Archives par mot-clé : traité transatlantique

Comment le parlement européen, en douce, a anticipé Tafta

Un vote du parlement européen en date du 16 avril a entériné, en catimini, un élément très contesté du Traité transatlantique (appelé aussi Tafta ou TTIP)en train d’être négocié ente les États-Unis et l’Europe : le recours systématique à des tribunaux arbitraux internationaux pour régler des litiges entre des entreprises étrangères et des États.

Traduction : des entreprises américaines pourraient désormais faire condamner à de lourdes amendes des États européens qui rejetteraient, par exemple, le gaz de schiste ou les OGM. Et les députés européens auraient accepté ça il y a un mois sans qu’on le sache ?

Extrait d’un bulletin d’un groupe de réflexion d’anticipation politique (Leap) : “Le 16 avril dernier, 535 sur 766 Eurodéputés [ont voté un texte mettant en place] l’ISDS, cette fameuse clause que Washington impose aux Européens dans le cadre de l’adoption du TTIP et qui consiste à permettre aux « investisseurs » (multinationales et autres) d’attaquer les États (donc les contribuables) lorsque des changements législatifs pénalisent leurs activités économiques”.

Conclusion ? “Les citoyens-contribuables devront payer des amendes à des entreprises étrangères si, par leurs votes, ils favorisent des régulations (sanitaires ou autres) nuisibles aux profits de ces dernières ! Cerise sur le gâteau : vous pouvez chercher, AUCUN média n’a rendu compte de ce vote”.

Aucun média n’en a parlé ? Voilà une mission pour @si. Et on part confiant : l’@sinaute a posté le lien vers le vote du parlement européen, et on est rapidement tombé sur un article très clair du Monde.fr, expliquant les enjeux des négociations de Tafta à propos de ces fameux tribunaux arbitraux internationaux.

Sauf qu’au bout de deux coups de fil et de plusieurs échanges de mail, ça se gâte et les cachets d’aspirine se sont enchaînés. Mais prenons l’histoire dans l’ordre.

L’ISDS pour les nuls, par Lemonde.fr

Lundi 19 mai a débuté le cinquième round des négociations Tafta avec, comme objectif de conclure un accord de libre-échange censé supprimer les dernières barrières douanières et surtout harmoniser toutes les normes (juridiques, environnementales, sanitaires, etc.) entre l’Europe et les Etats-Unis.

lire la suite sur Fortune

TAFTA : Le cri d’alarme des éleveurs français contre la viande aux hormones américaine (vidéo)

Si les États-Unis et l’Union européenne signaient l’accord de libre-échange en cours de négociation, entre 300.000 et 600.000 tonnes de viande américaine pourraient débarquer en Europe. Les consommateurs sont sceptiques et les éleveurs s’inquiètent.

Les éleveurs français s’inquiètent de l’arrivée probable sur le marché européen du bœuf aux hormones américain. Les négociations du partenariat atlantique incluent cette possibilité, ce qui pousse les producteurs à dénoncer une viande de moins bonne qualité, vendue beaucoup moins cher et qui bouleverserait les règles de la concurrence.

Les États-Unis pourraient imposer leurs normes à l’Europe si l’accord de libre-échange Europe-États-Unis, actuellement en cours de discussion, est ratifié en 2015.

Maïs OGM et hormones

Continuer la lecture de TAFTA : Le cri d’alarme des éleveurs français contre la viande aux hormones américaine (vidéo)

Florian Philippot sur cambadélis et l’UMP :  » Ce n’est pas digne de faire de la politique comme ça.

Florian Philippot, tête de liste FN aux élections européennes dans la région Est et vice-président du Front National, était l’invité de RFI.

L’UMP dans cette campagne dissimule aux français leur véritable projet européen. Pour deux raisons : d’abord son projet européen il est fédéraliste. Et l’UMP oublie de vous dire que dans les statuts du part populaire européen, le PPE, auquel il appartient, il est écrit en toutes lettres qu’il vise à fonder une union européenne fédérale.
Deuxièmement l’UMP défend un candidat à la commission européenne Monsieur Junker qui a déclaré en avril dernier qu’il était favorable à l’adhésion de la Turquie à l’union européenne.


Florian Philippot : « Nous voulons faire un… par rfi

TAFTA expliqué pour les nuls… et les Citoyens !

