Archives par mot-clé : zone euro

La zone euro va déclarer mardi l’Espagne et le Portugal en dérapage budgétaire

La zone euro va déclarer mardi l’Espagne et le Portugal en dérapage budgétaire, a déclaré lundi soir le président du groupe des 19 pays de la monnaie unique, Jeroen Dijsselbloem, lors d’une conférence de presse à Bruxelles.

« Les membres de la zone euro vont soutenir demain la recommandation de la Commission européenne » (qui avait déclaré jeudi l’Espagne et le Portugal en dérapage budgétaire, ndlr), a précisé M. Dijsselbloem à l’issue d’une réunion des ministres des Finances de la zone euro (Eurogroupe).

Ce constat de dérapage ouvre la voie à une procédure de sanctions jusqu’ici inédite dans l’histoire de la zone euro.

A partir du moment où les ministres de la zone euro, dans le cadre d’une réunion des grands argentiers de l’UE prévue mardi à Bruxelles, « vont dans notre sens, s’ouvre alors une période de 20 jours » pendant laquelle la Commission européenne évaluera les Continuer la lecture de La zone euro va déclarer mardi l’Espagne et le Portugal en dérapage budgétaire

Zone euro: « la sortie de plusieurs pays n’est pas exclue » (Berlusconi)

Plusieurs pays de l’Union européenne pourraient quitter la zone euro si la Banque centrale européenne (BCE) et l’UE ne changent pas leur politique, a déclaré mardi l’ex-premier ministre italien Sylvio Berlusconi dans une interview accordée à la Radio 1.

5gjp« L’idée de sortir de la zone euro me semble une aventure. Mais si nous ne parvenons pas à modifier la politique de la BCE et de l’UE, la réalité nous obligera, ainsi que la France, l’Irlande et le Portugal à abandonner la monnaie unique et revenir à nos devises nationales », a indiqué l’ex-premier ministre. Continuer la lecture de Zone euro: « la sortie de plusieurs pays n’est pas exclue » (Berlusconi)

Le fardeau des 800 milliards de créances douteuses de la zone euro inquiète le FMI

Voilà la faillite annoncée… merci les gens sérieux de l’UMPS et leurs journalopes des média complices et menteurs.

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Le Fonds monétaire international (FMI) estime à 800 milliards de dollars les créances douteuses détenues par les banques de la zone euro. Un montant qui a doublé depuis 2009 et continue à croître, rappelle l’institution.

Un « fardeau ». C’est ainsi que le FMI qualifie, sans détour, les plus de 800 milliards de dollars de créances douteuses qu’ont accumulées les banques des pays en difficulté de la zone euro, dans son dernier rapport sur la stabilité financière mondiale publié mercredi. Des créances qui ne cessent de croître, s’inquiète l’institution, alors même que le secteur financier européen s’apprête à être soumis à un examen de santé.
Assainir le bilan des banques et entreprises

« Les banques dans les pays en difficulté de la zone euro restent plombées par un stock important et grandissant de créances douteuses, résultant du poids de la dette au sein des entreprises et du ralentissement économique », écrit le Fonds.

Un stock qui a doublé depuis 2009, affirme l’institution, qui se penche plus particulièrement sur les pays européens en difficulté financière (Chypre, Grèce, Irlande, Italie, Espagne, Portugal et Slovénie).

Tout en saluant « l’amélioration » de l’image de ces pays auprès des marchés, elle assure Continuer la lecture de Le fardeau des 800 milliards de créances douteuses de la zone euro inquiète le FMI

Que faut-il penser de la santé des banques en Zone euro ?

A la perspective d’une réduction d’injection de « liquidités », voilà les marchés financiers à nouveau rentrés en crise de delirium tremens.

Vous me direz que vous vous fichez éperdument de la parité de la livre turque, des manigances de la Fed ou des créances douteuses des camarades capitalistes chinois et que vous êtes bien loin de tout ça. Mais cher lecteur, tout ceci vous concerne quand même ; le lien, ce sont les banques.

