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Fitch retire son triple A à la France

La France a perdu son triple A auprès de l’agence de notation financière Fitch Ratings, vendredi 12 juillet. Elle est désormais rétrogradée à “AA+” – soit la deuxième meilleure note dans l’échelle d’évaluation de la troisième agence de notation mondiale –, avec une perspective “stable”, pendant “les deux années à venir”.

L’agence explique sa décision par les incertitudes qui planent sur les perspectives de croissance du pays, qui ne donnent pas beaucoup de marges au gouvernement pour atteindre ses objectifs de consolidation budgétaire.

Le ministre de l’économie, Pierre Moscovici, a pris acte de cette dégradation : “La dette française est parmi les plus sûres et les plus liquides au sein de la zone euro, bénéficiant de taux historiquement bas, preuve de la confiance réaffirmée des investisseurs. Cette confiance renforce la conviction du gouvernement que sa stratégie est la bonne”.

La France avait déjà perdu son triple A chez les deux autres agences de notation : Moody’s, qui lui a donné la note Aa1 assortie d’une perspective négative, et Standard and Poor’s, où elle est notée AA+ avec également une perspective négative.

LeMonde.fr

Axa et Sham ont été dégradés en toute dicrétion fin décembre 2012 !

Lu sur le blog de Pierre Jovanovic

Ha ha ha, hello Mr De Castries, raté, plouf… Je compte sur tous les lecteurs du blog pour envoyer cette info à tous leurs contacts. En effet, vous vous êtes débrouillé pour que la dégradation de votre note soit faite pendant la trève des confiseurs, de manière à ce que cela passe inaperçu. Pas de chance, beaucoup d’experts d’assurances lisent ce blog, dont le mien (merci Alexandre), et il m’a envoyé un mail pour me dire que Axa a été castré, ouups, désolé, abaissé (ici Reuters). Traduisez: Axa est considéré aujourd’hui comme INSTABLE avec « une perspective stable ».. Et devinez ce qui s’est passé: le cours de l’action a été remontée au cricq, ha ha ha…

Mais son message apporte d’autres éléments: « lien sur les dégradations survenues entre Noel et le jour de l’an pour les asssureurs français AXA ET SHAM (quasi-totalité des médecins et établissements de santé, 1er assureur de Responsabilité Civile médical français soit 50 % du marché…), AG2R, MMA … Rescapé, HELVETIA parce qu’ adossé à sa maison mère suisse ( et acheteur de GROUPAMA TRANSPORT …), et forfait de GROUPAMA qui refuse désormais la notation de Standard and Poors. Lire ici Argus de l’Assurance« : Standard Poor’s a annoncé mardi 18 décembre, très tard dans la soirée, la dégradation de la note du groupe d’assurance français AXA de AA- à A+, en l’assortissant d’une perspective stable. »

Mais il y a mieux: Accélération aujourd’hui en vie ou dommage notamment par la BARCLAYS qui dégrade la CNP et AXA … lire ici le Figaro 1 et surtout Figaro 2.

Prochain « vainqueur » selon moi: GENERALI à qui il faudra bien s’intéresser, mais quelque chose me dit que sous 1 mois, ils devraient en prendre plein la figure… ».

Mais le plus drôle est là: regardez cette déclaration de novembre 2012 de De Castries: « Henri de Castries: « Nous devons sauver le pays du décrochage ». Le PDG d’Axa porte un jugement sévère sur la politique économique de François Hollande, que le récent plan pour la compétitivité adoucit à peine, et pointe l’incapacité française à entrer dans le XXIeme siècle. Interview ». Lire ici.

Moody’s abaisse la note de Chypre de trois crans

L’agence de notation abaisse la note à « Caa3 », estimant que la situation du pays risque de « se détériorer rapidement » d’ici 2014.