Aucun média ne vous en parle. Et pourtant le traité transatlantique va nous mettre de nouveaux boulets au pieds. Pensez-vous que les membres de l’UMPS qui sont à la manœuvre dans ces négociations méritent d’être réélus lors des prochaines élections européennes ?.

——-

Cela fait plus de 20 ans que des accords de libre-échange entre les États-Unis et l’Europe sont tissés plus ou moins largement et plus ou moins en marge du cadre multilatéral de l’OMC. Depuis le dernier cycle de Doha suspendu en 2006, la stratégie alternative des accords bilatéraux s’avère plus que jamais prometteuse. Aussi, cette fois encore, mais plus durement, l’accord commercial transatlantique TAFTA est dans les tuyaux. Plongée dans ce tas de dossiers à petits caractères.

ko5s

Plus de 20 ans. Oui, oui. Si les médias audiovisuels français sont très discrets sur le sujet, il convient de vous éclairer pour susciter et provoquer le débat dans l’opinion publique.

TAFTA ? Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur ce texte sans jamais oser le demander.

Les grandes lignes

Le Trans-Atlantic Free Trade Agreement (TAFTA) est un projet d’accord commercial entre l’Union européenne (UE) et les Etats-Unis (EU).

D’autres acronymes existent pour s’y perdre : TTIP (Transatlantic Trade and Investment Partnership), PTCI (Partenariat Transatlantique de Commerce et d’Investissement), GMT (Grand Marché Transatlantique), APT (Accord de Partenariat Transatlantique).

Union européenne et États-Unis sont deux espaces qui totalisaient 45% du PIB mondial en 2012. 820 millions de consommateurs. Pas peanuts.

Le projet actuel a pour but principal d’abaisser les barrières douanières qui existent encore, d’harmoniser les normes entre les deux parties, etc. afin que les marchandises, les services et les capitaux circulent mieux, plus vite, plus loin.

« L’accord doit prévoir la libéralisation réciproque du commerce et de l’investissement des biens et des services, ainsi que les règles sur des matières ayant un rapport avec le commerce, avec un accent particulier sur l’élimination des obstacles réglementaires inutiles. L’accord sera très ambitieux allant au-delà des engagements actuels de l’OMC. L’accord s’imposera à tous les niveaux de gouvernement »

Selon le Centre for Economic Policy Research (CEPR, mandaté pour évaluer les effets de TAFTA à l’horizon 2027 !), il en résulterait, dans le scénario le plus ambitieux (!!), une hausse du PIB de 119 milliards d’euros pour l’UE (soit 0.5%, ou encore 545 euros par ménage), de 95 milliards de dollars aux USA (soit 0.4% du PIB et 655 euros par ménage) et la création de 400 000 à 500 000 emplois.

Comme le recoupe Jacques Berthelot dans son étude, le plus surprenant est que le CEPR arrive à montrer que cette libéralisation largement mondialisée des échanges aboutirait simultanément à une amélioration de l’emploi et de l’environnement aussi bien dans l’UE qu’aux USA, que dans toutes les autres régions du monde !…

Petit historique Continuer la lecture de TAFTA expliqué pour les nuls… et les Citoyens !

Chroniques de la Vieille Europe : « Traité transatlantique : la grande menace »

Très bonne émission. Prenez le temps de l’écouter. Vous en saurez davantage sur le traité transatlantique négocié dans l’opacité la plus totale depuis juillet 2013 entre les États-Unis et l’Union européenne. On comprend que le Partenariat transatlantique de commerce et d’investissements vise à mettre en place une gigantesque zone de libre-échange afin de créer un ensemble euro-atlantique sous contrôle états-unien.

Dans la deuxième partie une très bonne analyse sur ce qui se passe en Ukraine avec un décryptage du que peuvent y tenir les États-Unis, l’Europe et la Russie. Philippe Christèle propose également un regard sur la politique de la Hongrie.

Jean-Michel Quatrepoint sur l’Europe et le Traité Transatlantique

Pour le journaliste économiste Jean-Michel Quatrepoint, auteur du Choc des empires, la construction européenne a totalement échappé à la France et se trouve désormais au service des intérêts allemands. [Quant au Traité Transatlantique, il] sert les intérêts des « empires » allemand et américain, qui veulent contenir la Chine dans la « guerre économique mondialisée ». Et la France dans tout ça ? Entretien.

