et des législatives de 2017, au bout d’un processus de lente décomposition du PS sous sa forme «Epinay», c’est-à-dire depuis sa refondation en 1971 sous la houlette de François Mitterrand. L’élément principal de cette décomposition étant que les conditions de victoire électorale (au niveau local ou au niveau national selon l’époque) qui tenaient ensemble les différentes composantes idéologiques du PS (en gros une aile droite sociale-libérale et une aile gauche sociale-étatiste) depuis des décennies ne sont plus présentes, ne sont plus même possibles aujourd’hui.

Pour plusieurs raisons. D’abord le fait que l’exercice du pouvoir a révélé au grand jour, en raison des choix à faire et au regard de l’ambiguïté de la promesse hollandaise en 2012, et comme l’a bien souligné Manuel Valls lorsqu’il était Premier ministre, qu’il y avait deux gauches irréconciliables, tant sur le plan économique et social qu’en termes de «valeurs», d’identité culturelle ou à propos de la laïcité. Ensuite parce que ces deux composantes du PS sont
débordées dans cette campagne électorale, de l’extérieur, par des offres politiques plus attractives que celles qu’elles proposent, autour des candidatures de Jean-Luc Mélenchon et d’Emmanuel Macron. C’est-à-dire que pour la première fois, le PS n’est plus au centre du jeu, qu’il n’est plus non seulement le parti hégémonique à gauche mais encore qu’il n’est plus le lieu vers lequel les regards se tournent afin de permettre à la gauche d’accéder à nouveau au pouvoir. Enfin, on arrive aussi au moment d’un épuisement de la forme-parti telle qu’incarnée par le PS avec ses structures totalement sclérosées, son nombre restreint d’adhérents et de cadres dont le principal souci est la candidature à l’élection ou la préservation de leur siège.

On est donc, bien plus qu’en 1993 ou en 2002, à un véritable moment de rupture par rapport au PS que l’on a connu jusqu’ici. Sur quoi est-ce que cela peut déboucher, sous quelle forme… Il est trop tôt pour le dire, surtout avant les élections.

Le score décevant de Manuel Valls semble indiquer que la gauche républicaine est de plus en plus minoritaire au sein du PS…

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Région LRMP / Fraternité, Ancien Régime et valeurs de la République : Carole Delga, reine de la confusion historique (Maj: vidéo)

Delga devrait lire des livres d’Histoire, et particulièrement ceux rédigés par des historiens spécialistes de l’époque médiévale, ça lui éviterait de dire des âneries.


Maj

En marge de la pose de la première pierre des travaux de réhabilitation des 9 ECLUSES de FONSERANES, une passe d’armes à fleurets mouchetés a eu lieu entre la présidente de région Carole DELGA et le maire de BEZIERS, Robert MENARD.

Des prises de parole ou chacun y est allé de sa petite anecdote. Kléber MESQUIDA peu avare de clin d’oeil, avait rappelé, entre deux virgules savamment placées, que Pierre Paul RIQUET avait été à l’avant garde de son époque en embauchant des immigrés qualifiés sur le chantier du Canal du Midi.

BEZIERS – 2016 – Carole DELGA à Robert MENARD… par Herault-Tribune

 

Communiqué de presse du Groupe FN-RBM au Conseil Régional de Languedoc-Roussillon Midi-Pyrénées (LRMP)
Vendredi 4 mars, à l’occasion du lancement des travaux des neuf écluses de Fonséranes (Béziers), la députée et présidente de la région s’est livrée à une analyse historique pour le moins douteuse du XVIIe siècle. Le « Grand Siècle », qui marque l’apogée de la civilisation française, ne semble pas plaire à Madame Delga. Devant les élus locaux, celle-ci a formulé une critique totalement anachronique et déplacée de l’époque glorieuse de Louis XIV :
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« C’est un siècle qui avait un manque. Un manque crucial. C’est qu’il n’y avait pas les valeurs de la République. C’est que nous étions à l’époque de la féodalité. Féodalité des femmes et des hommes ; féodalité aussi sur les esprits. En fonction de son milieu social de naissance, l’égalité des chances n’existait pas. L’accès à l’éducation, l’accès à la santé. En fait tout simplement les femmes et les hommes ne naissaient pas libres et égaux. La fraternité n’était pas la première des valeurs de la République : la marche suprême que nous voulons pour notre France ».

