Fusillade à Toulouse: un journaliste azéri en exil et sa femme pris pour cible, son épouse décède

Un journaliste azéri en exil, Rahim Namazov, et sa femme ont été la cible de tirs d’armes à feu ce vendredi matin à Colomiers, en banlieue de Toulouse, et la femme est décédée, a-t-on appris de source policière.  

Une balle dans la tête

Selon cette même source, vers 9h00, le couple circulait dans son véhicule, lorsque sept coups de feu ont été tirés dans sa direction.  Rahim Namazov a été blessé dans le dos et son pronostic vital est engagé, selon cette source policière.

Interrogé par l’AFP, le parquet de Toulouse a confirmé « qu’en tout début de matinée » un couple dont l’identité n’a pas été précisée, a été blessé par balles à Colomiers, précisant que « la femme a été plus grièvement atteinte d’une balle dans la tête ».

« La liberté de la presse attaquée »

« C’est un véritable drame qui s’est joué ce matin dans ma commune, et qui a porté un coup fatal à une épouse, mère de famille, et grièvement blessé son mari, des réfugiés politiques accueillis en France en 2010 », a déclaré dans un communiqué Karine Michelet-Traval, la maire de Colomiers. « C’est la profession de journaliste du père de famille qui a été visée, la liberté de la presse attaquée », a-t-elle continué.

L’enquête a été confiée à la police judiciaire de Toulouse qui donnera une conférence de presse dans l’après-midi, a indiqué la Sûreté départementale.

Le journaliste menacé de mort

 

Rahim Namazov, originaire d’Azerbaïdjan, s’est exilé en France en 2010 avec son épouse et leurs deux enfants. « En Azerbaïdjan, les journalistes, on les assassine ou on les met en prison », déclarait-il en 2010 dans une interview filmée accordée à son arrivée au quotidien La Dépêche du Midi.

Le journaliste azéri disait avoir été emprisonné à plusieurs reprises, notamment pour des articles dans lesquels il dénonçait des « élections truquées » organisées dans son pays. C’est à la suite des menaces de mort qu’il aurait reçues, visant aussi sa famille, qu’il aurait décidé de fuir l’Azerbaïdjan et s’est réfugié à Toulouse.