Archives par mot-clé : Sophia Aram

Enquête. La faillite des donneurs de leçons

Moralisme. Depuis des années, les faiseurs d’opinion essaient de culpabiliser les Français qui “pensent mal”. Mais le réel finit toujours par reprendre ses droits.

Sophie Aram, humoriste pas drôle de la diversité. Égérie de la gauche immigrationiste et véritable catastrophe industrielle avec notre argent.
Sophie Aram, humoriste pas drôle de la diversité. Égérie de la gauche immigrationiste et véritable catastrophe industrielle avec notre argent.

Du temps qu’elle officiait sur France Inter comme chroniqueuse, elle faisait figure de prophétesse des temps nouveaux. Télérama louait « son rire de combat et de résistance », le Nouvel Obs sa capacité à « faire passer le fond avant la forme ». Sophia Aram était l’avenir de l’humour français, celui qui dit le Bien et le Mal, décerne des brevets de correction politique (pour elle, les électeurs du FN sont des “gros cons”), joue l’arbitre des élégances morales, milite pour le mariage homosexuel (dont tous les opposants sont pour elle homophobes) ou contre le sexisme en un “comique militant” qui oublie la plupart du temps de faire rire. Bref, une sorte de mètre étalon de l’humour à injonction et de la bien-pensance officielle.

C’est dire que beaucoup, dans la caste humoristico-médiatique, se pourléchaient les babines de la perspective de la voir redresser les consciences forcément bancales de la France profonde, en prenant les rênes d’une émission d’access prime time, comme on dit, sur France 2. Le public de la tranche 18-19 heures — où la chaîne a confié depuis septembre à Sophia Aram le talk-show Jusqu’ici tout va bien —, ce ne sont pas les bobos qui composent l’essentiel des auditeurs de France Inter ou des lecteurs de Télérama : ce Continuer la lecture de Enquête. La faillite des donneurs de leçons

Les bouffons de la gauche

Petite précision : Il n’est pas précisé dans l’article qui suit que La maman de Sophia Aram, humoriste pas drôle de France inter, a été  condamnée  à deux ans de prison, dont 18 mois avec sursis. Ancienne adjointe au maire de Trappes ( PS), commune des Yvelines, dont sont originaires des personnalités comme Jamel Debbouze ou encore Nicolas Anelka, la mère de Sophia Aram a été reconnue coupable de « trafic d’influence » et « abus de confiance » entre 2008 et 2010 par le tribunal de Grande Instance de Versailles pour avoir promis contre rémunération, à des personnes en situation irrégulière des titres de séjour qu’elle n’a jamais obtenus.

Mais rassurez-vous cela n’empêche pas sa famille de donner des leçons de morale à la France entière… sans parvenir à faire rire le français.

– – – – – – – – – – – – – – – – –

Humoristes. On les entend partout et tout le temps. Ils commentent l’actualité, livrent leurs analyses. Ce sont les servants de la morale “bobo”. Enquête sur des comiques pas drôles. […]

Fille d’une ex-adjointe au maire de Trappes, Sophia Aram, 39 ans, a commencé sa carrière sur les planches. Son premier spectacle, Du plomb dans la tête, mettait en scène une cellule de soutien psychologique après le suicide d’une institutrice de maternelle. Le second, Crise de foi, nous promène « dans le monde délirant » des trois religions monothéistes : « Ce n’est plus un thème, c’est une kermesse, il suffit de se pencher pour trouver de quoi rire », dit-elle. Sur France Inter, Sophia Aram semble avoir mis tout son talent non dans les mots qu’elle prononce mais dans sa diction sucrée, plutôt agréable à écouter. Mais suffit-il de traiter les électeurs du Front national de “gros cons”, même d’une voix acidulée, pour faire preuve d’impertinence ? Ou de défendre le mariage homosexuel en suggérant que ses adversaires sont homophobes pour être spirituel ?

Quand Nicolas Bedos, que les téléspectateurs ont découvert sur France 2, compare la France à « une bourgade moyenâgeuse qu’un VRP cocaïné [Nicolas Sarkozy] s’est payée à coup de pub pour en foutre plein la vue à une chanteuse de variétés », s’agit-il vraiment d’humour ? Est-ce drôle aussi de traiter les policiers de « racailles tombées du bon côté » ? Nicolas Sarkozy (encore lui) de « gnome réactionnaire » ? Et Jean-François Copé de « voyou », de « sous-raciste » et de « chasseur de têtes frontistes », comme il l’a fait dans Marianne ? La satire se résume souvent à quelques sarcasmes…

Il est vrai que Nicolas Bedos, dont chaque intervention ferait rougir un charretier mal embouché, ne se veut pas humoriste mais “auteur” – mais il ne se veut pas non plus de gauche ! Il est vrai, aussi, que Sophia Aram se défend d’avoir insulté les électeurs du Front national – le CSA a pourtant envoyé un rappel à l’ordre à France Inter après la diffusion de son “billet d’humeur”. Il est vrai, enfin, que Didier Porte (ex-chroniqueur sur France Inter) ne se dit pas seulement humoriste mais « journaliste de complément » : « On va plus loin, on ne dépend pas d’une rédaction. On est là pour mesurer les limites de la corporation des journalistes, pour voir jusqu’où on peut aller et dire des choses », expliquait-il en 2009 à Daniel Schneidermann (Arrêt sur images). […]

L’insolence politiquement correcte de ces nouveaux humoristes les apparente au personnage du rebelle décrit dès 1998 par l’essayiste Philippe Muray dans ses Exorcismes spirituels – et dont il distingue deux variétés : le “rebelle-de-Mai” (ou rebellâtre), « ce spécialiste libertaire des expéditions plumitives sans risques », et le “rebelle à roulettes”, qui « a le vent dans les voiles et vapeurs. C’est un héros positif et lisse […]. Il applaudit chaque fois que l’on ouvre une nouvelle brèche législative dans la forteresse du patriarcat. Il s’est débarrassé de l’ancienne vision cafardeuse et médiévale du couple (la différence sexuelle est quelque chose qui doit être dépassé). Il veut que ça avance […]. À Paris, il a voté Delanoël ». […]

Valeurs Actuelles