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La Révolution, la République, la France (Émission « Répliques » sur France Culture)

Invité(s) d’Alain Finkielkraut :
Mona Ozouf, directeur de recherche au C.N.R.S., auteur de nombreux ouvrages sur la Révolution française, la République et la littérature.
Patrice Gueniffey, directeur d’études à l’école des hautes études en sciences sociales

La Révolution est l’échec des Lumières.

Histoire : République et démocratie en France, une histoire trouble

Lu sur Fdesouche

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Un bureau de vote en 1891 (tableau d’Alfred Bramtot).

Quiconque a un peu de culture politique sait que « République » et « démocratie » ne sont pas des termes synonymes et interchangeables. La République populaire de Chine, la République de Cuba ne sont pas démocratiques. A contrario, le Royaume-Uni, l’Espagne, le Danemark sont des monarchies démocratiques. Il n’est même pas besoin d’aller chercher les exemples à l’étranger : la Première République ne fut pas démocratique (1) ; alors que le Second Empire fut démocratique (bien que les élections furent sévèrement encadrées).La République moderne française, née en 1870 (ou 1875 selon l’importance accordée à l’amendement Wallon) était-elle aussi parfaitement démocratique ? L’Histoire montre que si ce régime puise sa légitimité du suffrage universel, les républicains ont été plus d’une fois mal à l’aise avec le principe démocratique. C’est l’historien et sociologue Pierre Rosanvallon qui pose la question : « les républicains sont-ils philosophiquement vraiment des démocrates ? ». Il répond : « Le doute secret [sur la supériorité intrinsèque du suffrage universel] qui travaille en profondeur la foi des pères fondateurs [de la IIIe République] ne procède pas seulement d’une déception devant l’ingratitude des masses, il plonge aussi ses racines dans un indéniable dualisme philosophique de la pensée républicaine » (2).

Philosophiquement, ces pères fondateurs étaient tiraillés entre l’exigence de la rationalité (qui ne saurait se retrouver dans les masses, sujettes à l’émotion, en partie irrationnelles) et l’exigence de l’égalité politique (la démocratie : un individu, un vote). D’un côté Voltaire (la raison), de l’autre Rousseau (la souveraineté populaire).

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Elections législatives du 2 février 1879. Arrondissement de Pontivy (auteur anonyme).

Ces contradictions se traduisent dans des actes. En 1884, pour mettre fin à la hantise d’une restauration royale ou impériale par la voie des urnes, les républicains procèdent à une révision constitutionnelle (à l’initiative de Jules Ferry). A cette époque, les républicains ne sont réellement au pouvoir que depuis 1879 (Chambre, Sénat et présidence de la République), et ils ont face à eux une opposition royaliste et bonapartiste qui demeure solide. L’article 2 de cette révision constitutionnelle indique : « La forme républicaine du Gouvernement ne peut faire l’objet d’une proposition de révision ».

Cela revient à mettre la République au-dessus du suffrage universel, à l’abri des masses électorales. Le lien entre République et démocratie est rompu ; ce qui fait alors les choux gras des conservateurs. Si la République est au-dessus du suffrage universel, obligatoire et non négociable, alors quelle est la source de sa légitimité ? Le député bonapartiste Paul de Cassagnac parlera ironiquement de « République de droit divin ».

Un autre exemple de la méfiance des républicains à l’égard du suffrage universel tient dans le référendum. Quoi de plus démocratique que le référendum ? Pourtant, après mai 1870, les Français devront attendre la Ve République, soit près d’un siècle, pour le voir réapparaître. Utilisé par Napoléon III, il fut longtemps perçu comme un instrument du césarisme par les républicains. De plus, la plupart des républicains, tel Jules Simon, considèrent la représentation parlementaire comme un « filtre » nécessaire entre une masse électorale jugée quelque peu irrationnelle, mouvante, imprévisible, et la question à trancher (l’exigence de la raison déjà évoquée). Paradoxalement, dans la Chambre des députés de la IIIe République, ce sont les conservateurs non-républicains qui défendent l’usage du référendum.

