Archives par mot-clé : Syrie

Grand débat: l’intox de benoît Hamon sur Al Nostra

(…) En revanche, la décision des Etats-Unis de placer Jabhat Al-Nosra, un groupe djihadiste combattant aux côtés des rebelles, sur leur liste des organisations terroristes, a été vivement critiquée par des soutiens de l’opposition. M. Fabius a ainsi estimé, mercredi, que“tous les Arabes étaient vent debout” contre la position américaine, “parce que, sur le terrain, ils font un bon boulot”. “C’était très net, et le président de la Coalition était aussi sur cette ligne”, a ajouté le ministre.

Isabelle Mandraud (avec Gilles Paris), Le Monde

Article du Canard Enchainé

Bachar el-Assad : «La politique de la France a consisté à soutenir les terroristes en Syrie»

Interrogé par plusieurs médias français, le président syrien estime que Paris est «directement responsable des tueries» dans le pays. Il affirme aussi que son régime a eu des contacts avec les services de renseignement français.

Le président syrien Bachar el-Assad a accordé une interview à Europe 1, TF1 et LCI, dont plusieurs extraits ont été diffusés ce jeudi. Au cours d’un entretien de 25 minutes, le dictateur aborde la situation de son pays, en guerre depuis six ans, ses perspectives d’avenir, et lance des accusations violentes envers les dirigeants occidentaux qui auraient, selon lui, soutenu des rebelles, tous terroristes.

• «La politique de la France depuis le premier jour est de soutenir les terroristes»

«La politique de la France depuis le premier jour est de soutenir les terroristes, d’être directement responsable des tueries dans notre pays», affirme Bachar el-Assad. Il accuse le président François Hollande d’avoir «envoyé de l’armement à des groupes modérés qui sont en fait des terroristes». «Il n’y a rien de personnel. Pour être franc, je ne me soucie aucunement de lui et de ses 11% de popularité (21% en réalité, selon le dernier baromètre Odoxa pour L’Express, NDLR),ce qui, je pense, s’appelle toucher le fond comme jamais aucun de ses prédécesseurs dans l’histoire de France.»

• «Des contacts indirects avec les services de renseignement français»
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Attentat déjoué en Allemagne : Réfugié en 2015, le suspect a passé l’été 2016… en Syrie

Les médias allemands avaient déjà évoqué un séjour de plusieurs mois en Turquie. Le réfugié syrien soupçonné d’avoir voulu commettre un attentat à Berlin et qui s’est suicidé en prison mercredi, était aussi en Syrie deux mois plus tôt avec un groupe islamiste. C’est en tout cas ce qu’a indiqué son frère Alaa dans un entretien au quotidien allemand Die Welt publié ce samedi.

Selon le récit d’Alaa al-Bakr, son frère avait quitté cette année l’Allemagne, où il était arrivé en 2015 obtenant le statut de réfugié, pour la Syrie. «La dernière fois qu’on a parlé c’était il y a deux mois, il était à Idlib (nord-ouest). Il m’a dit alors qu’il était très en colère et triste à cause de la guerre», a expliqué Alaa al-Bakr depuis sa maison dans la région de Damas. Selon lui, le jeune syrien de 22 ans était actif «pour faire de l’aide humanitaire» au sein d’Ahrar al-Cham, un influent groupe islamiste rival des djihadistes de l’Etat islamique et proche du front Fateh al-Cham (ex-front Al-Nosra, branche syrienne d’al-Qaida). Mais selon Alaa, son frère a aussi bien pu «rejoindre l’EI».

(…) Le Parisien

Sarkozy à Bachar al-Assad : « On va mettre votre pays à feu et à sang ! »

Dans le dernier numéro de Sécession (disponible ici), Julien Rochedy a livré une anecdote exclusive au sujet d’une rencontre, en 2008, entre Nicolas Sarkozy et Bachar al-Assad.

À cette époque, la France et la Syrie étaient en discussion pour le passage d’un gazoduc visant à récupérer les ressources gazières du Qatar et ainsi concurrencer directement les Russes. Bachar al-Assad a fini par dire non à ce projet à l’issue d’une rencontre avec le président français, son premier ministre ainsi que le patron de Total. Comme nous le rapporte Julien Rochedy, en citant un témoin de cette rencontre, Nicolas Sarkozy s’est emporté suite au refus du chef de l’État syrien, promettant de mettre la Syrie « à feu et à sang ». Un an plus tard, des « révolutions populaires » émergeaient à Damas…

► Voir l’entretien intégral

Seulement 1/3 des migrants arrivant en Europe fuient l’état islamique

Les Syriens fuyant la guerre civile et l’état islamique comptent pour moins d’un tiers des 1.25 millions de demandeurs d’asile arrivés en Europe l’année dernière.

