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Syrie : Vladimir Poutine expédie un sous-marin nucléaire géant pour avertir Washington

Depuis quelques mois Poutine a pris la décision d’apporter une aide militaire à la Syrie. Le choix d’aller bombarder dans le coin de la part de la France (qui suit les directives des USA) n’est donc pas un hasard. Jusqu’ici la France a laissé fair Daesh et a armé les islamiste du Front Al Nostra (1) opposant du régime de Damas. Parions que pour une bombe destinée à Daesh, trois seront envoyées contre Bachar El Assad.

(1)

-François Hollande admet avoir armé les rebelles syriens en violation de l’embargo

-Les déclaration de Laurent Fabius sur les islamistes qui tuent des chrétien en Syrie: Fabius : «Le front al-Nosra fait du bon boulot»

Des civils Syriens demandent réparation pour des «fautes» de Fabius

 


Comme nous le disons depuis plusieurs jours, le soudain emballement médiatique en Europe autour de la question des flots de clandestins syriens se rendant sur le continent cache en réalité une campagne de mobilisation contre l’implication directe de la Russie en Syrie.

Avec l’annonce du déploiement massif d’instructeurs, de conseillers et de matériels, Moscou est en train de veiller à empêcher définitivement tout renversement du gouvernement syrien par l’Otan et ses vassaux. Dernier mouvement en date, Vladimir Poutine a donné l’ordre à un sous-marin nucléaire géant de partir pour la Syrie. Un message clair à destination de Washington.

L’Otan s’agite

Nous citerons à nouveau les propos du ministre des Finances britannique, George Osborne, présent à la réunion des banques centrales du G20 en Turquie (lire ici) :

“Il faut s’attaquer au problème à la source, en l’occurrence le régime criminel d’Assad et les terroristes de l’EI et il faut pour cela un plan complet visant à la création d’une Syrie plus stable et pacifique. C’est un défi énorme, bien sûr, mais nous ne pouvons pas laisser cette crise s’envenimer. Nous devons nous impliquer.”

Ce plan “complet” semble être la nouvelle priorité de Londres, Washington mais aussi Paris depuis que la Russie renforce son aide à Damas.

François Hollande a ainsi déclaré ce jour sur la question (lire ici) : Continuer la lecture de Syrie : Vladimir Poutine expédie un sous-marin nucléaire géant pour avertir Washington

François Hollande admet avoir armé les rebelles syriens en violation de l’embargo

Rappel: Hollande avait déjà confirmé la vente d’arme aux « rebelles  » syrien: Syrie : François Hollande confirme la livraison d’armes aux rebelles. Mais ce sont les journalistes qui obstinent à dire le contraire.

Dans une interview accordée à la chaîne de télévision France 2, Bachar Al-Assad a accusé la France de soutenir les mêmes terroristes que ceux qui ont perpétré les attaques à Paris en janvier dernier. «Est-ce de la démocratie que d’envoyer des armes aux terroristes et de les appuyer ? Ai-je le droit de soutenir les terroristes qui ont attaqué Charlie Hebdo par exemple ?», s’est demandé le président syrien.


source

Le président français s’est confié au journaliste Xavier Panon, qui révèle que François Hollande a décidé de livrer des armes lourdes aux rebelles syriens, malgré l’embargo européen.

La France a fourni des armes à des groupes rebelles syriens dès 2012 alors que l’Union européenne avait imposé un embargo sur de telles livraisons. Et c’est le président Hollande qui le dit lui-même dans un livre à paraître le 13 mai aux Editions de l’Archipel, intitulé Dans les coulisses de la diplomatie française, de Sarkozy à Hollande, écrit par le journaliste Xavier Panon.

«Nous avons commencé quand nous avons eu la certitude qu’elles iraient dans des mains sûres», explique le chef de l’Etat à l’auteur du livre, en mai 2014. Les livraisons ont débuté dès la fin de l’année 2012, alors que l’embargo européen, établi à l’été 2011, est toujours en vigueur. Il ne sera levé qu’à la fin du mois de mai 2013.

Ce cavalier seul contraint l’Elysée à la prudence. Officiellement, la France se contente d’envoyer de l’équipement non-létal: gilets pare-balles, outils de communication cryptée, masques contre les armes chimiques, lunettes nocturnes. Mais c’est un tout autre matériel qu’elle dépêche sur place: canons de 20 mm, mitrailleuses, lance-roquettes, missiles anti-chars. Seuls les missiles anti-aériens restent tabous. François Hollande n’en enverra pas car ils s’avéreraient trop dangereux si des djihadistes venaient à s’en emparer.

(…)

Le président français s’est confié au journaliste Xavier Panon, qui révèle que François Hollande a décidé de livrer des armes lourdes aux rebelles syriens, malgré l’embargo européen.

La France a fourni des armes à des groupes rebelles syriens dès 2012 alors que l’Union européenne avait imposé un embargo sur de telles livraisons. Et c’est le président Hollande qui le dit lui-même dans un livre à paraître le 13 mai aux Editions de l’Archipel, intitulé Dans les coulisses de la diplomatie française, de Sarkozy à Hollande, écrit par le journaliste Xavier Panon.

«Nous avons commencé quand nous avons eu la certitude qu’elles iraient dans des mains sûres», explique le chef de l’Etat à l’auteur du livre, en mai 2014. Les livraisons ont débuté dès la fin de l’année 2012, alors que l’embargo européen, établi à l’été 2011, est toujours en vigueur. Il ne sera levé qu’à la fin du mois de mai 2013.

Ce cavalier seul contraint l’Elysée à la prudence. Officiellement, la France se contente d’envoyer de l’équipement non-létal: gilets pare-balles, outils de communication cryptée, masques contre les armes chimiques, lunettes nocturnes. Mais c’est un tout autre matériel qu’elle dépêche sur place: canons de 20 mm, mitrailleuses, lance-roquettes, missiles anti-chars. Seuls les missiles anti-aériens restent tabous. François Hollande n’en enverra pas car ils s’avéreraient trop dangereux si des djihadistes venaient à s’en emparer.

Mille et une précautions

Les armes sont envoyées grâce aux soins de la DGSE (la Direction générale de la sécurité extérieure). Les Français marchent sur des œufs car il s’agit de s’assurer que les armes parviendront à la bonne destination… et que ces transferts ne seront pas surpris en flagrant délit par la communauté internationale. Les dates de livraison sont donc très irrégulières et les précautions nombreuses.

