Incendie d’une église dans le Nord : personne ne crie à la « christianophobie » ou au racisme anti-blancs

Un incendie criminel a totalement détruit l’intérieur de l’église Sainte-Thérèse à Coudekerque-Branche (département du Nord). Le lieu de culte sera indisponible pendant plus d’un an.


Incendie criminel de l'église Sainte Thérèse par agirpourlavenir

Évidemment, une agression contre une mosquée ou une synagogue est tout aussi condamnable. Mais la différence de traitement médiatique et politique est patente.

Au moindre feu de poubelle devant un lieu de culte musulman, au moindre tag sur les murs d’une mosquée, on crie à « l’islamophobie » avant même tout début d’enquête pour identifier les auteurs et leurs motivations, et on accuse en vrac le « climat délétère », la politique de Sarkozy, la montée du Front national, etc. A chaque atteinte à un établissement juif, on crie à l’antisémitisme et au néonazisme.

Les élus, le préfet ou le sous-préfet se déplacent, et chacun y va de son communiqué. Les associations « antiracistes » égrènent leurs couplets d’indignation, même si aucun motif « raciste » de l’agression n’est établi. Le curé ou l’évêque du coin récitent leur catéchisme du « vivre-ensemble ».

Mais quand il s’agit d’un établissement chrétien, aucune réaction officielle. Pour l’église Sainte-Thérèse de Coudekerque-Branche, les articles de presse sur Internet se comptent sur les doigts de la main, malgré une dépêche AFP au demeurant laconique. Aucune réaction politique, aucune indignation de rabbin ou d’imam, et même pas de prélats catholiques, du moins pour ce qui est rapporté par Internet.

Naturellement, on ne saurait pour le moment accuser tel ou tel de cet incendie gravissime qui prive des chrétiens de lieu de culte pour une année ou plus. Si quelquefois des jeunes d’origine musulmane ont été identifiés dans des agressions anti-chrétiennes, il ne faut pas négliger les mouvements satanistes et nihilistes qui d’ailleurs s’attaquent à tous les cultes. Ni les crapules qui ne pensent qu’à piller les troncs des églises ou marchander leurs vols de métaux et d’objets religieux auprès de receleurs.

Mais ce qui est remarquable, c’est cette indignation à sens unique, qui rappelle totalement la négation systématique du racisme anti-blanc par la gauche et les « antiracistes ».

On peut évidemment rapprocher ces atteintes au patrimoine chrétien de la France avec d’autres atteintes à ses symboles républicains (écoles, gymnases, postes de police, centres culturels, hôtels de ville, etc.) par exemple lors des émeutes de 2005. A chaque fois, il y a une atteinte volontaire ou involontaire de tout ce qui participe à notre identité nationale. A chaque fois, cette atteinte bénéficie d’excuses sociales et le caractère anti-français de l’agression est nié ou minimisé.

Cette discrimination religieuse ou antinationale dans le traitement de ces faits divers (qu’on ne saurait prolonger en racisme ethnique comme le font le MRAP et consorts à chaque acte « islamophobe » ou anti-musulmans) est porteuse d’une sourde violence. Une communauté bafouée (les blancs, les Français, les chrétiens, les laïques, les républicains) devient une communauté radicalisée, même si nos valeurs nationales héritées des Évangiles et des Lumières nous interdit toutes représailles et toute loi du talion. (Et c’est une bonne chose !)

Mais quand la coupe est pleine, elle finit par déborder d’une manière incontrôlable. Alors Mesdames et Messieurs les politiques, les curés, les personnalités de la société civile, prenez vite vos responsabilités avant que la France ne se transforme en Kosovo ou en Liban.

Djamila GERARD