Archives par mot-clé : USA

USA : Trump veut donner la priorité aux réfugiés syriens chrétiens

Le président américain Donald Trump a déclaré vendredi que les chrétiens de Syrie se verront accorder la priorité en matière d’octroi du statut de réfugié aux Etats-Unis.

« Si vous étiez musulman, vous pouviez entrer, mais si vous étiez chrétien, c’était pratiquement impossible et la raison était si injuste; tout le monde était persécuté en toute équité mais ils coupaient les têtes de tout le monde, mais plus encore des chrétiens », déclare Donald Trump selon un extrait d’une interview accordée au Christian Broadcasting Network. Continuer la lecture de USA : Trump veut donner la priorité aux réfugiés syriens chrétiens

Trump interdit l’entrée aux Etats-Unis aux ressortissants de 7 pays musulmans

Il commence son mandat en Fanfare Pépé the Frog.


C’est à l’occasion de la prestation de serment de son secrétaire à la Défense, le général James Mattis, que Donald Trump a signé ce décret qui prévoit des contrôles renforcés aux frontières pour empêcher l’entrée de terroristes.

« Nous voulons être sûrs que nous ne laisserons pas entrer dans notre pays les mêmes menaces que celles que nos soldats combattent à l’étranger, a affirmé Donald Trump. Nous ne voulons admettre que ceux qui soutiennent notre pays. Nous n’oublierons jamais les leçons du 11-Septembre. » Continuer la lecture de Trump interdit l’entrée aux Etats-Unis aux ressortissants de 7 pays musulmans

Olivier Delamarche: Mais qui va nous acheter des biens et des services ???

Après plusieurs mois d’une reprise annoncée par les organismes comme l’OCDE, des doutes s’installent. Pour Olivier Delamarche, ces chiffres là, issus de prévisions, n’ont jamais été corrects. « La reprise on ne la voit pas dans les vrais chiffres. »

Pour notre Econoclaste, même si l’euro a baissé vis-à-vis de quelques devises et qu’on pourrait par conséquent s’attendre à une amélioration du chiffre des exportations européennes, l’absence de croissance dans les autres pays fait que tout cela n’impactera pas la croissance des pays de la Zone Euro. « On voit qu’il n’y absolument pas de croissance chinoise. On voit les importations chinoises s’effondrer. On voit les importations japonaises s’effondrer aussi. On voit les Etats-Unis qui ralentissent fortement. D’où va venir la croissance ? Qui va nous acheter des biens et des services ? Personne. »

Au final les résultats sur les entreprises européennes sont dus en très grande partie à l’effet de change. Ce sont donc des résultats comptables.

« Sur les résultats des entreprises (la baisse de l’euro) va vous faire une progression, mais une progression qui sera purement comptable. C’est-à-dire quand (les entreprises) vont rapatrier des bénéfices qui sont faits en dollars, cela fera plus d’euros dans leur portemonnaie. Ce n’est pas une amélioration des marges ou du chiffre d’affaire. »

La décorrelation des prix avec leurs fondamentaux qui devient de plus en plus importante nous amènera donc forcément à un point de rupture. Il y aura alors un retour brutal à ces valeurs pour Olivier Delamarche mais à une date inconnue parce que pour l’instant « les marchés ont décidé de jouer l’arrivée massive et permanente de capitaux pour faire mumuse et aujourd’hui c’est la seule chose qui fait monter les marchés. »

« Aujourd’hui on a une croissance américaine qui a toujours été basée sur la même chose, Continuer la lecture de Olivier Delamarche: Mais qui va nous acheter des biens et des services ???

L’impérialisme décomplexé de George Friedman (vidéo)

Discours de George Friedman, géopoliticien américain, devant le Chicago Council on global affairs, le 4 février 2015

♦ George Friedman est né en Hongrie, dans une famille de survivants de l’Holocauste. Dans les années cinquante, il a émigré de Hongrie aux USA avec ses parents pour fuir la mainmise des communistes sur le pouvoir. Ses prophéties sont parfois l’objet de railleries par ses adversaires, comme dans le cas où, en 1991, il avait prédit une prochaine guerre avec le Japon (The Coming War with Japan).

Contrairement à ce qui est dit ça et là, George Friedman n’est pas le directeur du renseignement américain, mais plus simplement le PDG fondateur de Stratfor, société privée d’information (a global intelligence company), connue pour être un cabinet fantôme de la CIA ( a Shadow – CIA). S’il n’appartient pas à la haute administration américaine, il est néanmoins considéré quasiment comme un « officiel de Washington ».