Il faut, tout d’abord, trouver des fournisseurs discrets, effacer les marques de la provenance des armes avant leur départ. Et puis, comment être certain qu’elles seront bien réceptionnées à l’arrivée par des hommes de l’armée syrienne libre, alors dirigée par le général Sélim Idriss, interlocuteur privilégié de l’Elysée? Les services français utilisent leurs propres réseaux, les autres leur paraissant moins fiables.

Sur la scène publique, la France s’enferre dans une valse-hésitation sur la question des armes. Une fois, le 15 mars 2013, l’Elysée tente de lever l’embargo européen et d’entraîner ses partenaires à envoyer des armes mais le 28, François Hollande rétropédale:

«Nous ne fournirons pas d’armes tant que nous n’avons pas la certitude que ces armes seront utilisées par des opposants légitimes et coupés de toute emprise terroriste.»

Si la diplomatie française est aussi embarrassée, c’est qu’elle se heurte aux atermoiements de ses alliés européens, mais aussi des Etats-Unis peu désireux de prendre part à un nouveau conflit au Moyen-Orient. D’autant que celui-ci devient de moins en moins lisible au fil des mois, au fur et à mesure de la montée en puissance des groupes djihadistes. L’affirmation sur le front anti-Bachar el-Assad d’islamistes radicaux comme les soldats de Jabhat Al-Nosra par exemple fragilise la position française: il est désormais quasi impossible d’assumer la livraison d’armes en Syrie alors que ce sont les djihadistes qui tendent à incarner la révolution syrienne.

Dans son livre, Xavier Panon transcrit les propos d’un responsable du Quai d’Orsay:

«François Hollande et son ministre ont été bien imprudents sur la Syrie et l’embargo. Faute d’avoir la capacité d’influer réellement sur le rapport de forces, la posture reste morale. Or, la morale est rarement bonne inspiratrice en politique étrangère. Livrer des armes sans garantie de destination, c’est être cobelligérant. Il y a davantage de raisons de ne pas le faire que de le faire.»

Wesley Clark: Nos amis et alliés ont fondé et financé ISIS (Daech) pour détruire le Hezbollah ». (vidéo)

Dans une interview accordée récemment sur la chaîne CNN, l’ancien général américain Wesley Clark, ancien commandant de l’OTAN en Europe, a confirmé ce que disait récemment le Général Vincent Desportes: Nos amis et alliés ont fondé et financé ISIS (Daech) pour détruire le Hezbollah ». (vidéo)

Ces propos de l’ex officier supérieur US vient corroborer les propos d’un ancien cadre d’Al Qaïda, Cheikh Nabil Naïm, qui affirme que l’EI a été créé par les services secrets « alliés ».

lire aussi: Daesh, les Américains et Bachar Al-Assad

Petit rappel sur les déclarations Wesley Clark en 2007 :

Dès 2007, le Général 4 étoiles étasunien et commandant des Forces Armées Wesley Clark annonçait publiquement que la déstabilisation de la Syrie, de l’Irak ou encore de la Libye, pour n’en citer que quelques-uns, avaient été planifiées dans un mémo qui lui avait été présenté en 2001, dans un but secret de remodelage du Proche Orient, en vue d’imposer le Nouvel Ordre Mondial.


Wesley Clark: raisons de la guerre en Syrie par rikiai

lire entre autre sur notre blog:
Syrie : les Etats-Unis se disent prêts à armer les rebelles islamistes. (vidéo)

Syrie : L’Etat islamique prend un bastion clé du régime

Fabius, Hollande, BHL, Juppé et sarkozy voulaient détruire Assad au risque de mettre les islamistes au pouvoir. Ils les ont armé. Aujourd’hui Assad est au plus mal. Que va faire l’otan? Laisser le califat islamique d’Irak s’étendre à la Syrie, la Lybie ?.

Pour les électeurs Ps ou UMP : mesurez-vous les conséquences de votre vote ?.

———–

Les djihadistes de l’Etat islamique (EI) ont pris dimanche l’aéroport de Tabqa, dernier bastion du régime de Bachar al-Assad dans la province septentrionale de Raqa, a annoncé l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH). En juillet et début août, l’EI avait chassé l’armée de deux bases importantes de Raqa, la base 93 et la division 17, après avoir tué plus d’une centaine de soldats..

Située à 200 kilomètres d’Alep, cette ville est stratégique pour les djihadistes puisqu’elle constitue la porte d’entrée de la vallée de l’Euphrate, une région au sol et au sous-sol regorgeant de ressources.

Les soldats se retirent de l’aéroport. «Les combats se poursuivent aux alentours de l’aéroport qui est tombé aux mains de l’EI, alors que les corps de dizaines de soldats syriens gisent» à l’intérieur, a indiqué l’OSDH. «La majorité des forces du régime se sont retirées de l’aéroport», ajoute l’ONG. La télévision officielle syrienne a confirmé que les soldats s’étaient retirés de l’aéroport militaire. «Après avoir mené des combats violents, les soldats se sont retirés de l’aéroport de Tabqa

De lourdes pertes pour l’Etat islamique. «Ils se sont déployés (à l’extérieur) et continuent de porter des coups durs aux groupes terroristes leur infligeant des pertes énormes», a-t-elle poursuivi.

Le JDD

En 2011 SAS expliquait quelles seraient les conséquences de la chute de Kadhafi. (Extrait de: SAS Les fous de Benghazi)

En 2011 SAS expliquait quelles seraient les conséquences de la chute de Kadhafi. (Extrait de: SAS Les fous de Benghazi)

Il commet juste une erreur, il voit l’émergence du califat en Lybie, et non pas en Irak comme cela s’est passé par la suite.

Télécharger en PDF l’extrait de SAS « les fous de Benghazi »

sas-191---les-fous-de-benghazi-881762

Ou lire la transcription ci-dessous:

Afin de contrer les Islamistes prêts à prendre le contrôle de la Libye post-Kadhafi, les Américains tentent de rétablir une monarchie constitutionnelle en Libye, avec le petit-fils du roi Idriss, renversé par Kadhafi.
Le prétendant au trône, Ibrahim Al Senoussi, qui habite Londres, vient au Caire pour prendre des contacts.
Or son vol échappe de justesse à un attentat avant son atterrissage au Caire. Un attentat réalisé à l’aide d’un missile venant de l’arsenal militaire Libyen.