Si le référendum est absent des usages de la IIIe République au niveau national, quelques référendums locaux se tiennent à la fin du XIXe siècle. La municipalité de Cluny questionne ainsi ses habitants en 1888. Le conseil municipal avait été élu notamment sur la promesse de ne créer aucun impôt nouveau et de ne faire aucun emprunt ; cependant la ville souhaitait obtenir du ministère de la Guerre un bataillon d’infanterie et construire un casernement pour l’abriter. Les clunisiens sont appelés à trancher la question financière. D’autres municipalités, souvent conservatrices, suivent l’exemple de Cluny, ce qui amène le ministre de l’Intérieur à adresser aux préfets une circulaire leur enjoignant de prononcer de nullité tout appel des conseils municipaux au référendum. A la Chambre des députés, un projet de loi permettant les référendums locaux est déposé en 1890 par un bonapartiste rallié aux orléanistes, le baron de Mackau (un des chefs du groupe parlementaire de l’Union des droites, avec Piou et de Cassagnac). Le projet de loi est repoussé par la majorité républicaine.

D’autres exemples, moins importants historiquement mais significatifs, pourraient être donnés (décret du 31 janvier 1871, interdiction des candidatures multiples en 1889 lors de l’épisode Boulanger, etc.).
Mais au-delà des exemples donnés, remarquons que, tout au long de l’Histoire de la Continuer la lecture de Histoire : République et démocratie en France, une histoire trouble

Vous avez dit «républicain» ? par Florian Philippot.

Tribune libre pour L’Opinion

Il est temps de mettre les choses à plat. On passera sur la ficelle, de plus en plus grossière, qui consiste à brandir la « République en danger » dès qu’on sèche sur le fond. À l’UMPS, on a d’autant plus tendance à invoquer la République qu’on est dans l’incapacité de répondre à vos arguments sur le chômage, l’Union européenne, l’immigration, l’insécurité ou l’austérité…

Mais revenons à notre République. En quoi le Front national ne serait-il pas républicain ? Quand une réponse est apportée, ce qui est rarement le cas, elle porte généralement sur un point bien particulier de notre projet : la priorité nationale, qui consiste, en certains domaines comme l’emploi, à donner une priorité aux citoyens français sur les ressortissants étrangers, à compétences égales.

Cette proposition, s’adressant évidemment à tous les Français sans distinction, est parfaitement républicaine, comme l’est d’ailleurs notre code général de la fonction publique qui continue d’interdire l’accès aux emplois dits « de souveraineté » aux non-nationaux ; comme l’est également le principe même du droit de vote, réservé aux citoyens français, sauf exceptions aux élections municipales et européennes. Si demain par malheur une majorité accorde le droit de vote aux étrangers, devra-t-on considérer comme « antirépublicaine » toute contestation de ce choix ?

Une fois cette paille évacuée, intéressons-nous à la poutre de nos donneurs de leçons de l’UMPS.

Comme des générations de Français, j’ai appris que la République avait arraché le pouvoir Continuer la lecture de Vous avez dit «républicain» ? par Florian Philippot.

Républicain, comme ils disent…Du FN au PS, une querelle politique absurde

Article de Frédéric Rouvillois pour Causeur. Il est professeur de droit public à l’université Paris Descartes,où il enseigne le droit constitutionnel et s’intéresse tout particulièrement à l’histoire des idées et des mentalités. 

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Transformé en chef d’Etat « jupitérien » par la grâce de l’événement, notre ex-« Président normal », comme les Sages, les Pythies et  les Prophètes, s’exprime désormais par énigmes. Après avoir consacré sa conférence de presse du 5 février dernier à célébrer le mystérieux « esprit du 11 janvier », il a ainsi répondu à une question sur la législative partielle du Doubs par une formule à peine moins obscure : « Il y a des partis qui sont dans la République, ceux qui concourent aux suffrages sont dans la République, ont des élus dans la République, ont le droit, donc, d’avoir des candidats, et donc des élus. (…).  Mais est-ce à dire que tous les partis sont pleinement dans les valeurs de la République ? Non. Adhérent aux valeurs de la République ? Non. Au moins, à toutes les valeurs ? Sûrement pas.» Aussitôt, l’aphorisme est contesté par Florian Philippot, invité sur une radio périphérique à commenter la conférence de presse : en l’occurrence, réplique le vice-président du Front national, ceux qui se targuent d’être républicains sont justement ceux qui ont renoncé à l’être en acceptant de noyer la France dans l’Union européenne et qui, par là même, ont renié le principe républicain par excellence, la souveraineté nationale.

