Archives par mot-clé : Vladimir Poutine

Poutine : « Les Blancs chrétiens sont désormais minoritaires aux États-Unis, c’est un changement considérable »

Le président russe Vladimir Poutine s’exprimait à l’occasion du récent Festival mondial de la jeunesse et des étudiants, se déroulant à Sotchi, en Russie.

Rencontre Macron – Poutine: Ce n’est pas Macron qui a choisi Versailles.

Si la rencontre entre Macron et Poutine se déroule à Versailles, le choix de ce lieu n’a pas été fait par l’équipe de Macron. C’est l’ambassade de Russie et la direction du château de Versailles qui avaient envisagé que la rencontre se déroule au château en prévision d’une victoire de Fillon.

Marine Le Pen a été reçue officiellement aujourd’hui par Vladimir Poutine.

Selon Ludovic de Danne, un conseiller de Mme Le Pen qui l’accompagnait, l’entretien entre Marine Le Pen a duré une heure et trente minutes. Il a eu lieu dans une petite salle au premier étage du Kremlin, souvent utilisée pour des rencontres informelles, selon le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov.

«Nous prêtons une grande importance à nos relations avec la France, en essayant d’entretenir des relations égales avec les autorités au pouvoir et avec les représentants de l’opposition. Je sais que maintenant la campagne présidentielle bat son plein en France», a déclaré Vladimir Poutine. Rappelant dans un contexte d’accusations permanente d’«ingérence russe» dans la campagne électorale française, qu’il n’était pas dans son intention d’«influer sur les événements […] en aucun cas».

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Russie : Echange tendu entre Henri Guaino et 4 journalistes de France Info

Le journalisme du service public ressemble de plus en plus à un tribunal révolutionnaire pendant la terreur tenu par des bobos bien planqués au chaud des studios du 16ème.


Echange tendu sur Vladimir Poutine et le conflit syrien entre Henri Guaino (député Les Républicains des Yvelines) et les 4 journalistes de France Info, Jean-Michel Aphatie, Guy Birenbaum, Gilles Bornstein et Fabienne Sintès.

Vladimir Poutine soutient François Fillon : « C’est un grand professionnel » (BFM TV)

Vladimir Poutine ne tarit pas d’éloges pour François Fillon qu’il qualifie de « grand professionnel » qui « se distingue très nettement des hommes politiques de la planète« . Les deux hommes se connaissent bien, ils étaient premiers ministres en même temps. Une semaine avant la mort de la mère de François Fillon, Vladimir Poutine lui avait envoyé une bouteille d’un très bon vin français millésimé de l’année de naissance de la mère de François Fillon.
– BFM TV

Syrie : Vladimir Poutine expédie un sous-marin nucléaire géant pour avertir Washington

Depuis quelques mois Poutine a pris la décision d’apporter une aide militaire à la Syrie. Le choix d’aller bombarder dans le coin de la part de la France (qui suit les directives des USA) n’est donc pas un hasard. Jusqu’ici la France a laissé fair Daesh et a armé les islamiste du Front Al Nostra (1) opposant du régime de Damas. Parions que pour une bombe destinée à Daesh, trois seront envoyées contre Bachar El Assad.

(1)

-François Hollande admet avoir armé les rebelles syriens en violation de l’embargo

-Les déclaration de Laurent Fabius sur les islamistes qui tuent des chrétien en Syrie: Fabius : «Le front al-Nosra fait du bon boulot»

Des civils Syriens demandent réparation pour des «fautes» de Fabius

 


Comme nous le disons depuis plusieurs jours, le soudain emballement médiatique en Europe autour de la question des flots de clandestins syriens se rendant sur le continent cache en réalité une campagne de mobilisation contre l’implication directe de la Russie en Syrie.

Avec l’annonce du déploiement massif d’instructeurs, de conseillers et de matériels, Moscou est en train de veiller à empêcher définitivement tout renversement du gouvernement syrien par l’Otan et ses vassaux. Dernier mouvement en date, Vladimir Poutine a donné l’ordre à un sous-marin nucléaire géant de partir pour la Syrie. Un message clair à destination de Washington.

L’Otan s’agite

Nous citerons à nouveau les propos du ministre des Finances britannique, George Osborne, présent à la réunion des banques centrales du G20 en Turquie (lire ici) :

“Il faut s’attaquer au problème à la source, en l’occurrence le régime criminel d’Assad et les terroristes de l’EI et il faut pour cela un plan complet visant à la création d’une Syrie plus stable et pacifique. C’est un défi énorme, bien sûr, mais nous ne pouvons pas laisser cette crise s’envenimer. Nous devons nous impliquer.”

