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Berlusconi envisage un abandon de l’euro par l’Italie

On n’ a toujours pas compris pourquoi l’Italie avait été attaqué par les marchés financiers. Sur bien des points, sa situation était meilleure que celle de la France. On peut pensait que les grands décideurs ont voulu dégager Berlusconi. Aujourd’hui il annonce que s’il revient, il se fera un plaisir d’organiser la sortie de l’euro.Cette proposition n’est pas nouvelle, il l’avait déjà faite en juin dernier voir notre article : http://www.prechi-precha.fr/silvio-berlusconi-propose-de-sortir-de-leuro-et-lance-un-ultimatum-a-monti/

On comprend alors pourquoi le petit monde de la finance et tous les europeïstes comme François Hollande font front commun contre le retour d’il Cavaliere.

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Candidat à la présidence du Conseil, Silvio Berlusconi a évoqué une sortie de son pays de la zone euro dans le cas où la Banque Centrale Européenne ne pourrait pas faire baisser les taux d’intérêt.

« Si l’Allemagne n’accepte pas que la Banque Centrale Européenne soit une vraie banque centrale, si les taux d’intérêt ne baissent pas, nous serons forcés d’abandonner l’euro et de revenir à notre propre devise afin d’être compétitifs »: Silvio Berlusconi était l’invité d’une émission de télévision italienne mardi soir et il n’a pas manqué de marquer sa différence avec la politique de Mario Monti.

L’ancien dirigeant italien est candidat à un sixième mandat à la présidence du Conseil, à l’occasion des élections législatives prévues en février.Pour l’heure, on ne sait pas si Mario Monti se présentera à ces élections, bien qu’il y soit pressé par les milieux d’affaires et l’Eglise catholique. Il est prévu qu’il démissionnera à la fin de la semaine une fois que le budget aura été adopté et devrait annoncer sa décision dans la foulée.

Zemmour: Berlusconi, l’épouvantail idéal (vidéo)

Les média encensent Mario Monti. Pourtant il laisse l’Italie en ruine : recul de 6,2% de la production industrielle sur un an. Mais pour les média, cet ancien de Goldman Sachs qui a été imposé aux italiens sans être élu, incarne l’homme de la réforme. Celle de l’austérité, de la mise à sac des systèmes sociaux, celle du toujours plus d’impôts, de la baisse des salaires, et de la misère.

Silvio Berlusconi propose de sortir de l’euro et lance un ultimatum à Monti.

« On criera au scandale, mais aujourd’hui, l’hypothèse de l’abandon de l’euro par l’Italie n’est pas un blasphème « . C’est Silvio Berlusconi qui a jeté mercredi ce pavé dans la mare de la crise européenne. Ce n’est pas la première fois que l’homme qui présidait aux destinées de la péninsule jusqu’au 16 novembre dernier prend ses distances de l’euro. Le 1er juin, le Cavaliere avait écrit sur sa page Facebook : « Si Angela Merkel refuse que la BCE fasse marcher la planche à billets, on devrait avoir le courage de dire ciao et d’abandonner l’euro tout en restant dans l’Union. Ou alors c’est l’Allemagne qui devrait quitter la zone euro. »

Un scénario qui donne des sueurs froides aux économistes. La sortie de l’Italie de l’euro serait immédiatement suivie d’une dévaluation de 20 à 40 % de la « nouvelle lire ». Si l’exportation en bénéficierait, le coût de la facture énergétique et du financement de la dette exploserait, l’inflation s’emballerait.

Mais le Cavaliere persiste et signe. Il organisera le 15 juillet prochain un séminaire auquel il a annoncé la participation de « plusieurs Prix Nobel d’économie ».

Ultimatum

Berlusconi n’a jamais été un ardent défenseur de l’euro. En 1996, il a milité contre l’adhésion de l’Italie à la monnaie commune et contre la « taxe européenne » instaurée par Romano Prodi afin de permettre à la péninsule de rentrer dans le club de l’euro. Durant son dernier mandat, entre 2008 et 2011, il a régulièrement accusé l’euro d’être responsable de la faible croissance de l’Italie, car il empêchait de recourir à la dévaluation.

Et qu’on ne s’y trompe pas : Continuer la lecture de Silvio Berlusconi propose de sortir de l’euro et lance un ultimatum à Monti.