Dans votre livre vous expliquez que le monde se divise désormais en trois empires : les Etats-Unis, la Chine, l’Allemagne. Qu’est-ce qu’un empire ?

Pour être un empire, il faut d’abord se vivre comme un empire. Ensuite, il faut une langue, une monnaie, une culture. Sans parler des frontières. L’Amérique, c’est Dieu, le dollar et un drapeau. La Chine, c’est une économie capitaliste, une idéologie communiste et une nation chinoise qui a sa revanche à prendre, après l’humiliation subie au XIXème siècle.

Quant à l’Allemagne, c’est en empire essentiellement économique. Quand Angela Merkel a été élue en 2005, son objectif premier était de faire de l’Allemagne la puissance dominante en Europe : elle a réussi. Maintenant il s’agit de façonner l’Europe à son image. Mais avec des contradictions internes : pour des motifs historiques bien compréhensibles, Berlin ne veut pas aller jusqu’au bout de la logique de l’empire. Elle n’impose pas l’allemand, et est réticente sur la Défense. Elle veut préserver ses bonnes relations avec ses grands clients : la Chine, les Etats-Unis et la Russie.

Vous écrivez : « L’Union européenne qui n’est pas une nation ne saurait être un empire ».

C’est tout le problème de l’Europe allemande d’aujourd’hui, qui se refuse à assumer sa dimension d’empire. 28 Etats sans langue commune, cela ne peut constituer un empire. L’Angleterre ne fait pas partie du noyau dur de la zone euro. Les frontières ne sont pas clairement délimitées : elles ne sont pas les mêmes selon qu’on soit dans l’espace Schengen ou la zone euro. L’Europe est un patchwork et ne peut exister en tant qu’empire, face aux autres empires.

«L’Allemagne est devenue, presque sans le vouloir, le nouveau maître de l’Europe», écrivez-vous. Comment se traduit cette domination de l’Allemagne en Europe ? D’où vient-elle ? Sur quels outils s’appuie cette hégémonie ?

Cette domination vient de ses qualités… et de nos défauts. Mais ce n’est pas la première fois que l’Allemagne domine l’Union européenne. A la fin des années 1980, juste avant la chute du mur, elle avait déjà des excédents commerciaux considérables. La réunification va la ralentir un instant, car il va falloir payer et faire basculer l’outil industriel allemand vers un autre hinterland.

La RFA avait un hinterland, c’était l’Allemagne de l’Est : le rideau de fer n’existait pas pour les marchandises. Les sous-ensembles (par exemple les petits moteurs équipant l’électroménager allemand) étaient fabriqués en RDA à très bas coût (il y avait un rapport de 1 à 8 entre l’Ost mark et le Deutsche Mark), puis assemblés en Allemagne de l’Ouest. Avec l’équivalence monétaire décidée par Kohl à la réunification (1 deutsche mark = 1 Ost mark), les Allemands perdent tous ces avantages. Il faut trouver un nouvel hinterland pour retrouver des sous-traitants à bas coût. Ce que l’Allemagne a perdu dans la réunification, elle le retrouvera par l’élargissement de l’UE. Ce sera dans la Mitteleuropa, l’espace naturel allemand, reconstitué après l’effondrement du communisme. La Hongrie, la Tchéquie, et même la Pologne : c’est la Germanie, le Saint Empire romain germanique.

Dans un premier temps, ils ont donc implanté des usines modernes dans les pays de l’Est pour fabriquer des sous-ensembles, qui sont assemblés en Allemagne où l’on fabrique un produit fini, que l’on vend avec une kyrielle de services voire avec le financement. La grande force de l’Allemagne, c’est d’avoir choisi dans la division internationale du travail un créneau où ils sont quasiment seuls, l’industrie de qualité, principalement automobile (elle leur assure une part très importante de leurs excédents commerciaux).

Un hinterland permis par l’élargissement, une «deutsche qualität», mais aussi «un euro fort» qui sert les intérêts allemands…

L’euro c’est le mark. C’était le deal. Les Français ont péché par naïveté et se sont dit : faisons l’euro, pour arrimer l’Allemagne à l’Europe. Les Allemands ont dit oui, à condition Continuer la lecture de Jean-Michel Quatrepoint sur l’Europe et le Traité Transatlantique

Européennes IDF : Aymeric Chauprade était l’invité du « Lundi politique » de France Bleu et Métronews

Regardez la vidéo de l’interview d’Aymeric Chauprade, tête de liste le Front National en Ile-de-France pour les élections européennes. Un très bon résumé de ce que pourrait être une Europe des nations souveraines.