Les révélations qu’il lance dans le présent discours sont d’un cynisme total et brutal mais une très brillante analyse géopolitique
 : 
tout est dit quant à la politique américaine en Europe depuis la chute du Mur de Berlin (et même avant) et dans le futur. Attention, il y a souvent dans les propos de Friedman une part de bluff et de manipulation inhérente à tout discours politico-diplomatique. (1)
Polémia


Meilleure Transcription de l’intervention

Aucun pays ne peut rester éternellement en paix, surtout les USA. Je veux dire que les USA sont constamment concernés par les guerres.

A mon avis, l’Europe ne sera pas impliquée dans des grandes guerres comme avant, mais l’Europe subira le même sort que les autres pays : ils auront leurs guerres, puis leurs périodes de paix et ils y laisseront des vies. Il n’y aura pas de centaines de millions de morts mais l’idée d’une « exclusivité européenne » à mon avis l’amènera à des guerres. Il y aura des conflits en Europe. Il y a déjà eu des conflits, en Yougoslavie et maintenant en Ukraine. Quant aux relations entre l’Europe et les Etats-Unis… nous n’avons pas de relations avec l’Europe. Nous avons des relations avec la Roumanie, nous avons des relations avec la France, etc. Il n’y a pas « d’Europe » avec qui les USA auraient des relations.

Question suivante :

L’extrémisme islamique représente-t-il réellement la principale menace pour les Etats-Unis, et disparaîtra-t-il de lui-même, ou bien continuera-t-il de croître ?

C’est un problème pour les Etats-Unis, mais ce n’est pas une menace pour notre survie. Il doit être traité de manière proportionnelle. Nous avons d’autres intérêts de politique étrangère.

Donc, l’intérêt primordial des Etats-Unis pour lequel nous avons fait des guerres pendant des siècles, lors de la première, la deuxième et la guerre froide, a été la relation entre l’Allemagne et la Russie parce que, unis, ils représentent la seule force qui pourrait nous menacer et nous devons nous assurer que cela n’arrive pas.

Ce que vous faites, si vous êtes un Ukrainien, ce qui est essentiel, c’est d’établir le Continuer la lecture de L’impérialisme décomplexé de George Friedman (vidéo)

TAFTA : Le cri d’alarme des éleveurs français contre la viande aux hormones américaine (vidéo)

Si les États-Unis et l’Union européenne signaient l’accord de libre-échange en cours de négociation, entre 300.000 et 600.000 tonnes de viande américaine pourraient débarquer en Europe. Les consommateurs sont sceptiques et les éleveurs s’inquiètent.

Les éleveurs français s’inquiètent de l’arrivée probable sur le marché européen du bœuf aux hormones américain. Les négociations du partenariat atlantique incluent cette possibilité, ce qui pousse les producteurs à dénoncer une viande de moins bonne qualité, vendue beaucoup moins cher et qui bouleverserait les règles de la concurrence.

Les États-Unis pourraient imposer leurs normes à l’Europe si l’accord de libre-échange Europe-États-Unis, actuellement en cours de discussion, est ratifié en 2015.

Maïs OGM et hormones

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Des mercenaires en Ukraine (ma)

RMC Bourdin & co – 12/05/2014

Bruno Delamotte, pdg de la société Risk&Co interviewé par JJ Bourdin,  décrypte le rôle des mercenaires dans les conflits modernes

Évidemment, ce soutien entre guillemets, se fait avec l’accord du gouvernement américain ? – JJ Bourdin

On ne peut imaginer autrement : Academi dépend pour 80% de son chiffre d’affaire, de l’administration américaine;  ils ne sont pas partis, à l’aventure, sur un contrat d’une durée limitée comme ça –  Bruno Delamotte

Environ quatre cents mercenaires d’une entreprise américaine opèrent en Ukraine aux côtés des soldats et de la police dans des opérations contre les séparatistes prorusses, affirme le journal allemand Bild am Sonntag, qui dès le mois de mars s’interrogeait à ce sujet.

Selon des informations fondées sur des communications radio entre des centres de commandement de l’armée russe, interceptées par l’agence de surveillance américaine NSA et transmises ensuite aux services secrets allemands (BND), les mercenaires américains coordonnent et dirigent des opérations de guérilla contre les séparatistes prorusses autour de Sloviansk.

Ces quatre cents mercenaires travaillent pour Academi, plus connu sous son ancien nom de Blackwater, une entreprise de sécurité qui avait été privée de contrat par l’armée américaine en Irak après des tirs sur des civils en 2007. Le journal précise toutefois ne pas savoir qui a passé le contrat avec Academi.