L’agence de notation Moody’s a révisé jeudi la note de la dette de Chypre, l’enfonçant encore un peu plus en catégorie spéculative en l’abaissant de trois crans, de « B3 » à « Caa3 ». Selon Moody’s, la situation du pays « pourrait se détériorer nettement au cours des 12 à 18 prochains mois » et le risque que le gouvernement chypriote se retrouve en défaut de paiement « a augmenté de façon significative », notamment en raison des difficultés du secteur bancaire.

L’agence, qui indique conclure ainsi un processus de révision engagé à la mi-novembre, associe à la note de solvabilité de Chypre une perspective négative, ce qui signifie qu’elle pourrait l’abaisser de nouveau à moyen terme. « Le principal facteur ayant conduit Moody’s à abaisser de trois crans la note des emprunts du gouvernement chypriote est le soutien accru que les banques chypriotes vont vraisemblablement lui demander » dans l’année qui vient, indique l’agence de notation dans un communiqué. En outre, l’issue des négociations avec la troïka, qui regroupe le Fonds monétaire international (FMI), l’Union européenne (UE) et la banque centrale européenne (BCE), reste « incertaine », note-t-elle.

17 milliards d’euros sur quatre ans

Chypre, qui a adopté un budget de stricte austérité pour 2013 et a dû puiser en décembre dans les fonds de pensions d’organismes semi-publics pour payer les fonctionnaires, cherche à obtenir un plan de sauvetage évalué à 17 milliards d’euros sur quatre ans, dont 10 milliards pour recapitaliser ses banques plombées par leur exposition à la dette grecque.

Or, le chef de file des ministres des Finances de la zone euro, Jean-Claude Juncker, a confirmé jeudi qu’il n’y aurait pas de décision sur le sauvetage financier de Chypre au cours de la prochaine réunion de l’Eurogroupe le 21 janvier, soulignant que parvenir à une solution « prendra plus de temps ». Moody’s, qui attribue la note Caa3 aux émetteurs de qualité médiocre présentant un vrai risque de non-remboursement, avait déjà abaissé le 8 octobre de trois crans la note de Chypre, lorsqu’elle l’avait portée à « B3 ».En 10 mois, l’île méditerranéenne a vu sa note baisser de pas moins de neuf crans: elle était encore de « Ba1 » en mars 2012.

SOURCE AFP

AAA : Nouvelle dégradation de la France (vidéo)

L’agence de notation Moody’s vient de dégrader la France. Et ce qui devait arriver arriva : Moody’s invite le gouvernement à presser le pas en matière de dérèglementation. Il suffit d’écouter le petit soldat Doze pour comprendre que le seul remède qu’envisagent de prescrire aux Français les Diafoirus de la caste politico-médiatique, est celui qui a échoué en Grèce, en Espagne, au portugal, en Italie, ou encore en Irlande. Les peuples et les Nations n’ont pas d’importance pour cette oligarchie; seul compte la survie de la zone euro et des banques.
Et on peut faire confiance à François Hollande pour obéir aux injonctions de ses maîtres….
La France brûle, à petit feu certes, mais elle brûle….

Là où on rit c’est quand Moody’s déclare que

– La note a été baissée car la France n’est pas maître de l’émission de sa monnaie.

On notera que c’est ce que dénonce les souverainistes depuis de longues années et c’est ce qu’a défendu Marine Le Pen lors de la dernière campagne présidentielle.

– La note a été baissée car la France est solidaire de la dette des pays de la zone euro.

HÉ BIen alors faut pas l’aider et la sortir de l’euro. On aurait pu le faire en 2009 ça nous aurait couté moins cher. Mais à part Marine Le Pen, l’ensemble de nos grands savants médiatisés étaient contre.
Ils nous soutenaient que payer pour la Grèce ça ne coûterait rien. Et puis si on en croit François Hollande la crise est derrière nous… alors pourquoi s’inquiéter ?????

