Archives par mot-clé : République

Être républicain, qu’est-ce que ça veut dire ?

L’historien Franck Ferrand  s’interroge dans les pages du Figaro sur l’omniprésence du mot « républicain » dans le discours politique.

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C’est le mot à la mode: dans les médias, ces temps-ci, les bonnes choses sont qualifiées de «républicaines», les mauvaises, d’«antirépublicaines». «C’était un grand républicain», proclame ainsi – parmi cent exemples – un communiqué de l’Elysée, publié à l’occasion de la mort de Maurice Faure.

PHO11d92d9a-b021-11e3-8639-82fb40492513-805x453Mais de quoi parle-t-on, au juste?

Quelqu’un pourrait-il m’expliquer en quoi le fait d’être «républicain» ou «républicaine» constituerait, en soi, un brevet de vertu?

Déjà, cela supposerait qu’on définisse clairement la notion, d’autant plus répandue qu’elle est complexe à cerner. Aux Etats-Unis, être Républicain traduit une appartenance politique. En Espagne, dans les années 1930, cela relevait d’un engagement fort. Mais en France, de nos jours, que signifie ce terme, si crânement revendiqué par le premier venu? Rien, ou pas grand-chose – n’en déplaise aux tribuns, aux éditorialistes, aux analystes qui, à tous vents, en usent et en abusent.

Qu’on permette à l’historien de souligner, pour commencer, que la forme républicaine d’un gouvernement n’a jamais garanti son caractère démocratique.

Même de nos jours, une république n’est pas forcément une démocratie: la dictature en vigueur à Pékin porte le nom de «République populaire de Chine» ; or, l’idée ne viendrait à personne de louer ses mœurs politiques! Le chef de l’Etat y est désigné à huis clos par le Continuer la lecture de Être républicain, qu’est-ce que ça veut dire ?

Houria Bouteldja (PIR) : «Cette nation telle qu’elle existe, nous ne l’acceptons pas telle qu’elle est» (Vidéo)

Le site musulman reçoit reçoit Houria Bouteldja, membre du Parti des Indigènes de la République.

Il y a deux catégories qui se font face : le Blanc et l’Indigène.

L’islamophobie est un racisme d’Etat, un racisme structurel.

Notre territoire politique n’est pas la nation française. Cette nation telle qu’elle existe, nous ne l’acceptons pas telle qu’elle est.

«Cette société, cet Etat, nous souhaitons le transformer, c’est la raison pour laquelle nous ne sommes pas intégrationnistes».

oumma

Pierre Cassen : la valise ou la République (vidéo)

Pierre Cassen, membre de Riposte Laïque, revient sur quelques faits d’actualités : l’affaire Clément Méric, les mensonges de Manuel Valls sur les vols et caillassages lors de l’accident ferroviaire de Brétigny, les émeutes musulmanes de Trappes, comme un air de guerre d’Algérie dans les banlieues, l’avenir et la validité du concept d’assimilation…

FN : après Brignoles, le tocsin sonne

lu sur Causeur

Tiens, revoilà le Front républicain…

Face à la montée du Front National et au lendemain de l’élection cantonale de Brignoles, le tocsin sonne à toute volée dans les états-majors des partis. La République est en péril et chacun d’invoquer le pacte républicain, qui correspond  au code de bonne conduite des élus politiquement présentables.  La Gauche, de marteler qu’il faut absolument dresser en sus un front républicain pour faire échec si nécessaire  à l’intrus. Bien entendu, le pacte républicain, comme le Front républicain, sont censés reposer sur des valeurs républicaines dont, comme de juste,  les seuls partis de pouvoir ou de coalition détiennent l’absolu monopole. Pourtant, si dans l’esprit de la plupart des nos concitoyens ces valeurs demeurent encore vivantes, force est de reconnaître qu’elles sont aujourd’hui bien mal en point. Qu’on en juge plutôt !

