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Toulouse: nouvelle soirée d’émeute dans le quartier de La Reynerie (MàJ) video du contrôle d’une femme en niqab

Le quartier du Mirail à Toulouse connaît depuis dimanche 15 des violences urbaines qui ont abouti lundi à l’interpellation de 18 personnes et à d’importants dégâts dont plusieurs voitures brûlées. Une flambée de violences dont les raisons sont encore floues mais pourraient avoir pour cause le contrôle et l’interpellation d’une femme portant un voile islamique intégral.

La police a en effet fait savoir qu’une telle arrestation houleuse avait eu lieu le dimanche. La femme portait en effet une burqa ou un niqab, vêtements dont le port est de facto interdit dans l’espace public (et donc dans la rue) depuis la loi de 2010 sur la dissimulation de son visage. Elle n’aurait montré qu’une mauvaise photocopie de sa carte d’identité, refusant de retirer son voile.

Une vidéo postée sur Twitter et dont l’authenticité a été confirmée à France 3 par le parquet de Toulouse montre en effet un groupe de policiers interpeller la trentenaire en question, plaquée au sol et criant. On peut également distinguer plusieurs personnes s’approcher des forces de l’ordre et les émanations de ce qui ressemble à une grenade lacrymogène. Selon la chaîne, une trentaine de personnes auraient pris à parti les policiers.

Cette situation et sa médiatisation pourraient donc être à l’origine des violences. Toutefois, le lien de causalité est difficile à “décréter”. D’autant qu’un autre fait peut être évoqué pour l’expliquer. Ces violences pourraient en effet également avoir été déclenchées par une rumeur selon laquelle des gardiens de la prison de Seysses, au sud de Toulouse, auraient été à l’origine du décès samedi d’un détenu, originaire du quartier.
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18 personnes interpellées

Les premiers heurts ont éclaté dans le quartier de Bellefontaine ce lundi soir. Selon la police, des « tirs de mortier » ont été lancés depuis des appartements en coursive. Les Continuer la lecture de Toulouse: nouvelle soirée d’émeute dans le quartier de La Reynerie (MàJ) video du contrôle d’une femme en niqab

Reynerie (Toulouse) : Toulouse. Une vingtaine d’individus armés et encagoulés agressent des ouvriers sur un chantier

Deux ouvriers d’une société de location d’échafaudage ont été agressés alors qu’ils travaillaient sur un chantier situé à la Reynerie, à Toulouse, le mardi 3 avril 2018.

Selon La Dépêche du Midi qui relate l’histoire, les faits ont eu lieu sur le chantier d’une résidence située cheminement Edgar Varèse. L’agression aurait eu lieu après qu’un peintre qui travaillait aux côtés des deux employés de la société d’échafaudage ait déplacé des affaires placées sur un échafaudage vers le balcon d’un appartement de l’immeuble.

Le peintre prend la fuite

L’habitante de l’appartement, présente sur le balcon, indique alors au peintre que les affaires ne lui appartiennent pas. Le ton monte, le fils de la femme sort sur le balcon, insulte le peintre qui prend la fuite.  Continuer la lecture de Reynerie (Toulouse) : Toulouse. Une vingtaine d’individus armés et encagoulés agressent des ouvriers sur un chantier

À la Reynerie, les musulmans prient sous la pluie

13 heures, hier. Comme tous les vendredis, les voilà qui se hâtent lentement pour la rituelle 201402222856-fullprière hebdomadaire. Comme chaque semaine, les premiers fidèles auront droit à la mosquée de poche -une trentaine de personnes tout au plus- installée au rez-de-chaussée d’une des barres d’immeubles du cheminement «Gluck», au milieu de cette Reynerie en grande majorité musulmane. Les autres pratiquants trouveront refuge sur des tapis installés çà et là, si possible à l’abri du froid et de la pluie extérieurs, tous dirigés vers La Mecque, c’est l’usage. «Regardez-moi ça, grommelle Hocine Moussaoui, vous trouvez que ce sont des conditions décentes pour prier ?» Nous voilà bientôt arpentant les bas d’immeubles, les halls d’entrée, les cages d’escalier, pour tenter de nous frayer un chemin jusqu’au local faisant office de petite mosquée. L’imam Hada y décline les versets d’un Coran auxquels les fidèles souscrivent, tous dans la posture traditionnelle du priant. La voix de l’imam, à défaut d’être franchement amplifiée, est relayée en tout point de rassemblement, lesquels réunissent bien jusqu’à 300 musulmans. C’est bien ce nombre, plus important encore lorsque la météo est clémente ou que l’on est en période de ramadan, qui chagrine Hocine Moussaoui et Senouci Larbi, le duo du Parti de Coluche créé voilà déjà deux ans et qui, à quelques semaines des élections municipales, entend secouer le cocotier sur l’urgent besoin de mosquée dans le quartier.

«Eh oui, il y a 50 000 musulmans à Toulouse, à quoi bon ne pas le reconnaître ?», lâche Hocine. Il cite bien sûr la présence proche des deux mosquées Es-Salam et de Basso Cambo, mais indique que c’est largement insuffisant vu le nombre de pratiquants.Alors, lui et ses amis se tournent vers la médiathèque, et plus encore la crèche voisine (inoccupée), «qui pourraient servir de lieu de prière et éviter ainsi les problèmes de sécurité qu’engendrent chaque semaine tous ces rassemblements de prière».

Xavier Hurtevent

Empalot : nouvelle soirée d’affrontements entre jeunes et forces de l’ordre

Les soirées se suivent et se ressemblent dans le quartier sensible d’Empalot à Toulouse. Mardi puis mercredi, des affrontements se sont produits entre quelques jeunes habitants de la cité et représentants des forces de l’ordre.

Mercredi soir, un jeune homme de 20 ans a d’abord été interpellé vers 19 h 30 par les policiers alors qu’il les avait caillassés. La voiture des trois fonctionnaires, visée par plusieurs personnes, avait eu la lunette arrière brisée et le pare-brise étoilé. Un peu plus tard, à partir de 21 heures, rue de Menton, des échauffourées ont débuté entre une poignée de jeunes et la police au cours d’une opération de sécurisation mise en place conjointement par plusieurs services. Depuis les coursives d’un immeuble, de nombreux projectiles incendiaires ont été lancés en direction des forces de l’ordre et, notamment, des policiers à pied. Ces derniers ont dû faire usage de grenades lacrymogènes et de tirs de flashball pour repousser leurs assaillants qui se sont vite dispersés.

Une fois dans l’immeuble, les policiers ont retrouvé, dans une coursive, un engin incendiaire et des galets. Des recherches ont été engagées mais elles n’ont pas permis de mettre la main sur les auteurs de ces violences urbaines.

Le jeune homme interpellé en début de soirée a été jugé hier, devant le tribunal correctionnel. Il a été condamné à six mois de prison dont trois avec sursis mise à l’épreuve. Il est ressorti libre.

Hier, en fin d’après-midi, cheminement Auriacombe, dans le quartier voisin de la Reynerie, un affrontement, vite maîtrisé, a opposé jeunes des cités et policiers.

 

La dépêche