Ce plan “complet” semble être la nouvelle priorité de Londres, Washington mais aussi Paris depuis que la Russie renforce son aide à Damas.

François Hollande a ainsi déclaré ce jour sur la question (lire ici) : Continuer la lecture de Syrie : Vladimir Poutine expédie un sous-marin nucléaire géant pour avertir Washington

Vladimir Poutine: « L’Europe devrait se montrer plus indépendante des USA »

Course aux armements, pression sur l’Europe, affaires de la FIFA: Vladimir Poutine dénonce la pression américaine et déplore le manque d’indépendance de l’Europe dans un entretien exclusif accordé à la RTS.

Course aux armements: « la relance est due aux Etats-Unis »

Interrogé sur les programmes militaires de Moscou, le président russe rejette la faute sur Washington: « Cette relance de la course aux armements date de la sortie unilatérale des Etats-Unis du traité anti-missiles balistiques. Ce traité était la pierre angulaire de tout le système de sécurité international ».

Une nouvelle guerre en Europe? « J’espère que non »

Lorsqu’on lui demande si une nouvelle guerre est possible en Europe, Vladimir Poutine réplique: « J’espère que non. Mais on aimerait voir l’Europe manifester davantage son indépendance et sa souveraineté ».

Le président russe envoie une pique particulière à la France et sa position actuelle en lien avec l’Otan: « Si, pour discuter des affaires intérieures avec nos partenaires européens, nous devons aller à Washington, c’est un peu curieux ».

Le Pen, l’UDC, les nationalistes: « Des changements tectoniques dans l’opinion publique »

Vladimir Poutine s’exprime sur les mouvements nationalistes ou de droite où il trouve des sympathies en Europe, notamment Marine Le Pen en France ou l’UDC en Suisse: « Je pense que ce n’est pas tant moi qu’ils soutiennent. Mais il y a une véritable prise de conscience dans ces mouvements de leurs intérêts nationaux, tels qu’ils les voient. Dans le monde et dans les pays européens, on observe des changements tectoniques dans l’opinion publique. Et cela dans le sens d’une défense accrue des intérêts nationaux. »

L’intervention américaine contre la FIFA: « C’est inacceptable »

La compétition avec les Etats-Unis se livre aussi sur le terrain du foot selon le président russe qui doute de la bonne foi américaine dans la lutte contre la corruption.

« Les Etats-Unis, je crois savoir, étaient candidats pour accueillir la Coupe du Monde en 2022. Continuer la lecture de Vladimir Poutine: « L’Europe devrait se montrer plus indépendante des USA »

« L’Ukraine est devenue le terrain d’affrontement des puissances américaine et russe »

Entretien avec Pierre-Alexandre Bouclay

Les conflits viennent de reprendre en Ukraine… Quelle est la situation ?

Pour comprendre, il faut remonter au 16 décembre dernier, lorsque le ministre russe des Affaires étrangères Serguey Lavrov a donné un entretien à France 24 dans lequel il reprenait le vocabulaire de Kiev, quelques jours après que Poutine l’avait lui-même fait.
Ce jour-là, Lavrov ne parle plus des « républiques populaires » de Donetsk ou de Lougansk comme le font les séparatistes mais des « oblast » (c’est-à-dire les régions) de Donetsk et de Lougansk.
C’était un signe très fort envoyé à Kiev : celui d’une volonté d’apaisement et de négociations avec l’Ukraine.
L’Ukraine avait alors pu mener une grande offensive pour récupérer le terrain perdu en juillet et en août : les séparatistes étaient sérieusement affaiblis et une sortie de crise était alors envisageable.
Mais les Américains sont intervenus : au lieu de concourir à cette sortie de crise – au pire en se taisant, au mieux en relâchant les sanctions contre la Russie –, ils ont fait exactement l’inverse. Ils sont intervenus pour renforcer les sanctions.

C’est exactement ce qu’ils avaient déjà fait en juillet dernier, lorsque Poutine avait clairement laissé tomber les séparatistes.