On commencera par le contournement sournois de la volonté du peuple français par la triple collusion de l’Exécutif, du Parlement et, dans une moindre mesure, du Conseil constitutionnel pour faire échec au Non des Français au referendum de 2005 sur l’adoption d’une nouvelle constitution européenne. Cela fait partie des trahisons qui marquent. Toujours à propos de représentation nationale, on comprend mal comment un parti qui réunit à grand peine moins de 5% des suffrages de la Nation réussit à avoir quasiment vingt fois plus de députés qu’un mouvement qui mobilise régulièrement près d’un électeur sur six. De même, comment le principe républicain d’égalité se conjugue-t-il avec le monopole de la représentation syndicale qui aboutit à ce que seule compte ou presque la voix de  8 % des salariés (surtout publics) , quand les 92% qui restent (surtout privés !)  sont pratiquement réduits au silence. Enfin, comment ose-t-on prétendre conduire démocratiquement le processus de réforme des retraites, sans que 16 millions de retraités puissent déléguer un seul représentant ni au Conseil d’orientation des retraites, ni au Conseil économique, social et environnemental ?

Le Conseil constitutionnel, lui-même, dont on vient de célébrer en grande pompe le 55ème anniversaire avec celui de la Constitution, n’échappe pas davantage à la critique. C’était, on l’a vu,  avec son aval complaisant que le pouvoir put en 2008 mettre à la corbeille le referendum de  2005.  Mais dix années avant, le Conseil avait déjà sciemment validé les comptes de  deux candidats à la présidence, en sachant parfaitement qu’ils étaient pour l’un parfaitement faux et pour l’autre gravement irréguliers. C’est encore ce même Conseil qui avait cru pouvoir le 30 juillet 2010 “louvoyer” avec l’illégalité flagrante de l’ancienne procédure de garde à  vue en fixant  à l’Exécutif  pour la régulariser un délai de rien moins que 11 mois  qu’il n’était normalement pas au pouvoir du juge d’accorder.

La laïcité, l’une des valeurs-phare de notre République, se fissure sous les coups de boutoir de ceux qui y voient un obstacle à leurs ambitions prosélytiques ou pas. Il est patent désormais qu’en violation des règles européennes,  une bonne partie  des abattages se font sur notre sol  selon le rite hallal, alors que la population musulmane ne représente pas 1/5 de la population française et qu’en son sein, les tenants purs et durs d’un  islamisme radical sont encore infiniment moins nombreux. L’interdiction du voile ne franchit pas la porte de nos universités, comme si ces dernières bénéficiaient par rapport à la République d’un privilège d’extraterritorialité. Et que dire de ce qui subsiste encore des horaires “aménagés” de certaines  de nos piscines, des menus “alignés” de nos cantines scolaires,  des pans entiers de notre histoire que nos enseignants ne peuvent plus aborder sans mettre leurs classes en ébullition ou encore de ces admissions hospitalières en urgence qui s’opposent à l’intervention d’un soignant masculin ?

Que dire aussi de l’attaque en règle contre les familles ? De l’ambition exorbitante d’une Continuer la lecture de FN : après Brignoles, le tocsin sonne

Alexis Corbière vs. Jacques Sapir : La Révolution française et la Nation (Twitter)

Long échange sur Twitter entre Alexis Corbière (Front de Gauche) et Jacques Sapir au sujet de la formation de la nation française et du rôle de la Révolution (15/07/13).

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Le Pen : « Taubira est dangereuse pour la République et la sécurité des Français »

Marine Le Pen a affirmé dimanche que l’évasion spectaculaire d’un braqueur à Sequedin (Nord) était la « conséquence directe du gaucho-laxisme » de la ministre de la Justice Christiane Taubira, accusée d’être une « femme dangereuse pour la République » dont elle demande la démission « depuis longtemps ».