Étant donné la fréquence avec laquelle on utilise le mot « républicain » et les graves conséquences que l’on en tire, le débat n’est pas sans intérêt. Mais lequel des deux a raison ? Hollande et les ennemis du Front national, qui lui reprochent de ne pas l’être même s’il profite de la République, et qui n’hésitent pas à appeler au front « républicain » pour lui faire barrage ? Ou Philippot et les siens, qui accusent ces républicains autoproclamés d’avoir délaissé, au profit d’une mondialisation oligarchique, ce qui ferait l’essence et le cœur même de la république?

Dans l’absolu, ni les uns, ni les autres – dans la mesure où la notion de « république » s’avère aussi floue, aussi incertaine et finalement à peu près aussi inconsistante que celle de « démocratie ». Du reste, la petite querelle du 5 février n’est pas sans rappeler les interminables controverses du temps de la guerre froide, où les Etats socialistes (qui se qualifiaient de démocraties populaires) et les régimes libéraux (dits démocraties pluralistes) s’accusaient les uns les autres d’usurper le titre de démocratie, et prétendaient en être les seuls titulaires légitimes. Et encore le mot démocratie fournit-il quelques pistes pour savoir ce qu’il faut entendre par là, et qui peut s’en prévaloir : la démocratie, nous rappelle l’étymologie, est un système dans lequel le pouvoir appartient au peuple, démos. Pour le mot « républicain », les choses paraissent beaucoup plus aventureuses : personne ne peut dire ce que c’est, pas même l’imposant Dictionnaire critique de la république paru il y a quelques années, qui renonçait purement et simplement à définir son propre objet.

 

Pourrait-on, au moins, commencer par dire que la république est le contraire de la monarchie héréditaire? Même pas : en 1576, Jean Bodin intitule ce qui deviendra le plus célèbre traité de philosophie politique d’Ancien régime Les Six livres de la République, utilisant ce terme comme synonyme d’État, res publica, quel que soit le régime politique de ce dernier. Il n’y a pas d’incompatibilité : sur les Continuer la lecture de Républicain, comme ils disent…Du FN au PS, une querelle politique absurde

Le Parti de gauche milite pour que les villes rendent hommage à Robespierre

Le secrétaire national du Parti de gauche, Alexis Corbière, s’offusque du projet de deux élus marseillais de débaptiser une place Robespierre dans le 9e secteur.

886221corbiere546«220 ans après sa mort, il crée encore le débat». Le secrétaire national du Parti de gauche , Alexis Corbière, est bien décidé à se faire l’avocat du révolutionnaire mort en 1794.

Surtout depuis que deux élus UMP de Marseille, Lionel Royer-Perreaut (maire du 9e secteur) et Guy Tessier (député), ont émis l’idée de débaptiser une place qui porte le nom du créateur de la devise «Liberté, Égalité, Fraternité.»

Objet de controverses sur son implication dans la guerre de Vendée, Maximilien de Robespierre n’est pas toujours porté dans le cœur des responsables politiques. À tort estime Alexis Corbière : «On raconte tout et son contraire à son sujet.» […]

Mais le secrétaire national du Parti de gauche veut que la réflexion concerne toutes les villes, notamment Paris et Lyon où aucune rue rappelle la mémoire du révolutionnaire. […]

Le Figaro

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Nota Bene : Pas étonnant que ce militant venu de l’extrême gauche la plus totalitaire tienne une nouvelle fois des propos négationnistes sur Robespierre. On rappelle que c’est lui qui voulait faire interdire les livres de Lorànt Deutsch. La gauche a toujours eu une passion pour les bourreaux et le totalitarisme. C’est même maladif.