Malko – Vous avez aussi découvert comment ce missile sol-air livré à la Libye de
Khadafi il y a treize ans, s’est retrouvé ici ?
Jerry Tombstone (CIA)– Nous avons une hypothèse plus que plausible. D’après les documents que nous avons récupérés à Tripoli, nous savons que le Strella était stocké dans une caserne de l’armée libyenne dans la ville d’Al Beida, à l’est de Benghazi. Deux jours après la « Révolution du 17 février » une foule d’insurgés en a chassé les soldats khadafistes et vidé le dépôt d’armes jusqu’à la dernière cartouche.
– Que sont devenues ces armes ?
L’Américain eut un sourire ironique.
– Nous en avons au moins retrouvé une. Les autres sont dans la nature.

Beaucoup ont été pillées par la population libyenne, d’autres sont vraisemblablement parties vers le sud, le Niger et le Mali, pour renforcer les katibas de l’AQMI (1). Les Services français nous ont signalé la présence de membres de l’AQMI dans la région de Benghazi, venus faire leur marché. Certaines sont parties pour l’Égypte. D’ailleurs, l’armée égyptienne a intercepté deux camions bourrés d’armes, des Kalachs, des RPG 7 et des munitions. Ce dont nous nous moquons. En revanche, c’est la première trace du stock de quarante Strella stockés à Al Beida.

– Ils n’ont pas été transférés à Gaza ?
Jerry Tombstone hocha la tête.

– It’s a distinct possibility (2). Mais pas forcément au Hamas. Il y a là-bas un groupe salafiste très actif, le Jund Ansar Allah, totalement radical. Il ne veut ni négociations avec les Israéliens, ni autre pouvoir que celui de Dieu. Ils ont proclamé, il y a quelque temps, l’Émirat Indépendant de Gaza, contre la volonté du
Hamas et sont intégrés au clan Dogmush, une puissante famille de Gaza. Ils sont financés par le Qatar, l’Arabie Saoudite et le Yemen. Et surtout, ils ont
des liens avec la branche clandestine des Frères Musulmans égyptiens, le Tanzim Al Assazi, qui, eux, sont très proches d’Abu Bokatalla, chef d’une katiba takfiri, originaire de Darna.

Nous savons, par des écoutes, que Abu Bokatalla est très lié au Qatar et très actif à la construction d’un Émirat islamique en Libye. Donc, c’est possible que certains des Strella volés à Al Beida se soient retrouvés à Gaza. Cependant, cela n’inquiète pas trop les Israéliens. Ces Strella ne sont pas dangereux pour des appareils de combat modernes, bourrés de contre-mesures électroniques.

Malko écoutait l’exposé de l’Américain, de plus en plus perplexe.

– Vous voulez dire qu’on a voulu tuer Ibrahim Al Senoussi et sa maîtresse en
sacrifiant délibérément les autres passagers de ce vol ? Il y a d’autres méthodes pour
liquider un gêneur.

Jerry Tombstone lui jeta un regard de commisération.

– En 1990, les Services libyens ont placé une bombe – une valise piégée – sur un
vol de l’UTA reliant Libre-ville, N’Jamena et Paris. La bombe a explosé au-dessus
du Ténéré, tuant évidemment tous les passagers. Les Services libyens avaient appris
qu’un opposant notoire au colonel Khadafi devait se trouver sur ce vol.
Heureusement pour lui, il a raté l’avion, mais les autres passagers sont morts.
– Pour rien.

Un ange passa, un brassard noir autour des ailes.

– Ce doit être facile de tuer quelqu’un dans une ville comme Le Caire. Sauf s’il
dispose d’une protection rapprochée efficace.
– Certes, reconnut Jerry Tombstone, mais le meurtre ciblé d’un Libyen au Caire
aurait embarrassé les Frères Musulmans qui se présentent aux élections législatives
dans quelques semaines.
– Ils font profil bas.
– Abattre un avion de ligne, ce n’est pas faire profil bas…On peut mettre cela sur le dos des extrémistes Jund Ansar Allah de Gaza. Ils sont déjà venus attaquer des Israéliens près d’Eilat, à partir du sol égyptien. Même si ceux-ci sont aidés par des membres du Tanzim Al Assazi , la branche clandestine des frères Musulmans.

– Bien, conclut Malko, il y a quand même un gros point d’interrogation :
pourquoi avoir tenté d’assassiner Ibrahim Al Senoussi ?

Jerry Tombstone hocha la tête, avec la satisfaction d’un professeur à qui on pose
une question intelligente.

– C’est la bonne question ! reconnut-il. Bien entendu, mon homologue de Vienne
n’a pas mentionné l’opération « Sunrise » ?

– Non, confirma Malko.
Les Américains avaient la manie de baptiser leurs manips secrètes de noms
poétiques.

Jerry Tombstone émit un hennissement plein de retenue.

– Eh bien, je vais vous mettre au courant. En revenant un peu en arrière. Depuis
2003, lorsque le colonel Khadafi a renoncé à se procurer des armes nucléaires, sous
notre amicale pression, nous étions redevenus amis. Il était toujours fou, mais
c’était notre fou.
– L’amicale pression avait consisté à menacer Khadafi de vitrifier la Libye s’il
s’obstinait dans la recherche du nucléaire.

Jerry Tombstone continua de sa voix professorale.

– En plus, nous avions le même ennemi : les islamistes et Al Qaida. Il s’est mis à nous aider beaucoup… Nous aussi, d’ailleurs, en lui signalant des gens qui
pouvaient lui nuire et en lui fournissant du matériel d’écoute. Tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes lorsqu’a éclaté la révolte du 17 février 2011 à
Benghazi. Nous n’étions pas trop inquiets, connaissant le rapport de force entre l’armée de Khadafi et ces manifestants, mal armés et pas entraînés.Seulement, la France a fait du zèle, par droit-de-l’hommisme et a entraîné la Grande-Bretagne dans une croisade anti-Khadafi.

» Vous connaissez la suite : Khadafi savait mater des opposants mais n’était pas
de force contre l’OTAN.

» Ensuite, nous avons très vite compris que, parmi les opposants à Khadafi, les
seuls organisés étaient les Islamistes de tous poils, les autres n’étant que des « idiots
utiles » comme aurait dit Lénine.

» L’Agence s’est mise à travailler sérieusement et a découvert un pot-aux-roses
inquiétant : le rôle du Qatar. Certes, officiellement, il avait pris le parti des rebelles, donnant de l’argent et des armes. Nous avons appris que, secrètement, l’Émir du Qatar, le Cheikh Hamad, avait décidé de mettre la main sur la « révolution libyenne ».

