Elections américaines : Trump attaque Clinton tous azimuts lors du second débat

Pour le panel d’indécis du second débat, Trump a remporté le débat

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[…] La meilleure défense étant l’attaque, Donald Trump a sorti les couteaux dimanche soir pour son deuxième débat avec Hillary Clinton. Alors que la révélation d’anciennes déclarations obscènes et sexistes fait tanguer sa campagne, le candidat républicain est passé en mode offensif, affichant un air sûr de lui et parfois menaçant, faisant feu de tout bois pour attaquer sa rivale dans les termes les plus durs. Celle-ci a parfois vacillé, trahi une tension et un certain énervement, mais elle a tenu le choc, faisant finalement jeu égal.

La première passe d’armes est survenue très vite sur les fameux enregistrements dans lesquels Donald Trump traite les femmes comme des objets sexuels à sa merci. «C’était des discussions de vestiaires, je n’en suis pas fier, je m’en suis excusé», a-t-il dit avant de promettre dans la même phrase de «vaincre l’État islamique» et de «rendre l’Amérique à nouveau riche». Hillary Clinton n’a pas laissé passer l’occasion: «Cela représente exactement qui il est. On l’a vu insulter ou embarrasser les femmes durant toute la campagne. Ce n’est pas seulement cette vidéo: il a dénigré les immigrants, les Latinos, les prisonniers de guerre, les musulmans, les handicapés…»

Trump, alors, sort l’artillerie: il a invité dans l’assistance quatre femmes qui accusent Bill Clinton de les avoir sexuellement agressées dans le passé.

«Moi ce sont des mots, lui ce sont des actes», dit le républicain qui va jusqu’à évoquer une fillette violée à l’âge de 12 ans dont Hillary se serait«moquée». «Elle devrait avoir honte!» La démocrate emprunte sa réponse à Michelle Obama: «Quand ils s’abaissent, nous nous élevons».

Le deuxième round s’enchaîne. À Clinton qui lui reproche de ne jamais s’être excusé pour ses insultes envers le juge Curiel, la famille Khan ou «son mensonge raciste» sur le lieu de naissance de Barack Obama, Trump répond: «C’est vous qui devez des excuses, pour avoir effacé 33.000 e-mails après avoir reçu une assignation à comparaître devant le Congrès. Je déteste le dire, mais si je gagne, j’ordonnerai à mon ministre de la Justice de nommer un procureur spécial pour enquêter sur votre cas».
Clinton: «Heureusement, quelqu’un du tempérament de Donald Trump n’est pas en charge de la loi dans ce pays».
Trump : «Parce que vous seriez en prison!»

Le Figaro