Face à la polémique, l’université Jean-Jaurès renonce à la venue du philosophe Philippe Soual

Depuis les années 70 l’éducation nationale et le milieu universitaire sont sous la coupe et l’intimidation de la gauche et des staliniens. Leur censure a coûté leur carrière à de grands professeurs et nous a interdit d’avoir accès à de nombreuses révolutions scientifiques, philosophiques et intellectuelles.
Quant cette soumission à la gauche et ses inquisiteurs va-t-elle cessé ? Si  l’université Jean Jaurès veut interdire la venue d’un philosophe ayant participé à une soirée de la Manif Pour Tous, qu’elle interdise aussi tous les conférenciers de l’extrême gauche antisioniste et nostalgique de Pol Pot qu’elle reçoit toutes les semaines dans ses murs.


Voir aussi : https://www.ladepeche.fr/article/2018/11/13/2905718-universite-toulouse-annule-venue-professeur-proche-manif-tous.html

Philippe Soual, professeur agrégé de philosophie, devait intervenir ponctuellement en qualité d’intervenant extérieur à l’université Jean-Jaurès dans le cadre de la préparation à l’agrégation.

Une venue perçue comme un affront par les étudiants LGBT de l’université qui n’ont pas hésité à placarder des affiches de protestation sur les murs du campus. Ils reprochent en effet à ce spécialiste de la pensée de Hegel d’avoir participé en tant que conférencier à la troisième université d’été de la Manif pour tous en 2015. Le professeur qui exerce à l’Institut Catholique de Toulouse et au Lycée Pierre Fermat dénonce des propos «calomnieux» tenus dans ce tract comme sur Internet, et se défend de tout militantisme : «Je ne suis le porte-parole de personne. Je peux être appelé à donner des conférences devant des syndicats ou des partis politiques, tout citoyen a le droit de prendre la parole. Par ailleurs, ma conférence portait non pas sur des débats sociétaux mais sur le transhumanisme.»

Le département explique avoir décidé d’annuler la venue du philosophe «dans l’intérêt de cet intervenant et devant les risques potentiels de troubles entre lui et certains étudiants». Une décision que Philippe Soual dit comprendre, mais qu’il n’a pas souhaité commenter.