– C’est loin du Qatar la Libye, remarqua Malko. Et le Qatar n’a pas besoin de
pétrole, il en a…
– Certes, reconnut Jerry Tombstone, mais il y a un lien entre les deux pays : la
famille Salabi, des Libyens opposés à Khadafi, car islamistes bon teint. Trois frères.
» Ali Salabi fut jeté en prison par Khadafi dans les années 80. Libéré, puis exilé, il

se réfugia au Qatar où il fut accueilli à bras ouverts par un théologien des Frères
Musulmans, Youssef Al Qaradawi, qui prêche sur la télé Al Jezirah que prôner une
constitution laïque en Libye équivaut pour un musulman à commettre un crime
d’apostasie…

– Rassurant… remarqua Malko.
– Je ne vous le fais pas dire, enchaîna Jerry Tombstone. C’est Ali Salabi qui a
convaincu l’Émir du Qatar d’aider les rebelles anti-Khadafi.
» À commencer par son frère, Ismail Salabi, qui a fondé la Katiba du 17 février, Continuer la lecture de En 2011 SAS expliquait quelles seraient les conséquences de la chute de Kadhafi. (Extrait de: SAS Les fous de Benghazi)

Autre groupe terroriste de Gaza : le Jund Ansar Allah pire que le Hamas ?

Je suis étonné que la presse française fasse l’impasse sur Jund Ansar Allah, une organisation terroriste plus radicale que le Hamas et qui est à l’origine du califat de Gaza. Ce groupe voit d’un très bon œil le califat d’EIL en Irak, et a des intérêts dans la montée des violences. En 2012, dans SAS Les fous de Benghazi, Gérard de Villier démontre comment cette organisation, qui est en lien avec les frère musulmans et qui est financée par le Qatar, considère l’attaque de la Lybie par la France comme une très bonne nouvelle pour son projet politique.

Extrait d’un article de Times Off Israel

Après quatre semaines d’opération punitive israélienne, aérienne et terrestre, qui a fait près de 2 000 morts (dont environ 1 000 hommes armés, selon Israël) et détruit une grande partie de la bande de Gaza, le Hamas survit.

Pour Israël, cela pourrait ne pas être le pire cas de figure.

Parce que malgré son extrémisme violent, le Hamas régit un territoire, entretient un département de service social et contrôle les factions extrémistes plus réduites.

Grâce à des médiateurs, le Hamas et Israël ont conclu des accords en 2011 et en 2012, et en négocient un nouveau en ce moment-même au Caire.

Mais beaucoup d’organisations djihadistes compatriotes du Hamas à Gaza n’ont pas les mêmes intérêts. Pour la plupart, le seul objectif est de combattre, et pas seulement Israël, mais de propager le règne islamiste à travers le monde entier.

C’est pourquoi, au beau milieu du conflit le 28 juillet, le chef de la Defense Intelligence Agency sortant, le lieutenant-général Michael Flynn, a déclaré qu’à la place du Hamas pourrait s’installer « une entité comme l’EIIL », le groupe islamiste radical qui conquiert l’Irak et la Syrie.

« Si le Hamas était détruit et venait à disparaître, nous nous retrouverions probablement avec bien pire », a déclaré Flynn, selon Reuters.

(…)
Les groupes djihadistes

Un certain nombre de groupes djihadistes sont actifs dans la bande de Gaza. Ils sont favorables ou participent à l’objectif de l’État islamique et d’Al-Qaïda de rétablir un califat islamique international. Parmi eux, l’Armée de l’Islam, qui a participé à l’enlèvement de Shalit, et qui a kidnappé le journaliste de la BBC Alan Johnston en 2007.

Un autre groupe, Tawhid wal’Jihad, a tiré un certain nombre de roquettes sur Israël et est célèbre pour l’enlèvement et l’assassinat en 2011 de Vittorio Arrigoni, militant italien de l’International Solidarity Movement.

Un autre groupe, Jund Ansar Allah, a tenté d’attaquer Israël en 2009 et a déclaré Gaza émirat islamique cette même année, déclenchant un échange de tirs avec les forces du Hamas.

Quand Alain Juppé soutenait une intervention militaire en Syrie

Lu sur Novopress

On ne peut que frémir, au vu de la situation des Chrétiens d’Orient ou des Yazidis et de la réalité de l’Etat islamique, à l’écoute des propos d’Alain Juppé – candidat à la primaire UMP pour l’élection présidentielle de 2017- il ya presqu’un an. Interrogé le 5 septembre 2013 par Jean-Michel Apapthie, l’ancien ministre des Affaires étrangères de Nicolas Sarkozy s’est glissé dans la peau d’un va-t-en-guerre en Syrie ressortant de nombreux bobards bellicistes. Mais surtout Alain Juppé s’est servi des bombardements contre la Serbie en 1999, avec les conséquences que l’on connaît, pour justifier une action militaire contre la Syrie.


Alain Juppé : "Je voterais en faveur d'une… par rtl-fr

«La France face à la question islamique : les choix crédibles pour un avenir français» par Aymeric Chauprade (FN)

«La France face à la question islamique : les choix crédibles pour un avenir français» par Aymeric Chauprade (FN)

Il est loin le temps où le monde arabe rêvait de développement, de modernisation, de sécularisation d’un islam sunnite toujours menaçant pour les minorités chrétiennes et chiites. Ce temps là c’était celui du nationalisme arabe, de Nasser jusqu’à Saddam Hussein en passant par Hafez el Assad. Le temps de régimes autoritaires tournés vers le développement et qui offraient aux femmes, aux chrétiens et à toutes les minorités un rempart face au fondamentalisme sunnite autant que d’inéluctables perspectives d’ouverture démocratique si l’on avait bien voulu laisser les processus internes se dérouler à leur rythme historique. C’était aussi le temps où la cause palestinienne était encore une cause nationaliste et pas encore une cause islamique. Seulement voilà, de l’eau a coulé sous les ponts et l’Autorité palestinienne comme le Fatah ont été effacés par le Hamas.

Prendre acte de la disparition du nationalisme arabe

Ce temps des nationalismes arabes est bien révolu. Rongé par la corruption de ses propres élites, dévasté volontairement par la politique américaine (ennemie des nationalismes pétroliers) autant que par l’énorme erreur stratégique d’Israël avec lequel il aurait pu s’entendre pour assurer à la fois l’existence d’un État palestinien et la sécurité de l’État juif, le nationalisme arabe a signé son acte de décès.

