Archives par mot-clé : Vichy

Philippot eclate Mélenchon et Fillon. Et remet les pendules à l’heure sur le Vel d’hiv

Très très bon Philippot… il rappelle l’ordonnance du 9 aout 1944 qui considère le régime de Vichy comme nul et non avenu. On constate avec cette pseudo-polémique le recul incroyable de nos libertés et du savoir dans notre pays.
Pendant mes vingts premières années on m’a dit que La France n’était pas à Vichy… et je n’ai jamais eu l’impression que cette vision était pétainiste, mais au contraire qu’elle correspondait à l’esprit de De Gaulle.

A cette élection il y a une seule candidature qui s’inscrit dans l’esprit Gaulliste c’est celle de Marine Le Pen… ça fait longtemps que cela n’était pas arrivée… sautons sur l’occasion.

Très bon Nicolas Bay sur la repentance. Il explique que c’est une façon de réhabiliter Vichy que de prétendre la France responsable du vel d’Hiv. Mais nos journalopes sont incapables de comprendre ça.

Il faudrait surtout qu’ils apprennent une bonne fois pour toute que Vichy c’était 80% d’homme de gauche. Et que Pétain a eu les pleins pouvoirs grâce au front populaire. Donc si on suit leur logique on devrait demander au PS, au PC et à la France insoumise de Mélenchon qu’ils fassent repentance car ils sont les héritiers directs du gouvernement de Vichy…

Or c’est justement pour éviter de se livrer à ce genre de bataille que De Gaulle a décidé de tenir pour nul et non avenu les décisions politique prises pendant la période vichyste.
On rappellera également que la France est le seul pays a avoir pu sauver plus de 70% des juifs qui avaient la nationalité française.

Zemmour revient sur « les juifs et Vichy » lors d’une intervention à la synagogue de la victoire.

« J’ai raisonné froidement et factuellement », commence-t-il. Il annonce qu’il « refuse de parler avec le sentimentalisme habituel ». Il prépare son auditoire car il sait qu’il va déranger. L’image et le son n’étant pas de grande qualité, nous avons relevé le paragraphe suivant, in extenso :

« Il faut distinguer entre le statut des juifs et l’extermination, il ne faut pas tout mettre dans le même sac en pensant avec nos critères d’aujourd’hui. Le statut des juifs d’octobre 40 et même 41 c’est évidemment un statut, vous avez tout à fait raison, xénophobe et antisémite. C’est donc un statut contraire aux principes universels de la France. Mais ce n’est pas pour exterminer les juifs. C’est qu’à l’époque on estime que les juifs ont pris trop de pouvoir, qu’ils ont trop de puissance, qu’ils dominent excessivement l’économie, les médias, la culture françaises, comme d’ailleurs en Allemagne et en Europe, d’ailleurs c’est en parti vrai. C’est-à-dire que depuis la révolution industrielle de 1870 – je vous renvoie à ce livre extraordinaire qui s’appelle “Le Siècle juif”, d’un auteur russo-américain, et qui explique très bien l’incroyable puissance des juifs français [on entend un sifflet dans la salle], des juifs américains, des juifs allemands, et des juifs anglais. Donc ce n’était pas un mythe, ce n’était pas un leurre ! Il y avait des Français qui trouvaient ça formidable parce que c’était pour le bien de la France – ils avaient bien raison – et il y avait des Français qui trouvaient que les juifs se comportaient avec une arrogance de colonisateurs. »

Zemmour profite de la conférence, sachant la portée qu’elle aura, pour régler son compte et ses comptes avec Paxton, arguant que l’historien américain ne l’a jamais pris en défaut sur les faits : Continuer la lecture de Zemmour revient sur « les juifs et Vichy » lors d’une intervention à la synagogue de la victoire.

Zemmour : J’ai toutes les raisons de vouer Vichy aux gémonies : mon grand-père aurait été déporté si les Allemands étaient entrés en Algérie

Zemmour remet les pendules à l’heure.

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FigaroVox: Le suicide français caracole en tête des ventes, mais suscite une vive controverse médiatique. Certains médias vous accusent d’être «homophobe», «islamophobe», «sexiste» et même de vouloir réhabiliter le régime de Vichy. Que vous inspirent ces critiques?

Eric ZEMMOUR: Que le ridicule ne tue pas! On est allé jusqu’à m’accuser de nier le génocide juif dont mes parents ou mes grands-parents auraient pu être victimes. Dès qu’on ne se couche pas devant la doxa, on est immédiatement accusé d’agresser une catégorie de personne. Dès qu’on tente d’analyser une société sans faire l’éloge de «la magnifique liberté, égalité, fraternité dans laquelle nous baignons», on est immédiatement taxé de racisme ou d’homophobie. Il n’y a rien à répondre à cela. Mes adversaires idéologiques ne me critiquent pas, ils m’invectivent pour cacher l’inanité de leurs arguments. Cela révèle que le débat en France est désormais impossible. Il a été remplacé par l’insulte.