L’édition dominicale de Bild rappelle que Moscou avait dénoncé il y a quelques semaines la présence de mercenaires américains aux côtés des troupes gouvernementales ukrainiennes, ce que l’ambassadeur américain à Kiev, Geoffrey Pyatt, avait démenti à la mi-mars. Dimanche 4 mai, l’hebdomadaire indiquait que des agents de la CIA et du FBI aidaient Kiev à mettre un terme à la rébellion dans l’est de l’Ukraine et à installer un dispositif de sécurité efficace, sans toutefois s’engager directement dans les affrontements.

Jean-Michel Quatrepoint sur l’Europe et le Traité Transatlantique

Pour le journaliste économiste Jean-Michel Quatrepoint, auteur du Choc des empires, la construction européenne a totalement échappé à la France et se trouve désormais au service des intérêts allemands. [Quant au Traité Transatlantique, il] sert les intérêts des « empires » allemand et américain, qui veulent contenir la Chine dans la « guerre économique mondialisée ». Et la France dans tout ça ? Entretien.

Dans votre livre vous expliquez que le monde se divise désormais en trois empires : les Etats-Unis, la Chine, l’Allemagne. Qu’est-ce qu’un empire ?

Pour être un empire, il faut d’abord se vivre comme un empire. Ensuite, il faut une langue, une monnaie, une culture. Sans parler des frontières. L’Amérique, c’est Dieu, le dollar et un drapeau. La Chine, c’est une économie capitaliste, une idéologie communiste et une nation chinoise qui a sa revanche à prendre, après l’humiliation subie au XIXème siècle.

Quant à l’Allemagne, c’est en empire essentiellement économique. Quand Angela Merkel a été élue en 2005, son objectif premier était de faire de l’Allemagne la puissance dominante en Europe : elle a réussi. Maintenant il s’agit de façonner l’Europe à son image. Mais avec des contradictions internes : pour des motifs historiques bien compréhensibles, Berlin ne veut pas aller jusqu’au bout de la logique de l’empire. Elle n’impose pas l’allemand, et est réticente sur la Défense. Elle veut préserver ses bonnes relations avec ses grands clients : la Chine, les Etats-Unis et la Russie.

Vous écrivez : « L’Union européenne qui n’est pas une nation ne saurait être un empire ».

C’est tout le problème de l’Europe allemande d’aujourd’hui, qui se refuse à assumer sa dimension d’empire. 28 Etats sans langue commune, cela ne peut constituer un empire. L’Angleterre ne fait pas partie du noyau dur de la zone euro. Les frontières ne sont pas clairement délimitées : elles ne sont pas les mêmes selon qu’on soit dans l’espace Schengen ou la zone euro. L’Europe est un patchwork et ne peut exister en tant qu’empire, face aux autres empires.

«L’Allemagne est devenue, presque sans le vouloir, le nouveau maître de l’Europe», écrivez-vous. Comment se traduit cette domination de l’Allemagne en Europe ? D’où vient-elle ? Sur quels outils s’appuie cette hégémonie ?

Cette domination vient de ses qualités… et de nos défauts. Mais ce n’est pas la première fois que l’Allemagne domine l’Union européenne. A la fin des années 1980, juste avant la chute du mur, elle avait déjà des excédents commerciaux considérables. La réunification va la ralentir un instant, car il va falloir payer et faire basculer l’outil industriel allemand vers un autre hinterland.

La RFA avait un hinterland, c’était l’Allemagne de l’Est : le rideau de fer n’existait pas pour les marchandises. Les sous-ensembles (par exemple les petits moteurs équipant l’électroménager allemand) étaient fabriqués en RDA à très bas coût (il y avait un rapport de 1 à 8 entre l’Ost mark et le Deutsche Mark), puis assemblés en Allemagne de l’Ouest. Avec l’équivalence monétaire décidée par Kohl à la réunification (1 deutsche mark = 1 Ost mark), les Allemands perdent tous ces avantages. Il faut trouver un nouvel hinterland pour retrouver des sous-traitants à bas coût. Ce que l’Allemagne a perdu dans la réunification, elle le retrouvera par l’élargissement de l’UE. Ce sera dans la Mitteleuropa, l’espace naturel allemand, reconstitué après l’effondrement du communisme. La Hongrie, la Tchéquie, et même la Pologne : c’est la Germanie, le Saint Empire romain germanique.