En septembre 2001, la collusion probable entre une partie de l’État profond américain et l’État profond saoudien (ses services de renseignement), qui fut une sorte d’aboutissement paroxystique d’une alliance monstrueuse née dans la guerre d’Afghanistan face aux Soviétiques, créa une onde sismique mondiale. Le fondamentalisme sunnite se déchaîna tandis que les États-Unis, profitant de la « guerre contre le terrorisme » tentèrent d’opposer l’utopie d’un projet unipolaire à l’évidence du monde multipolaire.

Les partisans de la politique américaine purent successivement applaudir la guerre en Afghanistan contre des Talibans que Washington, Islamabad et Riyad avaient créés, la destruction du régime de Saddam Hussein à Bagdad, les révolutions colorées en Géorgie puis en Ukraine pour faire pièce à une Russie renaissante grâce à Vladimir Poutine, ou bien encore la politique d’isolement de Téhéran au prétexte d’une possible bombe iranienne.

Fiction occidentale, le « Printemps arabe » ne fut qu’un sombre festival qataro-saoudien. Le Qatar et ses amis « Frères musulmans » purent s’offrir les régimes Ben Ali en Tunisie, Moubarak en Égypte, Kadhafi en Libye, la terreur et le chaos en Syrie. Quant à l’Arabie Saoudite, elle emporta le deuxième acte au Caire en éliminant, grâce aux généraux égyptiens, Morsi et ses Frères musulmans mais elle disputa au Qatar l’influence sur les groupes terroristes en Syrie.

Toute cette œuvre funeste d’égorgements, de décapitations, de viols des jeunes chrétiennes ou chiites vierges, d’exécutions sommaires, de prisonniers enterrés vivants, de vidéos macabres postées sur Youtube et téléchargées des dizaines de milliers de fois dans nos banlieues, tout cela nous le devons « à nos magnifiques alliés », nos nouveaux amis du Moyen-Orient, gorgés de pétro-dollars, le Qatar et l’Arabie Saoudite.

Le bilan de Sarkozy et Hollande au Moyen-Orient : chaos islamiste et crimes contre l’Humanité

La dernière fois que nos gouvernants eurent un peu de bon sens au Moyen-Orient ce fut en 2003 quand Chirac refusa de s’associer à la guerre américaine en Irak. Certes notre politique était alors à la remorque de l’Histoire ; certes elle s’accrochait à des régimes finissants, mais c’était une politique « du moindre mal » et ce n’était déjà pas mal. Du moins nos ambassadeurs arabisants de l’époque, avant que Sarkozy et Hollande ne remplacent ceux-ci par des humanitaires naïfs quand ils n’étaient pas des hommes d’affaires cyniques, du moins ces vrais ambassadeurs (comme celui qui m’avait accueilli en février 2003 à Bagdad pour rendre à Tarik Aziz sans doute l’une de ses dernières visites) connaissaient-ils cet Orient compliqué et anticipaient-ils les horribles carnages communautaires qui devaient inéluctablement se produire en lieu et place des vieux régimes « laïcs ».

Nous avons le résultat de cette folie sous nos yeux et ce bilan n’est pas seulement le bilan de Washington. Non ce n’est pas seulement la faute de Washington car Sarkozy et Hollande (et avec eux Juppé et Fabius) portent une très lourde responsabilité dans les génocides communautaires (les chrétiens, les Alaouites, les chiites duodécimains, les Yazidis…) en œuvre aujourd’hui en Syrie et en Irak comme ils sont directement responsables des massacres tribaux en Libye.

Défendre militairement les Chrétiens d’Irak

À mes yeux Sarkozy et Hollande se sont rendus complices, par ces choix, de crimes contre l’Humanité. C’est à tout le moins ce qui devrait les disqualifier à jamais aux yeux des Français.

Sarkozy plus qu’Hollande d’ailleurs puisque c’est l’UMP qui, finalement, aura le plus brutalement rompu avec les fondamentaux gaulliens de la politique étrangère française pour nous aligner sur les politiques américaine, qatarie et saoudienne. Mais Hollande vaut-il mieux lui qui, en 2012, voulait envoyer notre armée attaquer l’État syrien, en tentant de nous refaire le coup américain des armes de destruction massive? Lui qui ne propose aujourd’hui comme seule aide aux Chrétiens d’Orient, face à la poussée de l’État islamique en Syrie et Irak, que l’envoi de colis alimentaires?

Nous devons aider les Chrétiens à rester chez eux, à défendre leurs villages, leurs églises, car ils étaient les premiers sur la Terre d’Orient. Je soutiens donc sans réserve les frappes militaires américaines contre l’État islamique et j’affirme que c’est l’intérêt et l’honneur de la France que de se joindre à ces frappes. Moi qui suis le premier à m’opposer à la folle politique des États-Unis en Ukraine, je sais aussi refuser le systématisme et dire que les Américains ont fait le bon choix en aidant le gouvernement irakien.

Mais la logique impose d’aller plus loin, d’avoir le courage d’accepter l’erreur occidentale en Syrie ce qui signifie s’allier à nouveau avec Bachar al Assad et l’aider à détruire les foyers islamistes qui gangrènent son pays.

Nous avons mené une guerre pour rien en Afghanistan dans laquelle de nombreux soldats sont morts pour la France et des milliers d’autres y ont perdu un membre, un œil, une aptitude physique ou mentale. Nos Rafales ont pilonné l’Armée régulière libyenne et nos hélicoptères lui ont infligé de lourdes pertes. Nos services spéciaux ont vendu, avec l’argent du Qatar des armes aux islamistes syriens dans le seul but de miner l’État syrien dans ses fondations. Devrions nous alors nous contenter d’envoyer quelques colis pour les Chrétiens d’Irak ?

Certes le principe de non ingérence est un principe essentiel auquel je tiens beaucoup. Mais je crois aussi au principe de solidarité civilisationnelle. La France reste à mes yeux la Fille aînée de l’Eglise, celle qui a secouru les Chrétiens du Liban en 1860, et ces chrétiens sont mes frères. C’est ce principe d’ailleurs qui me rend critique à l’égard du traitement injuste de De Gaulle à l’encontre des Harkis lesquels s’étaient battus pour la France. Je défends la reapolitik mais jamais contre l’honneur de la France. La France est une personne, elle a un honneur, pas seulement des intérêts. C’est donc ce principe de solidarité civilisationnelle qui peut justifier exceptionnellement l’ingérence.