A l’époque, ces derniers déjà très affaiblis brandissaient des pancartes sur lesquelles on pouvait lire « Poutine, tu nous as laissé tomber ». C’était la pure vérité et une première sortie de crise était envisageable.
Mais c’est à ce moment-là que l’avion de la Malaysia Airlines s’était crashé et contre toute forme de raison, les Américains se sont empressés d’accuser Poutine et de renforcer leurs sanctions.
En juillet comme en décembre, les Américains ont clairement empêché toute sortie de crise parce qu’ils ont poussés Poutine à reprendre l’offensive pour éviter d’être publiquement humilié. Le président russe n’a pas intérêt à poursuivre éternellement cette guerre, car il a besoin de stabiliser une région essentielle pour le commerce du gaz, mais il ne peut pas avoir l’air d’essuyer un revers face à son opinion publique chauffée à blanc.

Pourquoi les États-Unis ont-ils intérêt à empêcher toute sortie de crise ?

Il y a plusieurs années, les Américains suivaient la doctrine de Zbigniew Brzezinski, le conseiller national à la sécurité de Jimmy Carter, qui prêchait l’endiguement de l’ex-URSS Continuer la lecture de « L’Ukraine est devenue le terrain d’affrontement des puissances américaine et russe »

De Villiers en Russie : « J’échangerais volontiers Hollande et Sarkozy contre Poutine »

De Villiers en Russie : « J’échangerais volontiers Hollande et Sarkozy contre Poutine »


P. de Villier: "J'échangerais volontiers… par jerome-cortier

Philippe de Villiers est sous le charme de Vladimir Poutine. L’ancien eurodéputé et fondateur du Puy du Fou a rencontré le président russe jeudi 14 août, pour exporter le parc d’attraction dans le pays. Au micro de RTL, il parle d’une « rencontre inoubliable ».

Selon lui, la rencontre a duré « une cinquantaine de minutes » et Poutine « connaissait très bien le Puy du Fou ». « Il m’a dit ‘nous on veut que vous vous implantiez parce que c’est un loisir enraciné qui mettra en valeur notre patrimoine' », raconte-t-il.

Les deux hommes se sont accordés sur deux projets de parc : l’un à Moscou et l’autre en Crimée, « dans un lieu qui pour l’instant est tenu discret ».

Peu importe pour Philippe de Villiers que la Crimée ait été récemment rattachée à la Russie, sous le feu des critiques européennes et américaines. « Ça ne pose aucun problème », affirme-t-il.

« Les Criméens se sont exprimés par un référendum, il y a eu 85% de voix pour le rattachement à la Russie (…) Les Criméens dans une immense majorité se sentent Russes », insiste-t-il.
De Villiers dénonce les « sanctions » contre la Russie

Tandis que la Russie s’attire les foudres des Européens depuis que l’Ukraine a annoncé avoir détruit une colonne de blindés russe dans l’est du pays, Philippe de Villiers a choisi son camp.

« Je n’ai aucun problème car ce ne sont pas des convois militaires, ce sont des convois de secours humanitaire », dit-il, fustigeant les « sanctions » occidentales.

« Quand je vois l’engrenage des sanctions et des contre-sanctions, je pense que les dirigeants européens ne sont pas responsables », affirme-t-il. Et de lâcher : « J’échangerais volontiers Hollande plus Sarkozy contre Poutine »

Énorme : BHL à la télé ukrainienne…

BHL rejoue la pièce qu’il a toujours joué pour enfoncer la France dans les pires situations. Comme à chaque fois tout y passe : Hitler, l’esprit de Munich, la lâcheté des européens…

Quand cessera la comédie de ce fou dangereux. Comment considérer les média qui continuent à donner du crédit aux paroles de ce malade qui a du sang sur les mains?

Vu sur le site Les Crises

TRANSCRIPTION : 

0:15 La révolution est finie mais pas la guerre. L’Ukraine est victime d’une agression, une agression brutale de la part de Monsieur Poutine. Pas le peuple russe, Poutine ! 

0:33 Et je suis venu soutenir le peuple Ukrainien Je suis venu saluer la ville d’Odessa, et je serai demain soir à l’opéra d’Odessa pour jouer une pièce que j’ai écrite pour l’Ukraine

0:56 C’est une pièce de théâtre pour l’Ukraine et sur l’Ukraine, sur l’Ukraine européenne, sur la grande tradition européenne de l’Ukraine, demain soir, à l’opéra d’Odessa, je vais dire qu’Odessa est une grande ville européenne. Demain soir, à l’opéra d’Odessa, je vais dire qu’Odessa est une capitale de Europe et je vais venir saluer, très humblement (sic) l’esprit de résistance européen d’Odessa. C’est pour ça que je suis venu

