Florange : Montebourg affaibli et isolé au gouvernement (vidéo)

Tout était réuni pour faire des hauts-fourneaux de Florange l’emblème de la mission de redressement productif d’Arnaud Montebourg, mais le ministre, lâché et taclé par Matignon qui n’a pas retenu son plan de nationalisation, se retrouve isolé au sein du gouvernement.

« S’il perd la bataille de Florange, il va être réduit au ministre qui va jeter quelques bouées de secours », estimait récemment un de ses proches, le député socialiste de l’Essone Malek Boutih. Car Florange concentrait l’essence du Redressement productif, une industrie historique à la splendeur fanée (la sidérurgie et les hauts-fourneaux), un bassin d’emploi sinistré et une incarnation du capitalisme transnational dont le ministre dénonce les méfaits : ArcelorMittal.

L’échec de Montebourg

Arnaud Montebourg a donc échoué. Florange ne sera ni nationalisé, ni revendu. L’accord trouvé entre Jean-Marc Ayrault et Mittal prévoit que l’industriel indien injecte quelque 180 millions d’euros dans le site mosellan, qu’il protège les emplois (pas de licenciements secs) et qu’il maintienne fonctionnels les hauts-fourneaux.

L’action du ministre du Redressement productif a ainsi été sèchement balayée par son Premier ministre. Selon une source proche de la rue de Varenne, Jean-Marc Ayrault a estimé que le repreneur annoncé par Arnaud Montebourg n’était pas « crédible ». Ce dernier n’avait toujours pas réagi en fin de matinée.

Arnaud Montebourg, qui devait participer dimanche en fin d’après-midi à l’émission « Tous politiques », organisée par France Inter, Le Monde et l’AFP, a finalement annulé sa participation. Il sera remplacé par le président (PS) de l’Assemblée nationale Claude Bartolone.