Lundi Politique – Aymeric Chauprade par francebleu1071

Traité transatlantique : l’Europe à la botte des multinationales

Quand vous déposerez un bulletin dans l’urne à l’occasion des élections européennes ( élections devenues les plus importantes de la vie politique) pensez au traité transatlantique que vous dissimulent le PS, l’UMP, le centre et les verts.

——

Boulevard Voltaire

Interrogé par un auditeur de France Inter il y a quelques jours, Michel Sapin s’est déclaré défavorable à l’organisation d’un référendum sur la ratification du traité de libre-échange transatlantique. Sa position n’est pas surprenante : depuis le rejet de la Constitution européenne en 2005, notre classe dirigeante est très réticente à interroger directement les électeurs. Elle est bien consciente que, compte tenu de la profonde défiance envers l’Union européenne, la consultation directe des citoyens aboutirait probablement, une fois encore, au refus de l’initiative proposée.

union-europeenne-565x250Mais loin pour autant de renoncer à leur feuille de route, nos dirigeants avancent désormais masqués, afin de contourner l’opposition de l’opinion publique. Débutées il y a près d’un an, les négociations entre l’Union européenne et les États-Unis sont en effet absentes du débat public et beaucoup d’observateurs dénoncent le manque de transparence des pourparlers entre Européens et Américains. Les citoyens ne sont donc même pas tenus informés du contenu des discussions en cours.

Les enjeux sont pourtant considérables. Ce projet consiste d’abord en la suppression des barrières tarifaires et non tarifaires – c’est-à-dire notamment les normes sanitaires, juridiques ou environnementales – entre l’Europe et les États-Unis. La disparition de ces normes contraindrait les pays européens à aligner leurs réglementations sur le moins-disant venu d’outre-Atlantique. Par exemple, non contente de démunir notre agriculture face aux gros producteurs américains, et donc d’affaiblir l’un des derniers secteurs encore un peu protégés, la mise en œuvre de ce traité nous obligerait à importer le bœuf aux hormones et le porc javellisé américains.

Ces accords prévoient également la création d’une juridiction privée chargée de contraindre les États à appliquer ces règles de libre-échange. Au mépris des règles Continuer la lecture de Traité transatlantique : l’Europe à la botte des multinationales

Reportage: Marine Le Pen, « star » du Salon de l’agriculture

En visite bien entourée au Salon de l’agriculture, Marine Le Pen a mis en garde ce mardi le monde rural contre le traité de libre échange transatlantique, à quelques semaines d’élections européennes où le Front national pourrait briller.

« Il n’y a plus qu’un mètre qui me sépare de l’Elysée ». Les pieds dans le foin, Marine Le Pen ne peut pas ne pas faire la blague: elle discute tout sourire avec Gervais, le propriétaire… d’Elysée, un taureau de race bazadaise de plus d’une tonne.


 

Ce mardi, la présidente du Front national est venue au Salon de l’Agriculture de la porte de Versailles à Paris avec un message « essentiel à faire passer »: les eurodéputés du FN seront « les seuls à se battre contre le traité de libre échange transatlantique » que la Commission de Bruxelles négocie actuellement avec Washington. Un traité synonyme d' »euthanasie pur et simple des agriculteurs français » face à ce qui serait « la plus vaste zone de libre échange au monde ». Les élections européennes sont évidemment dans toutes les têtes. 

Au côté de Marine Le Pen se tient l’économiste Bernard Monot, cadre de la Caisse des dépôts et consignations, tête de liste depuis lundi du FN en Auvergne-Centre-Limousin, région rurale s’il en est. C’est son « baptême du feu » électoral: il travaillait jusqu’à présent dans l’ombre pour le Front national, rédigeant notamment le plan de désendettement pour la présidentielle. 

Avec Marine Le Pen également, Leif Blanc, jeune délégué national à la ruralité, à l’environnement et à l’agriculture. Lui non plus ne s’éloigne pas de la présidente. Il lui souffle les éléments de langage sur les OGM, le boeuf aux hormones ou la viande lavée à l’acide lactique qui ne manqueraient pas, selon lui, de déferler sur l’Europe en cas de signature d’un traité.

