Économie, Écologie...

Immobilier: les loyers en baisse dans 30% des grandes villes françaises

Va-t-on vers l’explosion de la bulle ?

Les loyers des nouveaux baux dans le parc immobilier privé en France ont augmenté moins vite que l’inflation, selon une étude publiée mercredi par l’observatoire Clameur. Et ils ont même baissé dans de nombreuses grandes villes dont Paris.

Sur les cinq premiers mois de 2013, le marché locatif privé continue de s’enfoncer dans la récession. La hausse des loyers ralentit en effet pour atteindre +0,5% en rythme annuel à fin mai, contre +1,0% un an plus tôt, et évolue donc moins vite que l’inflation (+1,0%), selon une étude publiée ce mercredi 22 mai par l’observatoire Clameur.

Les raisons du ralentissement

Prisonnier d’un environnement morose depuis l’été 2011, le marché locatif est affecté par le ralentissement économique qui s’est amorcé avec le déclenchement de la crise des dettes souveraines, explique le rapport. Le rythme de progression des loyers de marché a ralenti à +1,6% sur l’année 2011, donc en deçà de l’inflation qui s’élevait à +2,1% sur la période. Et, en 2012, alors que l’activité continuait à se dégrader, la progression des loyers a été plus vive, à +2,2% pour une inflation soutenue à 2% sur l’année.

Déséquilibré par une demande déprimée du fait de la montée du chômage et de la baisse du pouvoir d’achat, le marché locatif peine à sortir la tête de l’eau. « La situation économique actuelle pénalise les capacités de la demande. C’est ainsi que la propension des logements remis sur le marché chaque année diminue car les locataires sont inquiets pour l’avenir. Et globalement, les trois quarts des grandes villes françaises voient leurs loyers baisser ou progresser moins vite que l’inflation » assure Michel Mouillart, professeur d’économie à l’université Paris Ouest.

Les disparités régionales

 

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