Si Robespierre a joué un grand rôle dans l’histoire de la république française, ses exactions, sa haine, son intolérance, ses nombreux crimes, ses comités de salut public en fontt un précurseur de tout les pires dictateurs que la gauche a soutenu tout au long de son histoire. Or c’est cette vérité historique que la gauche s’emploie à cacher ou à maquiller depuis l’après guerre. Car pour la gauche les horreurs dont elle s’est rendue responsables sont des horreurs nécessaires à l’instauration du Bien et d’un nouvel homme, l’Être suprême dont rêvait Robespierre… et c’est cette philosophie qui fait sa matrice mortifère.

Robespierre, bourreau de la Vendée ? / L’ombre d’un doute / France 3 /

Être républicain, qu’est-ce que ça veut dire ?

L’historien Franck Ferrand  s’interroge dans les pages du Figaro sur l’omniprésence du mot « républicain » dans le discours politique.

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C’est le mot à la mode: dans les médias, ces temps-ci, les bonnes choses sont qualifiées de «républicaines», les mauvaises, d’«antirépublicaines». «C’était un grand républicain», proclame ainsi – parmi cent exemples – un communiqué de l’Elysée, publié à l’occasion de la mort de Maurice Faure.

PHO11d92d9a-b021-11e3-8639-82fb40492513-805x453Mais de quoi parle-t-on, au juste?

Quelqu’un pourrait-il m’expliquer en quoi le fait d’être «républicain» ou «républicaine» constituerait, en soi, un brevet de vertu?

Déjà, cela supposerait qu’on définisse clairement la notion, d’autant plus répandue qu’elle est complexe à cerner. Aux Etats-Unis, être Républicain traduit une appartenance politique. En Espagne, dans les années 1930, cela relevait d’un engagement fort. Mais en France, de nos jours, que signifie ce terme, si crânement revendiqué par le premier venu? Rien, ou pas grand-chose – n’en déplaise aux tribuns, aux éditorialistes, aux analystes qui, à tous vents, en usent et en abusent.

Qu’on permette à l’historien de souligner, pour commencer, que la forme républicaine d’un gouvernement n’a jamais garanti son caractère démocratique.

Même de nos jours, une république n’est pas forcément une démocratie: la dictature en vigueur à Pékin porte le nom de «République populaire de Chine» ; or, l’idée ne viendrait à personne de louer ses mœurs politiques! Le chef de l’Etat y est désigné à huis clos par le Continuer la lecture de Être républicain, qu’est-ce que ça veut dire ?

Houria Bouteldja (PIR) : «Cette nation telle qu’elle existe, nous ne l’acceptons pas telle qu’elle est» (Vidéo)

Le site musulman reçoit reçoit Houria Bouteldja, membre du Parti des Indigènes de la République.

Il y a deux catégories qui se font face : le Blanc et l’Indigène.

L’islamophobie est un racisme d’Etat, un racisme structurel.

Notre territoire politique n’est pas la nation française. Cette nation telle qu’elle existe, nous ne l’acceptons pas telle qu’elle est.

«Cette société, cet Etat, nous souhaitons le transformer, c’est la raison pour laquelle nous ne sommes pas intégrationnistes».

oumma

Pierre Cassen : la valise ou la République (vidéo)

Pierre Cassen, membre de Riposte Laïque, revient sur quelques faits d’actualités : l’affaire Clément Méric, les mensonges de Manuel Valls sur les vols et caillassages lors de l’accident ferroviaire de Brétigny, les émeutes musulmanes de Trappes, comme un air de guerre d’Algérie dans les banlieues, l’avenir et la validité du concept d’assimilation…

FN : après Brignoles, le tocsin sonne

lu sur Causeur

Tiens, revoilà le Front républicain…

Face à la montée du Front National et au lendemain de l’élection cantonale de Brignoles, le tocsin sonne à toute volée dans les états-majors des partis. La République est en péril et chacun d’invoquer le pacte républicain, qui correspond  au code de bonne conduite des élus politiquement présentables.  La Gauche, de marteler qu’il faut absolument dresser en sus un front républicain pour faire échec si nécessaire  à l’intrus. Bien entendu, le pacte républicain, comme le Front républicain, sont censés reposer sur des valeurs républicaines dont, comme de juste,  les seuls partis de pouvoir ou de coalition détiennent l’absolu monopole. Pourtant, si dans l’esprit de la plupart des nos concitoyens ces valeurs demeurent encore vivantes, force est de reconnaître qu’elles sont aujourd’hui bien mal en point. Qu’on en juge plutôt !

