Des hôpitaux débordés par des tuberculeux d’Europe de l’Est. Une bombe sanitaire !

L’Aide médicale d’État instituée par la gauche et conservée par l’UMP permet à un étranger en situation irrégulière de bénéficier d’une prise en charge intégrale de ses soins médicaux et d’hospitalisation sans avoir à avancer les frais. Ce dispositif permet à un étranger d’être pris en charge à 100% par la sécurité sociale alors qu’un français est à 70%. L’AME est un gouffre financier.  Selon le rapport parlementaire cosigné en 2011 par Claude Goasguen (UMP) et Christophe Sirugue (PS), le nombre de bénéficiaires de l’AME aurait augmenté de 185 % en dix ans pour s’élever à quelque 220.000 personnes en 2010. Au cours de la même période, le coût du dispositif aurait été multiplié par huit pour atteindre environ 600 millions d’euros par an.
Au-delà de l’aspect économique, l’AME facilite une immigration sanitaire qui dans certain cas peut se révéler être une bombe à retardement. Le cas des tuberculeux qui débarquent dans les hôpitaux français en est un parfait exemple.

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Lu sur le Figaro

Le service du Pr François Bricaire accueille aujourd’hui «une dizaine» de patients originaires de Géorgie ou de Russie, tous gravement atteints de tuberculose «totorésistante».

«Ce sont des bombes ambulantes, prévient le Pr Bricaire. Leur prise en charge est très difficile. On expérimente. Il faut huit antituberculeux parfois pour soigner un patient qui sera hospitalisé pendant des mois, le temps que les BK – bacilles de Koch – disparaissent des prélèvements. Des traitements chirurgicaux sont parfois néces­saires. Ces tuberculoses multirésistantes sont la conséquence des thérapeutiques antérieures mal conduites, inadaptées, ou arrêtées trop tôt: le bacille devient résistant et se transmet à d’autres personnes avec sa résistance.»

Le Pr Yazdan Yazdanpanah, chef du service des maladies infectieuses de l’hôpital Bichat, à Paris, est lui aussi aux prises avec quelques malades XDR d’Europe de l’Est. «Ces patients géorgiens ou tchétchènes posent un problème majeur: on ne communique pas. Sauf à avoir un russophone dans le service, on ne peut pas connaître leur itinéraire, ou l’histo­rique des traitements prescrits au pays d’origine. Cette carence en communication bloque une relation de confiance avec le médecin. Ils n’adhèrent pas au traitement. Ils n’ont pas la culture médicale moyenne des patients français», regrette le Pr Yazdanpanah.

Patients indisciplinés

Cette absence d’une culture patient-médecin se manifeste par une indiscipline qui bouscule la routine des services hospitaliers.

«Ces malades ne comprennent pas ou n’acceptent pas le principe du confinement, confie un soignant. Ils quittent volontiers la solitude des chambres à pression négative pour sortir dans le couloir, sans masque, alors qu’ils connaissent le risque de contamination. Ils vont fumer une cigarette.» Il en est même qui déjouent momentanément la surveillance médicale pour sortir en ville. «J’en ai vu un qui sortait du métro au retour d’une équipée, déclare une autre soignante. Certains nous subtilisent du Valium ou d’autres médicaments. Ils font des échanges entre eux.» Ces patients compliqués ne font pas beaucoup d’efforts pour communiquer, mais, à la Pitié, l’un d’eux a trouvé les mots pour affirmer que, si une télévision n’était pas installée dans sa chambre, il irait manifester son mécontentement dans le métro. Elle lui a été fournie gratuitement…

Ces patients ont des relations familiales ou amicales dans la communauté géorgienne de France. L’un d’eux reçoit la visite régulière de son fils, apparemment installé en France. Il n’est pas certain que le fils ait été dépisté. Le ministère de la Santé, réticent à évoquer le phénomène, reconnaît 54 XDR sur le territoire national, dont 16 Géorgiens qui ont presque tous demandé l’asile politique. (…)