Le nombre de primo-demandeurs d’asile dans l’UE a plus que doublé en 2015 […] Mais les syriens ne compte que pour 29% de ces demandes, nourrissant l’inquiétude que la masse des réfugiés inondant l’UE sont des migrants économiques utilisant la route des réfugiés pour rechercher une vie meilleure en Occident. […]

Des fonctionnaires de l’UE ont déclaré que 60% des migrants et réfugiés arrivant dans l’UE n’ont aucune raison légitime d’y rester. […] Continuer la lecture de Seulement 1/3 des migrants arrivant en Europe fuient l’état islamique

Syrie: responsabilité de sarkozy et de Hollande, l’étonnant reportage de France 2 (MAJ)

Mardi 23 février:

Le journal de propagande Le Monde n’a pas aimé le documentaire, et le fait savoir

 » nous avons été nombreux à déplorer que ce qui se présentait comme une dénonciation du caractère jihadiste de certains groupes rebelles, se soit transformé en séquence de propagande épousant les arguments, discours et délires du régime de Damas.

Au-delà de la légitime émotion de voir ainsi la télévision publique se fourvoyer au service de la propagande d’une des dictatures les plus sanguinaires de la planète, une analyse plus approfondie de l’émission montre une volonté – assez éloignée du sujet principal – de faire passer sur nos écrans un message plus sournois et à bien des égards « subliminal ».

Nous sommes en présence d’un cas d’école de propagande et de manipulation médiatique, frisant avec une véritable opération psychologique, n’hésitant pas à prendre l’apparence d’un pamphlet politique et militant, loin des canons professionnels du journalisme

(…) Le Monde (Blog Syrie)


 

Mardi 23 Février

Extrait du documentaire dans le quel on comprend que François Hollande a livré secrètement des missiles antichar aux islamistes


 

Le 20 février 2016

Un reportage presque honnête, auquel la TV publique ne nous a pas habitué. Mais pourquoi avoir attendu que la catastrophe devienne quasiment irréversible pour enfin dénouer les mensonges diffusés en boucle depuis 2011 par toutes les chaines ? S’agit-il d’une heureuse exception ou bien ce média aux ordres a-t-il reçu la mission de préparer l’opinion à un renversement dans la politique française en Syrie? Comme la France vient une nouvelle fois de rejeter à l’ONU une résolution présentée par la Russie demandant que les bombardements effectués à partir de la Turquie vers la Syrie, cessent. Comme aussi, Hollande vient de déclarer à Bruxelles que la Russie cesse de soutenir le pouvoir syrien, ce reportage semble plutôt aller à l’encontre de la position française, qui s’enferre dans ses grossiers mensonges et son soutien aux terroristes islamistes, pudiquement nommés « rebelles » dans le documentaire. En tout cas c’est à un mea culpa qui ne dit pas son nom que ce reportage, diffusé le 19 février, nous invite.

Un reportage qui malgré ses imperfections expose bien la chronologie des évènements et dénonce, par répercussion, la propagande officielle diffusée en continu sur les chaines de TV française et les responsabilités de Sarkozy et de Hollande

Corrections de quelques erreurs (?) importantes du reportage:

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Syrie: Fabius n’envisage plus un départ de Bachar al-Assad avant une transition politique

Le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius a déclaré qu’il n’envisageait plus un départ du président syrien Bachar al-Assad avant une transition politique en Syrie, dans un entretien à un quotidien régional. « Une Syrie unie implique une transition politique. Cela ne veut pas dire que Bachar al-Assad doit partir avant même la transition, mais il faut des assurances pour le futur », a déclaré le chef de la diplomatie française au quotidien Le progrès de Lyon paru samedi.

source
Rappel:

Alors qu’ils finançaient et armaient les djihadistes du Front al-Nosra ( la branche armée d’Al-Qaida «canal historique» en Syrie) dont Fabius s’enthousiasmait de leur efficacité contre Bachar El Assad. En 2012, le gouvernement français par la voix de son ministre des affaires étrangères en appelait au meurtre du président syrien pour des crimes qui ont d’ailleurs étaient démentis par des enquêtes de l’ONU


Syrie 2012.08.17 Fabius appelle au meurtre de… par Hieronymus20

Le 29/09/2015

Fabius et l’ensemble des média disaient:

Nous cherchons à ce que la Syrie recouvre son intégrité. Et nous disons, et pas seulement nous, que pour atteindre ce résultat Bachar al-Assad ne peut pas rester, sinon toutes ses victimes seront envoyées vers les terroristes » a affirmé Laurent Fabius.