 

Olivier Delamarche : « La France va être dégradée dans les jours ou les semaines qui viennent »

Sur la crise de 2008 Olivier Delamarche était l’un des seuls analystes a avoir vu le choc. Sur la chute de la Grèce, de l’Italie, de l’Espagne et du Portugal, Olivier Delamarche avait encore vu juste. Sur les chiffres du chomâge aux USA, également, et sur le Japon, l’actualité lui donne une nouvelle fois raison.

Alors quand Olivier Delamarche prédit une dégradation de la France dans les mois qui viennent, faut-il le croire ?

« Nous aurons une dégradation et cette fois-ci on ne nous la jouera pas dans le même sens que la première fois. C’est-à-dire que nous ne pourrons pas nous réjouir d’une baisse des taux, ça ira plutôt dans le sens contraire »

CHU de Caen : un hôpital est à l’agonie… et ça ne fait que commencer (vidéo)

Nous ne sommes même pas au milieu de la crise, et les hôpitaux de France sont déjà à l’agonie. À en croire la Fédération hospitalière de France (FHF) , qui regroupe plus d’un millier d’hôpitaux publics, les deux tiers des établissements de santé vont sous peu se retrouver en cessation de paiement. « Pas assez de recettes pour honorer ses dépenses, techniquement cela s’appelle une faillite », simplifie Thierry Acquier, délégué régional de la FHF en Paca. Et si, statutairement, un hôpital ne peut pas être mis en faillite, les conséquences de cette crise financière se font sentir : partout en France, des chantiers hospitaliers sont à l’arrêt. L’achat d’équipements médicaux a été différé.

Plus inquiétant encore : « Certains directeurs ont du mal à assurer les dépenses courantes, à payer les fournisseurs et parfois même à verser les salaires des personnels », indique la FHP.

Le CHU de caen en est un parfait exemple. Sa direction a annoncé mercredi suspendre le paiement des cotisations patronales et des fournisseurs, car les banques ne veulent plus financer son découvert. L’hôpital qui avait enregistré en 2010 le plus gros déficit de métropole affiche encore 119 millions d’euros de déficit cumulé, malgré des améliorations.

«On peut craindre que les fournisseurs ne nous livrent plus, d’être à court de médicaments», ajoute le syndicaliste. «Et puis, si on n’a pas la capacité d’investir, comment maintenir la qualité des soins ?», interroge-t-il alors que l’établissement est classé 16e sur 50 hôpitaux français par Le Point.

source Le Parisien

Sous perfusion bancaire
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Olivier Delamarche : “Après avoir tondu les contribuables, on va tondre les épargnants” (vidéo)

Olivier Delamarche, du groupe Platinium Gestion, le 24 juillet 2012 sur BFM Business, met les points sur les i, dans l’émission « Intégrale Bourse ».

“Plus aucun pays ne mérite son triple A et depuis très longtemps.”

“Il y a eu un éclair de lucidité dans ce bref interview de Mario Draghi. Pour ceux qui savent lire il dit en gros : on a suffisamment tondu les contribuables, maintenant on va passer aux créanciers. Je fais juste une petite remarque : le créancier au final c’est l’épargnant (…)
Que chacun s’y prépare ça risque d’être dur dans les mois qui viennent (…) faites attention de ne pas vous retrouver à poil. ”

Crise de la dette : Moody’s menace de priver la France de son triple A

Souvenez-vous! il y a quelques semaines, dans l’article Le triple A et les triples buses du journalisme français ! nous vous faisions remarquer comment les média et le gouvernement avaient cherché à nous faire croire que MOODY’S avait décidé de ne pas dégrader la France.

Or, le communiqué de presse de Moody’s ne disait pas cela. L’agence signalait simplement qu’elle prolongeait l’examen de la France de quelques mois, et que dans ce laps de temps elle faisait comme si la France n’avait pas perdu son triple A. En précisant qu’elle se réservait le droit de passer la France à une perspective «négative» dans le courant du premier trimestre 2012.

