Christian Schoettl maire de Janvry (Essone) explique comment Mélenchon et sa famille bénéficiaient d’emplois fictifs et de voitures avec chauffeur

22 mars 2017

Valeurs Actuelles

(…)Interrogé par Capital, le maire de Janvry révèle quelques informations sur Jean-Luc Mélenchon. Il rappelle qu’en décembre 2009, “c’est sa fille Maryline qu’il a fait embaucher par le conseil général de l’Essonne”. Précision importante, elle n’a pas été embauchée en tant que collaboratrice du groupe socialiste au conseil général mais en tant qu’agent administratif. La collectivité n’aurait donc pas respecté les règles d’embauche, “notamment l’impartialité” ou encore publier une offre d’emploi, “qui s’appliquent à toute la fonction publique”. A cette époque-là, Jean-Luc Mélenchon est un ancien vice-président du conseil général de l’Essonne et sénateur de ce même département. Le lien paraît évident et une coïncidence qui ne serait “pas la première”, pour Christian Schoettl.

En 1988, âgée de 24 ans, Maryline décroche un emploi d’agent administratif à la mairie de Viry-Châtillon, dans l’Essonne. Une mairie dirigée par Gabriel Amard, “lieutenant de Jean-Luc Mélenchon” qui est alors vice-président du Conseil général de l’Essonne. Christian Schoettl révèle même que le maire est surnommé “monsieur gendre”. Il est en effet le compagnon de la fille du candidat de la France insoumise.

Soupçon de détournement de fonds public

Christian Schoettl va jusqu’à accuser Jean-Luc Mélenchon de détournement de fonds public. En 2004, durant trois mois, ce dernier a utilisé un véhicule avec chauffeur du conseil général. Problème: Jean-Luc Mélenchon n’était plus au Conseil général à cette époque et n’y avait donc pas droit. “Le procureur de la République lui a signifié un rappel à la loi sous la forme d’un avertissement solennel”, précise Christian Schoettl.

Enfin, entre 2000 et 2002, Jean-Luc Mélenchon est ministre délégué à l’Enseignement professionnel. Durant ces deux ans, “il n’a quasiment jamais plus mis les pieds au Conseil général”, “mais plutôt que de démissionner, il a continué à percevoir une indemnité de 2300 euros par mois”, dénonce Christian Schoettl, pour un total de “57 500 euros d’argent public”.

 21 mars 2017

Christian Schoettl maire de Janvry dans l’Essonne depuis 1989, parle de l’affaire Fillon et au-delà, du système politique français dans son intégralité. Il dénonce notamment Jean-Luc Mélenchon, Secrétaire d’Etat entre 2000 et 2002 qui continuait à percevoir toutes ses indemnités de Vice Président du Conseil Général (1998-2004) et de membre de la commission permanente du Conseil Général, alors qu’il ne s’y rendait jamais. Pour M. Christian Schoettl, « c’est pire qu’un emploi fictif parce qu’il s’est présenté au suffrage Universel et s’est engagé sur un job qu’il n’a pas fait ! » Consternant !

Le blog de Christian Schoettl

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voir aussi: Mélenchon complice de Serge Dassault (Rediff 24 janvier 2012)

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