Archives par mot-clé : USA

Pourquoi la “finance de l’ombre” reste au-dessus des lois

Les nouveaux chiffres sont sortis le 18 novembre. La finance de l’ombre, ou “shadow banking”, continue de croître au su et au vu des régulateurs. Sa taille atteint aujourd’hui 67.000 milliards de dollars, soit une taille égale à l’ensemble de l’économie mondiale.

On peut la définir comme un système financier parallèle au système bancaire réglementé. Le shadow banking se compose essentiellement de spéculateurs sophistiqués. Son rôle dans les crises de 2002 (Enron, Worldcom) et 2008 (subprime) est avéré.

Et pourtant, les gouvernements, en procédant au sauvetage de l’ensemble du système financier en 2008, ont récompensé l’échec de la finance spéculative et incité les spéculateurs déréglementés à poursuivre leurs activités, qui ont augmenté de 5.000 milliards depuis la crise!

En cause également, le lobbying efficace à Washington qui met en échec les velléités actuelles de la France et de l’UE de réglementer le shadow banking.

Les appels à la secession se multiplient aux États-Unis

Des pétitions dans 20 Etats (majoritairement du Sud et favorables à Mitt Romney) réclament l’indépendance totale de l’Etat vis-à-vis du gouvernement fédéral, rapporte la BBC.

Ces pétitions ont été lancées grâce au site gouvernemental «We are the People» (créé par l’administration Obama en 2011) qui permet à tout citoyen de créer sa propre pétition. Si la pétition recueille plus de 25.000 signatures en moins de 30 jours, le gouvernement s’engage à examiner la proposition et à y donner une réponse publique, explique le site d’info The Examiner.

Ces pétitions ont déjà recueilli bien plus de 100.000 signatures. La plus populaire est celle du Texas qui à l’heure où ces lignes sont publiées a recueilli plus de 60.000 signatures. Pour son créateur, «les citoyens des Etats-Unis subissent des violations flagrantes de leurs droits». Il propose par conséquent l’indépendance du Texas, qui selon lui peut tout à fait être auto-suffisant:

«Etant donné que l’Etat du Texas maintient un budget à l’équilibre et est la 15e plus grosse économie du monde, le Texas pourrait en pratique se retirer de l’union, ce qui protégerait le niveau de vie de ses citoyens et sécuriserait leur droits et libertés en accord avec les idées originelles et les croyances de nos pères fondateurs qui ne sont plus reflétées par le gouvernement fédéral.»

Ces pétitions servent évidemment plus à exprimer un rejet viscéral de Barack Obama qu’à entamer une réelle procédure d’indépendance, puisque comme le rappelle The Examiner, «le président n’a pas le pouvoir d’accorder aux Etats le droit de faire sécession».

Mais en théorie, un Etat américain peut-il faire sécession? Il semblerait que non. La BBC souligne que la Constitution américaine «ne contient aucune clause qui autorise les Etats à quitter l’union».

 

Lire l’article entier sur Slate.fr

Michèle Tribalat : «Le vote musulman en France est presque aussi polarisé que celui des noirs aux Etats-Unis»

Michèle Tribalat, démographe spécialiste de l’immigration, analyse le poids des minorités dans les élections aux Etats-Unis et fait une comparaison avec la France.

Le PS a donc tout intérêt à bichonner cet électoral. Nul doute que le droit de vote accordé aux étrangers, s’il passe, viendra sécuriser ce matelas de voix.

La France a une population d’origine étrangère en proportion moins élevée que les États-Unis. La polarisation du vote latino, et plus encore du vote noir sur les candidats démocrates est bien connue. […]

Si la situation de la France est plus confuse, on sait néanmoins que le think tank Terra Nova a défini la nouvelle cible du PS, qu’il appelle la France de demain, comme étant composée des minorités des quartiers populaires, des femmes, des jeunes et des diplômés. La stratégie électorale ainsi dessinée doit choyer ces segments d’électorats afin, notamment, de disposer d’un matelas de voix que la droite ne sera pas en mesure de disputer au PS. […]

L’insee a estimé à 11,7 millions leur nombre, soit 19 % de la population de la France métropolitaine. En 2017, on devrait, si la croissance en nombres absolus observée entre 1999 et fin 2008 se maintient, il devrait y avoir une population d’origine étrangère de l’ordre de 13 millions, ce qui représenterait environ 21 % de la population. […]

Atlantico

USA : de 90% en 1976, la part de l’électorat blanc est tombée à 74% en 2008 et devrait être de 46% en 2050

Porté vers la Maison Blanche il y a quatre ans par une coalition hétéroclite de jeunes, de femmes, de Noirs et d’Hispaniques, Barack Obama pourrait jouer une grande partie de sa réélection cette année auprès des classes populaires blanches.