Car ces injections monétaires ne poursuivent qu’un seul but : protéger les banques américaines et européennes. Et si les marchés vont mal, les banques pourraient aller très mal.

– Mardi 18 janvier 2014 : « les banques européennes face à un trou de 1 000 milliards de dollars avant la revue de qualité des actifs », Bloomberg
– Lundi 27 janvier 2014 : « les banques européennes ont besoin de 84 milliards d’euros de fonds propres », Les Echos
– Mercredi 29 janvier : « les banques européennes montrent des signes de convalescence », The Wall Street Journal

Qui croire ? 1 000 milliards de dollars représentent 767 milliards d’euros, soit à la louche neuf fois plus que 84 milliards. En neuf jours les banques auraient besoin de neuf fois moins d’argent, leur situation s’amélioreraient à une vitesse fulgurante. A ce rythme, en février, nous nagerons dans le bonheur.

▪ A moins que…
Un horrible doute m’assaille. La brève de Bloomberg cite un travail d’universitaires du CEPS de Bruxelles (Center for European Policy Studies). « L’Eurozone est engluée dans une récession. En 2013, le PIB des 17 pays de la Zone euro a chuté de 0,5% et les perspectives pour 2014 montrent un risque considérable pesant sur cette région. […] Le système bancaire de l’Eurozone est gravement sous-capitalisé depuis la crise financière de 2007 – 2009. Par conséquent, certaines banques sont bourrées d’actifs risquées (et de dette souveraine risquée en particulier) ». Ces universitaires sont-ils aptes à comprendre la finance, ne noirciraient-ils pas un peu le tableau ?

L’étude de l’OCDE citée par Les Echos est bien plus rassurante (quoique 84 milliards Continuer la lecture de Que faut-il penser de la santé des banques en Zone euro ?

Jean-Pierre Petit : L’appartenance à la zone euro nous bloque (vidéo)

Hi,hi,hi !!!! qu’il est bon de voir les petits marquis de l’économie de bulle se faire plier par le réel…. petit à petit l’oiseau fait son nid…. le discours de Marine le Pen se fait entendre même dans les sphères jusqu’ici les plus hermétiques à la vérité…

Zone euro : Nouveau record d’endettement

Voilà un indicateur qu’il est opportun de publier alors que la moitié de la France est en congés … et l’autre abasourdie par la canicule.

 

4wlcSelon les données officielles publiées par Eurostat, la dette de l’union monétaire rapportée à son Produit Intérieur Brut (PIB) s’est élevée à 92,2% au premier trimestre 2013. Elle ne représentait « que » 90,6% du PIB au dernier trimestre 2012. Le montant de la dette publique des 17 pays de la zone euro s’élevait ainsi à 8750 milliards d’euros à la fin du premier trimestre.  A la fin du premier trimestre 2013, la part des prêts intergouvernementaux dans le PIB était de 2,1% dans la zone euro et de 1,6% dans l’UE.

 

Plus largement, au sein de l’Union européenne, le taux d’endettement par rapport au PIB n’est que de 85,9%, mais représente tout de même la coquette somme de 11.111 milliards d’euros.

L’Allemagne fait partie des rares pays qui ont pu diminuer le fardeau de leur dette d’un trimestre à l’autre. Le pays ayant pu réduire son endettement de 0,7% par rapport au dernier trimestre de 2012, à 81,2%.  Si en 2012, nos voisins d’outre Rhin étaient les seuls à afficher un excédent budgétaire, aucun déficit structurel n’est prévu pour 2014, un excédent de 200 millions d’euros étant même prévu d’ici à 2015.

L’Estonie est le second pays de la zone euro à avoir pu diminuer son endettement, même si la baisse est toute relative puisqu’elle n’est que de 0,1% par rapport au dernier trimestre de 2012, ses dettes atteignant 10% du PIB.

En dehors de l’Allemagne et de l’Estonie, deux pays sont parvenus à réduire leur dette : le Danemark (-0,8%) et la Lettonie (-0,7%).

