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Les sept chantages inacceptables des partisans du « mariage » unisexe

Article de Roland Hureaux, membre de debout la république, universitaire, sous-préfet, diplomate, membre de plusieurs cabinets ministériels (dont celui de Philippe Séguin), élu local, et plus récemment à la Cour des comptes.

Sens de l’Histoire, amour, égalité, accusation d’homophobie… Les arguments des partisans du mariage homosexuel frôlent parfois le chantage. Petit guide pour les démasquer.

Trop souvent le débat sur le « mariage » des personnes du même sexe est vicié  par le recours de ses partisans à des arguments en forme de chantage. Le meilleur moyen d’y résister est de les démasquer.

La fausse modernité

Le plus trivial  est le chantage à la modernité : « il faut être de son temps », dit-on. « Il s’agit d’une évolution irréversible ». En termes plus élaborés, on dira que ce projet va dans le sens de l’Histoire. Le sens de l’Histoire est, depuis Hegel, la source racine des pires errements ; si la morale n’est plus un absolu, mais relative à une époque, si elle est tributaire de l’ « évolution de la société », au nom de quoi empêchera-t-on toutes les dérives ? D’ailleurs, cet argument est en lui-même terroriste puisqu’il forclos d’emblée tout débat de fond, notamment sur les droits des enfants.  Et puis, de quel sens de l’Histoire parle-t-on ? Quand Charles de Gaulle parlait de la Russie, il était traité de retardataire par ceux qui considéraient l’Union soviétique comme irréversible. On a vu ce qu’il en a été. On disait dans la Basse Antiquité que deux augures ne pouvaient pas se regarder sans rire. Maintenant que Leningrad s’appelle à nouveau Saint-Pétersbourg, qui peut invoquer encore sans rire le sens de l’Histoire ?

L’égalité entre qui et qui ?

Le second est le chantage à l’égalité, ou comme on dit, à la non-discrimination. Le mariage et l’adoption seraient un droit, jusqu’ici ouvert aux seuls hétérosexuels, qui devrait l’être désormais aux homosexuels. Mais de quoi parle-t-on ? Le mariage, le vrai, est permis à tous ; il est permis à tout homme de se trouver une femme et à tous les deux d’aller en mairie s’engager ensemble. Le droit au mariage est déjà universel ! Le vrai drame, soit dit en passant, ce sont les millions d’hommes et de femmes qui voudraient conclure un vrai mariage – avec une personne de sexe opposé – et qui ne trouvent personne. L’âge est un discriminant majeur à cet égard entre les hommes qui, à la suite d’une rupture, se recasent facilement, et les femmes pour qui c’est beaucoup plus difficile : mais de cette question qui, à vrai dire, n’a pas de solution facile,  personne ne parle, comme d’ailleurs de toutes les vraies questions. La discrimination que nous évoquons a aussi une dimension  économique : les pires misères se rencontrent aujourd’hui chez les femmes seules ayant charge d’enfant. Mais cela non plus n’intéresse pas les idéologues.
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La propagande des Think tanks de l’UMP/PS

Les média-complices présentent l’institut Montaigne comme un club de réflexion. Il ne s’agit en réalité que d’un groupe de pression qui n’obéit qu’aux intérêts de la caste. Dirigé par l’affairiste Claude bébéar, l’Institut Montaigne mène des actions de lobbying auprès des média et de la classe politique. Moralement éprouvés par la montée de Marine Le Pen, les membres de l’institut ont choisi de rédiger un pseudo-rapport sur la sortie de l’euro. C’est aujourd’hui sur ce document de propagande ( ainsi que celui du Terra Nova, groupe de pression émanant du PS) que repose le contre argumentaire des journalistes chargés d’interviewer Marine Le Pen ou Dupont-Aignan. Et en bon petit soldats , on les entend  pérorer depuis de longues semaines les mêmes inepties qui peuvent passer aux yeux des plus crédules comme des vérités révélées.
Roland Hureaux, essayiste et homme politique proche de Nicolas Dupont-Aignan, a décidé de tordre le coup aux canards boiteux de l’institut Montaigne et à leurs valets. Une texte de riposte qui malheureusement n’aura pas la puissance de feu des média dominant… mais nous savons que la résistance est toujours discrète et minoritaire, c’est pour cela que nous vous en proposons la lecture.

A quoi jouent les “think tanks”

L’Institut Montaigne n’a pas craint de mettre en péril sa crédibilité en publiant une étude économique qui présente la sortie de l’euro comme une catastrophe : de 6 à 19 points de PIB en moins, un million d’emplois perdus, 500 milliards de dollars dilapidés, etc. Ces chiffres, dans leur exagération, ressemblent à un tract de propagande électorale.

Est-il besoin de dire pourquoi une telle étude ne tient pas debout ? D’abord, rien ne dit que l’éclatement de l’euro signifierait une dévaluation. Les nombreux experts (nous parlons de vrais experts pour le coup) qui se penchent sur le sujet à travers le monde, par exemple ceux de la banque Nomura au Japon, pensent que la France serait peu affectée : le nouveau franc vaudrait ce que vaut aujourd’hui l’euro. Il n’y aurait dévaluation que par rapport au mark et encore limitée : de 12 % environ, réévaluation par rapport à presque tous les autres pays. Les chiffres fantastiques avancés par l’Institut Montaigne reposent essentiellement sur l’idée que la dévaluation entraînerait, outre la hausse des produits importés, une perte de confiance dans la monnaie, donc un crédit plus cher pour les entreprises, donc des licenciements, la baisse du PIB, etc.

Pourtant, une hausse substantielle des taux d’intérêt, si elle a lieu, ferait remonter la monnaie et donc annulerait les effets de celle-ci ; les entreprises les plus solides continueraient à s’autofinancer ; d’ailleurs les banques n’ont pas attendu un tel événement pour resserrer le crédit aux entreprises. En matière de crédit public, le spread de la France prend déjà en compte une certaine décote par rapport à l’Allemagne. Surtout cette étude passe sous silence le grand avantage de la dévaluation, que tous les manuels classiques expliquent : la baisse des prix à l’exportation et donc l’ouverture de nouveaux marchés.

Ces gains sont tels que la plupart des dévaluations dont l’histoire économique récente offre l’exemple, selon un scénario désormais monotone, quoique toujours redoutées, se sont révélées bénéfiques. À condition, bien entendu, d’être accompagnées de mesures de rigueur, mais ces mesures laissent, précisément parce que les prix redeviennent compétitifs, une espérance de redressement, ce qui n’est pas le cas des plans imposés aujourd’hui à la Grèce. Continuer la lecture de La propagande des Think tanks de l’UMP/PS