La véritable information n’était donc pas que Moody’s ne dégradait pas la France mais que Moody’s n’avait toujours rien décidé puisque son examen n’était pas achevé.

Aujourd’hui sans clairon ni trompette, la France est menacée de perspective négative par Moody’s. Et se voit contrainte d’obéir aux marchés….

Le triple A et les triples buses du journalisme français !

A lire des articles ici ou là, à droite ou à gauche, on est abasourdi par la bêtise crasse qui régit le monde politico-médiatique.

Figurez-vous que les illuminés de l’UMP ont trouvé un moyen de se réconforter de la perte du triple A : ils font croire à tout le monde que Moody’s n’a pas rétrogradé la France. Et le plus effarant c’est que ça marche. Une palanqué de journalistes, dont on finit par se demander s’ils ont le cerveau correctement irrigué, reprend le cancan mensonger de la majorité présidentielle.

Or, qu’a dit Moody’s ? L’agence a simplement signalé qu’elle prolongeait l’examen de la France de quelques mois, et que dans ce laps de temps elle faisait comme si la France n’avait pas perdu son triple A. En précisant qu’elle se réserve le droit de passer la France à une perspective «négative» dans le courant du premier trimestre 2012.
La véritable information n’est pas que Moody’s n’ai pas dégradé la France.
La véritable information est que Moody’s n’a rien décidé puisque son examen n’est pas terminé.
Faut vraiment être une buse pour ne pas comprendre ça… ou alors un petit caniche du système. A part les Echos, c’est aujourd’hui l’ensemble des média qui continue à interpréter de façon délirante le communiqué de Moody’s.

Olivier Delamarche, associé gérant chez Platinium Gestion, dans la chronique hebdomadaire « Les points sur les i » diffusée sur BFM Business en a remis une couche sur la notation du « triple A »….
Peut-on espérer, tout en restant lucide, que ses explications arrivent jusqu’au cervelet de nos triples buses du journalisme français ? Ce n’est pas interdit de rêver !

« Vous êtes passés d’une note de 20/20 à une note de 19,5/20, c’est ridicule ! Mais en fait, c’est pas 19, c’est pas 18, c’est beaucoup plus bas que ça. C’est à dire qu’aujourd’hui vous ne pouvez pas, en tout état de cause, dès que vous prêtez à un État qu’il soit, l’État américain, l’État japonais, les États européens quels qu’ils soient, vous ne pouvez pas être sûr à 100 % qu’ils vous rembourseront en totalité, […] Ca veut dire qu’à ce moment là, vous pouvez noter autant que vous voulez les dettes des États, ça ne veut rien dire ! »


Olivier Delamarche explique la notion de triple A par FranceDomTom

La fin du triple A : l’échec de 30 ans de politique de l’UMP, du PS et du Modem

Voilà des mois que nous l’annoncions sur ce blog : La France a perdu son triple A. C’est à présent officiel. L’agence de notation Standard and Poor’s  a dégradé la France d’un cran et affiche des perspectives négatives. Cette dernière appréciation est d’ailleurs l’une des deux informations les plus importantes de ce Week-end : elle signifie que Standard and Poor’s évalue à « au moins une chance sur trois » qu’une nouvelle dégradation puisse intervenir en 2012 ou 2013. La deuxième information essentielle, mais passée inaperçue, c’est la rupture des négociations entre les banques et la Grèce au sujet de la restructuration de sa dette. Les pays les mieux notés risquent d’être obligés d’accroître leur aide, or ils sont de moins en moins nombreux a inspirer confiance… sauf à accepter la faillite de la Grèce et sa sortie de l’euro, la situation s’annonce encore plus difficile.

En ce qui concerne la perte du triple A, il y a longtemps que les marchés avaient anticipé la situation (1), c’est donc une demie nouvelle.

