Immigration : En 2010 plus de 31,5% des naissances en France métropolitaine étaient d’origine extra-européenne.

À partir des années 1980, les praticiens français se sont trouvés de plus en plus souvent face à des patients présentant une pathologie qu’ils connaissaient peu ou pas du tout : la drépanocytose. Cette maladie était considérée jusque-là comme une maladie exotique. Le dépistage de la drépanocytose en métropole a pour particularité de n’être effectué que chez les nouveau-nés dont les parents appartiennent à un groupe à risque pour cette maladie, soit essentiellement les parents originaires d’Afrique subsaharienne, des Antilles et du Maghreb (dépistage ciblé).

La carte ci-dessous a été publiée par l’INVS (Institut de Veille Sanitaire), établissement public français rattaché au ministère de la Santé. Elle montre le pourcentage de naissances en France concernées par le risque de drépanocytose(1) . [voir tous les critères de dépistage]

En Ile-de-France, en 2010, 60% des naissances auraient nécessité un dépistage ou étaient considérées à risque. Un chiffre en progression puisque la carte de 2005 fait état d’un chiffre de 54%.
En l’absence de statistiques ethniques, on peut se reporter à ce genre d’étude pour appréhender la réalité de la substitution démographique actuellement en cours dans certains départements. Et en conclure qu’en France, en 2010, plus de 31,5% des naissances étaient d’origine extra-européenne.

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Car si l’on si l’on s’en tient à cette carte et à l’étude de l’Institut de veille sanitaire, en métropole en 2010, 31,5% des nouveau-nés ont été ciblés pour dépistage, avec une répartition très hétérogène, le pourcentage allant de 5,5% en Bretagne à 60% en Île-de-France en raison des différences d’origine dans la population parentale. Ce pourcentage n’a cessé d’augmenter depuis l’instauration du dépistage (il était de 19% en 2000).

Notons que selon le rapport de l’Institut de veille sanitaire publié en juillet 2012 (Télécharger le document), le dépistage de la drépanocytose ne ciblait que les parents originaires d’Afrique subsaharienne, des Antilles et du Maghreb. Les naissances d’origines asiatiques n’ont pas été prises en compte. Le chiffre de 31,5% est donc minoré. Les DOM-TOM ont également été oubliés. Mayotte, première maternité de France, a donc échappé à ces statistiques.
Sur Immigration.gouv.fr, le gouvernement estime la part de la natalité d’origine étrangère à…13,2% en 2008 en se basant sur des chiffres de l’Insee.
Étude révélée par Fdesouche. Voir l’ensemble de leur dossier