Les plus fortes hausses ont été quant à elles constatées en Irlande (+7,7 %) , en Belgique (+4,7%) et en Espagne (+4,0%).

La Grèce, l’Italie et le Portugal sont les trois pays de la zone euro qui possèdent les niveaux d’endettement les plus élevés, à respectivement 160,5%, 130,3% et 127%. Viennent ensuite l’Irlande (125,1%) et la Belgique (104%).

En ce qui concerne la France, ce chiffre s’élevait à 91,9% au premier trimestre 2013, en progression de 1,7% par rapport au quatrième trimestre 2012.

Petit rappel et non des moindres : le Fonds monétaire international (FMI) considère qu’une dette est supportable à long terme si elle ne dépasse pas 120% du PIB.

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Les conséquences inattendues de la crise chypriote (J.Sapir)

« Promenades d’un économiste solitaire » par Jacques Sapir*

La crise de l’Euro est aujourd’hui passée dans une phase qualitativement supérieure. C’est ce que l’on peut constater à la lecture du dernier numéro de la très officielle revue Europe’s World . C’est aussi l’une des leçons de la crise chypriote. Dans ce numéro, réalisé bien avant que cette crise n’éclate, Paul de Grauwe, économiste qui dirige l’European Institute à la London School of Economics, défend la mutualisation des dettes  tandis que Kurt J. Lauke, le Président du Conseil Économique de la CDU allemande, souligne que les différentes options aujourd’hui présentes pour sauver l’Euro ont toutes un prix , qu’il soit politique ou économique. Enfin, des articles regardent les conséquences, et même la désirabilité d’un éclatement de la zone Euro. Cette conjonction ‘une réflexion de plus en plus désabusée et d’une crise constitue bien un événement marquant dans le processus d’éclatement de la zone Euro.

 Il est aujourd’hui patent que la crise chypriote a fait sauter le tabou d’une ponction sur les comptes bancaires. L’idée que Chypre constituait un cas exceptionnel, ce qu’a répété le Président Français François Hollande lors de sont interview jeudi 28 mars à la télévision, est morte et bien morte.

Klaas Knot, membre du Conseil de la BCE, a ainsi déclaré vendredi 29 mars  son accord de principe avec la déclaration très controversée de Jeroen Dijsselbloem le Président de l’Eurogroupe . Cette nouvelle doctrine découle directement des pressions allemandes. La Chancelière, Madame Angela Merkel, a saisi l’occasion de la crise chypriote pour indiquer clairement qu’il n’était pas question que le contribuable allemand continue de payer . D’où cette nouvelle doctrine qui veut que désormais, un pays en crise financière paye lui-même une large part de son plan de sauvetage. C’est une position que l’on peut parfaitement comprendre quand on connaît la situation de l’Allemagne, et en particulier la chute spectaculaire de la démographie allemande. Mais cette décision introduit un changement capital dans la gestion de la crise de la zone Euro. Elle porte en elle en réalité la fin de la zone Euro et ceci pour deux raisons.

D’une part, si l’on peut comprendre que l’on mette à contributions les actionnaires d’une banque, toucher aux déposants est largement contre-productif en raison des effets de panique (le « bank run ») que cela risque de provoquer. Cette mesure met à mal la relation de confiance entre la banque et son client, relation qui est l’essence même de l’activité bancaire. Cette rupture de la confiance fera sentir ses effets dans des pays déjà exposés à la crise, au Portugal, en Espagne et en Italie. Ceci entraînera une aggravation rapide de la crise dans les prochains mois.

D’autre part, si l’Allemagne ne veut plus payer et veut forcer les pays en crise à financer eux-mêmes les plans de sauvetage, cela va conduire à une aggravation rapide de la crise dans ces pays et, en fin de compte, ne leur laissera pas d’autre alternative qu’une sortie de l’Euro.

Cette crise se révèle ainsi non pas comme un épisode mineur, liée à un nouveau problème dans un minuscule pays de la Continuer la lecture de Les conséquences inattendues de la crise chypriote (J.Sapir)