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Éric Zemmour : « La dernière chance de la droite ? »

LES INSOLENCES D’ÉRIC ZEMMOUR – La droite républicaine ne veut pas en démordre et veut se redresser seule, selon notre chroniqueur. Mais le FN a repris tout l’héritage du RPR.

« Comment refaire le RPR alors que la place est déjà prise ? Comment reconstruire un mouvement populaire (le fameux métro à six heures de Malraux) alors que les ouvriers et employés ont pris l’habitude de voter pour Marine Le Pen ? Comment ne pas rester enfermé dans un ghetto de retraités privilégiés habitant les métropoles ? Faut-il oser s’allier au FN pour sortir l’électorat populaire de son enfermement ? »

« Mais la droite républicaine ne veut pas en démordre : elle se redressera seule. Elle reprendra le programme de la droite de toujours en matière de sécurité et d’immigration, et cela suffira pour rallier les Français. Avec un zeste de baisse d’impôts. Ce fut la méthode de Sarkozy en 2007. Mais Sarkozy n’a jamais passé le « karcher » qu’il avait promis. Et si Sarkozy avait, sans le savoir, laissé passer la dernière chance de la droite ? »

Le Figaro

Quand la droite parlait comme le FN ! (vidéo)(Rediff)

13 Janvier 2017. Quand j’entends les promesses du bonimenteur Fillon et que je constate le nombre de baltringues qui le croient, je me dis que plus le temps passe et moins la vérité a des chances de les atteindre.


Première diffusion : 5 mai 2012

La caste est indignée par la campagne de Nicolas sarkozy. La drague appuyée de ce dernier en direction des électeurs du FN ne serait pas digne de la république, c’est à dire contraire aux dogmes totalitaires de la dictature du Bien et de la gauche Bobo. Or, les propositions de Nicolas Sarkozy n’ont rien à voir avec un quelconque réveil pétainiste. Toutes ces promesse sont celles qui figuraient dans le programme du RPR de Chrirac et l’UDF de VGE au début des années 90.

À cette époque  la stratégie consistait déjà à copier le programme du FN pour tromper les gogos.( voir Quand la droite était (très) à droite… et n’avait rien à envier au FN !
Et il suffit de sortir quelques vidéos des archives pour s’apercevoir que Nicolas sarkozy ne fait qu’emboiter le pas de ses prédécesseurs.

Voilà à quoi s’engageaient en 1990 la droite et le centre en cas de retour au pouvoir (reportage réalisé à l’occasion des “états généraux de l’opposition” (RPR et UDF, transformés en UMP) consacrés à l’immigration, des 31 mars et 1er avril 1990 à Villepinte) (1)

22 ans que l’arnaque marche pourquoi l’UMP changerait ?


Assise de l’immigration – RPR & UDF en 1990 par LeMalPensant

« la France ne doit pas être considérée comme un simple espace géographique sur lequel plusieurs civilisations pourraient coexister »

« On ne peut tolérer que des clandestins puissent rester en France. […] Il faut tout mettre en œuvre pour que les décisions de reconduite à la frontière soient effectives. »

« l’islam n’apparaît pas conforme à nos fondements sociaux et semble incompatible avec le droit français » : « Il y a bien incompatibilité entre l’islam et nos lois. »

« Etre étranger en France, ce n’est pas avoir automatiquement et intégralement tous les droits liés à la citoyenneté française. »

« la lutte des races remplacerait maintenant bien souvent la lutte des classes .»

(1) Parmi les participants : Valéry Giscard d’Estaing, Jacques Chirac, Michèle Alliot-Marie, Roselyne Bachelot, Alain Juppé, Gérard Longuet, mais aussi… François Bayrou. Co­responsable, au nom du RPR, de cette convention, c’est Nicolas Sarkozy lui-même qui a cosigné (avec Alain Ma­delin) la préface du compte rendu de 39 pages publié à cette occasion.

Quand Juppé excluait un membre du RPR pour avoir voté PS contre le FN (maj vidéo)

Addendum: vidéo d’archive qui montre la duplicité de l’UMP d’aujourd’hui

Le RPR décide de sanctionner Alain CARIGNON, après sa proposition d’un Front Républicain anti Front National et son appel à voter pour la candidate socialiste au 2ème tour des cantonales partielles de Villeurbanne.Déclaration d’Alain JUPPE, Secrétaire RPR refusant de faire la courte échelle au parti socialiste et justifiant ainsi l’exclusion d’Alain CARIGNON du RPR.

