Européennes : le FN tend la main à Dupont-Aignan

Isolé Dupont-Aignan ne sert à rien. Il fait perdre des voix aux patriotes. Son mouvement a la dimension d’une secte. S’il était vraiment sincère, il verrait que la situation l’oblige à faire alliance avec le FN et le RBM. Au lieu de cela, il s’associe aux municipales avec les européïstes de l’UMP.
Face à l’ennemi, De Gaulle fut plus pragmatique : en 40, il part à Londres avec la cagoule ( les militants nationalistes et monarchistes), après guerre il accepte des communistes (sous influences staliniennes) au sein du gouvernement provisoire. Dupont Aignan n’est pas gaulliste, c’est guy Mollet qui se prend pour César. Les gaullistes sont aujourd’hui au FN… Voter Dupont-Aignan c’est donner sa voix aux européïstes.

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«J’aimerais qu’il nous rejoigne, on pense la même chose à 100% sur tous les sujets, on est de la même famille politique.» Le vice-président du Front national, Florian Philippot, a proposé ce dimanche à Nicolas Dupont-Aignan, ancien candidat souverainiste à la présidentielle, d’organiser un meeting commun pour les européennes qui auront lieu en mai 2014.

 «Qu’est-ce qui différencie le programme européen de Nicolas Dupont-Aignan de celui de Marine Le Pen, de celui du Front national, de celui du Rassemblement Bleu marine ? Rien, strictement rien», a déclaré le dirigeant frontiste sur Canal+. Il a toutefois indiqué que Dupont-Aignan, président du mouvement Debout la République (DLR), était «pour l’instant dans une démarche personnelle» et «répond par médias interposés» même «si on s’est déjà vus».

En l’occurence, l’intéressé a choisi Twitter pour lui répondre et c’est non.

Le vice-président du Front national Florian Philippot a tendu la main à Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout La République, pour les européennes.

 

Philippot n’a pas le monopole de la patrie. Le fn pas le monopole de la France! Aux européennes les patriotes auront le choix: DLR ou le FN

— Dupont-Aignan (@dupontaignan) 1 Décembre 2013

En septembre 2012, c’est Dupont-Aignan qui avait tendu la main au Front national de Marine Le Pen. A l’époque, le souverainiste s’était dépeint en «rassembleur des patriotes» et appelant la dirigeant du parti d’extrême droite à abandonner «l’obsession identitaire» pour entamer un dialogue. Dressant le portrait d’une France qui court à sa perte au sein de l’Union européenne et dans l’euro, l’ex-candidat à la présidentielle (1,79%) se disait en mesure de porter «un programme de salut public», avec «les patriotes» issus de l’entier spectre politique.

Le Parisien