J’ai toutes les raisons de vouer Vichy aux gémonies : mon grand-père aurait été déporté si les Allemands étaient entrés en Algérie.

Si les critiques qui vous sont adressées relèvent bien souvent du procès en sorcellerie, toutes ne sont pas forcément malhonnêtes. En quoi votre livre a-t-il pu être mal compris?

Il n’a pas été mal compris. Soit, il n’a pas été lu, soit il a été volontairement incompris. Consacrer quinze jours de polémique à Vichy alors que cela ne représente que sept pages de mon livre sur 540, relève de la malhonnêteté intellectuelle. Il s’agit d’une entreprise de délégitimation.

Comment défendre l’assimilation selon Vichy, un régime qui a institué le statut des juifs? Continuer la lecture de Zemmour : J’ai toutes les raisons de vouer Vichy aux gémonies : mon grand-père aurait été déporté si les Allemands étaient entrés en Algérie

Vive Pétain ?

J’ai lu ce week-end un article remarquable dans les colonnes de Libération. Une interview de Cécile Desprairies, philosophe, germaniste et auteur d’un ouvrage « L’Héritage de Vichy », inventaire des lois édictées sous le règne du maréchal Pétain.

Quelle ne fut pas ma surprise d’apprendre que l’on devait nombre de nos « avancées sociales » à ce régime honni.

François Mitterand en discussion avec Pétain qui lui remettra la plus haute distinction du régime de Vichy, la francisque.
François Mitterand en discussion avec Pétain qui lui remettra la plus haute distinction du régime de Vichy, la francisque.

Je citerai, pêle-mêle : les comités d’entreprise, la médecine du travail, l’inspection du travail, la médecine scolaire, les vaccinations, les tickets-repas…

Mais aussi, le carnet de chèque pour les femmes (une autorisation supprimée à la Libération…), la fin des bagnes pour enfants au profit des maisons de redressement, les fouilles archéologiques, la première école de cinéma, le concours du « meilleur ouvrier de France », le rugby à XV (le jeu à XIII étant jugé… trop anglais).

D’autres initiatives encore, plus controversées, comme les Ordres des médecins et des architectes ou la carte d’identité, pour prouver qu’on était bien Français…

Bref, un héritage non négligeable qu’aux lendemains de la Libération, on se garde bien de remettre en question. Exit les lois discriminatoires mais pas touche à ces innovations. On comprend mieux de Gaulle quand il écrit dans ses Mémoires : « Les doctrines sociales de la révolution nationale (…) comportaient des idées qui n’étaient pas sans intérêt. »

Lire la suite de l’article de Robert Ménard sur le site Boulevard Voltaire

La Gauche, fut la mère de la collaboration (vidéo)

Il est d’usage de dire que la gauche a été résistante, et la droite nationale collabo. On a même vu dernièrement sur Canal +, le grand éditocrate de gauche, Jean-Michel Apathie, se livrer à une harangue contre la droite nationale :
 » La deuxième guerre mondiale en France c’est le moment historique où la droite nationale et autoritaire perd son honneur. Tous les courants de pensée résistent, chacun à son rythme, et la droite pétainiste, elle, collabore avec l’occupant.
 » L’occupation, c’est la droite nationale qui collabore (…) Il y a sur la droite nationale, une tâche indélébile. »


C’est devenu une rengaine, or la répétition d’un mensonge n’en fait pas une vérité.

Car si l’on se penche sur la période vichyste, on découvre alors une réalité un peu trop vite oubliée. La gauche qui ne sait que s’indigner et dénoncer, est l’héritière du Front Populaire qui a voté les pleins pouvoirs à Philippe Pétain le 10 juillet 1940.

Emportée par son pacifisme, son désir absolu de paix, et une vision européiste déjà délirante, elle a vu dans le juif un fauteur de guerre. Résultat, c’est Laval qui, en 1942, organise la rafle du vel’ d’hiv, et c’est tous les anciens antiracistes, dreyfusards et antifascistes que l’on retrouve dans la collaboration, comme le montre, avec preuves et listes nominatives jusqu’ici incontestées, l’historien Simon Epstein dans ses livres.
Côté communiste, l’approbation du pacte germano-soviétique, le soutien à l’URSS jusque dans les pires atrocités, ainsi que l’entrée tardive (1941, au moment de l’attaque allemande à l’Est) dans la Résistance se suffisent à eux-mêmes.
Parallèlement, qui rejoint en premier le Général de Gaulle à Londres ? Les gens de l’Action Française, de la Cagoule, mais aussi des juifs. De Gaulle le dira lui-même : « à Londres, j’ai croisé la cagoule et la synagogue ». En France, Henri Frenay, homme politique de droite, fonde l’organisation Combat, le premier et l’un des plus efficaces mouvements résistants. Résistance dont un certain De Gaulle, qui ne me semble pas être de gauche, est l’homme fort. Situation paradoxale, les antidreyfusards, la droite et l’extrême droite de l’époque sont dans la Résistance ; les dreyfusards et la gauche dans la Collaboration.


La gauche, fut la mère de la collaboration! par thechouan