Si les groupes démographiques qui ont largement soutenu le président démocrate en 2008 sont toujours en grande majorité derrière lui, la crise économique et un taux de chômage toujours important ont sérieusement douché l’enthousiasme qui avait accompagné son élection il y a quatre ans.

« Il a perdu une partie de ses soutiens, à l’exception des Noirs et des Hispaniques », résume auprès de l’AFP Scott Keeter, directeur des études à l’institut Pew.

« La question de savoir si les différentes composantes de la coalition de 2008 vont prendre part au vote avec les mêmes taux de participation qu’il y a quatre ans est essentielle, mais personne ne connaît encore la réponse », poursuit-il.

En 2008, 95% des Noirs qui avaient pris part au scrutin –avec une participation historique– avaient voté pour Obama. Il avait également engrangé 67% du vote hispanique et deux tiers des moins de 30 ans avaient voté pour lui, comme 56% des femmes –contre 51% en 2004 pour le démocrate John Kerry.

Parmi les classes populaires blanches, Obama avait en revanche été devancé de 18 points. (…) Continuer la lecture de USA : de 90% en 1976, la part de l’électorat blanc est tombée à 74% en 2008 et devrait être de 46% en 2050

L’indépendance énergétique américaine (vidéo)

Technique, économie, énergie. Il s’agit de prendre toute la mesure d’une information étonnamment passée inaperçue : les États-Unis étaient de très grands importateurs de pétrole ; de très grands importateurs de gaz ; de très grands dépendants aux sources d’énergies fossiles partout dans le monde.

Les États-Unis, dans les années à venir, se sont mis dans la situation d’être exportateurs de pétrole ; exportateurs de gaz naturel ; ils pourraient même devenir parmi les plus grands exportateurs mondiaux.


Hervé Juvin est auteur de plusieurs essais sur l’économie, la société et la mondialisation, il est spécialiste de la banque et des marchés financiers. Grand arpenteur du monde, il a publié plusieurs centaines d’articles, notamment dans Le Débat ( Gallimard), L’Expansion, Agir, et préside par ailleurs une société de conseil aux gouvernements, aux institutions et aux entreprises.


De l'indépendance énergétique américaine par realpolitiktv

Enregistré le 21 juin 2012.

Chine-Japon, la guerre se prépare ? (vidéos : Eric Zemmour & Edouard Pflimlin)

Ce devait être un jour de paix, de réconciliation. Le jeudi 27 septembre, la Chine et le Japon allaient célébrer le 40ème anniversaire de la normalisation de leurs relations diplomatiques. L’affaire des cailloux Diayou/Senkaku qui n’en finit plus d’envenimer les relations entre les états a tout gâché : « en raison de la situation actuelle, la partie chinoise a décidé que la réception de commémoration du 40è anniversaire de l’établissement des relations diplomatiques sera repoussée jusqu’à nouvel ordre », a déclaré un dirigeant de l’Association du Peuple chinois pour l’Amitié avec l’Etranger sous couvert d’anonymat.

Ces propos ont été confirmé par un diplomate nippon : « la Chine a informé la partie japonaise », a-t-il confié à l’AFP.
On pourrait n’y voir qu’un simple détail, mais plusieurs indices semblent bien prouver que la Chine est décidé à pousser très loin la démonstration de force.

 

source et suite: Marianne 2


"La Chronique d'Eric Zemmour" : Chine-Japon, la… par rtl-fr

 

Pour aller un peu plus loin

“Le Japon et le défi russo-chinois”, Emmanuel Lincot et Edouard Pflimlin (www.fenetreeurope.com). Vidéo enregistrée le 23 février 2012

 

Depuis la fin de la Guerre Froide, les relations entre le Japon et l’Inde se sont considérablement transformées, tant sur le plan économique que sur le plan militaire. Ce rapprochement stratégique est-il orienté contre les objectifs chinois ? Le rapprochement entre Japonais et Américains est-il lié aux contentieux insulaires tant vis-à-vis des Russes que des Chinois ?

 

Le Japon et le défi russo-chinois par realpolitiktv

Source : Réalpolitik

Le malheur est dans le prêt (vidéo)

Pour ceux qui (ou pas) suivi la crise des subprimes, ces fameux prêts immobiliers américains à taux variable, Arte propose un nouvel éclairage sur la crise avec Le malheur est dans le prêt. Ce film de Kersten Schübler retrace la genèse de l’explosion de la bulle immobilière aux États-Unis, et montre à quel point cette crise était prévisible, voire prévue par certains.