1:58 Vous savez, les peuples, le peuple Europe est avec vous. Les dirigeants sont frileux, les dirigeants ont peur de Poutine, nos dirigeants. Mais nos (sics) peuples sont avec vous. Ils admirent la résistance du peuple ukrainien, ils admirent ce qui c’est passé sur le Maïdan, à Kiev et à Odessa, donc il faut bien que vous compreniez cela. Je suis ici le représentant de ces opinions publiques européennes, ces opinions publiques elles savent que le coeur de Europe bat à Odessa, et demain soir à l’Opéra, c’est ça que je vais dire. Le coeur battant de l’Europe, il est à Odessa. Et c’est pas moi qui le pense, c’est la majorité du peuple français, c’est la majorité des peuples européens, et je suis ici, leur modeste porte parole, leur modeste représentant.

Question inaudible

3:30 En tout cas c’est une belle révolution et c’est une belle révolution européenne. Le personnage de ma pièce, demain soir, dit la chose suivante : Il dit, au fond, en Ukraine c’est la première fois que des jeunes hommes et des jeunes femmes meurent en serrant dans leurs bras le drapeau de l’Europe. Aucun français, aucun allemand n’est mort en serrant dans ses bras le drapeau de l’Europe. Sur le Maïdan à Kiev, oui, la centurie céleste des morts du Maïdan ce sont des hommes et des femmes qui sont morts pour l’Europe. C’est ça que je dis demain soir à l’opéra d’Odessa. Et pour une européen comme moi c’est tellement émouvant, la jeunesse de Kiev et la jeunesse d’Odessa nous a donné une grande leçon d’Europe, voila pour moi le sens de cette révolution.

Question “les paroles ne peuvent pas retourner les vies humaines” (?)

5:21 Écoutez ! J’espère que Europe ne se contentera pas de paroles, j’espère qu’il y aura Continuer la lecture de Énorme : BHL à la télé ukrainienne…

Cinq mythes sur la Russie actuelle, par Yvan Blot

« La nouvelle Russie n’est pas plus totalitaire que ne l’est l’Allemagne actuelle depuis la chute d’Hitler. Cela aussi, on ne veut pas l’admettre car on a besoin d’un ennemi pour se réfugier sous le parapluie américain ! »

♦ Certains de nos contemporains croient vivre dans un siècle de lumières alors que l’obscurantisme continue à faire des ravages. Cet obscurantisme concerne tout particulièrement nos relations avec la Russie.

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L’écrivain Wodzinsky (*) constate : « Nos clefs pour comprendre la Russie rouillent sous l’effet de la nouveauté (…) Nous nous efforçons de déchiffrer la Russie à l’aide de codes périmés de barbarie (asiatique) et de démocratie (européenne) en fabriquant des poncifs stériles (…). La Russie continue à remplir pour l’Europe une fonction archaïque de catharsis, de remède à ses souffrances internes. (…) L’Occident a exporté à l’est ses propres déchets. Peut-être y a-t-il perdu son âme ! »

Après tout, Hitler est bien un produit de l’Occident (son livre de chevet fut longtemps un livre sur les juifs de Henry Ford, l’industriel américain !). Le marxisme allemand aussi et la Terreur révolutionnaire qu’admirait tant Lénine fut une invention française ! Alors pourquoi diaboliser la Russie comme si elle avait le monopole de l’arriération et du totalitarisme ?

Les cinq « clés rouillées » que nous utilisons encore sont les idées d’économie de rente, de continuité du totalitarisme, d’effondrement démographique, de persistance du goulag et de l’immoralité :

Le premier mythe est celui de l’économie de rente

La Russie serait, selon la formule absurde de Kissinger, la Haute Volta équipée d’un armement atomique. Aujourd’hui, on dit plutôt, à l’instar d’Alain Juppé : la Russie est une économie de rente dont le socle est la production de gaz et de pétrole. Renseignements pris, le gaz et le pétrole représentent 10% du PNB russe ! Il faut comparer cela avec les 41% du Pib en Arabie Saoudite : là, on a vraiment une économie de « rente » !

D’après la direction générale du Trésor, l’agriculture représente 5% du PIB (3e exportateur mondial de blé), le secteur secondaire (industrie) représente 28% du PIB ; la production de matières premières, dont le pétrole et le gaz, représente 10% du PNB, mais 70% des exportations. Le secteur tertiaire (finances, communications, distribution) représente 66% de l’économie. Selon ces critères donnés par notre propre ministère des Finances, la Russie est bien un pays développé !

