Défense : Vent de fronde dans l’armée

Une première dans la 5ème république. C’est la disette. L’armée en a marre. Il n’y a plus d’argent. La France s’endette. À des taux dangereusement bas. L’impôt ne suffit plus à payer les troupes. Les soldats sont au front, et ils ont faim. La situation sent le souffre…. on a vu des régimes tomber pour moins que ça…..

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L’alerte lancée par Xavier Bertrand quant à de nouvelles coupes délie les langues dans la grande muette.

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« Ma crainte n’est pas de manquer d’avions mais de ne plus avoir les moyens de les faire décoller », témoigne un commandant de base aérienne.

«Cette fois, la coupe est pleine. » Ce haut gradé traduit d’une formule la colère qui monte dans les armées. Une colère sourde, bien dans la tradition de la grande muette, tenue à un devoir de réserve mais qui pourrait bien cette fois exploser au grand jour. Tout a commencé avec une note, de Bercy ou du Secrétariat général de la Défense nationale, évoquant de nouvelles mesures d’économies auxquelles serait astreint le budget de la Défense dans le cadre du plan de 50 milliards de baisse des dépenses récemment approuvé par les députés. […]

[…] Toujours selon nos informations, Jean-Yves Le Drian serait allé voir son ami Hollande pour lui demander de réitérer son engagement de sanctuariser le budget de la Défense. Mais, contrairement à ce qu’il avait fait du temps de Jean-Marc Ayrault, François Hollande lui a opposé une fin de non-recevoir et lui a demandé de s’adresser au Premier ministre… Une attitude pour le moins étrange, car, même en période de cohabitation, les présidents ont toujours veillé à garder la haute main sur les questions de défense.

[…] La semaine dernière, une réunion avec les chefs d’état-major des armées s’est déroulée dans un climat très tendu. « Ils étaient prêts à déposer le képi », raconte un proche du dossier. « Si la loi de programmation militaire n’était pas respectée, ce serait extrêmement grave », a lancé l’un des participants. « Il faudra que les politiques assument ; nous, on ne tient plus rien », menace un haut gradé.

Sud Ouest