Le dédoublement des classes de CP dans les ghettos ethniques conduit-il à fermer les écoles dans les campagnes ?

D’un côté, le gouvernement ouvre plus de classes de CP et de CE1 dans les zones prioritaires. De l’autre, il ferme des classes dans les villages. Les écoles rurales seraient-elles sacrifiées pour ces classes à effectif réduit ? Le gouvernement s’en défend. A l’Œil du 20h, nous sommes allés inspecter.

A une heure d’Amiens, dans la Somme, la petite école de Ponthoile va fermer. Les 28 élèves de primaire et maternelle, répartis sur deux classes multiniveaux, digèrent mal la fermeture. « C’est notre deuxième maison, confie Amélie, élève de CM2, on a grandi dedans, avec nos copains on est une deuxième famille. Le village il va être désert, y aura plus que la chasse. »

Pourquoi cette fermeture ? Pour justifier cette décision, dans une lettre envoyée au maire de Ponthoile, l’inspecteur d’académie évoque notamment deux raisons : « La mise en place des

classes à effectifs réduits en CP et en CE1 (…) la prévision de -782 élèves attendus dans les écoles publiques du département. »