El Watan: Des femmes n’osent plus porter certains vêtements, de peur d’être agressées, insultées ou violentées (vidéo)

Fatima Arab n’est pas une journaliste comme nous en avons à la pelle en France. Non, ce n’est pas une Bobo en extase devant le multiculturalisme, et qui n’ouvre la bouche que pour prendre la défense des malheureuses musulmanes voilées que la police coloniale persécute dans les rues de France. Non, Fatima Arab est journaliste en Algérie au journal El Watan. Et quand elle parle du quotidien des femmes de son pays, ça change de la soupe vertueuse de nos média-menteurs. Fatima Arab n’est pas Audrey Pulvar, elle ne ressemble pas non plus aux dindes de Canal+. Non, Fatima Arab est une journaliste courageuse qui prend des risques bien plus grands que les Saintes Nitouches de la presse française dont le seul acte d’héroïsme est de changer de coiffure.
Sachez que le texte que vous allez lire ne pourrait jamais être publié en France sans être taxé de racisme, et sans que son auteur soit trainé devant les tribunaux par la police de la pensée de la gauche sociétale dont les vigilants censeurs du MRAP ou de SOS racisme n’attentent qu’un seul geste, une seule parole, pour fondre sur une nouvelle proie comme des hyènes sur un cadavre.
Et pourtant les menaces que subissent les femmes à Alger, existent aussi dans certains quartiers de France. Mais la gauche islamophile préfère manifester aux cotés du Hezbollah et du Hamas, ouvrir des piscines aux horaires aménagées, fêter la fin du ramadan à la mairie de Paris, contourner la loi de 1905 pour construire des centaines de mosquées, faciliter l’immigration musulmane etc… etc….

Les femmes face à la vindicte populaire

Il ne se passe pas un jour sans qu’une femme essuie la «colère populaire», parce qu’elle n’a pas suffisamment caché ses formes. Les auteurs des agressions contre les femmes n’affichent pourtant aucune appartenance extrémiste religieuse.

« Vas te couvrir un peu, regardez-la comme elle est habillée, il ne faut pas s’étonner que des tremblements de terre et des tsunamis dévastateurs ébranlent cette planète. » C’est en ces termes que s’adresse un passant à une jeune femme inconnue dans la rue. La scène se passe à la rue Hassiba Ben Bouali, à Alger. La fille, elle, porte un tee-shirt sans manches et un jean. Elle porte des talons très hauts et a lâché ses cheveux. Lui, il porte un pantalon court, blanc, un débardeur et ses cheveux sont coupés à la mode de l’équipe nationale algérienne, c’est-à-dire une coupe ce qu’il y a de plus moderne, minutieusement entretenue avec du gel. La fille presse le pas. Si au début, elle ne prête aucune attention à ce que dit le jeune homme, elle a fini par se rendre compte de l’ampleur de la situation et a eu peur. Le jeune homme n’est pas seul, il y a quelqu’un d’autre qui lui prête assistance dans sa sale besogne consistant à intimider la fille.

Elle ne veut pas se retrouver seule, elle s’échappe en s’introduisant dans une boutique de lingerie féminine et attend que ses deux agresseurs disparaissent. Des femmes sont quotidiennement violentées pour avoir osé porter des tenues jugées légères. Il ne se passe pas un jour, sans qu’une fille soit mise à la solde de la vindicte populaire, parce qu’elle n’a pas suffisamment caché ses formes et a osé montrer un bout de ses bras et des centimètres de ses jambes. Ces pratiques qu’on croyait à jamais révolues sont-elles de retour ? Des actes d’intolérance qui touchaient par le passé particulièrement les non-jeûneurs et les «buveurs» sur la voie publique se sont étendus aujourd’hui aux femmes qui se hasardent à sortir avec un pantalon serré, une jupe courte ou une robe décolletée. Des insultes, et toutes sortes d’insanités accompagnent les plus téméraires.

Il y a quelques jours, une jeune fille n’a dû son salut qu’à l’intervention d’une patrouille de policiers qui lui a évité un lynchage certain par un groupe d’hommes. Selon notre confrère du quotidien l’Expression, ces hommes voulaient «corriger» cette femme accompagnée d’un jeune homme et qui a porté atteinte aux valeurs du mois sacré de Ramadhan, en s’affichant habillée d’un short. Les policiers ont remis un pantalon à la fille dans le commissariat où elle a été conduite. Des femmes n’osent plus porter certains vêtements, de peur d’être agressées, insultées ou violentées. Pour éviter toute mésaventure, nombreuses sont celles qui ont opté pour des tenues qui «n’attirent pas l’attention». Une tunique ample et longue, un pantalon large, de préférence, précisent plusieurs femmes. «J’habitais dans un quartier du centre-ville de Réghaïa, des jeunes n’ont pas hésité à me lancer des pierres car je portais une jupe.

La jupe n’était pas trop courte ni trop serrée. Je me suis échappée, et depuis j’ai dû renoncer à porter mes jupes de peur d’être à nouveau agressée», raconte dans le détail une jeune femme encore terrorisée. «Ils me balançaient des phrases du genre essetri rouhek (couvre-toi).» Les femmes subissent ce genre d’attaques dans les bus aussi. «Il suffit d’avoir les cheveux découverts pour mériter l’agressivité de certains individus qui ne se gênent pas pour le montrer. J’étais à mes derniers mois de grossesse, personne ne voulait me céder une place dans le bus, mais il a suffi qu’une femme ‘’moutahadjiba’’ (femme portant hidjab) monte dans le bus pour que les autres se dépêchent pour lui céder une place». Les auteurs de ce genre d’agressions n’affichent pourtant aucune appartenance extrémiste religieuse. Bien au contraire, ces individus, à peine pubères, imitent les plus célèbres des icônes de la mode masculine : cheveux piqués et vêtements dernier cri.

Fatima Arab El Watan


La Journée de la jupe – Avec Isabelle Adjani par ultimteam