En octobre Fabius et les média de propagande disaient:

« La Syrie avait la liste des djihadistes de France et l’a proposé aux Français. Mais Valls a refusé ».

Yves de Kerdrel, directeur de la publication de Valeurs actuelles, révèle l’information inédite de l’interview de Bernard Squarcini qui paraîtra dans l’édition de ce jeudi 19 novembre. L’ancien directeur de la DCRI y affirme que les services secrets syriens ont la liste des combattants djihadistes français opérant en Syrie.


L’instant M : Yves de Kerdrel (Valeurs… par franceinter

Syrie: Le retour au réel – par Bernard Lugan

Source : Blog de Bernard Lugan
Comme l’écrit Thomas Flichy dans un article intitulé « Géopolitique : retour aux règles du jeu »[1], les faux paradigmes d’hier ont volé en éclats cependant que les paradigmes prétendument désuets, se sont au contraire révélés opérants.

C’est donc à un retour au réel que nous assistons. Obstinément nié depuis 1945 au nom d’une idéologie désincarnée, ce réel revient en force depuis l’éclatement des blocs à travers la renaissance de la vieille Russie, le retour de l’Iran, l’éveil de la Chine et de l’Inde.
Aveuglés à la perte du monopole intellectuel découlant de ce basculement géographique et géopolitique, les responsables « occidentaux » ont continué à vouloir régir le monde au nom de leurs vieilles lunes. Ils y ont même ajouté de nouveaux impératifs catégoriques comme la féminisation de la société et la place réservée aux minorités sexuelles. Sans voir que ces règles, applicables à eux-mêmes, soit à moins de 15% de la population mondiale, sont rejetées par 85% de l’humanité…

Prisonniers de leurs dogmes, autistes et sourds à la fois, ils sont désemparés quand le réel leur explose à la figure. Comme en Syrie où, au nom des « droits de l’homme », ils ont armé les pires fanatiques et mis à bas une société multi-confessionnelle. Or, voilà qu’après avoir parlé du président Assad comme d’un nouvel Hitler, acculés par les évidences, ils se préparent, toute honte bue, à discuter avec lui.

En Afrique, le mythe universaliste négateur des ethnies (lire des enracinements et des différences) a gravement mutilé le continent. N’est-on pas allé jusqu’au bout de l’absurde avec ces africanistes français (Jean-Pierre Chrétien, Catherine Coquery-Vidrovitch, Jean-Loup Amselle et leurs élèves), qui ont osé soutenir que les ethnies africaines étant des créations coloniales, elles devaient être écartées des grilles d’analyse politiques et géopolitiques. Or, ces errements intellectuels sont une insulte faite à l’Afrique car ils sous-entendent que les peuples africains ont tout reçu des colonisateurs, jusqu’à leur nom et leur identité. Avant la colonisation, le continent n’était-il donc peuplé que de masses indifférenciées ?
Mais là encore, le réel est de retour et ces arrogantes prétentions universalistes Continuer la lecture de Syrie: Le retour au réel – par Bernard Lugan

Le groupe Etat islamique se rapproche du Liban

Pour convaincre les Américains et les Européens de l’indispensabilité de son implication militaire en Syrie, la Russie invoque le danger grandissant représenté par le groupe Etat islamique. La France avance les mêmes arguments. Effectivement, malgré des milliers de raids menés par la coalition internationale, l’organisation d’Abou Bakr al-Baghdadi progresse dans le nord d’Alep face aux rebelles islamistes. Dans le centre, elle se rapproche du Liban.

La Russie ne fait plus un secret du renforcement de sa présence militaire en Syrie. Ce sont les médias et les responsables américains qui révèlent, au compte-gouttes, l’importance du déploiement russe dans ce pays : agrandissement de la piste d’un aéroport près de Lattaquié et installation de logements préfabriqués capables d’accueillir des centaines de soldats, déploiement de sept chars modernes T-90, arrivée de quatre chasseurs-bombardiers…

Après avoir tenté, timidement, de minimiser l’importance de ce déploiement, la Russie a reconnu qu’elle livrait effectivement des armes et de l’équipement militaire à l’armée syrienne conformément à des contrats conclus par le passé. Puis les dirigeants russes ont annoncé qu’ils étaient disposés à envisager l’envoi de troupes au sol si le gouvernement syrien en faisait la demande. Dans le même temps, le ministre syrien des Affaires étrangères, Walid Moallem, déclarait que Damas n’excluait pas une telle éventualité. Les autorités syriennes ont par ailleurs confirmé la livraison de nouvelles armes russes, « qui ont montré leur grande efficacité sur le terrain ».