Le plus intéressant  réside surtout dans les réactions de droite et de gauche. Pour les uns c’est une condamnation des plans de rigueurs et de la politique de Sarkozy. Pour les autres c’est la démonstration que la France n’a pas su se réformer au moment où le contexte le lui permettait et particulièrement en 2000, lorsque le gouvernement Jospin décida de dilapider la cagnotte fiscale alors qu’il aurait pu combler les déficits publics.

Les plus aveugles s’en prennent aux agences de notation. Selon eux c’est en cassant le thermomètre que la fièvre disparaîtra. On leur répondra que pour ne pas être dépendant des agences de notation et des marchés financiers, il eut fallu ne pas livrer la France à la mondialisation financière comme l’ont fait les socialistes, l’UMP et le centre de Bayrou. Car de Napoléon à De Gaulle tous les grands dirigeants de ce pays ont édicté une règle souveraine : la politique économique de la France ne se fait pas à la corbeille. Il est donc inutile de regretter les évaluations des agences de notation. Mais nos hommes politiques ont une mauvaise habitude : ils déplorent les conséquences des causes qu’ils chérissent.

Et puis il y en d’autres qui préfèrent minimiser. Ne pas dramatiser. Mais ce sont les mêmes qui ont érigé le triple A en trésor national.

Et que dire de ceux qui, comme Montebourg, Sarkozy ou Bayrou, nous font croire que la France est en mesure d’imposer ses propres solutions aux autres pays européens afin de sortir d’une crise  qu’ils considèrent  à tord comme conjoncturelle alors qu’elle se dessine de plus en plus comme systémique.  Même dégradée, ces tartufes ne se rendent même pas compte que la France n’est qu’une petite souris assise dans le désert à coté de l’éléphant allemand. Prétentieuse la souris s’adresse au pachyderme en lui disant : « Je peux me mettre dans ton ombre un moment ?? Après on pourra échanger si tu veux ! « . Voilà la véritable conséquence de la perte du Triple A au niveau européen: le couple franco-allemand n’a plus de sens. Adieu les chimères des eurobonds si chers aux yeux de Montebourg, Hollande, sarkozy, et le Medef. Au revoir le protectionnisme européen qui depuis le début n’est qu’un miroir aux alouette et un attrape nigauds.

Les Conséquences

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L’agence Fitch Ratings roule-t-elle pour Nicolas Sarkozy ?

Interrogé ce matin (11/01/12) sur BFM Business, Nicolas Doze, journaliste et présentateur de l’émission Les Experts, dit s’interroger sur le report de l’abaissement de la notation financière de la France par l’agence Fitch Ratings en comparaison avec les analyses sévères des autres agences spécialisées.

Il déclare « C’est un précédent que de se retrouver dans l’œil du viseur des agences de notation avec une menace de dégradation même si Fitch (Ratings) est d’une clémence tout particulière vis-à-vis de la France … ? »

Nicolas Doze justifie ses insinuations en précisant qu’il a prévu d’interroger des invités dans son émission « je dis cela parce que j’ai prévu de demander à mes invités dont certains connaissent bien le sujet si le fait que Fimalac et Marc Ladreit de Lacharrière soient à la tête de Fitch pourrait en partie expliquer une forme de clémence de Fitch vis-à-vis de la note de la France comparée à Standards & Poor’s et S&P qui ont un regard nettement plus sévère à l’égard de notre notation avec une vraie menace de dégradation ! (…)

On a le droit de se poser ce genre de question ! »

source

Standard & Poor’s : Dégradation de la note française ?

