En Moldavie et en Bulgarie, les gouvernements pro-européens renversés par le peuple.

Pratiquement aucun média français n’a évoqué ces révolution à l’intérieur de l’Europe.

1 – Moldavie : le gouvernement pro-européen renversé par le Parlement

Le gouvernement pro-européen de la Moldavie, ex-république soviétique, a été limogé par le Parlement.

« Il n’y a aucun argument pour maintenir au pouvoir le gouvernement actuel qui est responsable de l’appauvrissement et lié à la corruption », a déclaré l’ex-président Vladimir Voronine.
« Tous les abus du gouvernement ont été couverts par des fonctionnaires européens qui ont soutenu le pouvoir actuel ».

Plusieurs membres du gouvernement font actuellement l’objet d’enquêtes pour corruption et risquent des années de prison s’ils sont reconnus coupables.

Selon des analystes moldaves, la démission du gouvernement a été orchestrée par des forces hostiles à l’intégration européenne de la Moldavie.

2 – Le gouvernement bulgare démissionne

Sous la pression de la rue, qui a manifesté contre la hausse des factures d’électricité, le premier ministre a annoncé le départ de son équipe, laissant le pays face à un risque de chaos institutionnel.

À Sofia

Mâchoire serrée, visage bouffi, regard sombre… Le premier ministre bulgare avait la tête des mauvais jours lorsqu’il est venu annoncer, mercredi, la démission de son gouvernement devant les députés.

«Nous avons de la dignité et de l’honneur. C’est le peuple qui nous a confié le pouvoir, aujourd’hui nous le lui rendons», a déclaré Boïko Borissov en précisant que la vue d’un «Parlement assiégé» lui était «insupportable».

Cette annonce intervient après dix de jours de protestation contre la hausse du prix de l’électricité. Des incidents, parfois violents, avaient émaillé ces manifestations et la tension est montée d’un cran lorsque les médias ont rapporté le cas de deux immolations, dont une mortelle. «Nous avons notre Mohammed Bouazizi!» ont explosé les réseaux sociaux, en référence au suicide de ce vendeur ambulant en Tunisie, considéré comme déclencheur des émeutes qui ont renversé le régime. Mais ces manifestations – qui n’ont jamais réuni plus de quelques milliers de personnes à Sofia – ne sauraient être la seule raison de cette démission qui en a surpris plus d’un dans la capitale bulgare. À commencer par les principaux détracteurs du chef du gouvernement qui, mercredi, avaient encore beaucoup de mal à se rendre compte qu’ils avaient obtenu gain de cause.

«Une fuite des responsabilités en période de crise aiguë»
suite le Figaro