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Les salaires mirobolants de France Télévisions

Cet argent est le votre.  Et comme il est dit en fin d’article certains animateurs de la télévision publique française reçoivent des salaires encore plus élevés que les cadres.

 


Alors que la Cour des comptes a publié lundi dernier un rapport critiquant violemment la politique «insuffisamment rigoureuse» de gestion du groupe, une enquête révèle les salaires exhorbitants de certains salariés.

L’audiovisuel public rémunère ses salariés aussi bien que le privé: voilà sans doute la révélation majeure de l’enquête menée par BFM Business. Exemple: Delphine Ernotte, PDG de France Télévisions, touche un salaire fixe de 322.000 euros brut par an, avec un bonus variable pouvant aller jusqu’à 78.000 euros, soit un total de 400.000 euros bruts par an. À titre de comparaison, c’est le même salaire que Rémy Pfimlin, ancien PDG du groupe, mais bien plus que celui de Patrick de Carolis, qui touchait 240.000 euros de fixe et un bonus qui pouvait atteindre 60.000 euros.

Delphine Ernotte affirme qu’elle touchait le double de son salaire actuel lorsqu’elle travaillait à la direction d’Orange France: elle touchait donc environ 800.000 euros bruts par an, soit deux fois moins que le PDG actuel d’Orange France, Stéphane Richard, qui touche un salaire fixe de 900.000 euros bruts fixe, plus un bonus variable pouvant atteindre le même montant. Delphine Ernotte touche néamoins le salaire le plus élevé du groupe audiovisuel.

Bon nombre de ses pairs ont également des salaires très confortables: selon le rapport de la Cour des comptes, 191 salariés du groupe toucheraient plus de 120.000 euros bruts par an et 547

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Pour 2.500€ de salaire net, l’entreprise paye 5.000€ ! (Libération)

Connaissez-vous votre bulletin de paie ?

C’est écrit petit, c’est compliqué et le plus intéressant est au bas de la feuille : à l’heure de la paie, on s’attarde rarement sur le détail des prélèvements sociaux, même si celui-ci occupe la plus grande partie du bulletin de salaire. Il y aura pourtant du nouveau en 2014 : afin de financer la réforme des retraites, le taux des cotisations vieillesse aura augmenté de 0,15 point pour les actifs et les employeurs. Pour apaiser ces derniers, en revanche, tout ou partie des cotisations «Famille» aura sans doute été transféré vers une autre source de financement. Quant à la CSG, son augmentation est tout aussi régulièrement évoquée que démentie.

Bulletin de PaiePour éclairer ces débats et leurs conséquences, nous avons décortiqué la fiche de paie fictive d’un cadre gagnant environ 3 330 euros brut. En incluant les cotisations et taxe patronales, ce sont quelque 5 000 euros au total que verse l’employeur. Quant au salarié, il s’acquitte de 830 euros de prélèvements pour un salaire net de 2 500 euros. L’essentiel de ces sommes financent la Sécurité sociale, l’assurance chômage et la retraite complémentaire des salariés – ce qui fait d’elles un «salaire différé», c’est-à-dire de l’argent que le salarié peut ou doit récupérer dans d’autres circonstances. Visite guidée de ces petites lignes.

Assurance maladie : 25 euros pour le salarié, 426 euros pour l’employeur Continuer la lecture de Pour 2.500€ de salaire net, l’entreprise paye 5.000€ ! (Libération)

La déflation salariale menace la France

On vous l’avait dit : faute de pouvoir dévaluer l’euro, nos grands sachants vont baisser vos salaires. C’est d’ailleurs en partie ce que prévoit l’ANI ( l’accord national interprofessionnel) que la gauche vient de retranscrire ( une première historique) dans la loi. Dans quelques années on aura des adeptes de la secte de gauche qui viendront pleurer sur les conséquence de cet accord… et nous leur diront : « souvenez-vous c’est la gauche qui l’a faite passer quand elle était au pouvoir. » Et il repartirons, la tête basse, déçus, mais toujours décidé à voter… à gauche. On ne fait pas d’un âne un cheval de course.

voir aussi : Nicolas Doze : il faudra baisser les salaires.(vidéo)

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La baisse des coûts salariaux crée une concurrence au sein de la zone euro. La déflation pourrait s’étendre.

Certains économistes – à commencer par ceux de la Commission européenne – pointent les premiers signes de redressement de la compétitivité dans les pays en récession. Sous l’effet des politiques de consolidation budgétaire, assurent-ils, l’Espagne, le Portugal, la Grèce l’Irlande voient leurs coûts salariaux baisser depuis le début de la crise – le salaire par tête a même retrouvé son niveau de 2006 en Grèce – et regagnent des parts de marché en Europe.

Les économistes de l’OFCE, s’ils ne nient pas ces évolutions, y voient eux les prémices d’un nouveau danger pour la zone euro, une déflation salariale qui pourrait s’installer durablement, avec des conséquences dramatiques, notamment pour la France.

Xavier Timbeau soulignait hier, lors de la présentation des prévisions 2013-2014 de l’OFCE, que les politiques d’austérité ont Continuer la lecture de La déflation salariale menace la France

Philippe Béchade : « Ce n’est pas l’euro, c’est le modèle social européen qui éclate ! » (vidéo)

La crise est une aubaine pour les européïstes. Elle leur donne l’occasion de briser les Nations, les peuples et leur modèle social. On l’a souvent écrit : si le gouvernement choisit de sauver l’euro il devra organiser la fin du modèle social français. Cette solution se fera sans le consentement du peuple, au prix d’un chômage endémique et d’une précarité de plus en plus en grande. L’Europe fédérale sera une réalité et l’euro pourra peut-être survivre. Au nom de leur délire idéologique, et en raison de leur irresponsabilité passé, présente et future, nous allons payé le prix le plus fort…

« Pour maintenir la zone euro une et entière, comme on ne peut pas s’ajuster par la devise, on va s’ajuster par les salaires, qui chutent de façon abyssale en Espagne et qui commencent à chuter également en Italie, on s’ajuste par la baisse des retraites, on s’ajuste par la baisse des prestations chômage… En fait, l’euro se maintient mais le pouvoir d’achat des Européens s’effondre. Est-ce que c’est ça le résultat auquel on veut parvenir ? »