Dans un premier temps, ils ont donc implanté des usines modernes dans les pays de l’Est pour fabriquer des sous-ensembles, qui sont assemblés en Allemagne où l’on fabrique un produit fini, que l’on vend avec une kyrielle de services voire avec le financement. La grande force de l’Allemagne, c’est d’avoir choisi dans la division internationale du travail un créneau où ils sont quasiment seuls, l’industrie de qualité, principalement automobile (elle leur assure une part très importante de leurs excédents commerciaux).

Un hinterland permis par l’élargissement, une «deutsche qualität», mais aussi «un euro fort» qui sert les intérêts allemands…

L’euro c’est le mark. C’était le deal. Les Français ont péché par naïveté et se sont dit : faisons l’euro, pour arrimer l’Allemagne à l’Europe. Les Allemands ont dit oui, à condition Continuer la lecture de Jean-Michel Quatrepoint sur l’Europe et le Traité Transatlantique

RUSSIE/USA : Le bouclier antimissile (vidéos)

Vu sur le Blog Les crises d’olivier Berruyer
voir aussi son dossier anti-propagande sur l’Ukraine

Excellente émission du Dessous des cartes, d’Arte. Très important pour comprendre les racines du dossier ukrainien…

À ce sujet, voici la réaction de Poutine en 2012 quand un journaliste lui a dit que ce bouclier visait l’Iran et pas la Russie… (extrait de Ich Putin – Ein Porträt)

Bref, n’oublions jamais ! :

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Blanchiment : Enquête sur des banques françaises aux Etats-Unis

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Les banques françaises Société Générale, BNP Paribas et Crédit Agricole font l’objet d’une enquête pour blanchiment d’argent et violations de sanctions américaines contre certains pays, a indiqué vendredi à l’AFP une source proche du dossier.

«L’enquête veut déterminer si elles ont potentiellement blanchi de l’argent sale et violé l’embargo américain en faisant des affaires avec un certain nombre de pays comme Cuba, l’Iran et le Soudan», a dit cette source, confirmant des informations du Wall Street Journal.

Selon elle, d’autres grandes banques internationales seraient aussi citées dans l’enquête. Elle s’est en revanche refusée de dire quand cette enquête avait débuté et de préciser les noms des autres banques impliquées.

L’enquête est menée conjointement par le Trésor des Etats-Unis, le département américain Continuer la lecture de Blanchiment : Enquête sur des banques françaises aux Etats-Unis

Documentaire : Sur L’Europe USA, La Guerre Economique Secrete (vidéo)

Une société française leader mondial de la carte à puce, est racontée comme un roman d’espionnage dans « Lundi investigation » de Canal+, diffusée lundi à 22h30. Stéphane Bentura, l’auteur, démonte, dans son enquête « Europe/USA, la guerre économique secrète », le processus qui a abouti en 2002 à la prise de contrôle de Gemplus par le fonds d’investissements Texas Pacific Group (TPG), directement lié à la CIA. Gemplus, née en 1988 à Gémenos, près de Marseille, a inventé la carte à puce, cette technologie de pointe, utilisée pour la téléphonie mobile, la carte bancaire, les documents d’identité sécurisés et le cryptage des communications. Marc Lassus, fondateur de Gemplus, chassé de son fauteuil de PDG en décembre 2002 par TPG, devenu actionnaire majoritaire, relate cambriolages mystérieux et fouilles de ses poubelles, écoutes de ses téléphones fixes et portables et filatures.

La Fed, une politique contradictoire et inefficace

Par Philippe Herlin – Chercheur en finance

La Fed a donc pris la décision, la semaine dernière, d’amplifier sa politique de « Quantitative easing ». Après l’opération surnommée « Twist », qui consistait à revendre des obligations à court terme pour en acheter à long terme, et peser ainsi à la baisse des taux longs, la banque centrale américaine revient à de la pure création monétaire, et pas qu’un peu : 85 milliards de dollars par mois, 45 milliards d’obligations du Trésor et 40 milliards de créances hypothécaires (MBS). On le voit, il s’agit d’aider l’Etat à financer son déficit abyssal et un secteur bancaire toujours empêtré dans la crise immobilière. Dans le même temps, il a été réaffirmé que le taux directeur resterait au plus bas.

Le plus notable est que le Comité de politique monétaire (FOMC) de la Fed a affirmé que cette politique serait maintenue « au moins aussi longtemps que le taux de chômage restera au-dessus de 6,5 % ». Mais que vient faire ici le taux de chômage ? La Fed veut-elle prendre la place du ministère du travail ? Non, mais il faut faire un peu d’histoire pour comprendre cette déclaration.

