Douche froide : l’INSEE revoit en nette baisse l’évolution du solde naturel français

D’après un bilan publié par l’INSEE concernant l’année 2016, le nombre de naissances en France a baissé de 4.06% depuis 2010, alors que le nombre de décès a progressé de 7.7% sur la même période.

A quoi peut-on s’attendre de cette situation concernant l’immigration ? Quel pourrait être l’impact de l’affaiblissement du solde naturel négatif juxtaposé au maintien des flux actuels d’immigration sur la structure de la population ?

La hausse du nombre des décès liée au vieillissement de la population n’est pas le problème principal. Ce sont les baby-boomers qui vont mourir. Restera ensuite le vieillissement lié à l’amélioration de l’espérance de vie. C’est l’évolution de la fécondité et celle concomitante du nombre de naissances, si la fécondité devait continuer de baisser, qui sont plus problématiques.

Aucune projection de l’Insee ne permet de répondre précisément à la question que vous posez. L’Insee projette un solde migratoire global qui, je le rappelle, fait la moyenne entre un solde migratoire négatif des natifs et un solde positif des immigrés (voir http://www.micheletribalat.fr/439133848). Il ne distingue pas, comme le fait la Suède par exemple, les personnes nées dans le pays de celles nées à l’étranger que la Suède projette séparément (voir http://www.micheletribalat.fr/440085135). Seules les projections du Pew Research Center (voire http://www.micheletribalat.fr/436796788), qui ont fait parler d’elles récemment, posent la question de ce qui se passerait si les flux connus récemment en Europe devaient perdurer.

Au contraire, la Suède qui a été pourtant particulièrement touchée par la crise migratoire anticipe, dans ses projections, un retour à la normale.

Mais, il est clair que la population d’origine étrangère (sur deux générations : immigrés et enfants d’immigrés) augmenterait. Elle était de 20,5 % en France métropolitaine en 2015. Elle est appelée à croitre dans les années qui viennent. En Suède, où l’afflux a été particulièrement important, la proportion de personnes d’origine étrangère (au sens suédois élargi : nés à l’étranger ou en Suède d’au moins un parent né à l’étranger) est passée de 21,4 % au 1er janvier 2003 à 31,6 % au 1er janvier 2018 : + 10 points en quinze ans seulement. (…)

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