http://youtu.be/PRq3wMEWeLQ

Comment Alain Juppé s’est converti au front républicain

1990: il exclut un membre du RPR qui vote PS contre le FN

Le Alain Juppé de 1990, par exemple, était sur une toute autre ligne. Alors numéro 2 du RPR, il avait décidé d’exclure Alain Carignon, alors maire de Grenoble, de son parti puisqu’il avait appelé à voter socialiste au second tour d’une élection partielle à Villeurbanne pour contrer le FN. «Nous n’avons pas du tout l’intention de faire la courte-échelle au Parti socialiste», s’était justifié l’ancien ministre, après avoir mis en congé le maire RPR.
2013: Juppé préfère le vote blanc

Plus récemment, en juin 2013, l’édile de Bordeaux avait indiqué sur RMC/BFMTV qu’il n’était «pas sûr» que la stratégie du front républicain pour faire barrage au FN soit une «bonne idée». Il invitait alors à la prudence sur l’utilisation de la formule. «Je me demande même si ça n’alimente pas, d’une certaine manière, la propagande du Front national qui veut mettre l’UMP et le PS dans le même sac», disait-il à l’époque. Sa seule préoccupation était celle de l’alliance. «Nous avons une incompatibilité de valeurs mais aussi de programmes avec le Front national», vantait-il.
Trois mois après ces déclarations, Alain Juppé concrétisait sur son blog. «En cas de duel électoral FN/PS , hypothèse rarement vérifiée jusqu’à ce jour, je n’hésiterai pas , pour ma part: vote blanc», avait-il exprimé sur son blog, en septembre 2013, après les propos polémiques de François Fillon qui envisageait de voter pour «le candidat le moins sectaire».

Municipales 2014: le «piège» du front républicain

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L’appel de Cochin : Quand Chirac refusait l’Union Européenne qu’il a contribué à créer.

«L’Appel de Cochin » est un texte publié  en décembre 1978 par Jacques Chirac, à l’époque ancien Premier Jacques-Chiracministre et président du RPR (« néo-gaulliste »). Ce texte fut écrit par ses deux conseillers de l’époque, Pierre Juillet et Marie-France Garaud à droite.  S’inscrivant dans la perspective de la campagne du RPR pour les premières élections au suffrage universel du Parlement européen, qui eut lieu, en France, le 10 juin 1979, ce texte historique dénonçait notamment le « parti de l’étranger », c’est-à-dire l’UDF créé le 1er février 1978 à l’initiative de Valéry Giscard d’Estaing, alors président de la République.

Ce Texte apparait comme totalement contradiction avec ce qu’a défendu par la suite Chirac et plus particulièrement l’UMP. Aujourd’hui le parti de Copé, sarkozy, NKM etc adhère au PPE qui défend une Europe fédérale où la souveraineté des Nations n’est plus qu’un vain mot.

Ce texte concentre tout ce que défend aujourd’hui Marine Le Pen. Gaullistes et patriotes, jamaisune élection n’aura eu autant d’importance, alors ne vous laissez pas intimider par les injonctions et la propagande médiatique : le 25 mai, votez patriote.

Que disait l’appel de cochin ? : Continuer la lecture de L’appel de Cochin : Quand Chirac refusait l’Union Européenne qu’il a contribué à créer.

Rioufol : «le programme du FN est pratiquement copié collé de celui du RPR des années 80» (France 3)

France 3 – Grand Soir 3 – 25/03/2014

Le stalino-libéral Joffrin-Mouchard ressort ce que disait dernièrement Rama Yade,  » ce n’est pas parce que l’on est légal, que l’on est républicain ». Il serait temps que l’on trouve un moyen scientifique pour mesurer la bêtise, on pourrait enfin classé de facçon irréfutable ce genre de guignol dans la catégorie des crétins irrécupérables.

Rioufol, qui a un peu plus de culture politique que l’ancien directeur de libé et du Nouvel Obs, lui fait remarquer que le FN présente un programme sensiblement identique à celui du RPR. Une analyse que nous vous avons déjà proposé avec ces articles :

Quand la droite parlait comme le FN ! (vidéo)(Rediff)

Quand la droite était (très) à droite… et n’avait rien à envier au FN ! (Redif)

En ce qui concerne le droit du sol,  Joffrin se fait également sévèrement baffer. En revanche sur l’Europe Rioufol semble laisser passer une idiotie de l’imbuvable tête à claque. En effet, si le RPR de Chirac et Séguin n’ont jamais voulu sortir de l’Europe (on en était pas à la folie que nous connaissons aujourd’hui), ils constituaient ensemble l’une des plus grosse force anti-europe. C’est même Séguin qui mena la campagne contre Maastricht. Ce n’est qu’au milieu des années 90 que Chirac changea son fusil d’épaule, se séparant ainsi de Séguin, Pasqua et De villiers qui eux restèrent de fervent euro-sceptiques.

