Politique

François Hollande veut la fin de la France Une et Indivisible

En instaurant le droit de vote des étrangers, le Parti socialiste rompt avec la notion républicaine et universaliste de la nationalité et, par ricochet, enterre définitivement le concept d’assimilation. En d’autres temps, cette décision aurait été considérée comme une atteinte frontale à la république et à l’héritage de la révolution française qui avait mis fin au droit censitaire de l’ancien régime.

Le Ps se défend de vouloir faire voter les étrangers à l’élection nationale. Or accepter le vote des étrangers dans une commune et le refuser au niveau national c’est en finir avec l’unité de la France et revenir à une France féodale constituée de diverses identités. La constitution de la République française stipule que la France est Une et Indivisible et qu’une seule communauté politique la constitue : le peuple. Et c’est à ce peuple que doit appartenir la souveraineté nationale puisque la démocratie c’est le gouvernement du peuple, par le peuple, et pour le peuple.

Mais ce que l’on aurait pu prendre pour une imposture électoraliste, semble se révéler être un choix de société. En effet,  en exprimant dernièrement sa volonté de ratifier la charte des langues régionales et minoritaires que veut nous imposer l’Europe, le parti socialiste accentue sa volonté de détricoter l’unité nationale et la république. Un choix qui confirme qu’ils adhèrent à la construction d’ une Europe fédérale des régions.

La charte des langues régionales et minoritaires: un grand pas vers la libanisation de la France.

Jusqu’ici tous les gouvernements français ont refusé la ratification de cette charte. La raison est simple:  son contenu porte atteinte à ce qui fait le ciment historique de l’unité Nationale : la langue française. (voir les articles 110 et 111  de l’Ordonnance de Villers-Cotterêts, rédigée en 1539 par François Ier, et qui impose la rédaction des actes officiels et notariés en français et non plus en latin.) L’objectif de la charte des langues régionales et minoritaires est de renforcer le multiculturalisme et affaiblir les états nation.

L’ application de cette charte en France aurait donc pour conséquence la libanisation de la société. Le  pays serait alors divisé en plusieurs entités, à l’image  de l’ex-Yougoslavie, dans lesquelles chacun pourrait parler, commercer ou gérer les affaires de la cité dans la langue de son choix.

Philippe Pétain, dont l’acte fondateur fut d’abolir la république et qui rêvait d’une France faite de petites patries, aurait été ravi d’apprendre que les ancêtres des ses collaborateurs ne se sont pas écartés du droit chemin qu’il s’était fixé dans le cadre d’une nouvelle Europe fédérale (1).

Pour bien comprendre les enjeux de cette ratification de la charte des langues régionales et minoritaires, on vous propose de faire ce que ne font pas les média quand ils reçoivent le candidat qu’ils croient déjà élu: lire quelques points de la Charte  et en étudier les conséquences qu’entrainerait son application.

 

Définition:

Dés son premier article cette charte se met en porte à faux avec notre constitution :

Au sens de la présente Charte :

Par l’expression «langues régionales ou minoritaires», on entend les langues :
– pratiquées traditionnellement sur un territoire d’un État par des ressortissants de cet État qui constituent un groupe numériquement inférieur au reste de la population de l’État; et différentes de la (des) langue(s) officielle(s) de cet État;

La définition proposée est une négation de notre constitution : la république est une et indivisible. Dans le cadre de cette charte il n’y a plus de citoyens égaux en droit, il n’y a que des minorités.

Article 7 – Objectifs et principes :

– la nécessité d’une action résolue de promotion des langues régionales ou minoritaires, afin de les sauvegarder;
– la facilitation et/ou l’encouragement de l’usage oral et écrit des langues régionales ou minoritaires dans la vie publique et dans la vie privée;

La séparation du public et du privée n’existe plus. Par exemple dans le cadre de démarches administratives, la minorité pourra exiger un interlocuteur qui parle sa langue et des documents dans la langue qu’il s’est choisi. C’est une porte ouverte à toutes les revendications communautaristes comme le précise les deux points  suivant :

– En définissant leur politique à l’égard des langues régionales ou minoritaires, les parties s’engagent à prendre en considération les besoins et les vœux exprimés par les groupes pratiquant ces langues. Elles sont encouragées à créer, si nécessaire, des organes chargés de conseiller les autorités sur toutes les questions ayant trait aux langues régionales ou minoritaires.

-Les parties s’engagent à appliquer, mutatis mutandis, les principes énumérés aux paragraphes 1 à 4 ci-dessus aux langues dépourvues de territoire. Cependant, dans le cas de ces langues, la nature et la portée des mesures à prendre pour donner effet à la présente Charte seront déterminées de manière souple, en tenant compte des besoins et des vœux, et en respectant les traditions et les caractéristiques des groupes qui pratiquent les langues en question.

Bienvenu au Liban ! Le législateur, l’élu, le fonctionnaire de la France socialiste seront contraints d’obéir aux intérêts particuliers des divers groupes minoritaires qui composent la société française, tout en tenant bien compte de leurs cultures et de leurs traditions respectives. Sans cela, ces groupes, ou les individus qui les composent, seront en mesure d’engager des procédures judiciaires pour discrimination.