Un bon indicateur de l’activité économique est aussi la production d’électricité où la Russie est, en 2012, troisième ex aequo avec le Japon, derrière la Chine et les Etats-Unis Continuer la lecture de Cinq mythes sur la Russie actuelle, par Yvan Blot

RUSSIE/USA : Le bouclier antimissile (vidéos)

Vu sur le Blog Les crises d’olivier Berruyer
voir aussi son dossier anti-propagande sur l’Ukraine

Excellente émission du Dessous des cartes, d’Arte. Très important pour comprendre les racines du dossier ukrainien…

À ce sujet, voici la réaction de Poutine en 2012 quand un journaliste lui a dit que ce bouclier visait l’Iran et pas la Russie… (extrait de Ich Putin – Ein Porträt)

Bref, n’oublions jamais ! :

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Poutine raille la diplomatie des États-Unis (vidéo)

Obama, Fabius, Cameron, Hollande et BHL ont joué avec le feu en Ukraine. Et ils sont tombés sur un os. Aujourd’hui l’Ukraine, comme nous l’avions prédit, risque l’éclatement. Ce ne sera pas exclusivement de la faute à Poutine – même si celui-ci a joué et va jouer sa carte de façon à privilégier les intérêts de son peuple – mais bien celle des européens et des américains.


Vladimir Poutine :  » Il est de mauvais ton de… par rehearsais

L’une des seules solutions qui s’offre aux peuples ukrainiens pour sortir sans dommage de cette situation c’est le fédéralisme comme l’a préconisée Marine Le Pen devant la Douma : Continuer la lecture de Poutine raille la diplomatie des États-Unis (vidéo)

Discours de Poutine pour le rattachement de la Crimée à la Russie (vidéo)

Poutine règle ses comptes avec les États Unis et ses caniches. Forcément dans son discours, le Kosovo revient. Les américains avec le concours de la France ont fait n’importe quoi en Ukraine. Ils ont joué une nouvelle fois avec le feu et s’y sont brulés. Résultat: l’Ukraine a à sa tête des olibrius, et se dirige vers une partition…. ça aussi,un jour ou l’autre, nous le paierons .

Discours complet :

Conférence de presse de Vladimir Poutine sur la situation en Ukraine (texte complet)

Lu sur le site Les crises. Voir vidéo de la conférence en fin d’article

[Ndt] L’exercice vaut toujours le détour : lire le texte complet d’une conférence de presse et lire ensuite le compte-rendu donné par les médias occidentaux. Comparez, par exemple, au compte rendu de l’envoyée spéciale de Libération, Veronika DORMAN. Comment s’étonner dés lors que le journal pour lequel elle travaille perd des lecteurs (et de l’argent) ? Et toujours cette question lancinante qui surgit dans la foulée : pourquoi un capitaliste investirait des millions pour sauver une affaire qui perd autant d’argent, alors que dans le même temps, il fermera une usine qui en gagne, mais pas assez ?

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(4 mars 2014) PRÉSIDENT DE LA RUSSIE VLADIMIR POUTINE : Bonjour, chers collègues.

Comment allons-nous procéder ? Voilà ce que je propose : nous allons avoir une conversation, plutôt qu’une interview. Par conséquent, je vous demande de commencer par poser toutes vos questions, je vais les noter et essayer d’y répondre, puis nous aurons une discussion plus détaillée sur des points précis qui vous intéressent le plus.

Commençons.

QUESTION : Monsieur le Président, je voudrais demander (vous avez fait une longue pause, nous avons donc pas mal de questions en attente) comment évaluez-vous les événements à Kiev ? Pensez-vous que le gouvernement et le président par intérim, qui sont actuellement au pouvoir à Kiev, sont légitimes ? Êtes-vous prêt à communiquer avec eux, et à quelles conditions ? Pensez-vous qu’il est maintenant possible de revenir aux accords du 21 Février, dont tout le monde parle si souvent ?

QUESTION : Monsieur le Président, la Russie a promis une aide financière à la Crimée et des instructions ont été transmises hier au ministère des Finances. A-t-on une idée claire du montant accordé, d’où provient l’argent, et à quelles conditions et quand ? La situation est très difficile.

QUESTION : Quand, à quelles conditions et dans quel cadre la force militaire peut-elle être employée en Ukraine ? Dans quelle mesure cela respecte les accords internationaux de la Russie ? Les exercices militaires qui viennent de se terminer ont-ils quelque chose à voir avec un éventuel recours à la force ?