On commencera par le contournement sournois de la volonté du peuple français par la triple collusion de l’Exécutif, du Parlement et, dans une moindre mesure, du Conseil constitutionnel pour faire échec au Non des Français au referendum de 2005 sur l’adoption d’une nouvelle constitution européenne. Cela fait partie des trahisons qui marquent. Toujours à propos de représentation nationale, on comprend mal comment un parti qui réunit à grand peine moins de 5% des suffrages de la Nation réussit à avoir quasiment vingt fois plus de députés qu’un mouvement qui mobilise régulièrement près d’un électeur sur six. De même, comment le principe républicain d’égalité se conjugue-t-il avec le monopole de la représentation syndicale qui aboutit à ce que seule compte ou presque la voix de  8 % des salariés (surtout publics) , quand les 92% qui restent (surtout privés !)  sont pratiquement réduits au silence. Enfin, comment ose-t-on prétendre conduire démocratiquement le processus de réforme des retraites, sans que 16 millions de retraités puissent déléguer un seul représentant ni au Conseil d’orientation des retraites, ni au Conseil économique, social et environnemental ?

Le Conseil constitutionnel, lui-même, dont on vient de célébrer en grande pompe le 55ème anniversaire avec celui de la Constitution, n’échappe pas davantage à la critique. C’était, on l’a vu,  avec son aval complaisant que le pouvoir put en 2008 mettre à la corbeille le referendum de  2005.  Mais dix années avant, le Conseil avait déjà sciemment validé les comptes de  deux candidats à la présidence, en sachant parfaitement qu’ils étaient pour l’un parfaitement faux et pour l’autre gravement irréguliers. C’est encore ce même Conseil qui avait cru pouvoir le 30 juillet 2010 “louvoyer” avec l’illégalité flagrante de l’ancienne procédure de garde à  vue en fixant  à l’Exécutif  pour la régulariser un délai de rien moins que 11 mois  qu’il n’était normalement pas au pouvoir du juge d’accorder.

La laïcité, l’une des valeurs-phare de notre République, se fissure sous les coups de boutoir de ceux qui y voient un obstacle à leurs ambitions prosélytiques ou pas. Il est patent désormais qu’en violation des règles européennes,  une bonne partie  des abattages se font sur notre sol  selon le rite hallal, alors que la population musulmane ne représente pas 1/5 de la population française et qu’en son sein, les tenants purs et durs d’un  islamisme radical sont encore infiniment moins nombreux. L’interdiction du voile ne franchit pas la porte de nos universités, comme si ces dernières bénéficiaient par rapport à la République d’un privilège d’extraterritorialité. Et que dire de ce qui subsiste encore des horaires “aménagés” de certaines  de nos piscines, des menus “alignés” de nos cantines scolaires,  des pans entiers de notre histoire que nos enseignants ne peuvent plus aborder sans mettre leurs classes en ébullition ou encore de ces admissions hospitalières en urgence qui s’opposent à l’intervention d’un soignant masculin ?

Que dire aussi de l’attaque en règle contre les familles ? De l’ambition exorbitante d’une Continuer la lecture de FN : après Brignoles, le tocsin sonne

Le Pen : « Taubira est dangereuse pour la République et la sécurité des Français »

Marine Le Pen a affirmé dimanche que l’évasion spectaculaire d’un braqueur à Sequedin (Nord) était la « conséquence directe du gaucho-laxisme » de la ministre de la Justice Christiane Taubira, accusée d’être une « femme dangereuse pour la République » dont elle demande la démission « depuis longtemps ».

