Frédéric Beigbeder flingue France Inter dans son nouveau livre

C’est le roman qui ne va pas, mais alors pas du tout, faire rire dans les couloirs circulaires de la Maison de la Radio, surtout au moment où elle est plombée par la grève. D’autant plus au cinquième étage, dans le studio 511 de la « Matinale ». Pas question de citer le titre de l’ouvrage (Ed. Grasset, sortie le 2 janvier) puisqu’il n’y en a pas. Mais il y a mieux : cet émoji qui rit aux larmes sur la couverture et résume idéalement le propos de son auteur, Frédéric Beigbeder, viré le 17 novembre 2018 après une chronique aussi improvisée que maladroite, succédant à une nuit quasi-blanche : la radio de service public — où aucune des personnalités brocardées n’a encore reçu le livre — est à ses yeux gangrenée par la dictature du rire.

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Salamé et Demorand dans le viseur

A le lire, cette stratégie vivement encouragée — « Soyez des punks ! » — par « la Patronne », Françoise Bachelot dans laquelle il faut reconnaître Laurence Bloch, directrice de la station, est bien utile pour se tenir à l’abri et fabriquer des humiliations que les personnes concernées, présentes dans le studio, sont la plupart du temps contraintes de recevoir sans broncher. Page 90, Beigbeder plante à ce propos une sévère banderille. « Le sarcasme des humoristes est généralement présenté comme la réponse indispensable à l’arrogance des puissants mais ne perdons pas de vue qu’il est aussi la vengeance des impuissants. »

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