QUESTION : Nous aimerions en savoir plus sur la Crimée. Pensez-vous que les provocations sont terminées ou qu’il y a encore une menace pour les citoyens russes la population russophone qui sont actuellement en Crimée ? Quelles sont les tendances générales là-bas – la situation s’améliore ou s’empire ? Nous entendons des versions contradictoires.

QUESTION : Si vous décidez d’employer la force, avez-vous envisagé tous les risques possibles pour vous-même, pour le pays et pour le monde : des sanctions économiques, une sécurité mondiale amoindrie, une éventuelle interdiction sur les visas ou un plus grand isolement de la Russie, comme exigés par des politiciens occidentaux ?

QUESTION : Hier, le marché boursier russe a chuté, en réponse au vote du Conseil de la Fédération, et le taux de change du rouble a atteint des niveaux historiquement bas. Vous attendiez-vous à une telle réaction ? Quelles sont les conséquences possibles pour l’économie ? Faut-il prendre maintenant des mesures spéciales, et de quel type ? Par exemple, pensez-vous que la décision de la Banque centrale de passer à un taux de change flottant du rouble était peut-être prématurée ? Pensez-vous qu’il faudrait revenir sur cette décision ?

VLADIMIR POUTINE : Très bien, arrêtons-nous là pour le moment. Je vais commencer, et puis nous allons continuer. Ne vous inquiétez pas, je vais essayer de répondre à autant de questions que possible.

Tout d’abord, mon analyse sur ce qui est arrivé à Kiev et en Ukraine en général. Il ne peut y avoir qu’une seule analyse : il s’agit d’une prise de pouvoir anticonstitutionnelle, une prise de pouvoir armée. Est-ce que quelqu’un le conteste ? Personne ne le conteste. Il y a une question que ni moi, ni mes collègues avec qui j’ai beaucoup discuté ces derniers jours de la situation en Ukraine, comme vous le savez – une question à laquelle aucun d’entre nous ne peut répondre. La question est pourquoi avoir fait ça ?

Je voudrais attirer votre attention sur le fait que le président Ianoukovitch, par l’intermédiaire des ministres des Affaires étrangères des trois pays européens – la Pologne, l’Allemagne et la France – et en présence de mon représentant (le commissaire russe des droits de l’homme, Vladimir Loukine) ont signé le 21 février un accord avec l’opposition. Je tiens à souligner qu’en vertu de cet accord (je ne porte pas un jugement, je rappelle simplement un fait) M. Ianoukovitch a tout simplement cédé son pouvoir. Il a accepté toutes les demandes de l’opposition : il a accepté des élections législatives anticipées, des élections présidentielles anticipées, et un retour à la Constitution de 2004, comme demandé par l’opposition. Il a répondu positivement à notre demande, à la demande des pays occidentaux et, avant tout, à celle de l’opposition de ne pas recourir à la force. Il n’a pas donné un seul ordre illégal de tirer sur les pauvres manifestants. En outre, il a donné des ordres pour retirer toutes les forces de police de la capitale, et elles ont obéi. Il est allé à Kharkov pour assister à un événement, et dès qu’il est parti, au lieu de libérer les bâtiments administratifs occupés, ils ont immédiatement occupé la résidence du président et le bâtiment du gouvernement – ce ce qu’ils ont fait au lieu de respecter l’accord.

Je me demande, quel était le but de tout cela ? Je veux comprendre pourquoi cela a été fait. Il avait en effet déjà renoncé à son pouvoir, et je crois, c’est ce que je lui ai dit, il n’avait aucune chance d’être réélu. Tout le monde est d’accord là-dessus, tous ceux avec qui j’ai conversé ces derniers jours. Quel était le but de toutes ces actions inconstitutionnelles, illégales, pourquoi ont-ils crée ce chaos dans le pays ? Des militants armés et masqués errent encore dans les rues de Kiev. C’est une question sans réponse. Voulaient-ils l’humilier et faire une démonstration de force ? Je pense que ces actions sont absolument stupides. Le résultat est l’exact contraire de ce qu’ils attendaient, parce que leurs actions ont fortement déstabilisé l’est et le sud-est de l’Ukraine.

Voyons comment nous en sommes arrivés là.

À mon avis, cette situation révolutionnaire couvait depuis longtemps, depuis les premiers Continuer la lecture de Conférence de presse de Vladimir Poutine sur la situation en Ukraine (texte complet)