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Gérard Jugnot : “Si on n’avait pas la carte du parti communiste, on ne passait pas à France 3, on savait tout ça”

Lu sur enquêtes et débats

Gérard Jugnot : « Si on n’avait pas la carte du… par enquete-debat

« Quand vous regardez tous ces gens, qu’ils soient d’extrême-gauche ou d’extrême-droite, je les mets dans le même panier. Tant pis pour ce qu’on me dira, mais bon, je trouve que les crimes du communisme sont consternants. Tous mes potes qui manifestaient pour soutenir Pol Pot, élevé à la Sorbonne (…), et qui a tué des millions de gens, … et je ne parle pas de Mao, Staline, Lénine, enfin bon… C’est pas pour cela que je vais pardonner Hitler, au contraire. »

« Christian (Clavier), il habite un peu à l’ombre parce qu’il en avait marre de passer pour l’ami d’Hitler, donc c’était quand même assez violent, quand j’entends des choses sur Sarko, que je ne cautionne pas non plus, mais… on n’était pas sous le IIIème Reich… Même les histoires de sans-papiers, c’est pas des gens qu’on met dans des camps pour les exterminer, faut faire attention aux amalgames, faut raison garder comme on dit.

– Journaliste :Vous aviez un projet de film, Gérard Jugnot, sur les Roms, où en est-il ce projet ?

– Gérard Jugnot : Ben il est dans les cartons, parce que là je pense, c’est pas le moment (rires). Je voulais renvoyer dos à dos tout ça… Non c’est compliqué là, y’a vraiment… ce sont des gens qui ont attiré sur eux (rires)… beaucoup de… de… comment dire…

– Journaliste : Disons qu’ils ont focalisé l’attention, pour rester pudique…

– Gérard Jugnot : Oui voilà… c’est pas la peine de prendre des mauvais coups, je vais faire un truc plus consensuel, je suis un peu lâche là-dessus.

– Journaliste : Ah oui ?

– Gérard Jugnot : Oui … (rires)

– Journaliste : Lâcheté avouée est à moitié pardonnée

– Gérard Jugnot : Moi j’ai toujours eu plaisir de dire tout et son contraire. Je me fais engueuler chez moi, on me dit toujours : « T’es l’avocat du diable ». J’ai toujours essayé de chercher les qualités quand il n’y en a pas, les défauts quand il n’y en a pas… Ce qui m’amuse c’est d’être un peu fouille-merde quoi, donc c’est quand même dangereux…

– Journaliste : Là pour le coup c’était réussi, non ? Pourquoi ne pas l’avoir fait ?

– Gérard Jugnot : Oui heu… ben parce qu’ils n’ont pas voulu me donner les sous (rires).

– Journaliste : C’est une censure en amont ?

– Gérard Jugnot : Ben oui y’a évidemment une censure économique, vous savez, je suis pas sponsorisé, je suis pas subventionné, je fais des films… tant que ça rapporte des sous, on me donne les moyens de les faire. Le théâtre c’est pareil, quand nous on avait des cafés-théâtres, on a construit des théâtres, quand il n’y avait plus de gens dedans, quand il n’y avait plus de public, on arrêtait. C’est aussi un vrai problème dans notre métier, il y a peut-être beaucoup de gens qui pourraient.. devraient pas forcément le faire quoi ! Un boulanger qui ne vend plus de pain, si personne le lui achète, ça veut dire que peut-être son pain il est pas bon. Alors après, quand c’est moi qui dit ça, les gens disent : « Holà, oui bien sûr toi tu fais des tas de trucs… », non mais… ça c’est juste ce qu’on peut dire hors micro, je peux le dire en Suisse, pas en France.

– Journaliste : Sinon vous êtes assailli dès la sortie de la radio, c’est ça ?

– Gérard Jugnot : Oui, oui… mais en même temps quand je faisais le Gala de l’union, c’est aussi par solidarité pour défendre un système social du spectacle formidable. En France on a ce qu’on appelle les assedics qui sont des choses très importantes qui permettent à des tas d’artistes de vivre, mais ça a été un peu dévoyé ce système. C’est dommage, si on revenait à la base, ce serait mieux, mais y’a pleins de gens que ça arrange pas, parce que même le service public qui paye des gens… ça leur permet de… cette flexibilité… ça leur permet de faire une espèce de subvention déguisée. Bon tout ça, ça intéresse pas les gens, c’est des salades franco-françaises.”

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