On voit bien ici que l’égalité de François Hollande et de ses alliés verts n’a plus rien à voir avec la définition que lui donne la république universaliste héritière de la révolution française. Mais pour que l’explosion de l’État Nation puisse un jour se réaliser, il est nécessaire d’investir le milieu scolaire et d’endoctriner nos petites têtes blondes et chenues.
Là aussi la charte a tout prévue. Elle exige l’institutionnalisation de l’apprentissage d’une langue régionale et minoritaire à tous les échelons de la vie scolaire d’un individu :

Article 8 – Enseignement

Les parties s’engagent
– à prévoir une éducation préscolaire assurée dans les langues régionales ou minoritaires concernées; …
– à prévoir un enseignement primaire assuré dans les langues régionales ou minoritaires concernées;…
– à prévoir un enseignement secondaire assuré dans les langues régionales ou minoritaires concernées;…
– à prévoir un enseignement technique et professionnel qui soit assuré dans les langues régionales ou minoritaires concernées…
–  à prévoir un enseignement universitaire et d’autres formes d’enseignement supérieur dans les langues régionales ou minoritaires;…
–  à prendre des dispositions pour que soient donnés des cours d’éducation des adultes ou d’éducation permanente assurés principalement ou totalement dans les langues régionales ou minoritaires;…
–  à prendre des dispositions pour assurer l’enseignement de l’histoire et de la culture dont la langue régionale ou minoritaire est l’expression;

Mais le totalitarisme communautaire et multiculturaliste dont on a bien compris qu’il avait pour objectif d’effacer la république et son histoire, a besoin aussi du bras armé de la justice. François Hollande en ratifiant la charte s’engage donc dans le cadre de procédure pénale à :

–  prévoir que les juridictions, à la demande d’une des parties, mènent la procédure dans les langues régionales ou minoritaires; et/ou
– garantir à l’accusé le droit de s’exprimer dans sa langue régionale ou minoritaire; et/ou
–  prévoir que les requêtes et les preuves, écrites ou orales, ne soient pas considérées comme irrecevables au seul motif qu’elles sont formulées dans une langue régionale ou minoritaire; et/ou
–  établir dans ces langues régionales ou minoritaires, sur demande, les actes liés à une procédure judiciaire,

Idem pour dans les procédures civiles :

– à prévoir que les juridictions, à la demande d’une des parties, mènent la procédure dans les langues régionales ou minoritaires; et/ou
– à permettre, lorsqu’une partie à un litige doit comparaître en personne devant un tribunal, qu’elle s’exprime dans sa langue régionale ou minoritaire sans pour autant encourir des frais additionnels; et/ou
– à permettre la production de documents et de preuves dans les langues régionales ou minoritaires,

Il en va de même évidemment pour toutes les administration et l’ensemble des services public. Les autorités administratives devront utiliser les langues régionales ou minoritaires, ainsi que les agents qui sont en contact avec le public. Les locuteurs de langues régionales ou minoritaires pourront exiger de présenter des demandes orales ou écrites et recevoir une réponse dans ces langues.
Mais la charte va plus loin, puisqu’elle institutionnaliste la discrimination positive en faveur des communautaristes et de la diversité.

Article 10 – Autorités administratives et services publics

la satisfaction, dans la mesure du possible, des demandes des agents publics connaissant une langue régionale ou minoritaire d’être affectés dans le territoire sur lequel cette langue est pratiquée.

Voici la fin du système d’égalité dans le fonctionnariat. Les bretons, les catalans, les occitans, les basques… resteront chez eux. Seuls ceux qui parlent le berbère, le bambara, ou qui n’ont pas de langue régionale iront dans le 93. Il est à noter que cette exception existe déjà pour la Corse, un enseignant corse bénéficie de point supplémentaire pour rester en Corse… c’est ce qui explique que le corse se fait rare à Roubaix.

Il est donc évident qu’ en ratifiant cette charte François Hollande mettra fin à la France comme le connaissons aujourd’hui.
Nous n’avons déjà plus de souveraineté territoriale (ouverture des frontières avec Schengen), plus de souveraineté législative (87% des lois votées par le parlement sont des directives européennes traduites en droit français), plus de souveraineté monétaire (monnaie unique euro-mark géré par une banque centrale indépendante qui agit sous ordre des marchés), et bientôt nous n’auront plus de souveraineté budgétaire (Sarko, Hollande et Bayrou sont favorables à une Europe fédérale qui ne peux passer que par la création d’une instance supra-nationale -ministre de l’économie européen ?- chargée des budgets des états membres, comme l’esquisse le traité en cours d’écriture), et plus de souveraineté linguistique.

Autant dire que le président de la république aura autant de pouvoir qu’un conseillé régional.

Question qu’il faut se poser avant de mettre un bulletin dans l’urne: entre Marine Le Pen et François Hollande, lequel des deux est le plus républicain ?

 

(1) Voilà d’ailleurs ce qu’il écrivait:  » Il importait que nous puissions faire revivre les coutumes et les traditions des petites patries de notre incomparable terroir.(…) L’organisation de la province est nécessaire pour articuler de façon rationnelle les rouages d’une machine administrative alourdie, et pour adapter son fonctionnement à l’économie moderne. La province de demain devra être organisé de façon à pouvoir se suffire à elle même. « . C’est beau comme du Hollande. Il ne faut pas oublier que cette France des petites patries était une partie intégrante du projet de fédération politique et économique européenne qui, comme le démontre l’historien Bernard Bruneteau dans son Livre « L’Europe nouvelle » de Hitler- une illusion des intellectuels de la France de Vichy, ressemblait à s’y méprendre à celle de nos européïstes d’aujourd’hui.