Ce documentaire allemand revient sur la crise des subprimes et sur ses répercussions mondiales, depuis l’Ohio, où il enquête sur la spéculation immobilière, à l’Allemagne et la France, où le désarroi est grand, en passant par New York et Londres, incontournables places commerciales et financières. Le film donne la parole aux victimes de la crise mais aussi à ses acteurs, boursiers, cadres des agences de notation et analystes financiers.

Les témoignages des uns et les aveux des autres sont commentés par Peter Sloterdijk, philosophe, Friedhelm Hengsbach, spécialiste d’éthique sociale, et Richard Sennett, sociologue, pour qui le néolibéralisme s’achève en « désastre économique et culturel ». Et pour Peer Steinbrück, le ministre allemand des Finances, le pire est peut-être encore à venir…

Le malheur est dans le prêt

Du 11/09 aux révolutions arabes: les Etats-Unis et l’allié islamiste

Les média français nous ont vendu une petite fable bien puérile à l’occasion du soit-disant « Printemps arabe ». Libérés du joug de leur dictateur les peuples allaient enfin accéder librement à la démocratie. Or dans son dernier livre, Vérités et Mythologies du 11 septembre, l’ancien chef du service international de RFI, spécialiste des questions de défense et expert du monde arabo-musulman, Richard Labévière, affiche son scepticisme.
Il y dénonce notamment l’alliance qui lie les américains avec les frères musulmans. Une alliance qui rappelle tristement celle qui fut nouée par la CIA avec les talibans dans les années 80 pour mettre fin à la présence soviétique en Afghanistan, et qui fut la genèse de l’épopée islamiste d’Al Qaïda.
Et il suffit de prendre connaissance des derniers sondages effectués en Tunisie ou en Egypte (1) pour se rendre compte que le danger de voir des républiques islamiques s’imposer dans ces pays est bien réel.

Comme le souligne Marianne 2 et Richard Labévière dans son dernier livre, Vérités et Mythologies du 11 septembre, a trop vouloir jouer avec le feu, on se brûle les doigts:

(…) constatant que l’orientation du « pacte de Quincy » (1) continue à dicter la logique des pouvoirs aux Proche et Moyen-Orient, l’auteur émet une hypothèse : « Comme la révolution de mai 1968 a pu tourner à la contre révolution néo-libérale et globale, les « révolutions » arabes pourraient, tout aussi bien, générer des contre-révolutions post-mondialisation se caractérisant par une purification ethnico-religieuse et un hyper libéralisme généralisés ».

Un scénario idéal pour des Etats-Unis, toujours soucieux, de préserver leurs intérêts pétroliers et la stabilité à long terme de la région, quitte, comme le recommandent les think-tanks américains les plus influents à faire affaire avec les Frères musulmans. Les mêmes très inspirés cercles de réflexion (la Rand Corporation notamment, proche de la CIA, dont le chercheur français Laurent Murawiec sera écarté car il osait qualifier l’Arabie Saoudite « d’épicentre du terrorisme »), qui dans les années 80-90, recommandaient au pouvoir américain de renforcer son alliance stratégique avec l’Arabie Saoudite et ce qui allait quelques années plus tard devenir Al-Qaïda. Retour vers le futur ?

source

(1)http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/monde/20110714.OBS7057/l-emergence-des-freres-musulmans.html

(2) Le Pacte de Quincy a été scellé en février 1945 sur le croiseur Quincy entre le Roi Abdel Aziz Ibn Saoud, fondateur du royaume d’Arabie Saoudite, et le président américain Franklin Roosevelt, en route pour la conférence de Yalta.
Il s’articule sur cinq points.
Le président Roosevelt en compagnie de Abdel Aziz Ibn Saoud et de William Leahy sur le Quincy

– La stabilité de l’Arabie Saoudite fait partie des “intérêts vitaux” des États-Unis qui assurent, en contrepartie, la protection inconditionnelle du Royaume contre toute menace extérieure éventuelle. Par extension la stabilité de la péninsule arabique et le leadership régional de l’Arabie Saoudite font aussi partie des «intérêts vitaux» des États-Unis.

– En contrepartie, le Royaume garantit l’essentiel de l’approvisionnement énergétique américain, la dynastie Ibn Saoud n’aliénant aucune parcelle de son territoire, les compagnies concessionnaires ne seraient que locataires des terrains.

– Les autres points portent sur le partenariat économique, commercial et financier saoudo-américain ainsi que sur la non-ingérence américaine dans les questions de politique intérieure saoudienne.