La Russie invoque la « menace terroriste »

 Des sources bien informées à Damas et à Beyrouth affirment que l’armée syrienne a reçu, ces dernières semaines des dizaines de transports de troupes de type BTR 82 A, des camions Ural, de l’artillerie, des pièces de rechange pour hélicoptères et avions de combats, des systèmes de communication électronique et d’énormes quantités de munitions. Ce matériel est acheminé par un pont aérien, qui se poursuivra jusqu’au 24 septembre, et par des navires russes qui accostent dans le port de Tartous, où la Russie dispose d’une base navale depuis 1971.

Face aux critiques des Américains, la Russie invoque la « menace terroriste » constituée par l’organisation de l’Etat islamique (EI), le Front al-Nosra (la branche syrienne d’al-Qaïda) et d’autres organisations extrémistes. Elle a invité les Etats-Unis et les pays européens à coopérer avec elle pour lutter contre le terrorisme. « La priorité aujourd’hui est à la nécessaire union de nos forces contre le terrorisme. Sans cela, il est impossible de résoudre d’autres problèmes urgents, comme celui des réfugiés », a déclaré le président Vladimir Poutine, mardi 15 septembre au Turkménistan.

Dans le même temps, Moscou annonçait que 2 400 Russes combattaient dans les rangs du groupe EI et d’autres groupes, ce qui fait des ressortissants de la Fédération de Russie le plus gros contingent d’étrangers évoluant au sein de l’organisation terroriste. De plus, les groupes d’obédience islamique dans le Caucase ont prêté allégeance au « calife » de l’organisation, Abou Bakr al-Baghdadi. Il devient clair, dans ces circonstances, que la volonté de la Russie de combattre l’EI pourrait être légitime.

Le groupe EI déjà présent au Liban

Le renforcement de la présence russe en Syrie intervient, d’ailleurs, à un moment où le groupe EI avance dans le nord d’Alep face aux rebelles islamistes soutenus par la Turquie et les pays arabes du Golfe, mais aussi se rapproche du Liban. Peu de médias évoquent ce dernier point, qui a pourtant été soulevé, la semaine dernière, par le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, pour justifier la participation de la France aux frappes de la coalition contre l’organisation Etat islamique en Syrie.

De graves développements militaires se sont produits sur le terrain ces dernières semaines et sont passés inaperçus aux yeux de l’opinion publique. Mais les experts et les diplomates en saisissent l’importance. Alors que l’armée syrienne concentrait son effort sur la protection des derniers champs gaziers de Chaër et de Jazal, encore sous le contrôle du gouvernement autour de Palmyre, les combattants de l’EI fonçaient dans le désert au sud-est de la ville antique. Le 6 août, ils prenaient al-Qaryatayn, une bourgade de 35 000 habitants, située à 85 kilomètres au sud de Homs et à 160 kilomètres de Palmyre. Al-Qaryatayn constitue un carrefour important reliant les territoires contrôlés par l’organisation dans la campagne à l’est de Homs et l’est de la région montagneuse du Qalamoun, dont une partie est adossée à la frontière libanaise.

Avec la prise de cette localité, le groupe Etat islamique peut désormais acheminer des renforts et du ravitaillement entre ces deux zones. En poussant plus à l’Ouest, l’organisation jihadiste pourra ouvrir des voies pour approvisionner son maquis du Qalamoun occidental, où sont stationnés entre 500 et 800 combattants. Ce fief jihadiste est à cheval à la frontière syro-libanaise. Il longe le Liban sur une distance de 35 kilomètres entre les localités libanaises de Qaa et de Ersal, dans la plaine orientale de la Békaa.

Des voies de ravitaillement ouvertes vers l’Irak Continuer la lecture de Le groupe Etat islamique se rapproche du Liban

«La Russie se prépare à mener une campagne aérienne contre Daesh»

Au lieu de vendre des navires mistrals aux Russes qui pourraient bien nous libérer de la menace de l’Eat Islamique dans les mois qui viennent, la France a préféré vendre des armes à l’opposition Syrienne.

On mesure aujourd’hui la folie et l’incompétence de ceux qui nous gouvernent.


 

Igor Delanoë, directeur adjoint de l’Observatoire franco-russe à Moscou et spécialiste de la Méditerranée orientale, livre son analyse sur le renforcement de la présence militaire russe en Syrie. Nous reprenons des extraits de sa dernière note, sous le titre explicite : «Lattaquié, un porte-avions russe en Syrie ?»

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