France : un A en moins et des épargnants pris en otage par l’État socialiste. (vidéo)

Extrait de la tribune de Françoise Garteiser pour Chronique Agora

(..) “Maintenant la question cruciale est : les [investisseurs institutionnels] vont-ils continuer à acheter autant de dette française ? Non, ils en achèteront moins ! Pour deux raisons :en France, les fonds de retraite par capitalisation représentent peu de chose. Il s’agit de fonds étrangers. S’ils privilégient la sécurité, ces fonds ont encore le choix en actifs triple A. S’ils veulent du rendement, alors ils préfèrent la dette italienne ou espagnole. Le rapport risque/rendement de la France est mauvais”.

(…) En attendant, un piège potentiellement fatal guette bon nombre d’épargnants : “l’argent des Français se réfugie sur les livrets (livret A et LDD) qui enregistrent une collecte mensuelle record de 21 milliards d’euros”.

Le problème… c’est que “Livret A ou LDD, ce n’est pas du cash”. “C’est un prêt à l’Etat. Si ça chauffe en 2013, vous pourriez très bien entendre que les sorties sont temporairement gelées”.

“En face de nos 1 870 milliards de dette publique, il y a l’épargne privée : 1 230 milliards d’euros d’assurance-vie et 581 milliards de dépôts sur livrets, soit 1 811 milliards de ‘garanties’. N’oubliez pas que la dette n’est finalement que de l’impôt différé. Nos créanciers étrangers le savent, c’est pour cela qu’ils ne fuient pas encore”.

“Les dépôts sur livret rendent la main à l’Etat. La dette peut redevenir française et lorsqu’il sera au pied du mur, l’Etat se servira. L’ancien conseiller de Jospin, Pierre Duquesne, suggère déjà de fiscaliser les gros livrets !”

Souvenez-vous ce que Delamarche disait il y a quelques mois :

Les gens vont perdre une partie de leur épargne