Il faut choisir, soit nous accueillons ces pauvres gens au motif de la préférence chrétienne qui devrait être une évidence en matière d’asile, soit nous aidons activement (solution que Louis Aliot a préconisé le premier et qui a été malhonnêtement déformée par les médias en une forme d’indifférence à l’égard des chrétiens) les Chrétiens d’Orient à rester sur une terre où leurs prières en araméen s’entendaient à l’époque du Christ, six siècles avant l’apparition de l’islam.

Telle est donc ma position, que j’assume et que j’affirme, à savoir que la France devrait s’associer aux frappes militaires américaines pour soutenir l’armée régulière chiite et les Pershmergas kurdes dans leur combat contre l’État islamique.

Casser la dynamique califale et éliminer les djihadistes citoyens français

Il y a un enjeu essentiel dans la destruction de ce califat. C’est qu’il a muté du statut de califat régional au statut de califat mondial. Son calife s’est proclamé calife mondial et il a obtenu le ralliement de plusieurs imams radicaux influents dans le monde islamique sunnite, dont un en Indonésie le plus grand pays musulman du monde. Le risque de propagation est évident et les Américains l’ont compris. Il faut impérativement écraser sous un déluge de feu ces fous qui mutilent les femmes, les vendent comme esclaves sur les marchés de Mossoul, assouvissent sur elles leurs instincts criminels et inondent le monde de leurs vidéos macabres.

Vladimir Poutine a eu des mots aussi brutaux que de bon sens vis-à-vis de ces islamistes que les Russes ont combattu en Tchétchénie (tandis que les Américains les aidaient) ou qui ont massacré des dizaines d’enfants à Beslan. « Il faut butter les terroristes jusque dans les chiottes ». Ce n’est pas très politiquement correct mais c’est le meilleur programme face à l’islamisme.

Et ce programme ne doit pas s’arrêter là. Nous savons que près de 1000 djihadistes disposant de la nationalité française sont partis combattre en Syrie et en Irak et que beaucoup ont rallié le califat islamique. Nous ne devons pas les considérer comme des égarés mais comme des ennemis qui reviendront bientôt en France, forts de leur expérience militaire, l’esprit affranchi de toute limite après les exactions commises (viols, tortures, décapitations). Nous devons les éliminer in situ et ce devrait être le rôle de nos services spéciaux de s’en occuper dès maintenant. Nous ne pouvons prendre le risque d’attendre qu’ils reviennent. Arrêtés et emprisonnés en France ils seront de puissants moteurs de conversion à l’islam dans les prisons et donc un facteur supplémentaire de propagation du fondamentalisme islamique dans notre pays. Il revient la responsabilité à chaque nation européenne (France, Royaume Uni…) d’éliminer ses ressortissants djihadistes avant qu’ils ne reviennent.

Affronter la corruption de la politique et de l’économie française par le Qatar et l’Arabie Saoudite Continuer la lecture de «La France face à la question islamique : les choix crédibles pour un avenir français» par Aymeric Chauprade (FN)

Libye : le bilan BHL / Sarkozy

C’était il y a trois ans ; autant dire hier pour les médias français, mais une éternité pour le peuple libyen. Le début des « Printemps arabes », l’armée française, bras armé de la démocratie à Tripoli, Kadhafi le monstre et Sarkozy le sauveur. Bon, certaines mauvaises langues prétendent que le premier aurait un peu financé le second à l’occasion de sa campagne présidentielle de 2007. Ce que les gens peuvent être méchants…

Director Levy and cast members pose during a photocall for the film Le Serment de Tobrouk at the 65th Cannes Film Festival

Aujourd’hui ? Aujourd’hui le chaos. À en croire l’agence Reuters : « En raison de l’insécurité à Tripoli, l’ambassade américaine a été évacuée ce samedi. 70 diplomates ont été transférés en Tunisie. Pour les habitants de Tripoli, cette situation de guerre replonge la ville à l’été 2011 lorsque les insurgés anti-Kadhafi avaient repris la capitale. “On manque de fioul, depuis une semaine. Il y a une pénurie d’eau. Il n’y a plus d’eau dans les robinets. […] La différence avec 2011, c’est qu’on était sûrs qu’on n’allait pas avoir un canon sur la tête”, rapporte un habitant. »

Dans le même temps, selon Le Parisien : « Plus de cent morts en deux semaines d’affrontement, des combats qui s’intensifient près de Tripoli et à Benghazi. […] La Libye est entrée dans un conflit d’autant plus menaçant qu’il présente des dimensions multiples, mélangeant facteurs locaux et internationaux. »

Il est donc un peu loin, le temps où Bernard-Henri Lévy posait devant les photographes, lors du Festival de Cannes, flanqué de deux « démocrates » libyens d’opérette, affublés de lunettes noires et de keffiehs, façon Dupond et Dupont dans les aventures de Tintin au pays de l’or noir. Même silence radio chez les protagonistes de l’époque, cette Continuer la lecture de Libye : le bilan BHL / Sarkozy

Le « Djihadistan », nouvel Etat islamiste au Proche-Orient

Ces valeureux soldats d’Allah nous ont été présentés, par les média-menteurs et l’UMPS, comme des rebelles et des insurgés qu’il fallait soutenir. Lors de notre intervention militaire en Libye orchestrée par Sarkozy, BHL et Kouchner, nous étions à leurs côtés. En Syrie nous les avons armés contre Bachar El Assad.

Tout ceci sous le commandement de Barack Obama qui ne faisait que prendre la suite de Bush à qui l’on doit la chute de l’Irak au profit des Islamistes les plus fous.

Il n’y a pas à dire, nous sommes gouvernés par de grands hommes intelligents.

La prise de Mossoul. dites-vous que tout ceci est la faute de Fabius, Hollande et sarkozy

lire également Après la prise de Mossoul par les djihadistes, l’Irak est au bord de l’implosion

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Taillé à coups de raids meurtriers et d’attentats, un nouveau « pays » voit le jour dans le monde arabe : appelons-le le « Djihadistan ». Il s’installe à cheval sur la Syrie (dans le nord-est du pays) et sur l’Irak (dans l’Ouest et le Nord). C’est un événement d’une portée considérable, non seulement pour la région, mais aussi pour l’Europe.

Profitant de l’affaiblissement, voire de l’éclatement, de ces deux ex-Etats forts du Proche-Orient, le groupe djihadiste que dirige l’Irakien Abou Bakr Al-Baghdadi, l’Etat islamique en Irak et au Levant (EIIL), ne cesse d’agrandir son domaine. Jamais Al-Qaida, même en Afghanistan sous le règne des talibans, à la fin des années 1990, n’avait contrôlé pareil territoire.