Joffrin a tout faux et fait dans l’anachronisme. Joffrin est un baltringue.

Philippe Martel (FN) : « Les Français ne savent plus très bien qui ils sont, à quelle identité se rattacher »

Il peut s’en passer, des choses, au cours d’un déjeuner. Un proche d’Alain Juppé peut par exemple se changer, par une recette inattendue, en proche de Marine Le Pen. Présenté à la présidente du Front national par son camarade de promotion à l’ENA, Paul-Marie Coûteaux, Philippe Martel, ex-militant du RPR qui n’avait jamais voté FN, a ainsi décidé de rejoindre le parti d’extrême droite. Lui qui avait dirigé le cabinet du maire de Bordeaux au Quai d’Orsay dirigera désormais celui de la candidate frontiste. […]

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Le Point.fr : Pourquoi cette « conversion » au FN ?

Philippe Martel : Je ne me suis pas réveillé un matin en me disant, mais bien sûr, il faut rejoindre le Front national. Ça a été une lente évolution. La première chose, c’est la présidentielle de 2002. J’ai voté Chirac, mais j’ai été troublé par les réactions hystériques à l’arrivée de Le Pen au second tour. Le refus du débat, cet anathème jeté sur quelques millions d’électeurs, j’ai trouvé ça profondément antidémocratique. Ensuite, il y a eu chez moi une prise de conscience de ce qu’était en train de devenir l’Europe. Je me suis rendu compte que les institutions européennes telles qu’elles avaient évolué cachaient des politiques économiques ultra-libérales non adaptées au modèle français de tradition colbertiste et de moins en moins adaptées à la mondialisation. En 2005, pour la première fois, j’ai voté non à une question européenne. […]

Pourquoi ne pas agir au sein de l’UMP ?

Il y a des gens qui essayent, comme Henri Guaino ou Jacques Myard. Mais dans une UMP qui, idéologiquement, est complètement « UDFisée », c’est impossible de faire passer ce type d’idées. Avec tous ces présidentiables (bientôt, même Nadine Morano va se sentir pousser des ailes !), je crois de toute façon que l’UMP a vocation à exploser pour revenir à une dualité politique traditionnelle : un parti relevant plutôt de la droite orléaniste, centriste et libérale, et un parti qui relève davantage de la droite bonapartiste, comme le RPR autrefois.

Et Alain Juppé ?

J’ai travaillé longtemps pour lui et n’ai jamais eu à me plaindre, il a été un excellent patron. Ce que je constate simplement sur le plan politique, c’est qu’il a considérablement évolué. À l’époque du traité de Maastricht, il avait hésité, ça ne lui était pas complètement naturel d’être pour. Maintenant, c’est un européiste militant. Je l’ai dit et je le maintiens, il s’est boboïsé. […]

Contestez-vous que le FN soit un parti d’extrême droite ?

Aujourd’hui, ça me paraît aussi excessif et aussi mal placé que de dire que François Hollande est un homme d’extrême gauche ! L’extrémisme se juge aux propositions, pas au ton du discours. Si vous prenez le programme du FN, que vous regardez point par point, vous ne trouvez aucune mesure extrême.

Sortir de l’euro, c’est assez extrême ! Continuer la lecture de Philippe Martel (FN) : « Les Français ne savent plus très bien qui ils sont, à quelle identité se rattacher »

Quand la droite était (très) à droite… et n’avait rien à envier au FN ! (Redif)

Addendum (11 juin 2011):

Chirac a la mémoire qui flanche. Le président-menteur juge dans une interview publiée dans le Figaro daté de samedi 11 Juin 2011 que « se tourner vers le Front national, ce n’est pas protester, c’est apporter son soutien à un parti de nature raciste et xénophobe ». « A quelques mois seulement d’une échéance présidentielle capitale pour l’avenir de notre pays, prenons garde à ne pas sortir du cadre du respect de l’autre, du débat d’idées et de la confrontation des projets », lance-t-il alors qu’il est questionné sur le climat politique. Marine Le Pen interprète ces déclarations comme des « injures ». « Il n’y a absolument aucune raison d’accepter d’être insulté quand on est un parti démocratique et républicain », se défend la présidente du Front National qui menace de porter plainte contre le président Chirac.

Ce dernier aurait-il oublié quelques une de ses déclarations et son programme du début des années 90 ?:

En 1990, le programme de la droite n’avait pas grand-chose à envier à celui du FN. “Valeurs actuelles” a retrouvé les propositions chocs des états généraux de l’opposition RPR-UDF sur l’immigration. Pour la plupart “oubliées”.
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