En 1978 les Etats-Unis sont en pleine crise, le chômage explose et Jimmy Carter pense à sa réélection. Comment, au moins, donner le sentiment d’agir ? Ce sera le Humphrey–Hawkins Full Employment Act qui redéfinit le mandat de la Fed et l’oblige, en plus de contenir  l’inflation, à se fixer comme objectif le plein emploi. Un gouvernement peut chercher à diminuer le chômage, parce qu’il possède les leviers nécessaires (la réglementation, ou plutôt la déréglementation, la baisse de la fiscalité, etc.), mais une banque centrale ! Elle ne peut que lâcher du lest sur la rigueur de sa politique monétaire pour tenter d’approcher ce but. Cette mesure est donc parfaitement démagogique et keynésienne (ça va très souvent ensemble). Mais quel président oserait l’abroger ? Aucun jusqu’ici.

Un seul président de la Fed a osé contourner cette loi, il s’agit de Paul Volker qui, nommé en 1979, montera le taux directeur à près de 20 % pour terrasser l’inflation, au prix d’une courte crise, mais qui ensuite assurera les bases nécessaires à la croissance des années 80-90, et à la baisse du chômage. Mais depuis, dès que l’orage approche (éclatement de la bulle Internet en 2000, la crise depuis 2008), les présidents de la Fed, Alan Greenspan et maintenant Ben Bernanke, négligent toute rigueur minimale et offrent un maximum de facilités monétaires, sous prétexte de ne pas aggraver la crise et de contenir la hausse du chômage. Cette politique ne produit pourtant que de la croissance factice (2000-2007), ou pas de croissance du tout (depuis 2008). Mais cette politique produit surtout… de la monnaie, en quantité croissante, ce qui va exactement à l’encontre du rôle d’une banque centrale.

Cette loi stupide, et le fait qu’elle soit appliquée, montre la confusion intellectuelle dans laquelle nous vivons. Elle confère aussi un sentiment de toute puissance au président de la Fed, attention danger ! Et les lois de l’économie, les vrais, pas celles votées par des politiciens démagogues, celles que nous enseignent l’histoire, nous disent que trop de monnaie papier se transforme un jour en hyperinflation. Et en chômage massif. Quand on veut poursuivre plusieurs objectifs contradictoires, on les manque tous.

La crise de la dette simplement expliquée en 5 minutes. (Vidéo)

C’est bien de chercher l’inflation en faisant marcher la planche à billet, mais le résultat en cas de récession peut vite tourner à l’impasse : c’est la stagflation ( baisse des salaires et baisse de la valeur de la monnaie). Exactement la situation dans laquelle se retrouvent les États-Unis aujourd’hui. Si le gouvernement augmente les impôts, les gens ne peuvent plus payer et la récession augmente. S’il réduit les dépenses il ne peut plus répondre à la demande sociale et c’est l’effondrement de la société. La seule solution qui lui reste c’est de s’endetter toujours un peu plus, tout en continuant à faire marcher la planche à billet.

Ce petit film retrace parfaitement le mécanisme diabolique qui s’est mis en place.

Cette équation est le résultat de la gestion des crises financières et de la dette que connaissent les américains. Chez nous il faut y ajouter une crise de la compétitivité. Plus on avance et plus l’avenir ressemble à une impasse.

Olivier Delamarche : Je dis à F.Hollande qu’il faut qu’il se retourne, comme ça il la verra de face la crise.

États-Unis : En deux mois il y a eu 1 million de très pauvres de plus aux États-Unis. Sur 5 mois la proportion des embauches est à 73% gouvernementale, ça veux dire que les Etats-Unis empruntent pour pouvoir engager des fonctionnaires et pour pouvoir dire il y a moins de chômeurs. Mais c’n’est pas des gens productifs. Au mois de novembre on nous a annoncé 140 000 embauches, or dans la même période on a débauché 400 000 personnes dans la tranche d’age 25/55 ans… donc on a engagé des vieux, mais les jeunes ne travaillent pas.
Quand l’état ne pourra plus payer, il y aura un sale coup sur la consommation.

Mr Hollande a dit que la crise était derrière lui, moi je lui dis qu’il faut qu’il se retourne ce garçon, comme ça il la verra de face la crise.

L’incendie est là. Et aujourd’hui on a un pompier qui n’a pas d’eau dans sa citerne et qui regarde le feu en disant oui ça se calme… sauf que ça crame

La bourse va continuer à monter parce que les états mettent du fioul.