L’EIIL supplante Al-Qaida en puissance de feu et en moyens financiers. Prônant officiellement la même pureté islamiste sunnite et la même violence extrême, il peut modifier durablement la carte de la région – amputant la Syrie et l’Irak d’une partie de leurs provinces pétrolières. L’Europe ne peut rester indifférente : l’EIIL séduit des centaines, peut-être des milliers, de jeunes musulmans européens, venus se battre dans ses rangs, essentiellement en Syrie.

UN MINI-ETAT ENTRE SYRIE ET IRAK

Ces quatre derniers jours, les colonnes d’Al-Baghdadi  se sont emparées de Mossoul, la capitale du nord de l’Irak, au bord du Tigre, mettant la main sur toute la région de Ninive. Elles se sont installées à Fallouja, à moins d’une centaine de kilomètres à l’ouest de Bagdad, à Tikrit, à Samarra – bref, elles dominent la quasi-totalité du pays sunnite irakien.

En Syrie, l’EIIL a conquis toute une partie de l’est du pays, s’assurant une continuité territoriale avec son fief irakien. Ainsi, c’est un mini-Etat qui prend racine, levant l’impôt, rançonnant, pillant et vendant le pétrole en contrebande. Tel est le but d’Al-Baghdadi : recréer une base djihadiste, à l’instar de ce que fut l’Afghanistan pour Al-Qaida.

LAISSER-FAIRE SYRIEN, IMPUISSANCE IRAKIENNE Continuer la lecture de Le « Djihadistan », nouvel Etat islamiste au Proche-Orient

Tuerie du musée juif de Bruxelles : Mehdi Nemmouche soupçonné et arrêté.(maj)

Le procureur de Paris a pris la parole après l’annonce de la garde à vue du Français de 29 ans. Le point sur ce que l’on sait.

Quelques heures après l’annonce de la garde à vue de Medhi Nemmouche, le procureur de Paris a fait le point sur l’enquête en cours et plus spécifiquement sur ce que l’on sait du suspect.

Un faisceau d’indices « graves et concordants ». L’homme a été arrêté avec sur lui un revolver et 57 cartouches. Un calibre 38 et 261 cartouches de fusil d’assaut ont par ailleurs été saisis. Des armes du type de celles utilisées à Bruxelles. Les enquêteurs ont trouvé dans la carte mémoire de son appareil photo une vidéo dans laquelle il évoque et s’attribue l’attentat.

Multirécidiviste. L »homme a été condamné à sept reprises et incarcéré cinq fois.

Profil djihadiste. Après sa dernière incarcération, il quitte la France pour la Syrie où il séjourne un an. Il y aurait rejoint des forces combattantes. Il était fiché par la DGSI pour ces raisons. Lors de son arrestation, le suspect avait un sigle de l’Etat islamique en Irak et au Levant.

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Comme c’est bizarre !!!!!. Ce n’est pas « l’extrême droite » comme l’avait laissé supposer certains propagandistes de la presse belge et française à quelques jours des élections européennes !?.

Il s’agit encore une fois d’une pépite issue de notre immigration qui nous rend si riche et si coloré. Les média le présentent comme un français.  Et ils insistent : c’est un français !.

Dessin mural que l'on trouve à Roubaix
Dessin mural que l’on trouve à Roubaix

Mais non, Mehdi Nemmouche est leur créature qu’ils ont décidé de faire français. Originaire de Roubaix, véritable enclave islamiste en France ( lire : « À Roubaix, sur les marchés, on trouve beaucoup de femmes voilées, pour ne pas dire que des femmes voilées »), Mehdi Nemmouche est le bébé de l’UMPS et de leurs média complices. C’est le résultat de leur multiculturalisme débridé, de leur obsession immigrationiste, de leur amour de l’autre et de leur haine de soit. Il est né sur le fumier des délires francophobes, islamophiles et sans frontièristes de la gauche. C’est une graine qui les a pris au mot, un peu comme l’ancien communiste Soral et le comique de gauche Dieudonné.
(voir la chronique de Zemmour sur l’humoriste enfant de la gauche)
Nous, patriotes, nous ne le reconnaissons pas comme français.Un français ne va pas faire le djihad en Syrie. Mehdi Nemmouche, islamiste, est pour nous un ennemi. Pour la caste en revanche c’est un petit être sans défense que la France n’a pas su intégrer et qui, en désespoir de cause, s’est tourné vers l’Islam.  Peut-être même qu’il a cru bien faire. En allant combattre en Syrie, il n’a fait qu’apporter une aide aux islamistes que soutiennent   François Hollande, BHL, Fabius et Valls contre Bachar El Assad.

Mehdi Nemmouche n’est pas un inconnu. Il a notamment appartenu à un gang impliqué dans un braquage en 2009, et il fut défendu entre autre par Me Gildas Brochen, le beau fils de Martine Aubry. Des braquages qui servent souvent à financer le djihad.

« Les faits ? Ce 13 août, vers 18 h 40, la moyenne surface est presque vide lorsque deux braqueurs, cagoulés et brandissant des armes de poing, menacent les deux caissiers. Ils font main basse sur un peu plus de 3 000 euros. Mais, derrière une glace sans tain, dans les bureaux de la direction, la gérante de « Penny Market » a observé la scène et déjà alerté la police.(…)
Me Gildas Brochen, pour Abdelmalik Hassani, Me Franck Chatelain, pour Ali Meziane, Me Soulifa Badaoui, pour Mehdi Memmouche, plaident tous avec brio la relaxe. Mais les trois prévenus sont condamnés : 30 mois de prison pour le premier, 36 mois pour le deuxième, 24 mois pour le dernier. »

Tourcoingmaville

lire aussi notre article le jour de la tuerie à Bruxelles : Tuerie du Musée Juif : Bruxelles victime de son magma islamiste ?

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Le Figaro

Un suspect a été arrêté vendredi à Marseille dans l’affaire de la tuerie commise samedi dernier au musée juif de Bruxelles. Selon des sources proches de l’enquête, cet individu, un Français, aurait été arrêté en possession d’une Kalachnikov et un revolver du type de ceux utilisés à Bruxelles.

Ce Français de 29 ans originaire de Roubaix, dans le Nord, Mehdi Nemmouche, est soupçonné, selon une source proche de l’enquête, d’avoir été en Syrie en 2013 auprès de jihadistes. Il a été placé en garde à vue notamment pour assassinat et tentative d’assassinat en lien avec une entreprise terroriste.

