Européennes : Steve Bannon, ancien conseiller de Trump, apporte son soutien au Rassemblement National

Pourquoi êtes-vous à Paris ?

Parce que de toutes les élections qui auront lieu le week-end prochain en Europe, y compris au Royaume-Uni avec Nigel Farage et son Brexit Party, c’est de loin, ici, en France, la plus importante. (…) Le week-end prochain, vous aurez une situation où Matteo Salvini, Marine Le Pen et Nigel Farage peuvent être à la tête de trois des quatre plus gros partis présents au Parlement européen.

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Il y a une polémique en France sur vos liens avec le RN. Leur avez-vous donné de l’argent ?

Non, pas du tout. Je n’ai jamais donné de capital et personne ne m’en jamais demandé. Je suis un conseiller informel, je ne me fais pas payer. Même avec Trump, j’étais bénévole. Ce que je fais en revanche, c’est faire des observations à certains partis et donner des conseils sur la levée de fonds. Vous savez, je suis un ancien banquier d’affaires chez Goldman Sachs. La clé, pour moi, est de s’adresser à sa propre base. Ce qui est déterminant, c’est le nombre de petits donneurs.

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Marine Le Pen a déjà échoué deux fois à la présidentielle. Ne ferait-elle pas mieux d’arrêter, comme elle aurait dû le faire aux États-Unis ?

Absolument pas. Ce qu’elle a fait est extraordinaire, elle a fait preuve de plus de résilience que n’importe quel autre politique. La chose la plus dure dans la vie est de se prendre un coup et de se relever. Elle a changé le nom du FN en RN, elle a changé de position sur l’économie, elle s’est « rebrandée » (NDLR : elle a redoré sa propre marque). C’est assez extraordinaire.

Il faut la majorité des voix en France pour être élue président. Le RN peut l’obtenir ?

Tout à fait, dans les deux années à venir, s’ils restent sur cette lancée…

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Le Parisien