L’évasion minutieusement préparée de Redoine Faïd est la « conséquence directe du gaucho-laxisme que je dénonce en toutes circonstances », a dit la présidente du Front national lors d’une conférence de presse à Balma, près de Toulouse.

« Un spécialiste avait dit que la politique de Mme Taubira agissait comme hormone de croissance de la déliquance et de l’insécurité et il avait parfaitement raison de le dire », a-t-elle poursuivi, citant l’arrêt des « fouilles aléatoires des cellules » ou des « fouilles systématiques à la sortie des parloirs ».

« L’action de Mme Taubira est pitoyable, cette femme est dangereuse pour la République, elle est dangereuse pour la sécurité des Français, il est temps que le gouvernement s’en rende compte », a accusé Mme Le Pen. […]

Le Point

Jeannette Bougrab, les colères d’une Berrichonne

LU SUR MARIANNE

Intégration, laïcité, révolutions arabes…, l’ex-ministre de la Jeunesse s’inquiète du naufrage de «sa République». Et raconte son douloureux passage en Sarkozye.

Le livre personnel et émouvant de Jeannette Bougrab relève d’une attitude devenue rarissime : la reconnaissance de dette. Dette envers la France et son école qui ont permis à cette fille d’ouvrier harki de Châteauroux de devenir docteur en droit, conseillère d’Etat et ministre.

Dette envers ses parents illettrés mais imprégnés de «l’esprit des Lumières», ayant rompu avec «les rituels religieux» et poussé leur fille à apprendre à l’école, à aimer la France : «Ils voulaient que ma sœur et moi soyons autonomes et que nous ne soyons surtout jamais dépendantes d’un mari qui, dans leur esprit, ne pouvait être que maltraitant. Ils connaissaient trop bien, pour l’avoir vécu, le sort réservé aux jeunes filles arabes mariées.»

Mais le rappel de ce parcours lumineux éclaire un constat : ce qui l’a rendu possible se défait. Avec colère, Jeannette Bougrab s’alarme de voir «sa République» se déconstruire morceau par morceau : école en déliquescence, laïcité trahie, droit des femmes abandonné. Ses fossoyeurs lui semblent plus nombreux que ses défenseurs, à gauche comme à droite.

Elle n’a pas voulu s’engager à gauche, qui a longtemps considéré les harkis comme des «collabos» ou même des «chiens», selon le mot de Claude Lanzmann qu’elle n’a pas oublié. Attitude confortée par les trahisons de la gauche en matière de laïcité dont elle mesurera le côté abyssal en tant que présidente de la Halde, «gangrenée par le différentialisme et le communautarisme», qu’elle a sortie, avec l’aide d’Elisabeth Badinter, de l’ornière où l’avait mise Louis Schweitzer.

Jeannette Bougrab a choisi l’UMP – plutôt juppéiste que sarkozyste -, espérant de la droite postchiraquienne plus de fidélité à la tradition républicaine. La déception fut cruelle. Meurtrissante même : au sein du pouvoir sarkozyste, l’abandon des principes laïcs et républicains, les complaisances pour le sexisme des intégristes s’accompagnèrent, à son égard, de désinvolture quant à sa qualité de Française. Elle livre sans retenue les insanités, les humiliations endurées à cette occasion et raconte ce que lui valut d’avoir affirmé qu’«il n’y a pas d’islamisme light».

Au terme d’un court parcours qui lui semble décevant (qu’elle se rassure, avoir mis fin aux élucubrations de la Halde est un acte de salubrité publique qui lui restera crédité), elle s’alarme : «J’ai peur que cette France ne soit bientôt plus la France. Je suis tétanisée à l’idée que, demain, je pourrais ne plus être libre de penser, de dire ce que je veux, de blasphémer.» Ne supportant plus le «politiquement correct» des élites qui répètent que «tout va bien», elle redoute «la première conséquence de cet aveuglement, de ce déni de la réalité» : «L’installation définitive des partis extrêmes en France.»