Pour l’écologiste Sandrine Bélier, les islamistes djihadistes sont des victimes de la France (vidéo)

Effarant. Évoquer la république et la laïcité pour venir en aide à des djihadistes relève de la bêtise la plus crasse. Et en même temps en faire des victimes du système français, est la preuve que la pensée politique de cette gauche immigrationiste est démoniaque.

Sandrine Bélier, députée européenne pour Europe Écologie Les Verts :

« je pense que c’est une jeunesse qui est victime »

Le Pen : Merah « peut-être la partie émergée de l’iceberg »

Nos otages en Syrie ? Une classique affaire de « gangsterrorisme »…

Entretien avec Xavier Raufer

Nos quatre journalistes retenus otages en Syrie sont enfin libres. Qui les a enlevés ? Pour quelles raisons, politiques, religieuses, ethniques ou simplement financières ? Et, surtout, y a-t-il eu rançon versée par la France ?

D’abord, le fondamental.
La guerre civile syrienne est la parfaite prolongation de celle qui sévit au Liban voisin (1975-1990), les fondamentaux de cette guerre civile fondatrice valant toujours aujourd’hui. Or, depuis, une constante – en fait, l’unique bouée de sauvetage du régime alaouite des Assad, de père en fils – est celle-ci : un contrôle systématique, au pire une « influence » sur tout groupe terroriste, guérilla, groupe insurgé opérant dans la région. Ce, grâce aux redoutables et forts experts des services spéciaux du régime de Damas. En son temps, ces services ont manipulé des groupes palestiniens, jihadis sunnites, chiites et chrétiens libanais, arméniens chrétiens (ASALA) – même la « légion étrangère » (commandement des opérations spéciales à l’étranger) du FPLP, avec bien sûr Carlos, mais aussi des Japonais, des Allemands, etc. À l’époque, le responsable de ces « opérations spéciales » était le colonel Haïtham Saïd, du SR de l’armée de l’air syrienne.

Aujourd’hui, les services d’Assad fils opèrent toujours de même – demandez-vous pourquoi des groupes jihadis, mobilisés pour abattre le régime hérétique des Assad, s’entretuent aujourd’hui avec férocité –, pas vraiment l’effet du hasard. Donc, dans la libération d’otages détenus par des fanatiques sunnites, le régime alaouite laïc des Assad joue aussi un rôle…

Ensuite, le circonstanciel.
Contrairement à la très idéologique guerre civile libanaise, qui remonte à la guerre froide, la présente (celle de Syrie) est d’abord celle des hybrides, jihadis certes, mais surtout criminels. Dans une étude de mars 2014, le RUSI (l’IHEDN britannique) estime ainsi que la majorité des islamistes d’Angleterre partis combattre en Syrie sont des malfaiteurs :
– délinquants juvéniles connus pour participation à un gang, petit deal de drogues, violences diverses, éthylisme et toxicomanie ;
– bandits endurcis (homicides, braquages, vente en gros de stupéfiants, racket, etc.) ayant déjà purgé de sérieuses peines de prison.

Ces bandits, grands ou petits, financent par le vol, le braquage, le deal, leurs voyages et séjours jihadis en Syrie.

À l’inverse, les combattants déjà connus pour activisme islamiste en Europe même sont très minoritaires. De façon significative – et c’est aussi notre avis – le rapport du RUSI constate (preuves à l’appui) qu’à leur retour du « front », ces bandits islamisés retournent à leur « carrière criminelle » et n’envisagent pas du tout d’exporter la terreur en Angleterre.

Alors qu’en France, les journalistes « d’information » radotent avec une belle unanimité que ces vétérans du jihad reprendront le terrorisme sur le sol français, ce qui est tout sauf sûr et – notons-le – ne s’est jamais produit, ce quart de siècle écoulé, avec les jihadis rentrant d’Afghanistan, de Bosnie, d’Irak, de Tchétchénie ou d’ailleurs.

Payer pour la libération des otages ? Bien sûr, quelque ami saoudien ou qatari aura réglé la note à notre place (en attente d’une ultérieure contrepartie…), ce qui permettra de sauver la face. À l’origine, les « gangsterroristes » détenant nos otages demandaient des dizaines de millions d’euros pour les libérer. La négociation aura donc visé à les rendre plus raisonnables…

Là-dessus, l’évolution de la guerre civile syrienne. Incapable désormais d’informer, la presse « d’information » française qui déverse une unanime propagande a camouflé, ce dernier mois, une nouvelle majeure ; comme si, durant la guerre d’Espagne, les quotidiens de 1937 avaient ignoré la bataille de Teruel.

En mars-avril 2014, les forces du régime d’Assad et ce qu’on doit désormais appeler l’armée du Hezbollah ont repris la ville de Yabroud, crucial nœud routier entre Damas et Homs, et ainsi reconquis la vallée de Qalamoun, ce qui coupe en deux les unités insurgées, celles s’appuyant sur la Jordanie de celles adossées à la Turquie. Dans l’affaire, les « insurgés » ont été taillés en pièces (1.500 morts). Ainsi, la ville de Homs devrait-elle être bientôt reprise par le régime, soit un million d’habitants vivant dans un centre économique et industriel décisif. On voit mal, désormais, comment les insurgés pourraient renverser Assad. D’où la fureur des Saoudiens contre les États-Unis, bien timides dans l’aventure syrienne – à juste titre, vu l’interminable et sanglant chaos irakien.

Or, plus une guerre tourne mal, et plus les combattants étrangers doivent préparer le futur « repos du guerrier ». Ils se lancent donc ardemment dans ce que le doctrinaire anarchiste Élisée Reclus appelait au XIXe siècle la « reprise individuelle » ; on parlerait aujourd’hui d’enrichissement personnel… Pour ce faire, quoi de mieux que la manne des rançons des otages ?

Zemmour : « La Syrie est la nouvelle école du terrorisme »

Les ex-otages français, de retour de Syrie, ont raconté que certains de leurs ravisseurs étaient francophones. De plus en plus d’adolescents partent faire le jihad dans ce pays en passant par la Turquie.


« La Syrie est la nouvelle école du terrorisme » par rtl-fr

Voir l’article : Plan de Valls contre les apprentis djihadistes : les encourager à s’engager sur la voie humanitaire avec l’appui de responsables de mosquées.

Ce plan prévoit ensuite d’organiser une sorte de « désintoxication » via un suivi social et des stages visant à développer l’esprit critique chez les adolescents et à les encourager à s’engager sur la voie humanitaire avec l’appui de responsables de mosquées.

Europe1