Inéligibilité de Dominique Reynié : un camouflet pour les « experts » et les collusions de l’UMPS (Maj)

Lire nos articles sur Dominique reynié, et plus particulièrement sur cette magouille des Ripoux-blicains du PS et de LR.

Cette affaire est un scandale d’État. Encore la preuve que la justice est manipulée à des fins politiques. Nous ne sommes plus en démocratie.


Article du Blog Politique de France 3 Midi-Pyrénées

(…)

La « bienveillance » de ses adversaires socialistes

Tout cette agitation (souterraine) et le sol qui commence à trembler sous les pieds de Dominique Reynié sont bien partis d’une faille localisée dans l’Aveyron. Dominique Reynié a raison. Sa chute a des racines locales. Mais il a également bénéficié d’une « protection » également très locale. Une « protection » localisée dans… le camp adverse.

Lors d’une réunion à Millau, un militant socialiste interpelle ses instances départementales. Il connaît le dossier Reynié et veut saisir la justice. II demande l’autorisation au 1er fédéral de l’Aveyron. Carole Delga est présente. Un des piliers de sa campagne, l’ancien sénateur de l’Aveyron, Alain Fauconnier également. Réponse : non. Pas question de bouger.

Cette bienveillance peut surprendre. Eliminer ou du moins affaiblir un concurrent, c’est de bonne guerre dans une bataille électorale. Sauf, quand le concurrent est un concurrent utile. Suffisamment haut dans les sondages pour barrer la route à Louis Aliot et au Front National. Suffisamment bas pour ne pas constituer un danger pour la candidate socialiste.  

Il nous va très bien Reynié, faut surtout pas nous le changer ».

Quelques temps après la réunion de Millau, un des plus proches collaborateur de Carole Delga, explicite les choses : «Il nous va très bien Reynié, faut surtout pas nous le changer ». Ce sont quasiment les mêmes mots utilisés par celui qui va devenir le directeur de cabinet de la future présidente de Région. Laurent Blondiau est alors en charge de la campagne de Carole Delga. Lors d’une opération autour du Canal du Midi, il n’hésite pas à dire au staff de Dominique Reynié qu’il faut conserver le candidat de la droite.

A l’époque de ces propos, la date de l’enregistrement de la candidature Reynié par la préfecture approche. Beaucoup s’interrogent sur l’attitude du préfet de région : va-t-il siffler la fin de la partie ? Pour le staff de Carole Delga, pas de doute, il faut le maintenir en piste.

Jusqu’aux plus hauts sommets de l’Etat

Paradoxalement, dans le même temps, Dominique Reynié reste confiant et affirme qu’il est parfaitement serein. Mais c’est également le cas de son entourage politique. Sacha Briand (conseiller régional et maire adjoint de Toulouse mais aussi avocat) a toujours affirmé que la question de l’éligiblité de Dominique Reynié ne se pose absolument pas. Même ligne du côté d’un autre conseiller régional LR, lui aussi avocat et élu municipal (à Montauban), Thierry Deville.

Ce sont les concurrents de Dominique Reynié qui ont conscience que la foudre peut tomber. Le premier ministre, Manuel Valls, et le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve sont personnellement et directement avisés du dossier Reynié.

Article de la Dépêche du Midi

Le Conseil d’État a annulé vendredi pour des raisons d’inéligibilité l’élection comme conseiller régional de Dominique Reynié (Les Républicains), chef de file de la droite et du centre en Languedoc-Roussillon/Midi-Pyrénées, près de 6 mois après le scrutin.

La plus haute juridiction administrative a estimé que M. Reynié, qui a mené la liste LR-UDI-MoDem aux régionales de décembre 2015, « ne pouvait être regardé comme ayant son établissement principal dans la région » lorsqu’il était candidat, le rendant ainsi inéligible.

lire la suite


Communiqué de presse de Louis Aliot, Vice-président du Front National

triangulaire-regionales

Le Conseil d’Etat vient n’annuler l’élection de Dominique Reynié, tête de liste Les Républicains-UDI-Modem lors des régionales de décembre dernier. En effet, ce politologue parisien, farouche adversaire du Front National, n’avait quasiment aucune attache avec la région Languedoc-Roussillon Midi-Pyrénées, dont il briguait pourtant la présidence au nom d’un grand parti du système.

Cette éviction est l’aboutissement d’un grave scandale politique, impliquant Les Républicains, le PS et Matignon. Dès le mois d’octobre 2015, la presse avait révélé la situation aberrante de M. Reynié. Celui-ci avait demandé à sa mère un bail de complaisance, antidaté de surcroît, pour pouvoir produire une domiciliation fictive dans l’Aveyron. L’irrecevabilité de cette candidature était connue de tous. En dépit de ces avertissements, Nicolas Sarkozy, parrain politique de Dominique Reynié, a imposé son poulain comme tête de liste (contre l’avis des militants).

C’est donc en toute connaissance de cause que la préfecture de Toulouse a validé en novembre une liste dont le chef de file ne respectait pas les critères légaux. Des médias locaux ont indiqué à l’époque que cette validation suspecte avait été pilotée de Matignon par Manuel Valls en personne.

D’après le PS, l’éviction de M. Reynié aurait pu profiter au Front National, déjà très haut dans les sondages. M. Reynié et la liste qu’il a

conduit ne doivent leur validation qu’à la connivence malsaine de l’UMPS et au laxisme, politiquement orienté, de la préfecture. Chacun imagine la réaction du préfet si le FN avait présenté une telle liste…

Cette affaire révèle donc un double scandale. D’abord celui des « experts » à la solde du système : Dominique Reynié, professeur à Sciences Po’ Paris, « spécialiste » des « populistes » auxquels il voue une haine viscérale, est l’archétype des donneurs de leçons sur les plateaux de télévision. Ce soi-disant connaisseur de la vie politique a démontré sa totale incompétence tout au long de son parcours régional. Quelle crédibilité ses étudiants et les médias accorderont-ils à ce personnage désinvolte et déconnecté du réel? Ensuite, cet échec révèle la collusion inouïe de l’UMPS : imposé par Sarkozy et validé par Valls au nom de la lutte anti-FN, ce candidat hors-sol a bénéficié d’un traitement de faveur en préfecture qui a notablement fossé l’élection de décembre dernier.

D'autres articles: