Archives par mot-clé : valeurs actuelles

Gérard Collomb se lâche sur l’immigration : « D’ici à 5 ans, la situation deviendra irréversible. Je crains la sécession. Les gens ne veulent pas vivre ensemble »

Les socialises, responsables de 40 ans d’immigration, ont passé leur temps à poursuivre en justice et censurer les quelques individus qui s’opposaient au grand Remplacement. Aujourd’hui qu’ils sont vieux et qu’ils n’ont plus aucune chance de revenir au pouvoir, ils dévoilent la vérité aux français en faisant mine de découvrir que leur politique nous a mené au chaos. Pour leur  cynisme matiné d’incompétence ces salopards devraient être traduits en justice pour haute trahison.



 

Nous sommes le 13 février 2018. (…) Dans une antichambre de la préfecture du Loiret, le ministre de l’Intérieur se confie en toute gravité à Valeurs actuelles.

« Les rapports entre les gens sont très durs, les gens ne veulent pas vivre ensemble… »

– Quel est la part de responsabilité de l’immigration ?

« Énorme (…) »

– Votre loi ne s’attaque qu’à l’immigration illégale. La légale permet de faire entrer plus de 200.000 personnes sur le territoire chaque année.

« C’est vrai. On fait étape par étape. Mais ça reste un problème… »

– Vous pensez qu’on n’a plus besoin d’immigration en France ?

« Oui, absolument »

« Des communautés en France s’affrontent de plus en plus et ça devient très violent… »

« Je dirais que, d’ici à 5 ans, la situation pourrait devenir irréversible. Oui, on a cinq, six ans, pour éviter le pire. Après… »

Le testament politique de Marion Maréchal-Le Pen

Je vous invite fortement à Lire l’article dans son intégralité.

(…)

Vous prenez à rebrousse-poil les discours de femmes politiques qui se plaignent du sexisme…
J’ai toujours refusé de jouer les victimes. À une certaine époque, les gens s’enorgueillissaient d’être des héros, aujourd’hui ils se félicitent d’être des victimes ! Je trouve délétère cette victimisation permanente eu égard à son sexe, à son handicap, à son origine. Je n’ai jamais voulu jouer de ma féminité comme d’un handicap, je n’ai jamais été victime de misogynie, je le dis franchement, au contraire, cette féminité a été un atout. J’ai toujours trouvé cela très paradoxal que les femmes, surtout à gauche, disons-le, s’enferment dans cet élan victimaire pour pouvoir justifier certaines erreurs ou certaines carences.

François Fillon s’adressait à la droite traditionnelle, Marine Le Pen a séduit les classes populaires. Tous deux ont perdu cette élection présidentielle. Est-il possible de réconcilier ces deux électorats ? Continuer la lecture de Le testament politique de Marion Maréchal-Le Pen

Christian Schoettl maire de Janvry (Essone) explique comment Mélenchon et sa famille bénéficiaient d’emplois fictifs et de voitures avec chauffeur

22 mars 2017

Valeurs Actuelles

(…)Interrogé par Capital, le maire de Janvry révèle quelques informations sur Jean-Luc Mélenchon. Il rappelle qu’en décembre 2009, “c’est sa fille Maryline qu’il a fait embaucher par le conseil général de l’Essonne”. Précision importante, elle n’a pas été embauchée en tant que collaboratrice du groupe socialiste au conseil général mais en tant qu’agent administratif. La collectivité n’aurait donc pas respecté les règles d’embauche, “notamment l’impartialité” ou encore publier une offre d’emploi, “qui s’appliquent à toute la fonction publique”. A cette époque-là, Jean-Luc Mélenchon est un ancien vice-président du conseil général de l’Essonne et sénateur de ce même département. Le lien paraît évident et une coïncidence qui ne serait “pas la première”, pour Christian Schoettl.

En 1988, âgée de 24 ans, Maryline décroche un emploi d’agent administratif à la mairie de Viry-Châtillon, dans l’Essonne. Une mairie dirigée par Gabriel Amard, “lieutenant de Jean-Luc Mélenchon” qui est alors vice-président du Conseil général de l’Essonne. Christian Schoettl révèle même que le maire est surnommé “monsieur gendre”. Il est en effet le compagnon de la fille du candidat de la France insoumise.

Soupçon de détournement de fonds public

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Brigitte Bardot : « Je ne me suis pas battue contre l’Algérie française pour accepter une France algérienne »

À l’occasion de la sortie de son livre de citations et d’aphorismes, Répliques et piques, aux éditions de l’Archipel, Brigitte Bardot s’est entretenue, comme à son habitude, en toute liberté, avec Valeurs actuelles. Voici quelques extraits de cet entretien à retrouver en intégralité demain dans votre hebdomadaire.

L’état de la France

« J’ai été élevée dans l’honneur, le patriotisme, l’amour et le respect de mon pays. Quand je vois ce qu’il est devenu, je suis assez désespérée. Quand je constate ce qu’ils ont fait d’un pays dont la richesse intellectuelle, la qualité du langage, de l’écriture, la primauté en matière d’architecture, de mode, d’élégance, de patrimoine rayonnaient dans le monde entier, ça me déprime. Comme disait mon grand-père, il y a de quoi se les prendre et se les mordre ! »

A qui attribue-t-elle cette régression ?

« À la gauche. Elle déteste tout ce qui est luxueux, élégant, tout ce qui sort un peu de l’ordinaire ».

Sur le communautarisme Continuer la lecture de Brigitte Bardot : « Je ne me suis pas battue contre l’Algérie française pour accepter une France algérienne »

Les naissances des enfants de Français de souche s’effondrent littéralement

Les naissances des enfants de « Français de souche » s’effondrent littéralement

(…)

Il y a une dichotomie entre les naissances des enfants de “Français de souche”, qui s’effondrent littéralement et celles des enfants de Français immigrés, qui se maintiennent à un niveau élevé. Là-dessus, l’Insee reste très pudique. Néanmoins, les démographes ont noté que depuis 2011, alors que les naissances d’enfants issus de deux parents nés en France diminuent, celles d’enfants dont l’un ou les deux parents sont nés à l’étranger sont en hausse de 6 %.Officiellement, les enfants nés de deux parents français représentent encore 70 % des naissances. Mais parmi eux, beaucoup restent issus de l’immigration, sont élevés dans une culture qui n’est pas française et portent un prénom étranger. Une étude vient d’être faite recoupant une base de prénoms musulmans avec le fichier Insee des naissances et des prénoms par département. Il en ressort que l’an passé, en Seine-Saint-Denis, 42,9 % des enfants mis au monde se sont vu attribuer un prénom musulman (contre 17,3 % il y a vingt ans). Quant à l’ensemble du territoire Continuer la lecture de Les naissances des enfants de Français de souche s’effondrent littéralement

Dupont-Aignan : “Immigration : vers le grand remplacement ?”

Le candidat souverainiste à l’élection présidentielle Nicolas Dupont-Aignan, s’explique sur le Grand Remplacement.

Il est de bon ton parmi les “experts” de l’immigration, ceux qui assurent que celle-ci est un bénéfice net pour la communauté nationale quelles que soient son ampleur et les conditions de son intégration – ne leur parlez jamais « d’assimilation » (Hou, le vilain mot !) -, de s’indigner du « grand remplacement ». Et de vouer aux gémonies ceux qui osent en pointer le risque. L’existence d’une immigration de peuplement massif, susceptible de remplacer peu à peu la population de nos quartiers et de nos villes ? « Pouah, un fantasme d’extrême-droite, agité par des ignorants et des démagogues ennemis des valeurs de la République ! »

Et pourtant…

Et pourtant les chiffres sont là, qui démontrent au fil de leur publication régulière que cette crainte renvoie à une réalité. Non pas qu’un tsunami migratoire risque de tout emporter du jour au lendemain, laissons ce genre de caricature aux extrêmes, mais bel et bien que l’immigration non maîtrisée (ni sérieusement régulée à l’entrée ni correctement gérée pour ce qui concerne les éloignements du territoire) représente un mouvement de population continu et d’ampleur qui prend une place importante et croissante dans le peuplement de la France. Et qui rend de plus en plus difficile l’assimilation qui demeure la condition du fonctionnement de notre Pacte républicain. L’égalité des droits, quelle que soient l’origine ou la religion, ne peut être opérationnelle si on laisse se multiplier dans tout le pays des ghettos et des « territoires perdus de la République ». C’est parce que je suis un gaulliste, patriote et humaniste, que je tire aujourd’hui la sonnette d’alarme.

Les derniers chiffres disponibles en attestent une fois de plus. En 2016 nous dit le ministère de l’Intérieur, l’immigration légale se traduit par l’entrée de 227 550 personnes sur notre sol, une hausse de 4,6% par rapport à l’année précédente. C’est presque autant que la population de Bordeaux en une seule année ! On apprend aussi que l’immigration déclarée au titre du travail représente 10% de l’effectif, environ 38% étant dus à l’immigration familiale (regroupement familial et mariage avec un conjoint étranger) soit plus de 88 000 personnes, tandis que les étudiants (dont une minorité quitte le pays à la fin de leurs études) pèsent 77 000 entrées. Enfin, les entrées pour motif humanitaire (qui se Continuer la lecture de Dupont-Aignan : “Immigration : vers le grand remplacement ?”

Buisson remet ça: « Le pire pour la droite en 2017 serait d’être à nouveau cocue avec Sarkozy »

L’ancien conseiller de l’ombre de Nicolas Sarkozy, Patrick Buisson, estime que « le pire pour la droite en 2017 » serait non « pas de perdre » mais « d’être une nouvelle fois cocue » avec l’ex-chef de l’Etat, dans un entretien à l’hebdomadaire Valeurs actuelles, à paraître jeudi.

 

« Tout le pari de Sarkozy repose sur l’idée que l’électorat français de droite est toujours le plus bête du monde et aspire à le rester. Croire que, élu contre Marine Le Pen, avec comme Premier ministre François Baroin, le déconstructeur de crèches, Nicolas Sarkozy fera une politique de droite relève soit d’une insondable bêtise, soit d’une extrême candeur« , déclare le politologue et historien, qui publie jeudi un livre explosif, « La Cause du peuple » (Perrin), où il règle ses comptes avec l’ancien chef de l’Etat. (Extraits à découvrir ici

 

« Le pire pour la droite, en 2017, ce ne serait pas de perdre : ce serait d’être une nouvelle fois cocue », ajoute cet ancien conseiller, disgracié et condamné pour atteinte à la vie privée après avoir enregistré longuement à son insu l’ex-président.

Voyant en Nicolas Sarkozy et son successeur François Hollande « des nains politiques », il affirme que « les Français ne veulent ni d’un ludion narcissique aux Ray-Ban d’aviateur, ni d’un Félix Faure en scooter en butte, à minuit, au démon de midi ».

A ses yeux, « la défaite de Sarkozy à la primaire de la droite entraînera presque automatiquement le renoncement de Hollande à sa propre candidature » et « si Sarkozy sort vainqueur », « on aura droit, à partir de février 2017, à une pyrotechnie politico-judiciaire », avec Hollande en « premier artificier », « depuis l’Élysée ».

M. Buisson, qui dit n’éprouver « pas le moins du monde » du « ressentiment » à l’égard de l’ex-président, affirme par ailleurs que « jamais le nombre d’entrées régulières et irrégulières d’immigrés n’aura été aussi élevé que sous le mandat de Nicolas Sarkozy » (2007-2012).

« On a régularisé à tour de bras ! Mais dans le plus grand secret. Plus que sous Jospin (…) mais sans la publicité et la polémique qu’avait suscitées, à l’époque, la circulaire Chevènement », accuse-t-il.

Quant au Front national, il est « socialement nécessaire » car « il offre un exutoire à la souffrance de la France des invisibles », mais « politiquement inutile », souligne M. Buisson. Surtout, « il offre un repoussoir très utile à la classe dirigeante » et « lui permet de se survivre à bon compte ». A ses yeux, « paradoxalement, le vote FN est encore la meilleure assurance vie du système ».

Interrogé sur les enregistrements clandestins qu’il a faits de Nicolas Sarkozy, il se justifie: « le fait d’enregistrer certains de ces échanges était pour moi une garantie. Celle de pouvoir disposer d’un verbatim fidèle et d’accomplir mon travail en fournissant les arguments et les éléments de langage les plus appropriés ».

Robert Ménard: 88 % de noms extra-européens dans certaines écoles de Béziers

Polémique. Après avoir annoncé qu’il a effectué un recensement des écoliers musulmans dans sa ville de Béziers, Robert Ménard a suscité une vive polémique. Pour répondre à ses détracteurs, Robert Ménard a choisi de se confier à Valeursactuelles.com. Confession.

VA. Comment êtes-vous arrivé au chiffre de 64,6% d’élèves musulmans à Béziers ?

Très simplement. Il existe dans toutes les mairies de France un listing des élèves des écoles maternelles et primaires. A la faveur de réunions sur la rentrée scolaire, j’ai vu passer ce listing. J’ai eu la curiosité de le parcourir. Le nombre considérable de noms à consonance non-européenne m’a surpris. Durant toute la campagne électorale de 2014, j’avais affirmé sur la foi d’informations parcellaires, qu’il devait y avoir 30 % d’enfants musulmans dans les écoles de Béziers. Ce que je découvrais avec ce listing m’a incité à faire un calcul rapide. Je ne prétends pas à l’exactitude. Mais à peu de choses près, c’est ce que j’ai trouvé, avec des pointes à 88 % dans certaines écoles. Du reste, il suffit à n’importe qui de faire la sortie de ces écoles pour se faire une opinion. Sans listing et sans calculette…

Je suis certain que de nombreux autres maires font la même chose que moi. Mais eux ne le disent pas. Je ne suis pas un politicien professionnel. Je n’ai pas de carrière à ménager. Je ne supporte plus ce sas de décompression entre les institutionnels, « ceux qui savent », et le peuple. En haut lieu, on sait. Et les Français n’en ont pas le droit ?

(…) Valeurs Actuelles

Maffia Sarkozyste: Iskandar Safa, Etienne Mougeotte et Charles Villeneuve s’offrent le journal «Valeurs Actuelles»

La Maffia sarkozy a encore frappé.

Extrait d’un article de Pure People datant de 2011:

« L’heure est à la constitution de son équipe de communication, une équipe composée de trois piliers de l’âge d’or de TF1 : Gérard Carreyrou, Charles Villeneuve et Etienne Mougeotte, d’après Le Point (en kiosques le 1 septembre). »

voir aussi:

Les bonnes relation d’Etienne Mougeotte avec le vrp du Qtar Sarkozy

Les bonnes relations de Charles Villeneuve avec le bandit de l’UMP


Un consortium mené par l’homme d’affaires Iskandar Safa est entré en négociations exclusives avec le groupe pharmaceutique Pierre Fabre pour lui racheter l’hebdomadaire.

L’hebdomadaire « Valeurs Actuelles » va changer de propriétaire. Selon nos informations, le groupe pharmaceutique Pierre Fabre est entré en négociations exclusives avec un consortium mené par le franco-libanais Iskandar Safa, et deux anciens de TF1, Etienne Mougeotte, aujourd’hui patron de Radio Classique (groupe Les Echos) et Charles Villeneuve, pour leur céder le groupe Valmonde, qui édite « Valeurs Actuelles », « Jour de chasse » et « Jour de Cheval ».

L’homme d’affaires Iskandar Safa, avait déjà fait, en vain, une offre de rachat de « Nice Matin » l’été dernier, avec ses deux complices. Lui qui s’est fait connaître dans les années 80 dans l’affaire des otages du Liban, est présent avec son groupe Privinvest dans la construction navale -il possède notamment les Constructions mécaniques de Normandie -, l’exploitation de pétrole et de gaz, ou encore dans l’immobilier. Il cherche aujourd’hui à se diversifier dans les médias. Dans ce but, il lance une nouvelle filiale, Privinvest Medias, qui sera présidée par Etienne Mougeotte et qui a vocation à accueillir les trois titres du groupe Valmonde.

(…) Les Echos

Si on lynche dans le 9-3, c’est la faute à Valeurs actuelles !

Lu sur Causeur

 

eric-fassin-canal

Pour la gauche bourdieusienne, le « fait-divers fait diversion »… Sauf quand il permet d’illustrer des présupposés idéologiques et de tâter le pouls de la toujours vivante bête immonde. On en a eu un exemple flagrant hier soir au « Grand Journal » de Canal +, où le sociologue Eric Fassin était invité pour commenter le lynchage d’un jeune Rom à Pierrefitte-sur-Seine. L’auteur de Roms et riverains, une politique municipale de la race, a fait preuve d’un déni de réel tellement outrancier qu’il confinait au solipsisme.

Peu importe que le jeune ait été victime, selon la proc‘ en charge du dossier, de « représailles » suite à un cambriolage dans la cité voisine. Pour Eric Fassin, l’essentiel n’est pas de trouver les « coupables » – ce serait trop facile, trop vulgaire, trop beauf de droite – mais de pointer du doigt les « responsables » : traquer la « société », cette méchante dame qui fait que les gens agissent mal telle est la mission du sociologue. Pour Monsieur Fassin, on a lynché un Rom, non pas parce que l’Etat a abandonné ses responsabilités et laissé se créer des zones de non-droit où les gens commencent à se faire justice eux-mêmes, ni parce que l’espace Schengen a fait naître des bidonvilles en France, et pas non plus à cause d’une misère économique qui exacerbe la concurrence victimaire et les conflits communautaires. Non, c’est la faute au « discours », au « vocabulaire », en un mot la faute au « climat »  qui alimente la haine.

Qui est coupable ? Pour Eric Fassin, c’est Samia Ghali qui, à Marseille, a osé faire un lien entre l’installation de camps de Roms et la hausse des cambriolages. C’est Manuel Valls qui a eu l’outrecuidance de dire « Les Roms ont vocation à revenir chez eux ».

Rendons justice à Augustin Trapenard, préposé à la culture en cardigan, qui a eu la lucidité de voir  dans le livre du chercheur un « ouvrage militant », « ce qui n’enlève rien à la qualité de l’analyse » s’est-il empressé d’ajouter. Son grand mérite, selon lui, est de montrer que « le ras-le-bol des riverains en réalité, c’est une fiction instrumentalisée par les politiques et les médias ».

Comme Alain Badiou qui pense que les gens votent FN à cause du « racisme des intellectuels », Eric Fassin pense qu’on tabasse des Roms à cause des unes outrancières Continuer la lecture de Si on lynche dans le 9-3, c’est la faute à Valeurs actuelles !

Éclairage sur la situation en Ukraine (vidéo)

Pierre-Alexandre Bouclay, journaliste pour Valeurs Actuelles et se trouvant actuellement à Kiev, est interrogé par Martial Bild (JT de TVLibertés.com du 19/02/2014).

Lire également l’interview de Pierre-Alexandre Bouclay : Ukraine : malgré BHL sur les barricades, la situation est bloquée…

Après des semaines de manifestations, une sortie de crise est-elle envisageable en Ukraine ?

Pour l’instant, le statu quo règne dans l’attente d’un nouveau gouvernement ou d’élections législatives anticipées. À Kiev, 70.000 personnes battent le pavé. Le centre-ville ressemble à un camp fortifié, mais tout est paisible : on joue du piano et Bernard-Henri Lévy est même venu se faire photographier sur une barricade ! Cette mise en scène un peu indécente a choqué car, au même endroit, quatre personnes ont été tuées et 500 autres blessées, le mois dernier, quand il y avait du danger…

Il a crié « Nous sommes tous des Ukrainiens ! »

Il résume ainsi l’incompréhension ou la récupération de cette révolte. Ceux qui tiennent la rue par -26 °C, malgré les tirs à balles réelles, ne se battent pas pour l’Union européenne ou contre la Russie. Ils veulent se débarrasser d’un régime corrompu et oligarchique, comme d’ailleurs en 2004.

La Révolution orange avait été financée par l’Américain George Soros. Aujourd’hui, quelle est la part des influences étrangères ?

Il y avait aussi d’autres ONG occidentales, américaines, européennes, avec, au premier rang, l’Allemagne et la Pologne. En face, la Russie plaçait également ses pions. Aujourd’hui, les mêmes tentent de tirer profit de cette crise intérieure : c’est la loi de la politique internationale.

La différence avec 2004, c’est que les opposants ont rejeté leurs leaders, qui viennent régulièrement rendre des comptes sur le Maïdan. Viktor Ianoukovitch, lui, est lâché par son principal parrain, l’oligarque Rinat Akhmetov. Vladimir Poutine a également pris ses distances avec le président ukrainien, en déclarant à Bruxelles qu’il discuterait avec « n’importe quel pouvoir légal » à Kiev (rappelons qu’il s’entendait très bien avec Ioulia Tymochenko, à qui il a proposé l’asile politique). À Sotchi, Poutine n’a pas accordé d’entretien à Ianoukovitch, se contentant d’un échange dans les tribunes du stade…

Quelle est la part de responsabilité de Ianoukovitch ?

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Immigration : les Français se raidissent

Les Français se sont raidis face à l’immigration depuis 2006, deux tiers estimant désormais que les immigrés sont mieux traités qu’eux, selon un sondage Ifop pour Valeurs actuelles à paraître demain.

67% des personnes interrogées sont d’accord avec la phrase: « On en fait plus pour les immigrés que pour les Français », alors qu’ils n’étaient que 40% en avril 2006. De même, une écrasante majorité (86%) juge qu’il « faut passer d’une immigration subie à une immigration choisie », contre 62% en avril 2006. Sur cette question, l’évolution est particulièrement marquante chez les sympathisants de gauche (49% le pensaient en 2006, 82% aujourd’hui). […]

À l’inverse, seul un tiers (37%) considèrent aujourd’hui que « l’immigration est une chance pour la France » contre 49% en février 2007. […]

 

Le Figaro

Les Français contre la hausse des naturalisations

Les résultats de notre sondage exclusif Ifop-Valeurs actuelles sont un désaveu cinglant pour Manuel Valls : 63% des Français estiment que l’augmentation du nombre des étrangers naturalisés constitue une “mauvaise chose pour notre pays”.

HG2QAjzIls ne sont que 23%—près de trois fois moins !— à juger que c’est une “bonne chose”. Présentée par l’actuel ministre de l’Intérieur, ainsi que par ses prédécesseurs, commeune solution pour favoriser l’intégration, la hausse du nombre de naturalisés, voire la politique de naturalisation dans son ensemble, est très massivement rejetée.Àl’exception, notamment, des sympathisants de gauche (48% et jusqu’à 69%à l’extrême gauche), la quasi-totalité des catégories sondées dans notre étude est vent debout contre ces naturalisations à marche forcée. Avec, chez certains, un rejet record : 70%d’hostilité chez les habitants des communes rurales, 69% chez les commerçants et artisans, 79% chez les ouvriers, 88%chez les électeurs de droite et même…100%chez les agriculteurs ! Signe qui ne trompe pas de la gêne provoquée par cette question au sein de l’électorat de gauche : ils sont 18%—près d’un sur cinq—à refuser de se prononcer (“ne sait pas”), contre4%seulement à droite. Une partie de la gauche se refuse encore à assumer. Continuant de creuser le fossé qui la sépare de la majorité des Français.

UNE FORTE MAJORITÉ DE FRANÇAIS REFUSE LA DÉCISION DE MANUEL VALLS Continuer la lecture de Les Français contre la hausse des naturalisations

Les droitophobes

Lu sur Valeurs Actuelles

Acharnement, deux poids, deux mesures, lynchage médiatique : les zélateurs de la gauche morale, politique et intellectuelle tirent à vue sur la droite et lancent leurs “fatwas” sur ceux qui osent “penser contre”. Où s’arrêteront-ils ? Enquête sur ces nouveaux inquisiteurs.

droitophobes

« Un acte étonnant, grave et inadmissible. » Le sénateur PS Jean-Pierre Michel n’a pas de mots assez durs pour clamer son indignation. « Nous allons tout mettre en oeuvre pour retrouver le responsable », promet-il. L’heure est grave. Le crime ? il a été découvert le lundi 10 juin à 10 heures par l’assistant parlementaire de Jean-Pierre Michel, rapporteur PS au Sénat de la loi sur le “mariage pour tous”. Épouvanté, le jeune homme aperçoit, sur la porte de son bureau, un… autocollant du mouvement antimariage homosexuel le Printemps français ! Trois mains brandies, bleue, blanche et rouge, dominant le slogan “On ne lâche rien !” La porte du bureau est photographiée, les lieux sécurisés. Jean-Pierre Michel s’empresse de demander « une enquête approfondie au président du Sénat Jean-Pierre Bel pour savoir d’où cela venait »… Panique à gauche. Terreur sur le Sénat. Peur sur la République…

L’affaire prêterait à sourire, si elle ne révélait le malaise d’une époque et les méthodes de ces « Torquemada de café du commerce », selon le mot d’Éric Zemmour, nouveaux chantres de la pensée unique autorisée. Qu’importe si l’assistant parlementaire en question, quelques jours plus tôt, se livrait sur Twitter à une diatribe autrement plus inquiétante :

« Bonaparte tira des coups de canon face aux ennemis de la République ! Valls devrait faire de même, concernant le Printemps français ! »

L’affaire Méric a donné une autre illustration du sectarisme de ces “droitophobes” : Continuer la lecture de Les droitophobes

Affaire Cahuzac : Moscovici aurait su en décembre, Hollande et Ayrault dans la confidence.

Le ministre de l’Economie Pierre Moscovici avait envoyé une mission secrète en Suisse et connaissait depuis décembre 2012 l’existence du compte suisse de l’ancien ministre du Budget Jérôme Cahuzac, écrit aujourd’hui Valeurs actuelles.

Selon l’hebdomadaire Valeurs Actuelles, l’équipe d’une quinzaine de fonctionnaires, notamment de la Direction nationale d’enquêtes fiscales, a agi de façon parfaitement légale et n’a eu aucune difficulté à obtenir la confirmation recherchée.

Dans ces conditions, « la démarche de Pierre Moscovici, qui consiste, le 24 janvier, à demander aux autorités helvétiques si Jérôme Cahuzac disposait d’un compte à l’UBS entre 2006 et 2012 avait quelque chose de surréaliste », écrit Valeurs actuelles. […]

Source : Valeurs Actuelles

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Sous couvert d’anonymat – Le message est violent et frontal. Mais sans grande révélation. Une sorte d’édito. Dans les Inrockuptibles du 10 avril, un « membre d’un cabinet ministériel » signe une tribune totalement « off the record ». Une tribune sobrement titrée :  »Sidération ».

Ce conseiller y accuse « François Hollande, comme Jean-Marc Ayrault, comme Pierre Moscovici » d’avoir su pour Jérôme Cahuzac. « Tous savaient », écrit-il.

Très critique, l’auteur, qui signe sous un pseudonyme, parle également à la fin de cette tribune-brulot de l’intervention de François Hollande le 3 avril.

Et  qualifie le chef de l’Etat de « chef de clan » et de « mafieux ».

Morceaux choisis :

>> Affaire Cahuzac

Tous savaient. Dès le 5 décembre, jour de la révélation de l’enregistrement par Mediapart.

Quiconque avait une seule fois entendu la voix de M. Cahuzac ne pouvait douter. […]

Tout le monde savait. Dans les couloirs du pouvoir, il suffisait d’ouvrir les oreilles. Nul besoin d’une note de la DCRI.

>> « Hollande comme Ayraut comme Moscovici » Continuer la lecture de Affaire Cahuzac : Moscovici aurait su en décembre, Hollande et Ayrault dans la confidence.

Politique de la ville : 30 années d’illusions

Puits sans fond pour les finances publiques, elle est aussi le tombeau des illusions républicaines. Et si le problème résidait ailleurs que dans la “pauvreté” ?

Le 14 août 2012, tandis que la France brûle sous le soleil, les voitures s’embrasent dans la banlieue d’Amiens. Trois semaines plus tôt, juste avant de partir en vacances, les magistrats de la Cour des comptes ont rendu un rapport qui, période oblige, passe alors totalement inaperçu : “La politique de la ville, une décennie de réformes”.

Soit le bilan des actions engagées par la loi du 1er août 2003 (dite loi Borloo) instaurant le Programme national de rénovation urbaine (PNRU), lequel, en dépit d’un effort « sans précédent », déplore la Cour, « n’a pas atteint ses objectifs ». C’est le moins qu’on puisse dire quand on sait que l’Hexagone détient le record mondial des nuits d’émeute sans connotation politique. Une exception bien française qui ne semble pas inquiéter outre mesure la Cour, pas plus que les autres acteurs de la ville, exception faite d’une poignée d’élus de terrain comme Xavier Lemoine, maire de Montfermeil.

Les magistrats de la Cour des comptes se donnent d’ailleurs le beau rôle en omettant de rappeler que leurs préconisations de 2002 sont à l’origine de la loi de 2003, qu’ils passent au crible de leurs critiques. À les écouter, l’échec de la politique de la ville procéderait de « défauts de gouvernance ». Qu’en termes galants, ces choses-là sont dites ! Et “les sages de la rue Cambon” d’égrener les dysfonctionnements récurrents : organisation éclatée, politiques insuffisamment pilotées, empilement de dispositifs, financement flou, mauvaise allocation des crédits, objectifs mal identifiés, absence de suivi et d’évaluation. Sur ce dernier point, la Cour avoue même son ignorance, pareille en cela aux ministres chargés de la politique de laVille, dont la Cour rappelle qu’il y en a eu 11 depuis 2002 (en réalité, 20 en vingt ans – ministres ou secrétaires d’État).

 

Pour corriger ces “défauts de gouvernance”, la Cour préconise un « rééquilibrage territorial » qui passe par une simplification. Et de fait, on se perd dans cette avalanche d’acronymes byzantins et imprononçables – les Zus, les ZRU et autres ZFU – dont on ne sait s’ils relèvent de la politique de la ville ou de l’ufologie. Autant d’Opni, organismes publics non identifiés, qui confinent à l’illisibilité et renforcent l’opacité de l’ensemble. La Cour recense 751 Zus (zones urbaines sensibles), dont 461 en ZRU (zone de redynamisation urbaine), lesquelles comprennent 100 ZFU (zone franche urbaine). S’ajoutent à cela 2 493 quartiers ciblés par des contrats urbains de cohésion sociale (CUCS), dont plus des deux tiers ne sont pas classés en Zus.

Tous ces dispositifs s’enchevêtrent jusqu’à créer un indigeste millefeuille administratif et aboutissent aux mêmes résultats, ou plutôt à la même absence de résultats, puisqu’ils n’ont nullement réduit les écarts d’inégalité (qui ont tendance à s’aggraver), ni encouragé la mixité sociale. S’il y a du reste un endroit où l’on ignore la culture du résultat, c’est bien en matière urbaine, où règne “la culture de l’excuse”.

Mais la Cour n’est guère diserte sur ce chapitre. Elle réussit le tour de force de produire un rapport de 300 pages sans jamais s’attarder, sinon incidemment, sur la question migratoire, tant et si bien qu’à la fin on a l’impression de lire une copie au concours d’entrée à l’Ena. Faut-il rappeler que des organismes tels que l’Insee et l’Ined (Institut national d’études démographiques) évaluent la part des étrangers vivant dans les Zus à plus de la moitié des personnes de 18 à 50 ans ?

Mais on semble s’être donné le mot pour ne jamais aborder la question. On lui préfère l’éternelle rengaine sur “l’urbanisme criminogène”. Géographiquement et socialement relégués, les ghettos n’ont d’autre choix que de se soulever. Urbanisme et balistique. À quoi les pouvoirs publics répondent réhabilitation des quartiers, ravalement des façades et des cages d’escalier. On s’imagine ainsi qu’en dynamitant les barres d’immeuble, les barrettes de shit vont partir en fumée. Le quartier de la Villeneuve, à Grenoble, théâtre durant l’été 2010 des émeutes que l’on sait, était pourtant richement équipé en structures scolaires, sociales, culturelles, sportives (Valeurs actuelles du 11 octobre 2012). Même chose pour l’ex-cité des 4 000 à La Courneuve (Seine-Saint-Denis), où la destruction de la première barre d’immeubles remonte à 1986 ; il n’empêche qu’on y tirait à l’arme de guerre sur la police en 2009. On pourrait multiplier les exemples.

En réalité, la pauvreté a bon dos. La Seine-Saint-Denis est le 15e département le plus riche de France, la Creuse le 96e. Mais dans la Creuse, on ne règle pas ses différends de voisinage à la kalachnikov. Selon le géographe Christophe Guilluy, auteur de l’indispensable Fractures françaises, 85 % des ménages pauvres n’habitent pas dans les quartiers sensibles. Il serait donc peut-être temps de chercher ailleurs les causes de leur sensibilité (et même de leur hypersensibilité).

Certes, la prospérité du “9-3” ne profite guère à ses habitants, mais l’économie informelle irrigue l’ensemble de ces territoires – le fameux “business”. Elle serait ainsi, d’après le criminologue Xavier Raufer, la quatrième industrie locale de la région Rhône-Alpes. Xavier Raufer a du reste eu maintes fois l’occasion de souligner l’antériorité de la délinquance sur la pauvreté. Discours inaudible à la plupart des acteurs de la ville et aux associations (12 000 d’entre elles bénéficient des crédits de la politique de la ville sans aucun contrôle).