Plus la crise avance, et plus François Lenglet devient lucide, sage, raisonnable. Souvenez-vous le rôle d’opposant à Marine Le Pen qu’il avait docilement interprété lors de l’émission inquisitoriale: Des paroles et des actes. Un vrai rôle de composition puisque, comme nous l’avons fait remarquer à plusieurs reprises (1), Lenglet est sans doute l’un des chroniqueurs économiques du système dont les analyses sont les plus proches de celles de Marine Le Pen et de Dupont-Aignan.
Invité sur le plateau de « C à dire » pour parler de la future dégradation de la note française, que les marchés ont déjà avalisé en relevant les taux d’emprunts de la France, le directeur de la rédaction de BFM/business souligne que:


Si la France était dégradée de 2 crans, ce qui a été suggéré, ça serait un véritable choc.”

et il fait remarquer au passage un petit détail qui a son importance: seuls les pays qui ne sont pas dans la zone euro bénéficient d’un bon triple A. Une analyse que partage l’économiste Jean-Jacques Rosa et qui va à l’encontre de la pensée des européïstes pour qui la petite France ne pourra jamais résister à la voracité des géants chinois, Indiens, ou Américains. Pour nos chers européïstes, seule une plus grande intégration dans une Europe sous commandement Allemand peut nous sauver…. au risque de nous faire disparaitre !

(1):
François Lenglet comme Marine Le Pen pense que la dévaluation c’est la solution…

Sortie de l’euro : François Lenglet rejoint Marine Le Pen et Nicolas Dupont-Aignan

Moody’s abaisse les notes de BNP, SocGen et Crédit agricole

Les banques Françaises ont contracté des prêts toxiques, et ont été très actives en Europe, investissant en Italie, au Portugal, en Espagne… mais surtout en Grèce, où elles se sont exposées de façon irresponsable. Début 2011, BNP Paribas possédait 5 milliards d’euros de titres de dette souveraine, la Société générale 2,7 milliards, et le Crédit agricole 600 millions. Des titres difficiles à écouler aujourd’hui. Et c’est sans compter les filiales grecques de ses banques françaises qui ne seront jamais remboursées de l’argent qu’elles ont prêté à des entreprises grecques aujourd’hui en faillites.

C’est pour cela que l’agence Moody’s vient de dégrader la note de la BNP, du Crédite agricole et de la société générale…
Le risque ultime, pour les banques, est de manquer de liquidités au point de faire défaut. Elles ne pourront plus se financer sur les marchés interbancaires. Les banques devront alors se tourner vers l’Etat. Un État lui aussi en faillite, qui sera dans l’impossibilité de répondre à la situation désastreuse de trois établissements bancaires aussi importants…. surtout si cet État reste dans l’euro….

Olivier Delamarche au sujet du triple AAA : « Il n’y a que Baroin qui y croit encore ! »

Quinze pays de la zone euro sont sous la surveillance des agences de notation, avec un focus particulier sur la France…. et on fait mine de s’étonner. Mais les marchés financiers n’ont pas attendu de voir la note française être dégradée par augmenter nos taux d’intérêts…. on le dit et on le répète la France n’a plus son triple AAA

Ce coup de semonce de Standard & Poor’s est le signe que les plans européens ne peuvent plus être ( il n’ont jamais été) une réponse à la crise. Et c’est surtout un message de défiance vis-à-vis de la zone euro et de doutes sur les solutions que sont en train de préparer les européens.

Les agences ont compris que la zone Euro va demander aux investisseurs internationaux de lui prêter plus de 800 milliards…. pour une zone dans laquelle des pays comme la France sont en récession, c’est un peu beaucoup trop…..

Et les agences comme le marchés savent que nos banques sont dans une situation qui n’ont rien à envier à celle de la banque Dexia avant qu’elle ne sombre. Nos banques n’ont plus d’avances, plus de devises… et peut-on penser un seul instant que l’Etat français pourrait leur venir en aide si jamais ce qui doit logiquement se passer arrive…. Groupama vient presque d’être nationalisé, et après ?

Alors Merkel et Sarko peuvent se torturer les méninges, nous mettre la tête sous l’eau ou nous refaire le coup de Maastricht… les carottes sont cuites… il faut revenir à nos monnaies nationales avant qu’il ne soit trop tard… si non c’est une Europe fédérale sous la domination d’une oligarchie qui détruira ce qui nous reste de liberté.