L’évasion minutieusement préparée de Redoine Faïd est la « conséquence directe du gaucho-laxisme que je dénonce en toutes circonstances », a dit la présidente du Front national lors d’une conférence de presse à Balma, près de Toulouse.

« Un spécialiste avait dit que la politique de Mme Taubira agissait comme hormone de croissance de la déliquance et de l’insécurité et il avait parfaitement raison de le dire », a-t-elle poursuivi, citant l’arrêt des « fouilles aléatoires des cellules » ou des « fouilles systématiques à la sortie des parloirs ».

« L’action de Mme Taubira est pitoyable, cette femme est dangereuse pour la République, elle est dangereuse pour la sécurité des Français, il est temps que le gouvernement s’en rende compte », a accusé Mme Le Pen. […]

Le Point

Jeannette Bougrab, les colères d’une Berrichonne

LU SUR MARIANNE

Intégration, laïcité, révolutions arabes…, l’ex-ministre de la Jeunesse s’inquiète du naufrage de «sa République». Et raconte son douloureux passage en Sarkozye.

Le livre personnel et émouvant de Jeannette Bougrab relève d’une attitude devenue rarissime : la reconnaissance de dette. Dette envers la France et son école qui ont permis à cette fille d’ouvrier harki de Châteauroux de devenir docteur en droit, conseillère d’Etat et ministre.

Dette envers ses parents illettrés mais imprégnés de «l’esprit des Lumières», ayant rompu avec «les rituels religieux» et poussé leur fille à apprendre à l’école, à aimer la France : «Ils voulaient que ma sœur et moi soyons autonomes et que nous ne soyons surtout jamais dépendantes d’un mari qui, dans leur esprit, ne pouvait être que maltraitant. Ils connaissaient trop bien, pour l’avoir vécu, le sort réservé aux jeunes filles arabes mariées.»

Mais le rappel de ce parcours lumineux éclaire un constat : ce qui l’a rendu possible se défait. Avec colère, Jeannette Bougrab s’alarme de voir «sa République» se déconstruire morceau par morceau : école en déliquescence, laïcité trahie, droit des femmes abandonné. Ses fossoyeurs lui semblent plus nombreux que ses défenseurs, à gauche comme à droite.

Elle n’a pas voulu s’engager à gauche, qui a longtemps considéré les harkis comme des «collabos» ou même des «chiens», selon le mot de Claude Lanzmann qu’elle n’a pas oublié. Attitude confortée par les trahisons de la gauche en matière de laïcité dont elle mesurera le côté abyssal en tant que présidente de la Halde, «gangrenée par le différentialisme et le communautarisme», qu’elle a sortie, avec l’aide d’Elisabeth Badinter, de l’ornière où l’avait mise Louis Schweitzer.

Jeannette Bougrab a choisi l’UMP – plutôt juppéiste que sarkozyste -, espérant de la droite postchiraquienne plus de fidélité à la tradition républicaine. La déception fut cruelle. Meurtrissante même : au sein du pouvoir sarkozyste, l’abandon des principes laïcs et républicains, les complaisances pour le sexisme des intégristes s’accompagnèrent, à son égard, de désinvolture quant à sa qualité de Française. Elle livre sans retenue les insanités, les humiliations endurées à cette occasion et raconte ce que lui valut d’avoir affirmé qu’«il n’y a pas d’islamisme light».

Au terme d’un court parcours qui lui semble décevant (qu’elle se rassure, avoir mis fin aux élucubrations de la Halde est un acte de salubrité publique qui lui restera crédité), elle s’alarme : «J’ai peur que cette France ne soit bientôt plus la France. Je suis tétanisée à l’idée que, demain, je pourrais ne plus être libre de penser, de dire ce que je veux, de blasphémer.» Ne supportant plus le «politiquement correct» des élites qui répètent que «tout va bien», elle redoute «la première conséquence de cet aveuglement, de ce déni de la réalité» : «L’installation définitive des partis extrêmes en France.»

Ma République se meurt, de Jeannette Bougrab, Grasset, 218 p., 18 €.

EXTRAITS

«LE SANG QUI COULE DANS TES VEINES N’EST PAS FRANCAIS» Continuer la lecture de Jeannette Bougrab, les colères d’une Berrichonne