Le drame, c’est que la réflexion a été monopolisée par la gauche et l’extrême gauche. L’une et l’autre donnent le ton aux politiques de la ville, même quand la droite gouverne, puisque celle-ci en reprend le discours misérabiliste. À tous les coups, on nous ressort une version des Misérables réécrite dans le jargon de Pierre Bourdieu, grand gourou de la sociologie. Une école de rap qui ouvre, c’est une prison qui ferme, etc. Ce qui revient à dire que le problème des banlieues tient dans sa dimension sociale : inutile, donc, de lui apporter des réponses policières ou judiciaires.

Les médias ont diffusé auprès du grand public et des politiques cette image univoque de la banlieue, “ghetto à la française”, créant ce que Christophe Guilluy appelle « une géographie sociale médiatique », devenue à force de répétition « le paysage social de référence », laissant accroire que les populations y résidant ont été laissées à l’abandon par les pouvoirs publics. Or, elles sont l’objet de toutes les sollicitudes : de la part des journalistes, des chercheurs et des politiques. Pas de quartier qui n’ait eu droit à son thésard, à son reporter ou à son ministre. En 2008, le journal le Monde avait recensé 174 déplacements ministériels rien que pour la Seine-Saint-Denis !

Cette “géographie sociale médiatique” a accouché de l’idée d’un Hexagone structuré par un apartheid ethnique, très loin pourtant des réalités françaises. En 2006, le chercheur Dominique Lorrain avait mis en évidence la différence de traitement entre une zone sensible, en l’occurrence un quartier de Villiers-sur-Marne (Val-de-Marne), et un quartier situé dans la périphérie de Verdun (Meuse), avec de part et d’autre des niveaux de précarité élevés, supérieur du reste de 20 % dans la sous-préfecture de la Meuse.

Nonobstant, le programme de réhabilitation prévoyait à Villiers-sur-Marne 12 450 euros par habitant, mais seulement 11,80 euros à Verdun ! C’est là sans doute un cas extrême, certes, mais qui souligne bien l’écart entre la réalité et ses représentations.

Au dire de Christophe Guilluy, tout se passe comme si la dynamique migratoire et démographique qui affecte ces zones sensibles ne comptait pour rien. Les Zus sont les territoires les plus mobiles de France (en 1999, le taux de mobilité des habitants des Zus se situait à 61 %!). Une raison à cela : ces zones accueillent, en flux continu, de nouvelles vagues migratoires, généralement peu ou pas qualifiées et ne pouvant constituer une immigration de travail, et qui viennent prendre la place de ménages en phase d’intégration sociale.

On ne change pas une politique qui échoue !

Devenus des zones de transit, ces quartiers se spécialisent dans l’accueil du trop-plein migratoire, ce qui se traduit par une insécurité structurelle. Or, les causes de la surdélinquance sont notoirement connues, du moins dans les pays anglo-saxons qui n’affichent pas notre timidité vis-à-vis des problématiques ethniques. Depuis les premières vagues d’immigration italienne, irlandaise et polonaise, le phénomène a été abondamment étudié outre-Atlantique. C’est la même conjonction de flux migratoires non maîtrisés et d’effondrement des solidarités traditionnelles.

Mais là aussi, la Cour des comptes reste étonnamment muette sur le sujet, ne trouvant rien de mieux que de préconiser de concentrer les crédits sur les quartiers prioritaires de six départements qui rencontrent les plus grandes difficultés (Bouches-du-Rhône, Essonne, Nord, Rhône, Seine-Saint-Denis et Val-d’Oise). Les autres repasseront. Ainsi des zones de sécurité prioritaires (ZSP) voulues par Manuel Valls, ministre de l’Intérieur, et qui font déjà polémique. De son côté, le ministre de la Ville, François Lamy, a rappelé que « le gouvernement mènera à bien le Programme national de rénovation urbaine, qui n’est aujourd’hui qu’à la moitié de sa réalisation ».

Nul besoin d’être prophète pour annoncer que ce prochain plan échouera pareillement. On ne change pas une politique qui échoue avec une régularité désespérante depuis la première émeute urbaine, à Vaulx-en-Velin, en 1979, et qui réussit ce miracle dont on peut penser qu’il aurait plongé les alchimistes du Moyen Âge dans des abîmes d’interrogation : transformer l’or du trésor en plomb. Jusqu’ici, seuls les Soviétiques connaissaient la recette.

Comme le dit Xavier Raufer avec une vigueur d’analyse et de style qui fait cruellement défaut au rapport des sages de la rue Cambon, l’échec de la politique de la ville « est si abyssal qu’on peut avec raison comparer cette “politique” à la défunte agriculture soviétique. Tout y est : conception purement idéologique, échafaudage en usine à gaz, acharnement illusoire – là où le premier Gosplan a échoué, le second triomphera ». Jusqu’à la ruine définitive du système ?

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