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Jacques Attali: le peuple est coupable de la crise. (Vidéo)

Jacques Attali est un Toutologue. Il sait Tout, connait Tout, a une réponse à Tout. Une omniscience qui lui aura permis d’être le conseillé du président François Mitterrand, de Nicolas le petit et de devenir le premier président de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD) à Londres. Depuis plus de trente ans, Jacques Attali est donc au centre de Tout… il est lui-même le grand Tout… le Grand Mani-Tout.

Souvenez-vous, en 2008, six mois après l’éclatement de la «crise des subprimes», il a cru nécessaire d’éclairer nos esprits blafards de sa lumière quasi divine. Dans un dernier rapport commandé par Nicolas le petit, et qui lui fut grassement payé, voilà l’analyse que proposait cette éminence grise sur la Grèce, l’Espagne, l’Italie, le Portugal:

«L’Italie, le Portugal, la Grèce et plusieurs nouveaux États membres ont (…) mené des réformes courageuses, pour contrôler leurs dépenses publiques, moderniser leur administration, et mieux recruter leurs agents publics. L’Espagne a œuvré pour l’accès de tous à la propriété du logement, dans une économie en quasi plein-emploi» (page 13 du rapport).

Quelle clairvoyance ! Quelle finesse dans le jugement ! Comment un tel génie de l’économie et de la finance n’a t-il pas encore un monument érigé à son nom ? Peut-être qu’un jour des lycées et des collèges porteront le nom de Jacques Attali afin de rendre hommage à cette éminence grise.

Car n’oublions jamais que c’est aussi à cet esprit, certes quelque peu malicieux mais si subtil, que nous devons la révélation la plus antidémocratique de ces dix dernières années. En 2008, devant des socialistes admiratifs, le petit homme grisâtre avouait qu’il avait fait en sorte de rendre impossible la sortie de l’euro :

« On a fait en sorte que sortir ce ne soit pas possible… on a soigneusement oublié d’écrire l’article qui permet de sortir… (applaudissements) ce n’est peut-être pas très démocratique mais c’était une grande garantie pour rendre les choses très difficiles !!  »

voir la vidéo de cette déclaration: Jacques Attali : « on a soigneusement oublié d’écrire l’article qui permet de sortir de Maastricht » (vidéo)

Aujourd’hui ce grand thuriféraire de l’Europe fédérale, du libéralisme, de l’instauration d’un gouvernement mondial, incarnation parfaite de nos nouvelles élites transnationales atteintes de bougisme ( dixit pierre andré Taguieff) s’en prend directement au peuple pour en faire le bouc émissaires des conséquences que son idéologie totalitaire a produit. Il en fut d’ailleurs, comme le rappelait Marine Le Pen lors de son discours au Banquet des mille, le grand théoricien. Dans son livre « brève histoire de l’avenir » il annonçait en effet l’émergence d’un « hyperempire où des hyper nomades dirigeront un empire hors sol ». Nous y sommes. À la faveur de la crise, les oligarques placent aujourd’hui en Italie comme en Grèce leurs petits soldats, et la démocratie n’a même plus droit de cité.

Mais ne nous étonnons de rien. Ce qui se passe n’est que la suite logique d’un modèle décadent et d’une civilisation qui se meurt. Le Non français au traité constitutionnel bafoué, les référendums suisses successivement dénoncés et remis en cause par la caste, les manipulations des chiffres de l’immigration, le silence complice des médias sur l’islamisation de l’Europe, l’instauration d’un discours politiquement correct, la constitution d’une police de la pensée formée d’élus nostalgiques du Soviet suprême, et de chefs de tribus dissimulés sous les habits rassurants de l’antiracisme, une bureaucratie dévorante… sont les signes précurseurs de la dérive d’un système dont la seule solution qui s’offre à lui pour se sauver est de s’en prendre directement au peuple.

Car, pour toute cette canaille, pour ces sophistes et ces poseurs, pour ces grands savants qui ont autant de science que des camelots de supérette, pour ces beaux parleurs aussi sinistres que des thanatopracteurs; le vrai coupable, le seul, l’unique, celui qu’il faut abattre, réduire à rien, insulter, humilier, écraser à grand coup de crosse c’est le peuple. Ce peuple qu’il faut de toute urgence changer, déraciner à grand coup d’immigration de masse et de multiculturalisme. Ce peuple à qui il convient de ne laisser, ni le temps ni le savoir, d’apprendre ou de se rappeler ce que fut sa spécificité, son identité, sa gloire et sa force.
Ce peuple doit être sacrifié. Bouc émissaire idéal,inerte, figé, fossilisé, un poids mort bien ficelé à jeter par dessus bord, voilà comment la caste envisage l’avenir de la Nation France.

Et parmi les fossoyeurs, l’oligarchie pourra toujours compter sur le dévouement des Bouvard et Pécuchet de la post-modernité : Jacques Attali, et de son con-disciple (ces deux mots lui vont si bien…) Alain Minc. Soyons certains qu’ils feront preuve d’une grande application à emmailloter et lester le cadavre de leurs victimes.
Ils ont déjà commencé leur basse besogne. Sur des plateaux télé, où ils sont reçus avec la même révérence prudente que l’on réserve habituellement aux parrains de la maffia, nos deux héros flaubertiens ont d’ores et déjà affiché leur volonté de faire payer le peuple et d’en finir avec la démocratie

En aout dernier c’est Minc qui a tapé le premier (voir la vidéo). Aujourd’hui c’est au tour de Jacques Attali.


Alors en guise de conclusion, osons quelques questions :

1/ Comment se fait-il que des hommes, dont les analyses et les solutions ont produit autant d’échecs, puissent être invités et considérés comme des commentateurs incontournables de notre vie politique, alors que d’autres experts, bien plus perspicaces, sont totalement ignorés de nos grands médias ?????

2/ Comment se fait-il que là où l’on reçoit Christine Tasin avec des pierres et de la boue, on déroule le tapis rouge aux pyromanes en nous les présentant comme des pompiers ?

3/ Un pouvoir qui ne respecte pas la volonté du peuple. Une élite médiatique qui ne subsiste que par cooptation, qui se partage entre elle le temps de parole et écarte des lieux de débats un pan entier de l’opinion publique. Des individus et des groupes subventionnés qui pratiquent l’amalgame et l’insulte à l’égard de ceux qui pensent en dehors du cadre imposé par le dogme. Des propagandistes et un pouvoir absolu qui refusent de s’en remettre à la démocratie et se fourvoient dans la construction d’un régime supra-national et totalitaire…. Où est l’extrême droite en France ?

La réponse est dans la question : au sein des mille lieux qui composent le pouvoir !

Jérôme Cortier