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OCCUPATION NAZIE INOFFENSIVE : comme Le Pen, Stéphane Hessel doit-il être condamné

En janvier 2005, Jean Marie Le Pen avait déclaré que : « En France du moins, l’Occupation allemande n’a pas été particulièrement inhumaine, même s’il y eut des bavures, inévitables dans un pays de 550. 000 kilomètres carrés. »

Après cassation du jugement, Jean-Marie Le Pen est condamné, le 16 février 2012, par la Cour d’Appel de Paris à trois mois de prison avec sursis et 10. 000 euros d’amende pour « contestation de crime contre l’humanité. »

 

Dans son arrêt, la Cour a estimé que « Jean-Marie Le Pen minimise délibérément les exactions commises par les nazis sur le territoire français. »

Dont acte… sauf que

Dans un entretien accordé au Frankfurter Allgemeine Zeitung le 21 janvier 2011, Stéphane Hessel, ancien résistant, gaulliste, universel indigné contre la politique israélienne en Palestine, emboîte le pas à Le Pen en déclarant que, tout bien considéré, l’occupation allemande en France n’a pas été si terrible, les Français étant libres de leurs mouvements.

 

Certain ont vu dans cette déclaration la volonté de minimiser délibérément les exactions commises par les nazis (faits de déportation commis notamment sur les juifs, exécutions sommaires de résistants et de civils, pratique de la torture) pour mieux condamner, en parallèle, l’occupation israélienne des territoires, perçue par Hessel comme plus contraignante que l’allemande.

 

le 11/07/201, dans une réponse donnée au Plus de Nouvelobs, Hessel persiste et signe : « Ce que je voulais dire, c’est que l’occupant allemand était  bien entendu nuisible à nos compatriotes, mais qu’il n’y avait pas chez eux la volonté de les empêcher de se rendre au théâtre, de circuler, ou d’aller à l’université. »

La cause est entendue : il suffit de lire et de comparer. En l’espèce, il ne saurait y avoir deux poids, deux mesures. Hessel est sur le même registre que Le Pen. Même acte même peine ?. Et bien non. Pas en France.

 

Pourquoi la mascotte de l’indignation et l’égérie de la gauche morale ne subirait-elle pas le même traitement médiatique et judiciaire que Jean-Marie Le Pen ? Pourquoi Stéphane Hessel ne devrait-il pas répondre devant la justice de « l’ignominie » de ses déclarations. Où se cache nos petits flics de la pensée ?

Stéphane Hessel est du camp du Bien. Il est juste et bon. Il bénéficiera donc de la complaisance dont a bénéficié l’abbé Pierre… là aussi un saint médiatique ami de l’ancien communiste et négationniste roger Garaudy et qui n’a pas hésité à plusieurs reprises à tenir des propos bien pires que ceux de Jean-Marie Le Pen.

 

Je ne souhaite le jugement de personne. Pas même de Jean Marie Le Pen. Je pense même qu’il n’a jamais voulu nier la folie meurtrière du national-socialisme. Sans cela il ne se serait jamais engagé dans la résistance à l’age de 16 ans. Comme souvent il a fait l’objet d’une cabale médiatique. Le Pen comme Hessel, ou L’abbé pierre ont vécu la guerre. Ils appartiennent à une génération qui parle librement, sans fioriture. Les interdits de leur époque n’étaient pas ceux de la génération qui leurs ont succédé. Ceux là même qui ont connu la paix mais qui passent leur temps à traquer les hérétiques par eux même désignés….comme en temps de guerre.

La fin d’une légende : Stéphane Hessel « co-rédacteur de la Déclaration universelle des droits de l’homme » – Pierre-André Taguieff

Il n’est de délégitimation efficace d’Israël qu’à la condition que des personnages publics dotés d’un prestige social suffisant interviennent en tant que légitimateurs de l’opération. La dernière recrue de la machine propagandiste est l’ex-diplomate Stéphane Hessel (né en 1917) qui, traité comme une « icône » par les médias français, a lancé au printemps 2010 un appel à la « solidarité internationale » et prôné un boycott total contre Israël. Ce personnage public joue le rôle d’une autorité morale au sein du nouvel ordre moral propalestinien qui s’est installé en France, avec ses myriades d’associations actives, ses journalistes militants, ses cautions intellectuelles, ses manifestants endoctrinés. Hessel, rendu célèbre en 1996 par son rôle de « médiateur » dans l’affaire des « sans-papiers de Saint-Bernard », n’a pas manqué de se rallier à la cause palestinienne après la seconde Intifada, pour en devenir rapidement, compte tenu de ses aptitudes démagogiques, l’un des phares. Parmi les initiateurs et autres « parrains » du Tribunal Russell sur la Palestine, lancé le 4 mars 2009 à Bruxelles, il est celui qu’on voit et qu’on entend le plus. Il lance inlassablement, dans la plupart de ses interventions, ce message concernant la cause palestinienne : « Il n’y a actuellement pas de cause plus émouvante1… ». Tel est le dogme fondamental de la pensée-Hessel.

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