Les deux Le Pen provoquent des bousculades

Dans leur sillage, suivent l’inévitable Wallerand de Saint-Just, candidat du FN dans le 15e arrondissement de Paris, où se tient le Salon, le compagnon de Marine Le Pen, Louis Aliot, et sa nièce, Marion-Maréchal Le Pen. Régulièrement appelée aux côtés de sa tante, elle fait crépiter les flashes des photographes et les smartphones des badauds – ils sont nombreux à vouloir se faire prendre en photos avec les deux femmes. Tante et nièce provoquent une véritable cohue, au milieu de laquelle les visiteurs se bousculent pour serrer une main ou claquer une bise. Quelques messages d’encouragement, aucun sifflet. 

« L’accueil est excellent, on en est même surpris, glisse Marion Maréchal Le Pen, qui en est à son deuxième Salon. Cela se vérifie d’ailleurs sur tout le territoire, les gens n’hésitent pas à serrer la main de Marine, il n’y a pas de gêne. Cela rend optimiste. »

C’est le fruit, selon elle, « d’un travail de fond sur le monde agricole, amorcé depuis la Continuer la lecture de Reportage: Marine Le Pen, « star » du Salon de l’agriculture

Le traité transatlantique, un typhon qui menace les Européens

Engagées en 2008, les discussions sur l’accord de libre-échange entre le Canada et l’Union européenne ont abouti le 18 octobre. Un bon présage pour le gouvernement américain, qui espère conclure un partenariat de ce type avec le Vieux Continent.

Négocié en secret, ce projet ardemment soutenu par les multinationales leur permettrait d’attaquer en justice tout Etat qui ne se plierait pas aux normes du libéralisme.

Imagine-t-on des multinationales traîner en justice les gouvernements dont l’orientation politique aurait pour effet d’amoindrir leurs profits ? Se conçoit-il qu’elles puissent réclamer — et obtenir ! — une généreuse compensation pour le manque à gagner induit par un droit du travail trop contraignant ou par une législation environnementale trop spoliatrice ? Si invraisemblable qu’il paraisse, ce scénario ne date pas d’hier. Il figurait déjà en toutes lettres dans le projet d’accord multilatéral sur l’investissement (AMI) négocié secrètement entre 1995 et 1997 par les vingt-neuf Etats membres de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) (1). Divulguée in extremis, notamment par Le Monde diplomatique, la copie souleva une vague de protestations sans précédent, contraignant ses promoteurs à la remiser. Quinze ans plus tard, la voilà qui fait son grand retour sous un nouvel habillage.

L’accord de partenariat transatlantique (APT) négocié depuis juillet 2013 par les Etats-Unis et l’Union européenne est une version modifiée de l’AMI. Il prévoit que les législations en vigueur des deux côtés de l’Atlantique se plient aux normes du libre-échange établies par et pour les grandes entreprises européennes et américaines, sous peine de sanctions commerciales pour le pays contrevenant, ou d’une réparation de plusieurs millions d’euros au bénéfice des plaignants.

D’après le calendrier officiel, les négociations ne devraient aboutir que dans un délai de deux ans. L’APT combine en les aggravant les éléments les plus néfastes des accords conclus par le passé. S’il devait entrer en vigueur, les privilèges des multinationales Continuer la lecture de Le traité transatlantique, un typhon qui menace les Européens

Marine Le Pen éclaire les Français sur le traité transatlantique (vidéo)

Avez-vous entendu un seul média ou un seul membre de l’UMPS vous parler du traité transatlantique qui vise à ouvrir un marché de libre échange entre l’Union européenne et les États-Unis ? Non. Pourtant, à l’instar de l’acte III de la décentralisation qui  profite du même désintérêt des média et qui vise à détruire l’unité de la Nation, le marché transatlantique sera demain l’une des causes de la perte totale de notre souveraineté et de la destruction définitive de notre industrie. Les média comme les membres de l’UMPS sont coupables de maintenir dans l’ignorance l’ensemble du peuple. Leur objectif est de priver les citoyens de leur droit et tenter de les maintenir en esclavage les yeux fixés sur la télévicon….. Si vous voulez sauver le peu qui reste encore à la France, réveillez-vous, aujourd’hui… car demain il sera trop tard….