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Marine LE PEN – Détachement de travailleurs effectué dans le cadre d’une prestation de services (vidéo)

A quelques semaines de l’élection européenne le Parlement européen a voté une révision de la directive sur le détachement des travailleurs datant de 1996. La version en vigueur jusqu’ici est source de multiples abus de la part du patronat, qui n’hésite pas à jouer le droit du travail d’un pays contre celui d’un état où les salariés sont mieux lotis.
Dernier exemple en date à l’aéroport de Nice-Côte d’Azur. Une entreprise allemande y emploie des travailleurs détachés. Trente-cinq salariés, pour la plupart de nationalité grecque, mais sous contrat allemand qui travaillent dans des conditions innommables: logement par l’entreprise dans une résidence de vacances, dix heures de travail par jour pour certains, avec un salaire en deçà du Smic.

La révision de la directive règle-t-elle ces problèmes. Non!

Les propositions de la commission Emploi et Affaires sociales du Parlement européen,qui allaient dans le bon sens, ont été balayées. Les eurodéputés avaient exigé que les donneurs d’ordres soient responsables du respect du droit du travail par leurs sous-traitants dans tous les secteurs de l’économie. «Niet!» ont répondu les états.La responsabilité des donneurs d’ordres est donc limitée au seul secteur du bâtiment comme depuis 1996. Une autre avancée était portée. Les états auraient pu choisir les moyens nécessaires pour faire respecter les maigres droits protégés par la directive. Que nenni!
La révision de la directive des travailleurs détachés est un coup d’épée dans l’eau.
Le dumping social va donc continuer.

la directive détachement est une bombe à fragmentation sociale terrifiante.

Directive détachement des travailleurs : Marion Maréchal Le Pen dénonce le cynisme de l’UMPS.

Encore un fois Marion Maréchal Le Pen montre l’hypocrisie des élus socialistes et de l’UMP. Ils ont organisé  le dumping social et aujourd’hui,à quelques mois des élections, ils pleurent sur les conséquences des causes qu’ils chérissent.

En quelques phrases la députée du Var a démontré toute l’incompétence de cette caste au pouvoir depuis 30 ans.

 

Avec cette directive, l’UE a permis une délocalisation inversée pour les secteurs non délocalisables. Elle permet à un employeur de recruter pour un temps donné, une personne envoyée spécialement d’un autre État membre, tout en versant uniquement les charges sociales de son pays d’origine. Or la France a au sein de l’UE le taux le plus élevé de charges sociales rapportées aux salaires. Ajouter à cela le fait que le salaire minimum est un des plus élevés, et que plusieurs de nos partenaires n’en ont pas, il ne fallait pas être madame Irma pour anticiper que la directive détachement était un arrêt de mort pour la compétitivité de nos entreprises.

C’est la prime à l’embauche étrangère et au chômage français. N’en déplaise à certains collègues, j’assume : je défend d’abord le travail des français en France. Alors traitez moi de xénophobe si vous le souhaitez pourtant il me semble que c’est l moindre des choses pour un homme politique français.

La crise actuelle est due à votre silence sur ce sujet depuis 1996 et à l’élargissement totalement irresponsable à l’Est que vous avez encouragé et voté.

Marine Le Pen au salon du bâtiment :  » Ce secteur prend en pleine figure le dumping social »

La directive détachement oblige les entreprises françaises à avoir recours à des travailleurs à
bas cout en provenance en général d’Europe au détriment des travailleurs français.

Ces salariés low cost venus d’Europe de l’Est (Bulgarie, Roumanie, Slovaquie…)

Lu sur Challenge

Autorisé par le droit européen, le recours à des travailleurs dits « détachés » venus de toute l’Europe explose. Au prix de nombreux abus.

Ne tirez plus sur le plombier polonais : la France, à présent, doit composer avec des maçons bulgares, des cueilleurs roumains ou des chauffeurs de poids lourds slovaques. Des salariés que l’on appelle « détachés », censés travailler pendant quelques semaines ou quelques mois dans un autre pays, en conformité avec la directive européenne sur le détachement. Leur rémunération nette est alignée sur celle de la branche dans laquelle ils travaillent.

En revanche, leurs cotisations sociales sont versées dans leur pays d’origine. Avec de solides économies à la clé : en 2011, les seules charges patronales se montaient à 38,9% du salaire en France, mais à 6,3% à Chypre… De la main-d’œuvre low cost, comme les centaines de travailleurs (polonais pour la plupart) qui ont été embauchés sur le chantier de l’EPR (centrale nucléaire) à Flamanville. Nombre d’entre eux étaient salariés de la société Atlanco, dont l’une des filiales est basée à Chypre.

Concurrence faussée

Ce procédé reste difficilement quantifiable, car il est sous-déclaré. Une chose est certaine, il n’est plus marginal. En 2011, la Direction générale du travail a recensé 145.000 salariés détachés, pour un nombre d’heures équivalant à 21.000 jobs à temps plein (+30% par rapport à l’année précédente). Et elle a estimé à 300.000 le nombre réel de travailleurs détachés. Plusieurs fédérations professionnelles ont alerté les pouvoirs publics. Au Continuer la lecture de Ces salariés low cost venus d’Europe de l’Est (Bulgarie, Roumanie, Slovaquie…)