Déchéance de la nationalité : le « oui » massif des Français (maj: Vidéo)

DEC 2014: Intervention prophétique de Marion Maréchal Le Pen sur la déchéance de nationalité et le droit du sol

Quand Marine Le Pen voulait élargir la déchéance de nationalité


M. Le Pen veut élargir la déchéance de nationalité par BFMTV

Voir aussi: 2010: Marine Le Pen annonçait que Nicolas Sarkozy ne mettrait jamais en place la déchéance de nationalité. (vidéo)

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Le JDD

Les personnes interrogées sont favorables aux sanctions contre les présumés djihadistes. Mais l’idée de frapper les pays suspectés d’aider les terroristes est refusée.

C’est le résultat le plus inattendu – le plus impressionnant – du sondage commandé par le JDD à l’Ifop huit jours après la marche, dimanche dernier, pour la liberté et contre le terrorisme de près de 4 millions de Français à Paris et dans toutes les villes et villages de France.

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Quand on demande aux personnes interrogées ce que le pays doit faire maintenant, la réponse est unanime : ne pas intervenir davantage sur les théâtres extérieurs concernés (que l’armée française y soit ou non déjà engagée), mais sanctionner sans états d’âme ceux des Français qui, retournant leurs armes contre leur propre pays, ont tué ou veulent tuer.

Ainsi, 68 % des personnes sondées (dont 78 % des sympathisants UMP et 71 % du PS) souhaitent que les Français soupçonnés « d’être allés se battre dans des pays ou régions contrôlés par des groupes terroristes » n’aient pas le droit de revenir ensuite en France.

Et 68 % des sondés, le même pourcentage – considérable – veulent que les citoyens français « soupçonnés de vouloir se rendre dans des pays ou des régions contrôlés par des groupes terroristes » se voient interdire le départ du territoire. C’est aussi l’avis de 63 % des sympathisants du FN et de 62 % du Front de gauche.

Mais quand il s’agit de savoir si les binationaux (avec deux nationalités) condamnés pour des actes terroristes sur le sol français devraient être ou non déchus de la nationalité française, ce que permet la loi mais ne s’est pas produit depuis la Libération, alors c’est le plébiscite. Les Français ont eu le sentiment, après les événements de la semaine dernière, de vivre une trahison. Oui, il faut déchoir de leur nationalité ces individus, disent 81 % des personnes interrogées (dont 88 % à l’UMP, 81 % au PS et 87 % au FN).

Directeur général adjoint de l’Ifop, Frédéric Dabi fait observer que 58 % des sondés, une majorité, sont « tout à fait favorables » à cette mesure d’exception et 23 % le sont « plutôt ». À l’heure de l’unité nationale, selon Dabi, droite et gauche ont, à peu de chose près, les mêmes réactions.