Ma République se meurt, de Jeannette Bougrab, Grasset, 218 p., 18 €.

EXTRAITS

«LE SANG QUI COULE DANS TES VEINES N’EST PAS FRANCAIS» Continuer la lecture de Jeannette Bougrab, les colères d’une Berrichonne

Un député sur 8 aurait embauché sa femme ou son fils

Bruno Botella, rédacteur en chef du Mensuel « Acteurs Publics » et auteur du livre « Petits secrets et grands privilèges de l’Assemblée nationale » aux Éditions du Moment, a enquêté sur les dysfonctionnements et le gaspillage du palais Bourbon.

L’Assemblée nationale possède près de 133.000 m2 de locaux dans Paris. Selon Bruno Botella, elle a récemment acquis plus de 4000 m2 pour près de 60 millions d’euros.

128 millions d’euros ont également été dépensés pour la rénovation le 101, rue de l’Université, la plus grosse surface après le palais Bourbon.

La Cour des comptes a, quant à elle, presque « été chassée de l’Assemblée ».

Un député sur 8 aurait embauché sa femme ou son fils.
Une démarche désormais contrée par les concours pour les fonctionnaires de l’Assemblée. En revanche, concernant ses proches collaborateurs (attachés parlementaires), le député peut embaucher qui il souhaite. (…)

RTL

La préférence nationale et la République : un regard historique

La préférence nationale et la République sont-elles compatibles ? Tous nos politiciens, unanimement imprégnés de cosmopolitisme, répondent non. Selon eux, l’idée républicaine proscrit toute disposition qui privilégierait les Français et exige que, sur notre territoire, étrangers et Français soient traités identiquement : la préférence nationale ne serait donc pas compatible avec la République. Telle est la croyance politico-médiatique ! Mais cette vulgate repose sur l’ignorance. Elle est dépourvue de tout fondement historique. Voici l’analyse rigoureuse et incontestable de Pierre Milloz. Ou comment les faits démentent l’idéologie dominante.
Polémia.

On connaît les arguments des adversaires de la préférence nationale : ils s’appuient de manière assez peu convaincante sur les textes constitutionnels et font surtout référence à la philosophie des droits de l’homme et aux Déclarations qui l’expriment. Le présent article n’a pas pour objet de recommencer ce débat devenu classique. Cet article prétend plutôt s’en tenir à la réalité historique et, sans se perdre dans une discussion théorique, il entend montrer que, dans les faits, la préférence nationale a toujours pleinement appartenu à la tradition républicaine.

Quand René Cassin, père des droits de l’homme, légitimait la préférence nationale

Afin de ne pas donner le sentiment de vouloir fuir le sujet des droits de l’homme, cet article mettra brièvement en relief le jugement que portait sur la préférence nationale l’un des plus célèbres thuriféraires de ceux-ci. On fait allusion ici à celui qui fut l’auteur principal de la Déclaration universelle de 1948, qui fut le président de la Cour européenne des droits de l’homme, qui fut la figure emblématique honorée du « Prix des droits de l’homme des Nations unies », en un mot celui qui dans le monde moderne est le chevalier des droits de l’homme : René Cassin.

Car René Cassin s’est intéressé au sujet qui nous occupe ici : la préférence nationale. Dès 1948, il l’évoquait succinctement devant l’Assemblée générale de l’ONU. Et en 1951 il s’exprimait plus longuement à l’occasion de cours donnés à l’Académie de droit international de La Haye. Il écrivait alors : « Une société démocratique peut instaurer des limitations des droits fondamentaux dictées par de justes exigences de l’ordre public et du bien-être, plus rigoureuses pour les étrangers que pour les nationaux. On ne saurait donc considérer que le progrès vers l’universalité dont témoigne la déclaration conduise à l’uniformité du régime de l’étranger et du national ». Continuer la lecture de La préférence nationale et la République : un regard historique