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Djamel Debbouze incarne à merveille le remplaçant triomphant…

Dans une interview accordée à Atlantico il y a quelques jours, Alain Finkielkraut dit ceci : « Renaud Camus a raison d’avoir peur, mais je trouve effrayante l’expression de son effroi. Pour décrire un danger réel, il use lui-même d’un langage dangereux qui ne rend pas justice à la pluralité des situations : dans quel peuple doit-on ranger les immigrés qui s’intègrent ? » Qu’aimeriez-vous lui répondre ?

Que je suis désolé qu’on se serve de moi pour lui nuire. Que je lui suis très reconnaissant de sa loyauté parfaite à réaffirmer notre amitié en toute occasion, alors qu’elle lui fait du tort. Que je comprends très bien son insistance d’autre part à marquer les différences d’analyse entre nous.

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Que pour ma part je ne crois pas “dangereuse” l’expression de “Grand Remplacement”, puisqu’elle est marquée du sceau de la vérité, et même de l’évidence. Qu’il suffit de descendre dans la rue, de prendre le métro, de parcourir le pays, de regarder la télévision, de voir un Djamel Debbouze, remplaçant triomphant, traiter comme un chien devant des millions de téléspectateurs un David Pujadas, remplaciste complaisant, à l’occasion d’un film, La Marche, qui ressuscite la grande tradition du cinéma colonialiste — douleur et abnégation des colonisateurs, leur détermination, leur héroïsme, leur triomphe final, que Debbouze incarne à merveille —, qu’il suffit de tous ces spectacles quotidiens pour se persuader de la pertinence, hélas, de l’expression.

Quand aux immigrés qui s’intègrent, il faut les ranger dans notre peuple, bien entendu. Je le répète depuis des lustres : la France peut parfaitement intégrer des individus, elle l’a toujours fait. Elle ne peut pas intégrer des peuples. Et le discours antiraciste est totalement irréaliste et trompeur quand il prétend déconnecter complètement l’origine et la citoyenneté, les appartenances diverses, ethniques, religieuses, civilisationnelles et l’appartenance nationale, les peuples, puisqu’il faut désormais le pluriel, et la nation. Les présupposés d’une telle conception appellent de leurs vœux un homme nouveau et les appels à l’homme nouveau ont toujours été le prélude aux pires tragédies. Cet homme nouveau, d’autre part, il est aussi peu souhaitable que possible : ce n’est pas l’homme éclairé, c’est l’homme hébété, l’homme remplaçable, déculturé, abruti par l’enseignement de l’oubli et par l’imbécilisation médiatique. Et parallèlement à son émergence resurgit en masse, comme par hasard, l’homme archaïque, celui d’avant le contrat social et le pacte d’in-nocence, non moins hébété, mais fanatique et violent.

Il poursuit en citant Léonora Miano, qui vient de recevoir le prix Femina : « Vous avez peur d’être culturellement minoritaires, mais ça va se passer, ça va se passer ! Ça s’appelle une mutation. L’Europe va muter, elle a déjà muté. Il ne faut pas avoir peur. » Selon Finkielkraut, elle dit la même chose que vous en inversant les signes. Et il déplore que l’on vous fasse grief « d’exprimer sous une forme inquiète et négative ce qu’il est permis aujourd’hui et peut-être bientôt obligatoire de glorifier ». Vous avez un sentiment d’injustice vous concernant ?

Que les colonisateurs soient ravis de la colonisation et les colonisés un peu moins, c’est normal. Ce sont les partisans indigènes du Grand Remplacement qu’on s’explique mal.

Le gouvernement voudrait faire passer une loi permettant d’étendre de façon considérable les possibilités de capter les données numériques personnelles. La CNIL est muette jusqu’à présent. Nous dirigeons-nous vers une américanisation et une restriction de nos libertés toujours plus importantes de notre société ?

Américanisation, vous êtes modérée. Mais le chaos prendra de vitesse l’État policier.

Samedi, en Bretagne, les bonnets rouges ont été sifflés par les principales organisations syndicales, qui critiquent « une montée des poujadismes ». Ils ont raison ?

J’ai de la chance, j’ai déjà épuisé mes quatre mille signes autorisés…

Source: BVoltaire

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